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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 768. 

768. Et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa semence, signifie et par suite, d'après la vie du mal, un ardent effort d'attaquer les vrais de la doctrine de cette Eglise : on le voit par ja signification de s'en aller, en ce que c'est un ardent effort d'après la vie du mal, ainsi qu'il va être montré; par la signification de faire la guerre, en ce que c'est attaquer et vouloir détruire, comme ci-dessus, Nos 573, 734 ; et par la signification de sa semence, en ce que ce sont les vrais de la doctrine de cette Église, ainsi qu'il va aussi être montré; s'il est dit les restes de sa semence, c'est parce qu'il est entendu ceux qui sont dans ces vrais, et dans le sens abstraites vrais de cette Église, qu'ils croient pouvoir attaquer et détruire. Si s'en aller signifie S'efforcer ardemment d'après la vie du mal c'est parce qu'aller, dans le sens spirituel, signifie vivre; de là, dans la Parole, il est dit aller avec le Seigneur, et marcher avec Lui et après Lui, ce qui signifie vivre par le Seigneur; mais quand aller se dit du dragon, dont la vie est la vie du mal, il est signifié faire un effort d'après cette vie, et comme cet effort est un effort venant de la haine, qui est signifiée par sa colère, ci-dessus, Nos 754, 758, il est par suite signifié un ardent effort, car celui qui s'efforce d'après la haine, celui-là s'efforce avec ardeur. Comme la haine de ceux qui sont entendus par le dragon est une haine contre ceux qui sont dans les vrais de la doctrine de l'Église, qui est la Nouvelle Jérusalem, c'est pour cela qu'elle est une haine contre les vrais de la doctrine, qui sont chez eux; car ceux qui sont dans l'amour à l'égard de quelqu’un, et aussi ceux qui sont dans la haine contre quelqu’un, sont certainement dans l'amour à l'égard de la personne ou dans la haine contre la personne, chez laquelle sont les choses qu'ils aiment ou qu'ils haïssent; et ces choses, ici, sont les vrais de la doctrine chez eux; ce sont donc les vrais de la doctrine qui sont signifiés par les restes de sa semence : de là, on peut voir que, dans le sens spirituel de la Parole, ce n'est pas la personne qui est considérée, mais que c'est la chose, abstraction faite de la personne, ici la chose chez la personne : cela peut encore être illustré par cette observation : Il est dit dans la Parole qu'il faut aimer le prochain comme soi-même; mais dans le sens spirituel, il est entendu que ce n'est pas le prochain, quant à la personne, qui doit être aimé ainsi, mais que ce sont les choses qui sont par le Seigneur chez la personne; car une personne n'est pas en actualité aimée par ce qu'elle est une personne ou un homme, mais parce qu'elle est telle ou telle, ainsi une personne est aimée d'après sa qualité; c'est pourquoi cette qualité est ce qui est entendu par le prochain ; cela est donc le prochain spirituel, ou le prochain dans le sens spirituel qui doit être aimé; et cela, chez ceux qui sont de l'Église du Seigneur, est tout ce qui procède du Seigneur, et qui en général se réfère à tout bien tant spirituel que moral et civil; c'est pourquoi ceux qui sont dans ces biens aiment ceux qui sont dans ces mêmes biens ; c'est donc là aimer le prochain comme soi-même. D'après ces considérations, on peut voir que par les restes de sa semence, à savoir; de la semence de la femme, par laquelle est signifiée l'Église, il est entendu ceux qui sont dans les vrais de la doctrine de cette Église, et dans le sens abstrait des personnes, qui est le sens spirituel réel, les vrais de la doctrine de cette Église : pareillement dans la Parole ailleurs, comme dans les passages suivants; dans Moïse : « Inimitié je mettrai entre toi et la femme, et entre ta semence et la semence de la femme; Lui t'écrasera la tête; et toi, tu le blesseras au talon. » — Gen. III. 15; — prophétie sur le Seigneur; la, par le serpent est signifié le sensuel de l'homme, où est le propre de l'homme, qui en soi n'est que mal, et par la femme est signifiée l'Église spirituelle, ou l'Église qui est dans les Divins Vrais; et comme le sensuel de l'homme a été corrompu, et que l'homme de l'Église est élevé du sensuel, quand il devient spirituel, c'est pour cela qu'il est dit « inimitié il y aura entre toi et la femme; » par la semence du serpent il est signifié tout faux d'après le mal, et par la semence de la femme tout vrai d'après le bien, et dans le suprême degré le Divin Vrai ; et comme tout Divin Vrai vient du Seigneur, et que le Seigneur par ce vrai détruit le faux d'après le mal, c'est pour cela qu'il est dit « Lui t'écrasera la tête; » Lui signifie le Seigneur, et la tête tout faux