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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 863. 

Car vierges ils sont, signifie parce qu'ils sont dans l'affection du vrai pour le vrai : on le voit par la signification des vierges, en ce qu'elles sont les affections du vrai, lesquelles affections du vrai sont appelées spirituelles; car il y a des affections naturelles du vrai et presque chez tous, surtout quand on est enfant et adolescent; mais les affections naturelles du vrai ont pour fin la rémunération, d'abord la renommée, ensuite les honneurs et les lucres; or, ces affections ne sont point entendues ici par les vierges, mais il est entendu les affections spirituelles du vrai, lesquelles sont celles qui ont pour fin la vie éternelle et les usages de cette vie; ceux qui sont dans ces affections aiment les vrais parce qu'ils sont des vrais, ainsi abstraction faite de la gloire du monde, des honneurs et des lucres, et ceux qui aiment les vrais, abstraction faite de ces choses, ceux-là aiment le Seigneur, car le Seigneur chez l'homme est dans les vrais qui procèdent du bien; en effet, ce qui procède du Seigneur comme Soleil est le Divin Vrai, et le Seigneur est ce qui procède de Lui-même; c'est pourquoi, celui qui reçoit d'après l'amour spirituel le vrai parce qu'il est le vrai, celui-là reçoit le Seigneur; de là vient qu'il est dit d'eux « ce sont ceux qui suivent l'Agneau, quelque part qu'il aille. » Ceux-là aussi sont entendus par le Seigneur par ces paroles dans Matthieu : « Semblable est le Royaume des Cieux à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, ayant trouvé, a caché; et, dans sa joie, il s'en va et vend tout ce qu'il a, et il achète ce champ. Encore semblable est le Royaume des Cieux à un homme commerçant qui cherche de belles perles, lequel, ayant trouvé une perle très-précieuse, s'en est allé, a vendu tout ce qu'il avait, et l'a achetée. » — XIII. 44, 45,46 ; — par le trésor caché dans le champ, et par les perles, sont signifiés les vrais du Ciel et de l'Église, et par une perle très-précieuse est signifiée la reconnaissance du Seigneur; l'affection des vérités, parce que ce sont des vérités, est entendue en ce que l'homme, dans sa joie, s'en est allé, a vendu tout ce qu'il avait, et a acheté le champ où était caché le trésor, et en ce que pareillement le commerçant en alla vendre tout et acheta la pierre précieuse. Si ceux qui sont dans l'affection spirituelle du vrai sont dits vierges, c'est d'après le mariage du bien et du vrai, d'où procède l'amour conjugal; en effet l'épouse est l'affection du bien, et le mari est l'entendement du vrai, les femelles et les mâles naissent aussi tels : or, comme les vierges aiment à être conjointes à des hommes chez qui il y a l'entendement du vrai, c'est pour cela qu'elles signifient les affections du vrai. Mais, sur ce sujet, voir plusieurs détails dans le Traité du ciel et de l'enfer, N°s 366 à 386, où il s'agit des mariages dans le Monde spirituel. D'après ces considérations, on peut maintenant voir ce qui est signifié dans la Parole par les vierges dans les passages suivants; dans les Lamentations : « Les chemins de Sion sont dans le deuil, parce qu'on ne vient point à la fête; toutes ses portes sont dévastées, ses prêtres gémissent, ses vierges sont tristes, et elle est dans l'amertume. Le Seigneur a renversé tous mes robustes au milieu de moi; il a proclamé contre moi le temps fixé pour briser mes jeunes hommes : le Seigneur a foulé le pressoir sur la vierge fille de Jehudah. Écoutez, tous, je vous prie, peuples; et voyez ma douleur : Mes vierges et mes jeunes hommes sont allés en captivité. » — I. 4, 15, 18; — la dévastation du Divin Vrai dans l'Église est décrite par ces paroles ; Sion, de qui elles sont dites, signifie l'Église où règne le Seigneur par le Divin Vrai; les chemins de Sion qui sont