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| Divine Pro 191 191. Que la propre prudence soit nulle, cela est absolument centre l'apparence, et par suite contre la croyance de beaucoup de personnes; et puisqu'il en est ainsi, celui qui d'après l'apparence est dans la croyance que la prudence humaine fait tout, ne peut être convaincu du contraire que par des raisons d'une investigation profonde, qui doivent être tirées des causes; cette apparence est un effet, et les causes découvrent d'où il vient. Dans ce préliminaire il sera dit quelque chose de la croyance commune sur ce sujet. Contre l'apparence est ce qu'enseigne l'Eglise, que l'amour et la foi, puis la sagesse et l'intelligence, par conséquent aussi la prudence, et en général tout bien et tout vrai, viennent non pas de l’homme mais de Dieu; quand on admet ces vérités, on doit aussi admettre que la propre prudence est nulle, mais seulement apparait exister; la prudence ne vient que de l'intelligence et de la sagesse, et ces deux-ci ne viennent que de l’entendement et ainsi de la pensée du vrai et du bien. Ce qui vient d'être dit est admis et cru par ceux qui reconnaissent la Divine Providence, et non par ceux qui reconnaissent la prudence humaine seule. Maintenant, ou le vrai sera ce qu'enseigne l'Eglise, que toute sagesse et toute prudence viennent de Dieu, ou bien il sera ce qu'enseigne le Monde, que toute sagesse et toute prudence viennent.de l'homme; est-ce qu'on peut concilier cela autrement qu'en disant que ce qu'enseigne l'Eglise est le vrai, et que ce qu'enseigne le Monde est l'apparence? Car l'Eglise confirme sa proposition par la Parole, mais le Monde confirme la sienne par le propre; or la Parole vient de Dieu, et le propre vient de l’homme. Comme la prudence vient de Dieu et non de l'homme, c'est pour cela qu'un homme chrétien, lorsqu'il est dans la dévotion, prie Dieu de conduire ses pensées, ses desseins et ses actions, et ajoute aussi que c'est parce qu'il ne le peut par lui-mêeme; quand il voit quelqu'un faire du bien, il dit aussi qu'il a été conduit a cela par Dieu; et plusieurs autres choses semblables. Est-ce que quelqu'un peut parler ainsi, à moins qu'alors il ne le croie interieurement? Et le croire intérieurement, c'est d'après le Ciel; mais quand il pense en lui-même, et qu'il rassemble les arguments en faveur de la prudence humaine, il peut croire le contraire, et cela, c'est d'après le Monde: mais la foi interne est victorieuse chez ceux qui de coeur reconnaissent Dieu, et la foi externe est victorieuse chez ceux qui de cœur ne reconnaissent pas Dieu, quoique de bouche ils le reconnaissent. |
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