d'après le mal; par « toi,  tu le blesseras au talon, » il est signifié que néanmoins le sensuel nuira au Divin Vrai dans ses derniers, qui est la Parole dans le sens de la lettre, le talon signifie ce dernier et ce sens; qu'ils bles­sent et aient blessé, on peut le voir par ce seul exemple, que les Catholiques-Romains par la femme entendent Marie, et le culte de Marie, c'est pourquoi dans leurs Bibles on lit, non pas Lui, mais cela et elle; de même dans mille autres passages. Dans Jérémie : « Voici, les jours viendront, où j'ensemencerai la maison, d'Israël et la maison de Jehudah de semence d'homme et de semence de bête. » — XXXI. 27 ; — ceci concerne le Seigneur et la Nouvelle Église qui vient de Lui; son avènement est signifié par « voici, les jours viendront; » par « j'ensemencerai la maison d'Israël el la maison de Jehudah, » il est signifié réformer ceux qui seront de cette Église; par la maison d'Israël il est signifié l'Église, spirituelle, et par la maison de Jehudah l'Église céleste; et comme la réformation se fait par les vrais spirituels et par les vrais naturels qui en dérivent, il est dit « de semence d'homme et de semence de bête; » par la Semence d'homme est signifié le vrai spirituel d'où, l'homme a l'intelligence, et par la semence de bête est signifié le vrai naturel d'où l'homme a la science et une vie selon ce vrai, l'un et l’autre d'après l'affection du bien ; que l'homme; signifie l'affection du vrai et du bien spirituels, on le voit ci-dessus, Nos 280; et la bête l'affection naturelle, N° 650 ; ainsi « semence d'homme et semence de bête, » signifie les vrais de ces affections. Dans Malachie : « Pas un ne fait (cela) en qui esprit; quoi! en est-il un seul qui cherche la semence de Dieu ? » — II. 15 ; — « quoi, en est-il un seul qui cherche la semence de Dieu ? » signifie que personne ne cherche le Divin Vrai; qu'ici la semence de Dieu si­gnifie le Divin Vrai, cela est évident; de là, par les nés de Dieu sont entendus ceux qui ont été régénérés par le Seigneur au moyen du Divin Vrai et de la vie selon ce vrai. Dans Ésaïe : « Jéhovah a voulu le froisser, il l'a fait faible; quand, il aura mis pour le délit son âme, il verra de la semence, il prolongera (ses) jours, et la volonté de Jéhovah par sa main prospérera. » —LIII. 10; — ces choses ont été dites du Seigneur et de ses tentations, par lesquelles il a subjugué les enfers; dans tout le Chapitre, il en est question; la gravité croissante des tentations est décrite en ce que Jéhovah a voulu le froisser, et qu'il l'a fait faible; la tentation la plus grave, qui fut la passion de la croix, est signifié par « quand il aura mis pour le délit son âme; » par mettre pour le délit son âme, il est signifié la dernière tentation, par laquelle il a pleinement subjugué les enfers, et pleinement glorifié son humain, d'où est venue la rédemption; le Divin Vrai qui ensuite a procédé de son Divin Humain, et la salvation de tous ceux qui reçoivent de Lui le Divin Vrai, sont signifiés par « il verra de la semence; » la durée éternelle de cela est signifiée par « il prolongera ses jours ; » prolonger, quand il s'agit du Seigneur, signifie une durée à éternité, et les jours signifient les états de lumière, qui sont les états d'illustration de tous par le Divin Vrai; par « la volonté de Jéhovah par sa main prospérera » il est signifié que cela vient de son Divin pour sauver le genre humain. Dans le Même : « Ne crains point, car avec Toi, Moi; de l'orient j'amènerai ta semence, et de l'occident je te rassemblerai; je dirai au septentrion : Donne; et au midi : Ne retiens point; amène mes fils de loin et mes filles de l'extrémité de la terre. » — XLIII. 5, 6; — on croit que par ces paroles il est signifié la rentrée des fils d'Israël dans la terre de Canaan; toutefois, ce n'est point là ce qui est entendu, mais il est entendu la salvation par le Seigneur de tous ceux qui reçoivent de Lui le Divin Vrai, et dont sera composée la Nouvelle Église; cette salvation est signifiée par sa semence, qui sera amenée de l'orient, rassemblée de l'occident, que le septentrion donnera, et que le midi ne retiendra point; c'est pourquoi il est dit à la suite « amène mes fils de loin, et mes filles de l'extrémité de la terre; » par les fils sont signifiés ceux qui sont dans les vrais de l'Église, et par les filles ceux qui sont dans les biens de l'Église; mais ces choses ont été expliquées ci-dessus; voirs 422, 724. Dans le Même : « A droite et à gauche tu te répandras, et ta semence les nations en héritage posséderai et les villes désolées ils rendront habitées. » — LIV. 3 ; — ces choses concernent l'Église instaurée par le Seigneur chez les nations, Église qui là est entendue par la stérile, qui n'avait pas