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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 700. 

700.   Et fut vue l'Arche de son alliance dans son Temple, signifie le Divin Vrai par lequel il y a conjonction avec le Seigneur : on le voit par la signification de l’Arche d'alliance, en ce qu'elle est le Divin Vrai procédant du Seigneur, comme il va être montré. Si l'Arche d'alliance fut vue, c'est parce que le Temple apparut, et qu'au milieu du Temple de Jérusalem il y avait l'Arche où avaient été déposées les deux Tables de la Loi, par lesquelles dans le sens universel était signifié le Divin Vrai procédant du Seigneur, ainsi le Seigneur Lui-Même qui est le Divin Vrai dans les Cieux, d'où il résulte même que le Seigneur est appelé la Parole, dans Jean, — I. 1, 2,14 :—.si l'Arche a celte signification, c'est parce que la Tente de convention représentait les trois Cieux ; son Parvis représentait le dernier ou premier Ciel, la Tente elle-même jusqu'au Voile, où étaient la table pour les pains, l'autel du parfum et le chandelier, représentait le Ciel moyen ou second Ciel, et l'Arche qui était en dedans du Voile, sur laquelle était le Propitiatoire avec les Chérubins, représentait le Ciel intime ou troisième Ciel, et la Loi elle-même, qui était dans l'Arche, représentait le Seigneur quant au Divin Vrai ou quant à la Parole ; et comme il y a conjonction avec le Seigneur par la Parole, c'est pour cela que cette Arche était appelée l'Arche d'alliance, car l'alliance signifie la conjonction. Que la Tente ou le Tabernacle ait représenté la forme du Ciel, et que conjointement avec le Parvis elle ait représenté les trois Cieux, puis aussi, que le Saint des saints, qui était l'intime où il y avait l'Arche dans laquelle étaient les Tables de la Loi, ait représente le troisième Ciel ou Ciel intime, et que la Loi ou le Témoignage ait représenté le Seigneur Lui-Même, on le voit dans les arcanes célestes, N°s 3478, 9457, 9481, 9485. Voir aussi dans les arcanes célestes, que le Tabernacle, de même que le Temple, a signifié dans le sens suprême le Seigneur, dans le sens respectif le Ciel et l'Église, et par suite le saint du culte, Nos 9457, 9481, 10242, 10245, 10545; que l'alliance, dans la Parole, signifie la conjonction; que toutes les choses de l'Église, tant internes qu'externes, sont les signes de l'alliance, et qu'elles sont dites l'alliance, parce que par elles il y a conjonction, Nos 665, 666, 1023, 1038, 1864, 1996, 2003, 2021, 2037, 6804, 8767, 8778, 9396, 9416, 10632 ; que par suite la Loi promulguée sur la Montagne de Sinaï a été appelée l'alliance, et l'Arche dans laquelle était cette Loi, l'Arche d'alliance, Nos 6804, 9416. Que l'Arche avec l'alliance ou le Témoignage, qui y était renfermé, signifie le Seigneur quant au Divin Céleste, qui est le Divin Vrai dans le Ciel intime ou troisième Ciel, on peut le voir par ce qui est dit de l'Arche dans la Parole; par exemple, dans Moïse : « Qu'ils Me fassent un Sanctuaire, pour que j'habite au milieu d'eux, selon tout ce que Moi je t'ai montré, la, forme de l'Habitude : Principalement ils Me feront une Arche de bois de Schittim, et tu la couvriras d'or pur; en dedans et en dehors tu ta couvriras : et tu lui feras une bordure d'or, quatre anneaux d'or pour les barres; et tu mettras dans l'Arche le Témoignage que je te donnerai : et tu feras un Propitiatoire d'or pur, et tu feras deux Chérubins d'or, d'or massif tu les feras du Propitiatoire, de sorte que les Chérubins déploient les ailes, et couvrent de leurs ailes le Propitiatoire, et leurs faces vers le Propitiatoire : et dans l'Arche tu mettras le Témoignage, et je conviendrai avec toi là, et je parlerai avec toi de dessus le Propitiatoire, d'entre les