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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 936. 

Et ils chantaient le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau, signifie la reconnaissance et la confession des préceptes dans la Parole de l'un et de l'autre Testament, puis la reconnaissance et la confession du Divin du Seigneur dans son Humain : on le voit par la signification de chanter un cantique, en ce que c'est la confession d'après la reconnaissance et la joie du cœur, Nos 326, 857; par la signification de Moïse, en ce qu'il est la Parole de l'Ancien Testament, ainsi qu'il va être montré; et par la signification de l'Agneau, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Vrai, Nos 297, 343, 460, 482, ainsi quant à la Parole, car la Parole est le Divin Vrai; de là, puisqu'il est dit Moïse et l'Agneau, il est signifié la Parole de l'Ancien et du Nouveau Testament : que le cantique de Moise et le cantique de l'Agneau signifie la reconnaissance des préceptes qui sont dans la Parole de l'un et de l'autre Testament, puis la reconnaissance du Divin dans l'Humain du Seigneur, on le voit d'après les choses qui suivent dans ces deux Versets, car ce sont celles qu'ils chantaient, ou qui appartenaient au cantique; dans le premier de ces Versets il y a glorification des œuvres du Seigneur et de ses chemins, par lesquels sont signifiés les préceptes; dans le Verset suivant le Seigneur est glorifié, et il est dit qu'il doit être craint de tous, parce que seul il est saint; et comme ces choses appartiennent aux deux cantiques, et que par les cantiques sont signifiées les reconnaissances et les confessions de ces choses, il est évident que par « ils chantaient le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau, » il est signifié la reconnaissance et la confession des préceptes qui sont dans la Parole de l'un et de l'autre Testament, puis la reconnaissance et la confession du Divin du Seigneur dans son Humain : par ces deux choses aussi il y a la victoire sur la bête, victoire dont il s'agit ici, à savoir, par garder les préceptes, et par reconnaître le Divin du Seigneur : sans ces deux choses la bête est victorieuse. — Dans» l'Article précédent, les maux qu'on doit fuir ont été énumérés d'après le Décalogue : mais je sais que plusieurs pensent dans leur cœur que personne ne peut les fuir par soi-même, parce que l'homme est né dans les péchés, et que par suite il n'a aucun pouvoir de les fuir par lui-même; toutefois, que ceux-là sachent que quiconque pense du fond du cœur qu'il y a un Dieu, que le Seigneur est Dieu du Ciel et de la terre, que la Parole est de Lui et par conséquent sainte, qu'il y a un Ciel et un Enfer, et qu'il y a une vie après la mort, peut les fuir; mais que cela n'est pas possible pour celui qui méprise ces vérités et les rejette de plein gré, et est absolument impossible pour celui qui les nie; car quelqu'un peut-il penser que quelque chose est un péché contre Dieu, lorsqu'il ne pense point à Dieu? Et quelqu’un peut-il fuir les maux comme péchés, lorsqu'il ne pense rien concernant le Ciel, l'Enfer, et la vie après la mort? un tel homme ne sait pas ce que c'est qu'un péché. L'homme a été placé dans un milieu entre le Ciel et l'Enfer; du Ciel influent continuellement les biens, de l'Enfer influent continuellement les maux; et comme il est dans ce milieu, il est dans le libre de penser les biens et de penser les maux; ce libre, le Seigneur ne l'enlève jamais à aucun homme, car il appartient à la vie de l'homme, et il est le moyen de sa réformation; autant donc l'homme d'après ce libre pense à vouloir fuir les maux parce qu'ils sont des péchés, et implore le secours du Seigneur, autant le Seigneur les éloigne, et donne à l'homme d'y renoncer et ensuite de les fuir comme par lui-même. Chacun peut d'après le libre naturel fuir ces mêmes maux, parce qu'ils sont contre les lois humaines ; c'est ce que fait dans un royaume tout citoyen qui craint les peines de la loi civile, et la perte de la vie, de la réputation, de l'honneur, des richesses, et par suite celle de la fonction, des profits et des voluptés; le méchant aussi le fait, et sa vie dans la forme externe se montre absolument semblable à la vie de celui qui fuit ces maux parce qu'ils sont contre les Lois Divines, mais elle est tout à fait dissemblable dans la forme interne : l'un agit d'après le seul libre naturel qui vient de l'homme, et l'autre d'après le libre spirituel qui vient du Seigneur, tous deux agissent d'après le libre; puisque l'homme peut fuir ces mêmes maux d'après le libre naturel, pourquoi ne pourrait-il pas les fuir d'après le libre spirituel, dans lequel il est constamment tenu par le Seigneur? Que seulement il pense qu'il le veut, parce qu'il y a un Enfer, un Ciel, une vie après la mort, une punition et une rémunération, et qu'il implore le secours du Seigneur. Il faut qu'on sache que chaque homme qui commence une vie spirituelle, parce qu'il veut être sauvé, redoute les péchés à cause des peines de l'enfer; mais ensuite, c'est à cause du péché lui-même parce que le péché est en soi abominable; et enfin c'est à cause du vrai et du bien qu'il aime, par conséquent à cause du Seigneur, car autant quelqu'un aime le vrai et le bien, par conséquent le Seigneur, autant il a en aversion l'opposé, qui est le mal. D'après cela, il est évident que quiconque croit au Seigneur fuit les maux comme péchés : et que, réciproquement, quiconque fuit les maux comme péchés, croit; fuir les maux comme péchés est donc le signe de la foi.



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