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| Expériences Spirituelles 6004. 6004. Que celui qui le veut réfléchisse si un homme est capable, par sa liberté, de vouloir le bien et le mal, et s'il a cette liberté ou non, bien qu'elle ne vienne pas de lui-même mais du Seigneur, par qui elle est continuellement donnée à l'homme, comme si elle lui appartenait. Le Seigneur veut s'en servir pour qu'il y ait réciprocité, pour qu'elle s'enracine dans l'homme et qu'il se l'approprie en quelque sorte. C'est la même chose que ce que l'Église enjoint à chacun, à savoir de s'examiner lui-même, ses pensées et ses intentions, ses remarques et ses actions, et d'accomplir le repentir, et de vivre une vie différente de celle d'avant, afin que les péchés lui soient remis. La volonté de l'homme doit-elle, ou ne doit-elle pas, être ainsi présente comme si elle était celle de l'homme ? ou bien, cela a-t-il lieu, s'il est conduit comme un bouc, et s'il suspend sa main et croit que l'influx en lui-même produit l'effort, alors que l'homme est inconscient, ou endormi ? S'ils demandent ce qu'est faire le bien, nous répondrons que c'est avoir pour fin le bien de l'Église, de la patrie, de la société et des concitoyens, pour leur bien et pour le bien ; ainsi, c'est faire le bien parce que c'est commandé dans la Parole, c'est-à-dire pour le bien du Seigneur, et non pour le seul honneur et gain personnel. C'est cette dernière fin qui domine, quand quelqu'un vit selon la doctrine de la justification par la foi seule ; mais l'autre fin domine, quand il vit selon la doctrine de la Charité. C'est alors aussi que l'homme a la foi en ce qui concerne le Seigneur, le Verbe et la vie éternelle ; sinon, il n'a qu'une foi persuasive, historique, qui elle aussi est morte. Le bien de la vie est celui qui produit la foi, parce que le bien est la vie de la foi ; car le bien aime la vérité et l'associe à lui-même ; et dans la mesure où la vérité est associée au bien, dans la mesure où elle opère et s'associe au bien, non pas à partir d'elle-même comme vérité, mais comme bien possédé à ce moment-là. Car la vérité à partir du bien se conjugue à elle-même, mais pas la vérité sans le bien, car celle-ci est morte : elle est comme un corps sans âme. |
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