dans le deuil signifient que les Divins Vrais ne sont plus cherchés ; « on ne vient point à la fête, » signifie point de culte alors; « toutes ses portes sont dévastées,» signifie qu'il n'y a point accès vers les vrais; « ses prêtres gémissent, ses vierges sont tristes,» signifie que les affections du bien et les affections du vrai ont été perdues; « le Seigneur a renversé tous mes robustes au milieu de moi, » signifie que toute puissance du vrai contre les faux a péri; « il a proclamé contre moi le temps fixé, » signifie son dernier état, quand doit venir le Seigneur; « pour briser mes jeunes hommes, » signifie quand il n'y a plus aucun entendement du vrai; « le Seigneur a foulé le pressoir sur la vierge fille de Jehudah, » signifie quand tous les vrais de la Parole ont été falsifiés; « mes vierges et mes jeunes hommes sont allés en captivité, » signifie quand toute affection du vrai et tout entendement du vrai ont péri par les faux. Dans le Même : « Ils sont assis à terre, ils se taisent, les anciens de la fille de Sion; ils ont fait monter de la poussière sur leur tête; ils se sont ceints de sacs; elles ont fait descendre à terre leur tête, les vierges de Jérusalem. Que t'attesterai-je? A quoi te comparerai-je, vierge fille de Sion? Ils sont étendus à terre dans les rues, l'enfant et le vieillard; mes vierges et mes jeunes hommes sont tombés par l’épée. » — Lament. II. 10, 13, 21; — pareillement par ces paroles est décrite la dévastation du Divin Vrai dans l'Église; la fille de Sion est l'Église dans laquelle le Seigneur règne par le Divin Vrai; la douleur à cause de sa dévastation est décrite par être assis à terre, se taire, faire monter la poussière sur la tête, se ceindre de sacs, faire descendre la tête à terre; par les anciens de la fille de Sion sont signifiés ceux qui ont été dans les Divins Vrais; par les vierges de Jérusalem sont signifiés ceux qui, d'après l'affection du vrai, ont enseigné les vrais; « ils sont étendus à terre dans les rues, l'enfant et le vieillard, » signifie que l'innocence et la sagesse ont été perdues avec les Divins Vrais; « mes vierges et mes jeunes hommes sont tombés par l' épée, » signifie que toute affection du vrai et tout entendement du vrai ont péri par les faux; la vierge est l'affection du vrai, le jeune homme est l'entendement du vrai ; tomber par l'épée, c'est périr par les faux. Dans le Même : « Nos peaux comme un four ont été noircies, à cause des tempêtes de la famine; les femmes dans Sion ont été forcées, les vierges dans les villes de Jehudah; les princes par leur main ont été pendus, les faces des vieillards n'ont point été honorées. » — Lament. V. 10,11, 12; — ces paroles enveloppent de semblables choses; ce qui est signifié par les femmes dans Sion, par les vierges dans les villes de Jehudah, et par les princes et les vieillards, a été expliqué ci-dessus, Nos 540, 555, 655. Dans Amos : « Voici, les jours viendront que j'enverrai une famine en la terre, non pas famine pour le pain, et non pas soif pour les eaux, mais pour entendre les paroles de Jéhovah; en ce jour-là défailliront les vierges belles et les jeunes hommes par la soif. » — VIII. 11, 13; — ces choses ont été dites du manque du Divin Vrai; ce manque est entendu par la famine et par la soif; c'est pourquoi il est dit « non pas famine pour le pain, non pas soif pour les eaux, mais pour entendre les paroles de Jéhovah; » que l'affection du vrai et l'entendement du vrai doivent cesser d'après le manque, cela est signifié par « en ce jour-là défailliront les vierges belles et les jeunes hommes par la soif. » Dans Ésaïe : « Rougis, Sidon; elle a dit, la mer, la forteresse de la mer, disant : Je n'ai point été en travail d’enfant, et je n'ai point enfanté, et je n'ai point élevé de jeunes hommes ni fait croître de vierges. » XXIII. 