deux Chérubins qui (seront) sur l'Arche du Témoignage, en tout ce que je te commanderai pour les fils d'Israël. » —Exod. XXV. 8 à 22. — « Tu feras un Voile d'hyacinthe et de pourpre, et d'écarlate double-teint et de fin lin tissu, à Chérubins : tu le mettras sur quatre colonnes de Schittim couvertes d'or; et tu mettras  le voile sous les agrafes, et tu introduiras là, en dedans du voile, l'Arche du Témoignage, de sorte que le voile distingue pour vous entre le saint et le saint des saints, et tu mettras le voile devant l'Arche dans le saint des saints.» — Exod. XXVI. 31, 32, 33, 34;— il a été dit ci-dessus, que la Tente où étaient l'Arche, le chandelier, la table pour les pains et l'autel pour le parfum, conjointement avec le Parvis, a représenté les trois Cieux, et que le lieu, en dedans du Voile, où il y avait l'Arche dans laquelle était la Loi ou le Témoignage, a représenté' le troisième Ciel ; que ce lieu ait représenté ce Ciel, c'est parce-que là était la Loi, par laquelle est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai ou quant à la Parole, car cette Loi dans le sens large a cette signification, et le Divin Vrai procédant du Seigneur forme les Cieux; ce vrai est reçu très-purement par les Anges du troisième Ciel, parce qu'ils sont dans la conjonction avec le Seigneur par l'amour envers Lui, car dans ce Ciel tous les Anges sont dans l'amour envers le Seigneur, c'est pourquoi ils voient le Divin Vrai comme insité en eux, quoiqu'il influe continuellement du Seigneur; c'est de là que ce Ciel, plus que tous les autres Cieux qui sont inférieurs, est dit être dans le Seigneur, parce qu'il est dans le Divin qui procède de Lui : ce Ciel a été représenté par l'Arche, dans laquelle est la Loi, c'est-à-dire, le Seigneur; de là venait que l'Arche était couverte d’or, en dedans et en dehors, et qu'il y avait un Propitiatoire sur l'Arche, et sur le Propitiatoire et formés de ce Propitiatoire deux Chérubins qui étaient d'or pur; car l'or, d'après la correspondance, signifie le bien de l'amour, dans lequel sont les Anges du troisième Ciel; par le Propitiatoire étaient signifiées l'audition et la réception de toutes les choses du culte qui procède du bien de l'amour d'après le Seigneur, et par les Chérubins étaient signifiées la Providence du Seigneur et la garde, pour qu'il ne soit approché que par le bien de l'amour; et ce Ciel est une garde, avec les Anges qui y sont, pour qu'il ne soit élevé vers le Seigneur Lui-Même rien autre chose que ce qui procède du bien de l'amour envers Lui d'après Lui; car tout culte de Dieu passe par les Cieux jusqu'au Seigneur, et dans le chemin il est purifié jusqu'à ce qu'il soit élevé au troisième Ciel; et là, il est entendu et reçu par le Seigneur, les autres choses qui sont impures sont nettoyées dans le chemin; c'est de là que des Chérubins d'or avaient été placés sur le Propitiatoire qui était sur l'Arche, et c'est de là que ce lieu avait été appelé sanctuaire et aussi saint des saints, et qu'il avait été séparé de la partie extérieure du Tabernacle par un Voile. Que la Tente conjointement avec le Parvis ait représenté les trois deux, on peut aussi le voir en ce que toutes les choses qui avaient été instituées chez les fils d'Israël étaient des représentatifs des choses célestes, car l'Église elle-même était une Église représentative, ainsi le Tabernacle était principalement avec l'Autel la chose la plus sainte du culte, car le culte était accompli sur l'Autel par les holocaustes et par les sacrifices, et dans le Tabernacle pur les parfums et par les lampes qui y étaient allumées chaque jour, et par les pains qui aussi chaque jour étaient rangés sur la table; toutes ces choses représentaient tout le culte dans le Ciel et dans