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| Divine Pro 190 190. Il y a un grand nombre de choses constantes qui ont été créées, afm que les choses non-constantes puissent exister; les choses constantes sont les retours fixés du lever et du coucher du soleil et de la lune, et aussi des étoiles; leur obscurcissement par les interpositions qui sont appelées ellipses; leur chaleur et leur lumière; les temps de l’année, qui sont appelés printemps, été, automne et hiver; et les temps du jour, qui sont le matin, midi, le soir et la nuit; ce sont aussi les atmosphères, les eaux, les terres considérées en elles-mêmes; la faculté végétative dans le regne végétal, et cette faculté et aussi la faculté prolifique dans le règne animal; puis les choses qui d'après celles-là se font constamment, lorsqu'elles sont mises en acte selon les lois de l’ordre. Il a été pourvu par création à toutes ces choses et à plusieurs autres, afin qu'une infinité de choses variables pussent exister: en effet, les choses variables ne peuvent exister que dans des choses constantes, stables et certaines. Mais cela sera illustré par des exemples: Les choses variables de la végétation n'auraient pas lieu, si le lever et le coucher du soleil, et par suite les chaleurs et les lumières, n'éaient pas des choses constantes. Les harmonies sont d'une variété infmie, mais elles n'auraient pas lieu, si les atmosphères dans leurs lois et les oreilles dans leur forme n'étaient pas constantes: les variétés de la vue, qui aussi sont infinies, n'existeraient pas, si l’éther dans ses lois et l'oeil dans sa forme n'étaient pas constants; pareillement les couleurs, si la lumière n'etait pas constante: il en est de même des pensées, des paroles et des actions, qui aussi sont d'une variété infinie, elles n'existeraient pas non plus, si les parties organiques du corps n'étaient pas constantes: une maison ne doit-elle pas être constante, afin que des choses variables puissent y être faites par l'homme? Pareillement un temple, afin que les diverses cérémonies du culte, les sermons, les instructions et les méditations pieuses puissent s'y faire? Et ainsi du reste. Quant à ce qui concerne les variétés mêmes qui se font dans les choses constantes, stables et certaines, elles vont à l’infini et n'ont point de fin, et cependant il n'y en a jamais une seule absolument semblable à une autre dans tout ce qui existe dans l'univers, et il n'y en aura jamais dans les choses qui succèderont. Qui est-ce qui dispose ces variétés allant à l’infini et éternellement, pour qu'elles soient dans l'ordre, si ce n'est Celui qui a créé les choses constantes, pour cette fin que les variables existassent en elles? Et qui est-ce qui peut disposer les variétés infinies de la vie chez les hommes, si ce n'est Celui qui est la Vie même, c'est-à-dire, l'Amour même et la Sagesse même? Est-ce que, sans sa Divine Providence, qui est comme une création continue, les affections infinies des hommes et par suite leurs pensées infinies, et ainsi les hommes eux-mêmes, peuvent être disposés pour faire un, les affections et les pensées mauvaises un seul diable, qui est l'Enfer; les affections et les pensées bonnes un seul Seigneur dans le Ciel? Que tout le Ciel angélique soit en la présence du Seigneur comme un seul Homme, qui est son image et sa ressemblance, et que tout l'Enfer soit dans l'opposé comme un seul homme-monstre, c'est ce qui a déjà été quelquefois dit et montré. Ces observations ont été faites, parce que quelques hommes naturels tirent même des choses constantes et stables, — qui sont des nécessités pour cette fin que les variables existent en elles, — les arguments de leur délire en faveur de la nature et en faveur de la propre prudence. |
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