4 : par Sidon et Tyr, il est entendu l'Église quant aux connaissances du bien et du vrai et par la mer et la forteresse de la mer, il est entendu le naturel où sont ces connaissances; par « je n'ai point été en travail d'enfant, et je n'ai point enfanté, » il est signifié qu'il n'y en a pas eu de réformés par ces connaissances; et par «je n'ai point élevé de jeunes hommes, je n'ai point fait croître de vierges, » il est signifié que par suite il n'y a ni entendement du vrai, ni affection du vrai. Dans David : « Dieu a livré à l'épée son peuple, et contre son héritage il s'est courroucé; ses jeunes hommes, un feu les a dévorés, et ses vierges n'ont point eu de noces célébrées; ses prêtres par l'épée sont tombés. » — ps. LXXVIII. 62, 63, 64; — ces choses aussi ont été dites de la dévastation de l'Église par les faux et par les maux; « Dieu a livré à l'épée son peuple, et contre son héritage il s'est courroucé, » signifie que l'Église a péri par les faux et par les maux ; l'épée signifie la destruction du vrai par les faux, s'irriter signifie la destruction par les maux ; le peuple, ce sont ceux de l'Église qui sont dans les vrais, et l'héritage ceux qui sont dans les biens, maintenant dans les faux et dans les maux ; « ses jeunes hommes, un feu les a dévorés, » signifie que l'amour de soi et par suite le faste de la propre intelligence ont détruit l'entendement du vrai ; « ses vierges n'ont point eu de noces célébrées,» signifie que les affections du vrai ont péri par le non-entendement du vrai ; « ses prêtres par l'épée sont tombés, » signifie que les biens de l'Église, qui sont les biens des œuvres, de la charité et de la vie, ont été détruits par les faux. Dans Moïse : « Au dehors l'épée privera, et des chambres la terreur, tant jeune homme que vierge, enfant qui tette avec homme de vieillesse. » — Deutér. XXX11. 25; — «au dehors l'épée privera, et des chambres la terreur, » signifie que le faux et le mal, qui sont de l'enfer, dévasteront et l'homme naturel et l'homme rationnel; « le jeune homme et la vierge, » signifie l'entendement du vrai et l'affection du vrai ; « l'enfant qui tette et l'homme de vieillesse, » signifie l'innocence et la sagesse. Dans Jérémie : « Je disperserai par toi les nations, et je détruirai par toi les royaumes; je disperserai par toi le cheval et le cavalier ; je dispenserai par toi le chute et celui qui y est porté; je disperserai par toi le vieillard et le jeune garçon; je disperserai par toi le jeune homme et la vierge; je disperserai par toi le berger et son troupeau ; je disperserai par toi le laboureur et son attelage; je disperserai par toi les gouverneurs et les magistrats. » — LI. 20, 21. 22, 23; — ces choses ont été dites de Jacob et d'Israël, par lesquels dans le sens suprême il est entendu le Seigneur, qui doit détruire les maux et les faux dominants dans l'Église vers le temps de son avènement; par les nations et les royaumes qu'il détruira sont signifiés les maux et les faux en général ; par le cheval et le cavalier sont signifiés les raisonnements d'après les faux contre les vrais; par le char et celui qui y est porté sont signifiés les faux de la doctrine; par le vieillard et le jeune garçon sont signifiés les faux confirmés et non confirmés; par le jeune homme et la vierge sont signifiés l'entendement et l'affection du faux ; par le berger et son troupeau sont signifiés ceux qui enseignent et ceux qui apprennent; par le laboureur et son attelage sont signifiées des choses de même nature; par les gouverneurs et les magistrats sont signifiés les principes du faux et du mal. Dans Ézéchiel : « Jéhovah dit : Passe par le milieu de la ville, par le milieu de Jérusalem; vieillard et jeune homme, et vierge, et enfant, et femmes, tuez jusqu'à destruction; mais d'aucun homme sur qui (sera) le signe n'approchez. » — IX. 4, 6; — par ces paroles est décrite la dévastation de toutes les choses