enfanté, et qui eut beaucoup de fils,—Vers. 1; —par la semence qui possédera en héritage les nations, il est signifié le Divin Vrai qui sera donné aux nations; par se répandre à droite et à gauche, il est signifié l'extension et la multiplication, par la droite est signifié le vrai qui est dans la lumière, et par la gauche le vrai qui est dans l'ombre, et cela parce que dans le Monde spirituel à droite est le midi où sont ceux qui sont dans une lumière claire du vrai, et à gauche le septentrion où sont ceux qui sont dans une lumière obscure du vrai; par rendre habitées les villes désolées est signifiée leur vie selon les Divins Vrais, qui avant cela avaient été entièrement perdus; les villes sont les vrais de la doctrine d'après la Parole, être habité signifie vivre selon ces vrais, les villes désolées signifient ces vrais avant cela entièrement perdus, à savoir, chez la nation Juive. Dans le Même : « Connue sera parmi les nations leur semence, et leurs descendants, au milieu des peuple; tous ceux qui les verront reconnaîtront qu'ils sont, eux, la semence qu'a bénie Jéhovah. »— LX1. 9;— ces choses aussi concernent l'Eglise qui doit être instaurée par le Seigneur; et par la semence, qui sera connue parmi les nations, il est signifié le Divin Vrai que recevront ceux qui sont dans le bien de la vie; et  par leurs descendants, au milieu des peuples, il est signifié la vie selon ce vrai; par « ceux qui les verront reconnaîtront qu'ils sont, eux, la semence, » il est signifié l'illustration que c'est le vrai réel qu'ils reçoivent; « qu'a bénie Jéhovah, » signifie qui vient du Seigneur : toutefois, ces choses sont celles qui sont signifiées dans le sens où il est fait abstraction des personnes, mais dans le sens strict il est entendu ceux qui doivent recevoir du Seigneur le Divin Vrai. Dans le Même : « Semence des bénis de Jéhovah, eux et leurs descendants avec eux. » — LXV. 23; — ici aussi il s'agit de l'Eglise qui doit être instaurée par le Seigneur; et par la semence des bénis de Jéhovah sont entendus ceux qui doivent recevoir du Seigneur le Divin Vrai; et par leurs descendants sont entendus ceux qui vivent selon ce vrai, mais dans le sens où il est fait abstraction des personnes, et qui est le sens spirituel réel, par la semence il est entendu le Divin Vrai, et par les descendants la vie selon ce vrai, comme ci-dessus; si par les descendants il est entendu ceux qui vivent selon le Divin Vrai, et dans le sens abstrait la vie selon ce vrai, c'est parce que dans la Langue Originale le mot descendant (prognatus) est dérivé d'un mot qui signifie sortir et procéder, et ce qui sort et procède du Divin Vrai reçu est la vie selon ce vrai. Dans le Même: « De même que les Cieux nouveaux et la terre nouvelle, que je vais faire, se maintiendront devant Moi, ainsi se maintiendra votre semence, et votre nom. »—LXVI. 22. — Ces cho­ses aussi concernent le Seigneur et la salvation des fidèles par Lui; l'Église nouvelle par Lui est entendue par les Cieux nouveaux et par la terre nouvelle; par les Cieux nouveaux l'Église interne, et par la terre nouvelle l'Église externe; par « se maintiendra votre semence, et votre nom, » il est signifié que le Divin Vrai et sa qualité persisteront; par la semence est signifié, le Divin Vrai, qui est aussi le vrai de la doctrine d'après la Parole, et par le nom est signifiée la qualité de ce vrai; que par le nom il soit signifié la qualité de la chose et la qualité de l'état, on le voit ci-dessus, N° 148. Dans David : « La terre tu as fondé, et œuvre de tes mains (sont) les Cieux; eux périront, et Toi, tu subsisteras, et tous comme des vêtements vieilliront, comme un vêtement tu les changeras, et ils seront changés. Mais Toi, le même, et les années ne se consommeront point; les fils de tes serviteurs habiteront, et leur semence devant Toi sera affermie. » — ps. CII 26, 27, 28, 29;—par la terre que Dieu a formée, et par les Cieux, œuvres de ses mains, qui périront, il est signifié la même chose que par la précédente terre et le précédent Ciel qui avaient passé,—Apoc. XXI. 1;—et comme la face de la terre et des Cieux dans le Monde spirituel, au jour du Jugement Dernier, sera entièrement changée, et qu'à la place des précédents il y aura une nouvelle terre et de nouveaux deux, c'est pour cela qu'il est dit « tous comme des vêtements vieilliront, comme un vêtement tu les changeras, et ils seront changés; » ils sont comparés à des vêtements, parce que les vêtements signifient les vrais externes, qu'ont ceux qui sont dans le précédent Ciel et dans la précédente terre, lesquels ne restent pas, parce qu'eux ne sont pas dans les vrais internes; l'état du Divin Vrai, qui par le Seigneur doit rester à éternité, est signifié par « Toi, tu