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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 971. 

Et j'entendis l'Ange des eaux qui disait, signifie la prédication de la Justice du Seigneur d'après son Royaume spirituel : on le voit par la signification de l'Ange des eaux, en ce qu'il est le Royaume spirituel du Seigneur, car par l'Ange dans la Parole il est signifié quelque chose du Seigneur, puis une société céleste, et aussi le Ciel; ici par l'Ange des eaux sont signifiés les Cieux dont se compose le Royaume spirituel du Seigneur; en effet, par les eaux sont signifiés les vrais, ainsi les spirituels, car le Divin Vrai dans les Cieux est ce qui est appelé le Spirituel, mais le Divin Bien est appelé le Céleste : Tous les Cieux sont distingués en deux Royaumes, l'un est appelé Royaume Spirituel et l'autre Royaume Céleste; le Royaume Spirituel consiste en Cieux, et là en Anges qui sont dans le Divin Vrai, et ces Cieux sont dans la Plage Méridionale et dans la Plage Septentrionale; mais le Royaume Céleste consiste en Cieux, et là en Anges qui sont dans le Divin Bien, et ces Cieux sont dans la Plage Orientale et dans la Plage Occidentale; le Royaume Spirituel donc qui consiste en Cieux, et là en Anges qui sont dans le Divin Vrai, est entendu par l'Ange des eaux, mais le Royaume Céleste qui consiste en Cieux, et là en Anges qui sont dans le Divin Bien, est entendu par l'Ange de l'Autel, dont il est parlé dans le Verset 7 suivants, car par l'Autel est signifié le Divin Bien. Que l'Ange des eaux ait prêché la Justice du Seigneur, on le voit par les choses qui ont été dites par cet Ange, et qui suivent. — Continuation sur le Cinquième Précepte : Autant l'homme renonce aux maux, les fuit et les a en aversion comme péchés, autant le bien influe du Seigneur; le bien qui influe est l'affection de savoir et de comprendre les vrais, et l'affection de vouloir et de faire les biens; mais l'homme ne peut pas par lui-même renoncer aux maux en les fuyant et en ayant de l'aversion pour eux ; en effet, il est lui-même dans les maux par naissance et de là par nature, et les maux ne peuvent d'eux-mêmes fuir les maux, car ce serait comme si l'homme fuyait sa nature, ce qui n'est pas possible; ce sera donc le Seigneur qui, étant le Divin Bien et le Divin Vrai, fera que l'homme les fuie; mais toujours est-il que l'homme doit fuir les maux comme par lui-même; en effet, ce que l'homme fait comme par lui-même devient sa chose, et lui est approprié comme sien ; mais ce qu'il ne fait pas comme par lui-même ne devient jamais sa chose, et ne lui est pas approprié ; ce qui vient du Seigneur à l'homme doit être reçu par l'homme, et ne peut être reçu par lui sans sa participation, c'est-à-dire, sans qu'il agisse comme par lui-même; ce réciproque est nécessaire pour la réformation. De là vient que les dix Préceptes ont été donnés, et qu'il y a été commandé que l'homme n'adorera point d'autres Dieux, qu'il ne profanera point le Nom de Dieu, ne volera point, ne commettra point adultère, ne tuera point, ne convoitera point la maison, l'épouse, les serviteurs d'autrui; que par conséquent l'homme renoncera à commettre ces actions, en pensant, quand l'amour du mal l'excite et le pousse, qu'elles ne doivent pas être faites, parce qu'elles sont des péchés contre Dieu, et qu'elles sont en elles-mêmes infernales. Autant donc l'homme les fuit, autant entre en lui l'amour du vrai et du bien procédant du Seigneur; et cet amour fait que l'homme fuit ces maux comme péchés, et les a enfin en aversion : et comme c'est l'amour du vrai et du bien qui met en fuite ces maux, il en résulte que l'homme les fuit, non pas par lui-même, mais d'après le Seigneur; car l'amour du vrai et du bien vient du Seigneur : si l'homme les fuit par la seule crainte de l'enfer, les maux, il est vrai, sont éloignés, mais cependant les biens n'en prennent pas la place, car lorsque la crainte cesse, les maux reviennent. Il a été donné à l'homme seul de penser comme par lui-même sur le bien et le mal; par conséquent, que le bien doit