qui appartiennent à l'Église; par Jérusalem est signifiée cette Église ; par le vieillard, le jeune homme, la vierge, l'enfant et les femmes, sont signifiées toutes les choses de l'Église; par le vieillard la sagesse, par le jeune homme l'intelligence, par la vierge l'affection du vrai, par l'enfant l'innocence, par les femmes les biens conjoints aux vrais; tuer jusqu’à destruction signifie détruire entièrement ; que ces choses n'aient point été faites, mais qu'elles aient été seulement vues par le prophète, lorsqu'il était en esprit, cela est évident d'après ce qui précède là, où il est fait mention des abominations de la maison d'Israël et de Jehudah présentées sous diverses apparences et divers objets; et comme ces choses n'ont point été faites, « Jéhovah dit : Passe par le milieu de la ville, par le milieu de Jérusalem; vieillard et jeune homme, et vierge, et enfant, et femmes, tuez jusqu'à destruction; mais d'aucun homme sur qui (sera) le signe n'approchez. » — IX. 4, 6; — par ces paroles est décrite la dévastation de toutes les choses qui appartiennent à l'Église; par Jérusalem est signifiée cette Église ; par le vieillard, le jeune homme, la vierge, l'enfant et les femmes, sont signifiées toutes les choses de l'Église; par le vieillard la sagesse, par le jeune homme l'intelligence, par la vierge l'affection du vrai, par l'enfant l'innocence, par les femmes les biens conjoints aux vrais; tuer jusqu’à destruction signifie détruire entièrement ; que ces choses n'aient point été faites, mais qu'elles aient été seulement vues par le prophète, lorsqu'il était en esprit, cela est évident d'après ce qui précède là, où il est fait mention des abominations de la maison d'Israël et de Jehudah présentées sous diverses apparences et divers objets; et comme ces choses n'ont point été faites, mais ont été seulement vues, il est manifeste que par le vieillard, le jeune homme, la vierge, l'enfant et les femmes, il est signifié des choses telles que celles qui ont été dites ; ce qui est signifié pal n'approcher d'aucun homme sur qui sera le signe, on le voit ci-dessus, N° 427. Dans Joël : « Sur mon peuple ils ont jeté le sort, et ils ont donné le jeune garçon pour la prostituée, et ont vendu la jeune fille pour le vin qu'ils ont bu. » — IV. 3 ; jeter le sort sur le peuple signifie disperser les vrais de l'Eglise par les faux ; donner le jeune garçon pour la prostituée signifie falsifier les vrais de la Parole; vendre la jeune fille pour du vin signifie falsifier les biens de la Parole ; « qu'ils ont bu, » signifie s'être imbibé du faux. Dans Zacharie : « Les places de la ville seront remplies déjeunes garçons et déjeunes filles, jouant dans ses places. » — VIII. 5 ; — par les jeunes garçons et les jeunes filles sont signifiés les vrais et les biens de l'innocence, tels que sont les vrais et les biens de la Parole, qui essentiellement constituent l'Église; par les places de la ville sont signifiés les doctrinaux; c'est pour cette raison que les anciens ont enseigné dans les places; et jouer dans les places signifie être dans l'allégresse et dans la joie à cause des doctrinaux. Dans Jérémie : « De nouveau je te bâtirai, vierge d'Israël; alors se réjouira la vierge dans sa danse, et les jeunes hommes et les vieillards ensemble. » — XXXI. 4. 13; — par la vierge d'Israël est signifiée l'Église d'après l'affection du vrai ; « alors se réjouira la vierge dans la danse,» signifie l'allégresse de cœur de ceux qui sont dans l'affection spirituelle du vrai, car toute allégresse spirituelle vient de l'affection du vrai; c'est pourquoi, jouer, danser et chanter, et autres expressions semblables, dans la Parole, se disent des vierges et des jeunes filles. Comme l'Église est Église d'après l'affection spirituelle du vrai, laquelle est l'amour du vrai pour le vrai, c'est pour cela qu'il est dit dans la Parole çà et là « Vierge d'Israël, » — Jérém. XVIII. 