subsisteras; et Toi, le même, et tes années ne se consommeront point; » par les années de Dieu sont signifiés les états du Divin Vrai ; par « les fils de tes serviteurs habiteront, et leur semence devant toi sera affermie, » il est signifié que les anges et les hommes, qui sont des réceptions du Divin Vrai, auront la vie éternelle, et que les vrais de la doctrine resteront chez eux à éternité; les fils des serviteurs de Dieu sont les anges et les hommes, qui sont des réceptions du Divin Vrai ; et leur semence, ce sont les vrais de la doctrine. Dans le Même : « La semence qui le servira sera comptée au Seigneur à génération. » — ps. XXII. 31 ; - ici aussi, il s'agit du Seigneur, et par la semence qui Le servira sont entendus ceux qui sont dans les vrais de la doctrine d'après la Parole; et par, « sera comptée au Seigneur à génération, » il est signifié qu'ils Lui appartiendront à éternité; être compté signifie être mis en ordre et être disposé, ici être mis au nombre ou être ajouté, ainsi Lui appartenir. Dans la Parole, en beaucoup d'endroits, il est dit semence d'Abraham, d'Isac et de Jacob, et aussi semence d'Israël, et par là dans le sens historique de la Parole il est entendu leur postérité, mais dans le sens spirituel il est entendu le Divin Vrai, et le Vrai de la doctrine d'après la Parole, et cela, parce que par Abraham, Isac, Jacob et Israël, dans ce sens, il est entendu le Seigneur, comme on peut le voir par les passages dans la Parole où ils sont nommés, par exemple, par celui-ci, « que beaucoup viendront d'orient et d'occident, et s'assiéront à table avec Abraham, Isac et Jacob dans le Royaume des Cieux, » — Matth. VIII. 11, — par lequel il est entendu qu'ils Jouiront du bien, céleste par le Seigneur; de même aussi ailleurs; et comme le Seigneur est entendu par eux dans le sens interne, c'est pour cela que par leur semence il est signifié le Divin Vrai qui procède du Seigneur, par conséquent aussi le vrai de la doctrine qui procède de la Parole; par exemple, dans ces passages; dans Moïse : « Jéhovah dit à Abram : Toute la terre que tu vois, à toi je la donnerai, et à ta semence à perpétuité; et je rendrai ta semence comme la poussière de la terre. » — Gen. XIII. 15, 16. —« Regarde vers les Cieux, et compte les étoiles; ainsi sera ta semence. » — Gen. XV. 5. — « Seront bénies en ta semence toutes les nations.» — Gen. XXII. 18. — A Isac: « A toi et à ta semence je donnerai toutes ces terres; et je multiplierai ta semence comme les étoiles du ciel, et seront bénies en ta semence toutes les nations de la terre. » — Gen. XXVI. 3, 4. — A Jacob : « A ta semence après toi je Adonnerai cette terre. » — Gen. XXXV. 12. — « La terre donnée à Abraham, à Isac et à Jacob, et à leur semence d'après eux. » — Deutér. I. 8. — « La semence de vos pères, d'Abraham, d'Isac et de Jacob. » — Deutér. IV. 37. X. 15. XI. 9; — comme par Abraham, Isac et Jacob, il est entendu le Seigneur, ainsi qu'il a été dit, par, Abraham le Seigneur quant au Divin céleste de l'Église, par Isac quant au Divin spirituel de l’Église, par Jacob quant au Divin naturel de l'Église, c'est pour cela que par leur, semence il est signifié le Divin Vrai procédant du Seigneur, par la semence d'Abraham le Divin Vrai céleste, par celle d'Isac le Divin Vrai spirituel, et par celle de Jacob le Divin Vrai naturel, par conséquent aussi sont entendus ceux qui sont par le Seigneur dans le Divin Vrai : mais par la terre que le Seigneur doit leur donner, il est entendu l'Église, qui est par Lui dans le Divin Vrai; de là, on peut savoir ce qui est signifie en ce que dans leur semence seront bénies toutes les nations; car elles n'ont pas pu être bénies dans leur postérité, à savoir, dans la nation Juive et Israélite, mais elles le seront dans le Seigneur et par le Seigneur au moyen de la réception du Divin Vrai procédant de Lui. Que par la semence d'Abraham il n'ait pas été entendu les Juifs, on le voit par les paroles du Seigneur dans Jean : « Les Juifs répondirent : Semence d'Abraham nous sommes, et à personne nous n'avons été asservis jamais. Jésus répondit : Je sais que semence d'Abraham vous êtes; mais vous cherchez à Me tuer, parce que ma parole n'a point de place en vous; vous du père, (qui est) le diable, vous êtes. » — Jean, VIII. 33, 37, 44;—d'après ces parties, il est évident que ce ne sont pas eux qui ont été entendus par la semence d'Abraham, mais que par Abraham il est entendu le Seigneur, et par la semence d'Abraham le Divin Vrai par le Seigneur, qui est la Parole, car il est dit « je sais que semence d'Abraham vous êtes, mais vous cherchiez à Me tuer, parce que ma parole n'a point de place en vous; » de ce que le Seigneur a dit « je sais que semence d'Abraham vous êtes, » cela