| Apocalypse Expliquée 1003. De ce jour grand du Dieu Tout-Puissant, signifie le dernier état de l'Eglise, quand il y a avènement du Seigneur et Jugement dernier : on le voit par la signification du Jour grand du Dieu Tout-Puissant, en ce que c'est le dernier état de l'Eglise quand il y a avènement du Seigneur et Jugement dernier, N° 413. Dans la Parole, il est très-souvent dit le jour grand, le jour de Jéhovah, le jour de colère et d'emportement, le jour de vengeance, le jour terrible, et dans ces passages par ce jour il est entendu le dernier état de l'Église, et alors l'avènement du Seigneur et le Jugement dernier. — Continuation sur le Sixième Précepte : L'amour vraiment conjugal ne peut exister qu'entre deux ; de môme qu'existé l'amour du Seigneur à l'égard du Ciel qui est un par Lui et en Lui, ou à l'égard de l'Église qui, ainsi que le Ciel, est une par Lui et en Lui, tous ceux qui sont dans les Cieux, et tous ceux qui sont dans l'Église, doivent être un par l'amour mutuel procédant de l'amour envers le Seigneur; dans le Ciel l'Ange, et dans l'Église l'homme, qui ne fait pas ainsi un avec les autres, n'est ni du Ciel ni de l'Église. En outre, dans le Ciel entier et daim le Monde entier il y a deux choses auxquelles se réfèrent toutes les autres; elles sont nommées le Bien et le Vrai; c'est par elles conjointes en un que toutes celles qui sont dans le Ciel et dans le Monde ont existé et subsistent; lorsqu'elles sont un, le Bien est dans le Vrai et le Vrai est dans le Bien, le Vrai appartient au Bien et le Bien appartient au Vrai ; ainsi l'un reconnaît l'autre comme son mutuel et son réciproque, et de même que l'agent son réagent, et réciproquement : c'est par ce mariage universel qu'existé l'amour conjugal entre le mari et l'épouse; le mari a été créé pour être l'entendement du vrai, et l'épouse a été créée pour être la volonté du bien, par conséquent le mari pour qu'il soit le vrai, et l'épouse pour qu'elle soit le bien, ainsi pour que tous deux soient le vrai et le bien dans une forme, laquelle forme est homme et image de Dieu; et comme il est de création qu'un vrai appartienne à un bien et que ce bien appartienne à ce vrai, ainsi mutuellement et réciproquement, c'est pour cela qu'il ne peut y avoir un vrai uni à deux biens différents, ni un bien uni à deux vrais différents; qu'il ne peut y avoir non plus un entendement uni à deux volontés différentes, ni une volonté unie à deux entendements différents, et qu'il ne peut non plus y avoir un homme, — s'il est spirituel, — uni à deux Églises différentes, ni pareillement un homme intimement uni à deux femmes; l'union intime est comme celle de l'âme et du cœur; l'âme de l'épouse est le mari, et le cœur du mari est l'épouse; le mari communique et conjoint sou âme à réponse par l'amour actuel, elle est dans sa semence, et l'épouse la reçoit par le cœur; de là les deux deviennent un, et alors toutes les choses et chacune des choses du corps de l'un regardent leur mutuel dans le corps de l'autre; c'est là le mariage réel, uniquement possible entre deux ; car il est de création que toutes les choses du mari, tant de son mental que de son corps, aient leur mutuel dans le mental et dans le corps de l'épouse, et que par suite les plus particulières de ces choses se regardent mutuellement et veuillent être unies; par cet aspect et par cet effort existe l'amour conjugal. Toutes les choses qui sont dans le corps, lesquelles sont nommées membres, viscères et organes, ne sont absolument que des formes naturelles-corporelles qui correspondent à la forme spirituelle du mental; de là toutes les choses et chacune des choses du corps correspondent tellement à toutes les choses et à chacune des choses du mental, que tout ce que le mental veut et pense, le corps l'exécute sur-le-champ au moindre signe; lors donc que les deux mentais font un, les deux corps sont aussi alors tellement unis potentiellement, qu'ils sont, non plus deux, mais une seule chair; vouloir devenir une seule chair, c'est l'amour conjugal, et tel est ce vouloir, tel est cet amour. II m'est permis de confirmer cela par une chose merveilleuse qui existe dans les deux : il y a là des époux qui sont dans un tel amour conjugal, qu'ils peuvent être tous deux une seule chair; et ils le sont aussi quand ils veulent, et alors ils apparaissent comme un seul homme; je les ai vus et me suis entretenu avec eux, et ils m'ont dit qu'ils ont une seule vie ; qu'ils sont comme la vie du bien dans le vrai et la vie du vrai dans le bien, et qu'ils sont comme les parties paires dans l'homme, à savoir, comme les deux hémisphères du cerveau entourés d'une seule méninge, comme les deux chambres du cœur enveloppées d'un tégument commun, et comme les deux lobes des poumons pareillement enveloppés, toutes choses qui, quoiqu'étant deux, sont néanmoins un quant à la vie et quant aux exercices de la vie, qui sont les usages : ils m'ont dît que leur vie ainsi conjointe est remplie du Ciel, et qu'elle est la vie même du Ciel avec les béatitudes infinies qui en dérivent; et cela, parce que tel est aussi le Ciel par le mariage du Seigneur avec lui, car tous les Anges du Ciel sont dans le Seigneur et le Seigneur est en eux. De plus, ils m'ont dit qu'il leur est impossible de penser avec quelqu'intention à une épouse ou femme surnuméraire, parce que ce serait changer le Ciel en enfer; c'est pourquoi, lorsque seulement l'Ange y pense, il tombe du Ciel. Ils ajoutèrent que les esprits naturels ne croient pas qu'une telle conjonction de deux époux soit possible, parce que chez ceux qui sont purement naturels il y a, non pas le mariage d'origine spirituelle qui appartient au bien et au vrai, mais le mariage d'origine naturelle; par suite aussi il y a, non pas union des mentals, mais seulement union des corps par une disposition qui porte la lasciveté dans la chair, lasciveté qui, de création d'après une loi universelle, a été mise et par conséquent insitée dans tout être vivant et non vivant, et qui fait que tout ce en quoi il aune force, veut produire une ressemblance de soi-même, et multiplier son espèce à l'infini et à éternité. Comme les descendants de Jacob, qui sont nommés fils d'Israël ont été des hommes entièrement naturels, et que par suite leurs mariages étaient charnels et non spirituels, voilà pourquoi, à cause de la dureté de leur cœur, il leur fut accordé de prendre plusieurs épouses.
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