13. XXXI. 4, 21. Amos, V. 2; — «Vierge fille de Sion, » — II Rois, XIX. 21. Ésaïe, XXXVII. 22. Lament, I. 4. II. 13; - « Vierge fille de mon peuple, » — Jérém. XIV. 17; — « Vierge fille de Sidon, » — Ésaïe, XXIII. 12; — « Vierge fille de l'Égypte, » — Jérém. XLVI. 11 ; — et aussi « Vierge fille de Babel, » Ésaïe, XLVII. 1. — Dans David : « Ils ont vu tes démarches, ô Dieu! Les démarches de mon Dieu, de mon Roi, dans le Sanctuaire; devant allaient des chanteuses, ensuite des joueuses d'instruments, au milieu de vierges battant du tambourin. » — ps. LXVIII. 25, 26 ; — ces choses ont été dites du Seigneur, qui est là « mon Dieu et mon Roi ; » et son avènement est entendu par ses démarches dans le Sanctuaire; par celles qui chantent, celles qui jouent des instruments et celles qui battent du tambourin, il est signifié tous ceux qui sont de son Royaume spirituel et de.son Royaume céleste; par les vierges qui chantent, ceux qui sont du Royaume spirituel du Seigneur; par celles qui jouent des instruments et battent du tambourin, ceux qui sont de son Royaume céleste; ils sont dits vierges d'après l'affection du vrai et du bien, et chanter, jouer des instruments et battre du tympanon se disent de l'allégresse et de la joie de leur cœur; car par les instruments pulsatoires et à vent est décrite la joie de ceux qui sont du Royaume céleste, et par les instruments à cordes et par les chants est décrite l'allégresse de ceux qui sont du Royaume spirituel. Dans le Même : « Des filles de rois parmi tes précieuses, la Reine se tient à, ta droite dans l'or excellent d'Ophir; écoute, fille, et vois; incline ton oreille; alors le Roi se délectera en ta beauté, parce que Lui (il est) ton Seigneur; c'est pourquoi, prosterne-toi devant Lui. Aussi la fille de Tyr un présent t'apportera; tes faces ils supplieront, les riches du peuple; toute glorieuse, la fille de roi en dedans; de tissus d'or (est) son vêtement; en broderies elle sera amenée au Roi; tes vierges après elle, ses amies, Lui seront amenées, elles seront amenées avec joie et bondissement, elles viendront dans le palais du Roi. » — ps, XLV. 10 à 16; — que ces choses aient été dites du Seigneur, cela est évident par les Vers. 3 à 9 qui précèdent, et par les Vers. 17 et 18 qui suivent; et par les filles de rois sont signifiées les affections du Divin Vrai; par la Reine, qui est à sa droite dans l'or excellent d'Ophir, il est signifié le Ciel et l'Église, qui sont dans les Divins Vrais d'après le Divin Bien; écouter, voir et incliner l'oreille, ce qui est dit de la fille de roi, signifie prêter attention, percevoir, obéir, ainsi comprendre, faire et devenir sage par le Seigneur; par « alors le roi se délectera de ta beauté, » il est signifié qu'alors elle sera acceptée par le Seigneur la beauté se dit de l'affection du vrai, car cette affection fait la beauté des anges; « c'est pourquoi, prosterne-toi devant Lui, » signifie le culte d'après un cœur humble; « aussi la fille de Tyr un présent t'apportera, » signifie le culte par ceux qui sont dans les connaissances du vrai; « tes faces ils supplieront, les riches du peuple, » signifie l'adoration par ceux qui sont dans l'intelligence près ces connaissances; « toute glorieuse, la fille de roi en dedans,» signifie l'affection spirituelle du vrai, laquelle est dite glorieuse d'après l'abondance du vrai, et en dedans signifie le spirituel; « de tissus d'or est son vêtement, » signifie les vrais qui revêtent, formés d'après le bien de l'amour ; « en broderies elle sera amenée au Roi, » signifie les apparences du vrai, telles qu'elles sont dans le sens de la lettre de la Parole; « les vierges après elle, ses amies, » signifie les affections spirituelles-naturelles du vrai, qui servent; «elles seront amenées avec joie et bondissement, elles viendront dans le palais du