signifie qu'il savait que le vrai de l'Église, qui est, la Parole, était chez eux ; mais par « vous cherchez à Me tuer, » il est signifié que néanmoins ils rejetaient le Seigneur; par « parce que ma parole n'a point de place en vous, » il est signifié qu'ils n'étaient pas dans les Divins Vrais d'après le Seigneur; et par « vous, du père, qui est le diable, vous êtes, et il n'y a point vérité en lui, » et plus loin « quand il énonce le mensonge, de son propre il énonce, » il est signifié qu'il n'y avait chez eux que mal et que faux ; par le mensonge il est signifié le Divin Vrai, ou la Parole, adultéré : si le Seigneur a dit : « Je sais que semence d’Abraham vous êtes, » c'était  aussi parce que par Jehudah est signifié le Seigneur quant à la Parole; voir ci-dessus, Nos 119, 433. Dans David : « Pour les faire tomber dans le désert, et pour faire tomber leur semence parmi les nations, et pour les disperser dans, les terres. » —ps. CVI. 26, 27; — par faire tomber leur semence parmi les nations, et les disperser dans les terres, il est signifié que le Divin Vrai chez eux périrait par les maux et par les faux. Semblable chose est signifiée par la semence d'Israël, dans ces passages : « Toi, Israël, mon serviteur, Jacob que j'ai élu, semence d'Abraham mon ami que j'ai pris des extrémités de la terre. » — Ésaïe, XLI. 8, 9. — « Je répandrai mon esprit sur la semence d'Israël et de Jacob, et ma bénédiction sur leurs enfants. » — Ésaïe, XLIV. 3. — « En Jéhovah ils seront justifiés et seront glorifiés, toute semence d'Israël.» — Ésaïe, XLV. 25. —« Jéhovah qui a fait monter, et a ramené la semence de la maison d'Israël, de la terre du septentrion, et de toutes les terres où je les avais chassés, afin qu'ils habitent sur leur terre. » — Jérém. XXIII. 8; — par Israël, dans le sens suprême, il est entendu le Seigneur quant à l'interne de l'Église, c'est pourquoi par sa semence il est pareillement entendu le Divin Vrai, lequel est chez ceux qui sont de l'Église signifiée par Israël; par Israël est entendue l'Église chez ceux qui sont intérieurement naturels et dans les vrais, là, d'origine spirituelle; c'est pourquoi par Israël est signifiée l'Église spirituelle-naturelle. Comme par David, dans la Parole, il est entendu le Seigneur quant à la royauté, et que par la royauté du Seigneur il est signifié le Divin Vrai dans l'Église, de là aussi par sa semence sont entendus ceux qui sont dans les vrais de l'Église d'après la Parole, lesquels aussi sont appelés fils du roi et fils du royaume, par conséquent aussi ce Divin Vrai chez eux, dans ces passages suivants : « De même que ne sera point comptée l'armée des Cieux, et que ne sera point mesuré le sable de la mer, de même je multiplierai la semence de David, et les Lévites mes ministres. » —Jérém. XXXIII. 22. — « J'ai traité alliance avec mon Élu, j'ai juré à David mon serviteur : A éternité j'affermirai ta semence, et je bâtirai pour génération et génération ton trône. J'établirai à éternité sa semence, et son trône comme les jours des Cieux. Sa semence à éternité sera, et son trône comme le soleil devant Moi. » — Ps. LXXXIX. 4, 5, 30, 37; — que par David, dans la Parole, il soit entendu le Seigneur quant à la royauté, qui est le Divin Vrai dans le Royaume spirituel du Seigneur, on le voit ci-dessus, N° 205 ; de là, par sa semence est signifié ce Divin Vrai chez ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, par conséquent aussi qui sont dans les vrais de la doctrine d'après la Parole; car les vrais de la doctrine d'après la Parole, ou les vrais de la Parole, sont tous d'après le bien; et comme ceux-là sont entendes par la semence de David, par conséquent aussi dans le sens abstrait par cette semence il est entendu le vrai de la Parole, ou le vrai de la doctrine d'après la Parole; que par la semence de David il ne soit pas entendu sa postérité, chacun peut le voir, car il est dit que sa semence sera multipliée comme l'armée des cieux et comme le sable de la mer, qu'elle sera affermie et établie à éternité, et que son trône sera bâti pour génération et génération, et qu'il sera comme les jours des cieux et comme le soleil, choses qui ne peuvent nullement se dire de la semence de David, c'est-à-dire, de sa postérité, ni de son trône; car en quel endroit est maintenant sa semence et où est son trône? mais toutes ces choses coïncident, lorsque par David il est entendu le Seigneur, par son trône le Ciel et l'Eglise, et par sa semence le vrai du Ciel et de l'Église. Dans Jérémie : « Si mon alliance de jour et de nuit, les statuts du ciel et de la terre je n'avais point établi, aussi la semence de Jacob, et de David mon serviteur, je rejetterais, pour ne point prendre de sa semence des dominateurs sur la semence d'Abraham, d'lsac et de Jacob, et je ramènerai leur captivité, et j'aurai compassion d'eux. » — XXXIII. 