| Apocalypse Expliquée 767. Et irrité fut le Dragon contre la Femme, signifie, que la haine de ceux qui sont entendu par le dragon contre l'Église, qui est ici Nouvelle Jérusalem, fut enflammée par la perception qu'un grand nombre était favorable à cette Église : on le voit par la signification de la colère, quand il s'agit du dragon, en ce que c'est la haine, comme ci-dessus, Nos 754, 758; de là, être irrité ou en colère, c'est avoir de la haine; que cette haine soit une forte haine enflammée par la perception qu'un grand nombre était favorable à cette Église, cela résulte de ce qui précède et de ce qui suit; de ce qui précède, en ce que la terre ouvrit sa bouche, et secourut la femme, et engloutit le fleuve que le dragon jeta de sa bouche, ce qui signifie que l'Église, dans laquelle sont aussi les dragons, prêta assistance, et ne reçut pas leurs raisonnements astucieux sur la foi seule; et de ce qui suit, en ce que le dragon s'en alla faire la guerre aux restes de sa semence, ce qui signifie un ardent effort, d'après cette haine, d'attaquer les vrais de la doctrine de cette Église : de là vient que par la colère du dragon il est signifié ici la haine enflammée par la perception qu'un grand nombre était favorable; car, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, par « la femme s'enfuit dans le désert en, un, lieu préparé par Dieu, » il est signifié que l'Église, qui est la Nouvelle Jérusalem, est parmi un petit nombre, jusqu'à ce qu'il soit pourvu à ce qu'elle soit parmi un grand nombre, et qu'elle croisse dans le plein.
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