Roi, « signifie avec joie céleste dans le Ciel où est le Seigneur. Comme les filles de roi signifiaient lés affections spirituelles du vrai, et que leurs vêtements signifiaient les vrais dans le dernier de l'ordre, tels que sont les vrais de la Parole, dans le sens de la lettre, c'est pour cela que « les filles de roi étaient autrefois vêtues de robes bigarrées, » comme on le lit au sujet de Thamar, fille de David, — II Sam. XIII. 18. — Dans Zacharie : « Combien grande sa bonté, et combien grande sa beauté! le froment fait croître les jeunes hommes, et le moût les vierges,» - IX. 17; — ces choses aussi concernent le Seigneur, et par sa bonté et sa beauté il est entendu le Divin Bien et le Divin Vrai; « le froment fait croître les jeunes hommes, et le moût les vierges, » signifie que l'entendement du vrai et l'affection du vrai sont formés par le bien et par le vrai qui procèdent de Lui. D'après ces passages, il est évident que par les vierges dans la Parole sont signifiées les affections du vrai. Pareillement ailleurs; par exemple, — Esaïe, LXII. 5. Jérém. II. 32. Joël, I. 7, 8. ps. CXLVIII. 12. Jug. V. 30. — Comme par la vierge était signifiée l'affection du vrai réel de l'Eglise, affection qui concorde entièrement avec le bien de l'amour, c'est pour cela qu'il fut statué « que le grand-prêtre, ni veuve, ni répudiée, ni corrompue prostituée ne prendrait mais qu'une vierge d'entre ses peuples il prendrait pour épouse, afin de ne point profaner sa semence.»—Lév. XXI. 13, 14,15; puis Ézéch. XL1V. 22 ; — ce passage a été expliqué en particulier ci-dessus; voir N° 768. Comme par la vierge il est signifié l'affection du vrai réel, et par la vierge déshonorée la falsification du Divin Vrai, c'est pour cela qu'il fut si sévèrement défendu de commettre scortation avec une vierge; par exemple : « Quand quelqu'un aura persuadé à une vierge, et aura couché avec elle, dotant il la doter a à lui pour femme; mais si son père refuse de la lui donner, de l'argent il lui paiera selon la dot des vierges. » — Exod. XXII. 15,16. Deutér. XXII. 28, 29 ; — ce passage a été expliqué dans les arcanes célestes; voir s 9181 à 9186. Comme l'affection du vrai et l'entendement du vrai constituent un mariage, comme si une vierge était fiancée et mariée à un homme, et qu'ensuite ils font un comme la volonté et l'entendement, ou comme l'affection et la pensée, ou comme le bien et le vrai chez chaque homme, et que des affections différentes ne peuvent pas être conjointes à une seule et même pensée, ou des volontés différentes à un seul et même entendement, ou des vrais de l'Église différents à un seul et même bien de l'amour, sans qu'il existe des falsifications et des dissipations du vrai, de là venait que l'union charnelle avec une vierge fiancée était un crime puni de mort, selon ces paroles dans Moïse : « Si un homme couche dans la ville avec une jeune fille vierge fiancée à un homme, tous deux seront lapidés; mais si c'est dans le champ, l'homme seul mourra; pour la jeune fille il n'y a pas crime de mort. » — Deutér. XXII. 23 à 27; — par l'action charnelle dans la ville il est signifié l'adultération du bien et du vrai de la doctrine d'après la Parole; en effet, la ville est la doctrine, et la lapidation était la peine pour avoir lésé le vrai de la doctrine; mais par l'action charnelle dans le champ il est signifié la falsification du vrai de l'Église, avant qu'il ait été reçu comme doctrinal, ainsi ce n'est pas l'adultération de son bien; en effet, le champ est l'Église où le vrai est d'abord implanté, ensuite croît, et enfin devient chose de doctrine; c'est pourquoi, l'homme seul devait mourir. D'après cela, on peut encore voir que par la virginité il est signifié l'affection pure du vrai, comme — Lévit. XXI. 13. Deutér. XXII. 13 à 21. Ézéch. XXIII. 3.8.



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