25,.26. — Dans le Même : « Ainsi a dit Jéhovah qui donne le soleil pour lumière de jour, et les statuts de la lune et des étoiles pour lumière de nuit : Si se retirent ces statuts de devant. Moi, aussi la semence d'Israël cessera, pour n'être plus une nation devant Moi, à toujours. » —XXXI. 35, 36 ;—dans ces passages, par la semence de Jacob et de David, puis par la semence d'Israël, sont aussi entendus ceux qui sont dans les Divins Vrais, mais par la semence de Jacob ceux qui sont dans le Divin Vrai naturel, par la semence de David ceux qui sont dans le Divin Vrai spirituel, et par la semence d'Israël ceux qui sont dans le Divin Vrai naturel-spirituel, qui tient le milieu entre le Divin Vrai naturel et le Divin Vrai spirituel, car il y a des degrés du Divin Vrai, de même qu'il y a des degrés de la réception de ce vrai par les Anges dans les trois Cieux et dans l'Église; par l'alliance de jour et de nuit, et par les statuts du ciel et de la terre, est signifiée la conjonction du Seigneur avec ceux qui sont dans les Divins Vrais dans les Cieux, et avec ceux qui sont dans les Divins Vrais dans les terres; par l'alliance est signifiée la conjonction; par les statuts sont signifiées les lois de conjonction, qui sont aussi les lois de l'ordre, et les lois de l'ordre sont les Divins Vrais; par le jour est signifiée la lumière du vrai telle qu'elle est chez les Anges dans les Cieux, et par la nuit la lumière du vrai telle qu'elle est chez les hommes dans les terres, puis aussi la lumière du vrai telle qu'elle est chez ceux qui dans les Cieux et dans les terres sont sous le Seigneur, comme Lune; c'est pourquoi il est dit aussi « qui donne le soleil pour lumière de jour, et les statuts de la lune et des étoiles pour lumière de nuit; » mais par la semence d'Abraham, d'Isac et de Jacob, il est entendu ici tous ceux qui sont de l'Église du Seigneur, en tout degré, desquels il est dit, ainsi que de la semence de Jacob et de David, que s'ils ne reconnaissaient pas le Seigneur, et ne recevaient pas de Lui le Divin Vrai, le Seigneur ne régnerait pas sur eux. Dans le Même : « Il ne prospérera de sa semence personne qui soit assis sur le Trône de David, et qui domine encore dans Jehudah. » — XXII. 30; —ces choses concernent Choniah, roi de Jehudah, qui ici est appelé idole méprisée et abjecte, et de qui est dit, que lui et sa semence ont été enlevés et jetés en la terre, Vers. 28; — par ce roi il est signifié la même chose que par satan, et par sa semence est signifié le faux infernal; par « personne de sa semence qui soit assis sur le trône de David, et qui domine encore dans Jehudah, » il est signifié que ce faux ne dominera point dans l'Église du Seigneur, dans laquelle est le Divin Vrai céleste; là, Jehudah est l'Église céleste dans laquelle règne le Seigneur. De même que par David a été représenté la Royauté du Seigneur, même par Aharon a été représenté son Sacerdoce, c'est pourquoi par la semence d'Aharon sont entendus ceux qui sont dans l'affection du vrai réel procédant du bien céleste; c'est à cause de cette représentation que ce statut a été porté au sujet d'Aharon : « Le grand prêtre, ni veuve, ni répudiée, ni corrompue prostituée ne prendra, mais une vierge d'entre ses peuples il prendra pour épouse, afin qu'il ne profane point sa semence parmi ses peuples; Moi, Jéhovah, je le sanctifie. » — Lévit. XXI. 14, 15; — comme dans la Parole, dans son sens spirituel, par le mari et par l'épouse il est signifié l'entendement du vrai et la volonté du bien, et comme la pensée appartient à l'entendement et que l'affection appartient à la volonté, c'est pour cela aussi que par le mari et par l'épouse il est signifié la pensée du vrai et l'affection du bien, puis aussi le vrai et le bien; de là, on peut voir ce qui est signifié par la Veuve, par la répudiée, par la corrompue et par la prostituée; par la veuve est, signifié le bien sans le vrai, parce qu'il a été laissé par le vrai, qui est le mari; par la répudiée est signifié le bien rejeté par le vrai, ainsi en désaccord; par la corrompue prostituée est signifié le bien adultéré par les faux, lequel n'est plus le bien, mais est le mal; comme de telles choses étaient signifiées par ces femmes, c'est pour cela qu'il avait été interdit au grand prêtre de prendre pour épouse l'une d'elles, parce que par le grand prêtre était représenté le Seigneur quant au sacerdoce qui signifiait le Divin Bien; et comme par la vierge est signifiée la volonté ou l'affection du vrai réel, et que le vrai réel fait un et concorde avec le Divin Bien, et que les deux dans le Ciel et dans l'Église ont été