être aimé et doit être fait parce qu'il est Divin et demeure éternellement, et que le mal doit être haï et ne point être fait parce qu'il est diabolique et demeure éternellement : il n'a été donné à aucune bête de penser ainsi ; la bête peut, à la vérité, faire le bien et fuir le mal, mais ce n'est pas par elle-même, c'est ou par instinct, ou par habitude, ou par crainte, et nullement par la pensée que telle chose est bien ou que telle chose est mal, ainsi ce n'est pas par elle-même : ceux donc qui veulent que l'homme ne fuie pas les maux comme par lui-même, et ne fasse pas les biens comme par lui-même, mais que ce soit par un influx non-perceptible ou par l'imputation du mérite du Seigneur, ceux-là veulent que l'homme vive comme la bête sans pensée, sans perception, et sans affection du vrai et du bien. Que cela soit ainsi, c'est ce qui m'a été manifesté par de nombreuses expériences dans le Monde spirituel : Tout homme après la mort y est préparé ou pour le Ciel ou pour l'enfer; chez l'homme qui est préparé pour le Ciel les maux sont éloignés, et chez l'homme qui est préparé pour l'enfer les biens sont éloignés, et tout cela est fait comme par eux-mêmes ; pareillement, ceux qui font des maux sont forcés par des châtiments à les rejeter comme par eux-mêmes; si ce n'est pas comme par eux-mêmes, les châtiments ne servent à rien. Par là j'ai vu clairement que ceux qui demeurent les bras croisés, en attendant l'influx ou l'imputation du mérite du Seigneur, restent dans l'état de leur mal et demeurent les bras croisés à éternité. Fuir les maux comme péchés, c'est fuir les sociétés infernales qui sont dans les maux, et l'homme ne peut fuir ces sociétés, s'il ne les a en aversion, et si par suite il ne s'en détourne; et l'homme ne peut s'en détourner par aversion à moins qu'il n'aime le bien, et que d'après l'amour du bien il ne veuille pas le mal; car l'homme ou voudra le mal, ou voudra le bien; autant il veut le bien, autant il ne veut pas le mal, et il lui est donné de vouloir le bien lorsqu'il considère les préceptes du Décalogue comme étant de sa religion, et qu'il vit selon ces préceptes, Puisque l'homme doit renoncer aux maux en tant que péchés comme par lui-même, c'est pour cela que ces dix préceptes ont été inscrits par le Seigneur sur deux tables, et que ces tables ont été appelées l'alliance; car cette alliance a été contractée comme ont coutume d'être contractées les alliances entre deux parties, à savoir, en ce que l'un propose et l'autre accepte, et que celui qui accepte consent; s'il ne consent point, l'alliance n'a point été établie; ici consentir, c'est penser, vouloir et faire comme par soi-même. C'est, non pas l'homme, mais le Seigneur qui fait que l'homme pense à fuir le mal et à faire le bien comme par lui-même; si le Seigneur fait cela, c'est pour le réciproque et pour la conjonction qui en résulte; car tel est le Divin Amour du Seigneur, qu'il veut que les choses qui sont à Lui soient à l'homme; et comme elles ne peuvent être à l'homme, puisqu'elles sont Divines, c'est pour cela qu'il fait qu'elles sont comme à l'homme : de là vient la conjonction réciproque, c'est-à-dire, que l'homme est dans le Seigneur et le Seigneur dans l'homme, selon les paroles du Seigneur Lui-Même dans Jean ,— Chap. XIV. 20, — ce qui ne peut avoir lieu, à moins qu'il n'y ait quelque chose comme de l'homme dans la conjonction. Ce que l'homme fait comme par lui-même, il le fait comme par sa volonté, par son affection, par son libre, conséquemment comme par sa vie; si ces choses ne venaient pas du côté de l'homme comme étant de lui, il n'y aurait pas de réceptif, parce qu'il n'y aurait aucun réactif, par conséquent ni alliance, ni conjonction, ni même jamais aucune imputation d'avoir fait le mal ou le bien, ou d'avoir cru le vrai ou le faux ; par conséquent, on ne pourrait dire, ni que quelqu'un a l'enfer à cause des mauvaises œuvres d'après ce qu'il mérite, ni que quelqu'un a le Ciel à cause des bonnes œuvres d'après la grâce.



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