conjoints, et que conjoints ils sont appelés le mariage céleste, c'est pour cela qu'il a été ordonné que le grand prêtre prendrait pour épouse une vierge; et comme de ce mariage est engendré le vrai de la doctrine, mais que du mariage avec les choses qui sont signifiées par la veuve, la répudiée, la prostituée corrompue, est engendré le faux de la doctrine, c'est pour cela qu'il est dit « afin qu'il ne profane point sa semence parmi ses peuples; » par la semence est signifié le vrai réel de la doctrine, et par suite aussi la doctrine du vrai réel d'après le bien de l'amour céleste, et par ses peuples sont signifiés ceux qui sont de l'Église dans laquelle est la doctrine du vrai réel d'après la Parole; et comme c'était là le représentatif du mariage céleste, qui est celui du Seigneur avec l'Église, c'est pour cela qu'il est dit « Moi, Jéhovah, je le sanctifie. » Comme par le grand prêtre a été représenté le Seigneur quant au Divin, et que par sa semence a été signifié le Divin Vrai, qui est le même que le Vrai réel de la doctrine, c'est pour cela qu'il a été statué « que l'homme étranger, qui n'est pas de la semence d'Aharon, ne s'approche point, pour faire fumer le parfum devant Jéhovah. » — Nomb. XVII. 5 ; — par l'homme étranger est signifié le faux de la doc­trine, et par faire fumer le parfum est signifié le culte d'après le bien spirituel qui, dans son essence, est le vrai réel; et par la semence du grand prêtre est signifié le Divin Vrai d'origine céleste ; c'est pour cela qu'il a été porté une loi, afin que nul étranger, qui ne serait pas de la semence d'Aharon, ne fit des fumigations dans
la Tente de convention devant Jéhovah. Quand on connaît quelle chose du Ciel et de L'Église était représentée par les autres personnages nommés aussi dans la Parole, on sait pareillement ce qui est signifié par leur semence ; par exemple, par la semence de Noach, d'Éphraïm et de Kaleb, dans les passages suivants; concernant Noach: « J'établis mon alliance avec vous, et avec votre semence après vous. » — Gen. IX. 9. — « Israël dit d'Éphraïm Sa semence sera la plénitude des nations. » — Gen. XLVIII. 19. — Et « Jéhovah dit de Kaleb : Sa semence aura en héri­tage la terre. » — Nomb. XIV. 24 ; — ce qui a été représenté et signifié par Noach et par Éphraïm a été expliqué dans les ARCANES CELESTES; par Kaleb, ont été représentés ceux qui doivent être introduits dans l'Église, de là aussi par sa semence est signifié le vrai de la doctrine de l'Église. La même chose qui est signifiée par la semence de l'homme est signifiée aussi par la semence du champ, et cela, parce que par le champ il est signifié l'Église de même que par l'homme : et comme il est signifié la même chose, c'est pour cela que dans quelques passages il est dit la semence et aussi semer, en parlant du peuple de la terre de même qu'en parlant du champ ; par exemple, dans les passages suivants; dans Jérémie: « Moi, je t'avais plantée cep exquis, semence de vérité; comment t'es-tu changée pour Moi en sarments de cep étranger?» — II. 21. — Dans David : « Leur fruit de dessus la terre tu détruiras, et leur semence d'entre Les fils des hommes, » — ps. XXI. 11.—Dans Hosée : « Je sèmerai Izréel pour Moi dans la terre. »— II. 23.—Dans Zacharie : « Je sèmerai Jehudah et Joseph parmi les peuples, et dans les lieux éloignés ils se souviendront de Moi. » — X. 9. — Dans Ézéchiel : « Je me retournerai vers vous, pour que vous soyez cultivées, et que vous soyez ensemencées; alors je multiplierai sur vous l'homme, toute la maison d'Israël en entier. » — XXXVI.9, 10. —Dans Jérémie : « Voici, les jours viennent, où j'ensemencerai la maison d'Israël et la maison de Jehudah de semence d'homme et de semence de bête. » — XXXI. 27. —« La semence qui a été semée, ce sont les fils du Royaume. » Matth. XIII. 38. — Mais que la semence du champ signifie la même chose que la semence de l'homme, il est inutile de le montrer ici, parce qu'ici il est seulement expliqué et confirmé d'après la Parole ce que signifie la semence de la femme. Puisque par la semence il est signifié le vrai de la doctrine d'après la Parole, et dans le sens suprême le Divin Vrai, il en résulte que dans le sens opposé par la semence il est signifié le faux de la doctrine et le faux infernal, comme dans Esaïe : « Vous approchez ici, fils de la prestigiatrice, semence d'adultère et qui a commis scortation; contre qui plaisantez-vous? contre qui élargissez-vous la bouche, tirez-vous la langue? N'êtes-vous pas, vous, des enfants de prévarication, une semence de mensonge? » — LVII. 3, 4; — par fils de la prestigiatrice et par semence d'adultère sont signifiés les faux d'après la Parole falsifiée et adultérée, par fils de la prestigiatrice les faux d'après la Parole falsifiée, et par semence d'adultère les faux d'après la Parole adultérée; la Parole est dite falsifiée, quand ses vrais sont pervertis, et elle est dite adultérée, quand pareillement ses biens sont pervertis, puis aussi quand les vrais sont appliqués aux, amours de soi ; par enfants de prévarication et par semence de mensonge sont signifiés les faux qui jaillissent de ces faux précédents; par plaisanter, il est signifié prendre du plaisir dans les choses falsifiées; par élargir la bouche, il est signifié le plaisir de la pensée qui en dérive, et par tirer la langue, il est signifié le plaisir de les enseigner et de les publier. Dans Ésaïe : « Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d'iniquité, à la semence de méchants, aux fils corrupteurs, qui ont abandonné Jéhovah, ont provoqué, le Saint d'Israël, se sont retournés en arrière! » — I. A ; — par la nation pécheresse il est signifié ceux qui sont dans les maux, et par le peuple chargé d'iniquité, ceux qui sont dans les faux qui en dérivent, car la nation dans la Parole se dit des maux, et le peuple se dit des faux; voir ci-dessus, N°s 175, 331, 625; le faux de ceux qui sont dans les maux est signifié par la semence de méchants, et les faux de ceux qui sont dans les faux d'après le mal sont signifiés par les fils corrupteurs; que les fils signifient ceux qui sont dans les vrais, et dans le sens opposé ceux qui sont dans les faux, et abstractivement les vrais et les faux, on le voit ci-dessus, N° 724; par « qui ont abandonné Jéhovah, ont provoqué le Saint d'Israël, » il est signifié qu'ils ont rejeté le Divin Bien et le Divin Vrai; par Jéhovah il est entendu le Seigneur quand au Divin Bien, et par le Saint d'Israël le Seigneur quant au Divin Vrai; et par « qui se sont retournés en arrière, » il est signifié qu'ils s'en sont entièrement retirés, et sont allés vers le mal infernal et vers le faux infernal, car ceux qui sont dans les maux et dans les faux dans le Monde spirituel se retournent en arrière du Seigneur; voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N° 123. Dans le Même : « Tu ne seras point réuni avec eux dans le sépulcre, car ta terre tu as perdu, ton peuple tu as tué; nommée ne sera point, à éternité, la semence des malfaisants. » — XIV. 20 ; — ces choses ont été dites de Lucifer, par qui est entendue Babel, et par la semence des malfaisants, qui ne sera point nommée à éternité, il est signifié un faux affreux du mal qui vient de l'enfer; les autres choses ont été expliquées ci-dessus; voirs 589, 659, 697.
Dans Moïse : « Celui qui aura donné de sa semence à Molech, mourant il mourra; le peuple de la terre, ils le lapideront de terre. Moi, je mettrai mes faces contre cet homme, et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce que de sa semence il aura donné à Molech pour souiller mon sanctuaire, pour profaner le nom de ma sainteté. » — Lévit. XX. 2, 3. XVIII. 2l ; — par donner de sa semence à Molech, il est signifié détruire le vrai de la Parole, et par conséquent de la doctrine de l'Eglise, par application à de honteux amours du corps, par exemple, aux meurtres, aux haines, aux vengeances, aux adultères et autres actions semblables; de là des faux infernaux sont acceptés pour Divins, ces
faux sont signifiés par la semence donnée à Molech ; Molech était le Dieu des fils d'Ammon,—I Rois, XI. 7,—et il était placé dans la vallée de Hinnom, qui était appelée Topheth, où l'on brûlait les fils et les filles, — II Rois, XXIII. 10; — par ce feu étaient signifiés ces amours sus-mentionnés; et comme par la semence donnée à Molech était signifié un tel faux infernal, et que la lapidation était la peine de mort pour la lésion et la destruction du vrai de la Parole et de la doctrine tirée de la Parole, il est dit que l'homme qui aura donné de sa semence a Molech, mourant mourra, et que le
peuple de la terre tu lapidera de pierre; que la lapidation ait été la peine pour la lésion et la destruction du vrai, on le voit ci-dessus, N° 655 : que ce faux soit destructif de tout bien de la Parole et de l'Église, cela est signifié par « je mettrai mes faces contre cet homme, et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu'il à souillé mon sanctuaire, et profané le nom de ma sainteté; » par le sanctuaire est signifié le vrai du Ciel et de l'Église, et par le nom de la sainteté est signifiée toute sa qualité. Maintenant, d'après les passages rapportés, on peut voir que par la semence, dans le sens suprême, il est entendu le Divin Vrai qui procède du Seigneur, et par suite le vrai de la Parole et de la doctrine de l'Église d'après la Parole, et dans le sens mauvais le faux infernal opposé à ce vrai.



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