l'Église, et la Tente elle-même avec l'Arche représentait les Cieux eux-mêmes ; de là venait que ce Tabernacle était appelé l'Habitacle de Jéhovah Dieu, comme est appelé le Ciel même : que les Cieux aient été représentés par le Tabernacle, on peut encore le voir en ce que sa forme a été montrée à Moïse par le Seigneur sur la Montagne de Sinaï, et que ce qui est montré en forme par le Seigneur représente ou le Ciel ou des choses qui appartiennent au Ciel; que la forme du Tabernacle ait été montrée à Moïse sur la Montagne de Sinaï, on le voit par ces paroles qui ont été dites à Moïse : « Qu'ils Me fassent un sanctuaire, pour que j'habite au milieu d'eux, selon tout ce que je t'ai montré, la forme de l'Habitacle; » et plus loin : « Vois et fais-(les) en leur forme, qui t'a été montrée dans la montagne. » — Exod. XXV. 8, 9, 40; — c'est de là qu'il est dit « sanctuaire, » et qu'il est dit « pour que j'habite au milieu d'eux. » Quant à ce qui concerne spécialement la signification de l'Arche, da Propitiatoire sur l'Arche, et des Chérubins sur le Propitiatoire ; puis, celle de la-bordure d'or autour de l'Arche, des quatre anneaux pour les barres, du Voile, des agrafes, et des autres choses contenues dans ce passage, on le voit expliqué dans les arcanes célestes, depuis le N° 9456 jusqu'au N° 9577, La sainteté même de tout le Tabernacle venait du Témoignage, c'est-à-dire, des deux Tables de pierres, sur lesquelles avait été inscrite la Loi ; et cela, parce que la Loi signifiait le Seigneur quant au Divin Vrai, et par suite quant à la Parole, car la Parole est le Divin Vrai : que le Seigneur soit la Parole, on le voit dans Jean, où il est dit : « La Parole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! et la Parole chair a été faite, et elle a habité parmi nous.» — I. 1, 2, 14. —Que la Loi, qui est appelée et le Témoignage et l'Alliance, ait été mise dans l'Arche, et pareillement le Livre écrit par Moïse, on le voit par ces paroles : « Tu mettras dans l'Arche le Témoignage que je te donnerai. » — Exod. XXV. 16. XL. 20. — a Je mis les tables de la Loi dans l'Arche que j'avais faite, afin qu'elles y fussent, comme me l'avait commandé Jéhovah.»— Deutér. X. 5. — Et au sujet du Livre de la Loi écrit par Moïse : « Quand Moïse eut achevé d'écrire les paroles de cette Loi dans un Livre jusqu'à ce qu'il les eut complétées, Moïse commanda aux Lévites, qui portaient l'Arche, de prendre le Livre de la Loi, et de le placer à côté de l'Arche de l'alliance, afin qu'il soit là pour témoin. » —- Deutér. XXXI. 24, 25, 26; — d'où il est évident qu'au dedans de l'Arche il n'y avait que les deux tables de pierres sur lesquelles avait été inscrite la Loi, et qu'à côté de l'Arche était le Livre de Moïse. Que dans l'Arche il n'y ait eu que les deux Tables de l'alliance, on le voit par le Livre I des Rois : » Il n'y avait dans l'Arche que les deux Tables de pierres qu'y avait mises Moïse en Choreb, l'alliance que  traita Jéhovah avec les fils d'Israël. » — VIII. 9. — Que le Livre de Moïse, qui avait été placé à côté de l'Arche, ait dans la suite été ôté et conservé dans le Temple, on peut le voir en ce que «  Chilkiah le Grand Prêtre trouva le Livre de la Loi dans la Maison de Jéhovah, et le donna à Schaphan, qui le dit au Roi, et le lut devant le Roi. » — II Rois, XXII. 8 à 11. — Que par l'Arche ait été représenté le Seigneur quant au Divin Vrai, et ait par suite été signifié le Divin Vrai qui procède du Seigneur, par conséquent la Parole, on peut aussi le voir en ce que c'est de là que le Seigneur parlait avec Moïse, car il est dit : « Dans l'Arche, tu mettras le Témoignage, et je conviendrai avec toi là, et je parlerai avec toi d'entre les deux Chérubins qui (seront) sur l'Arche du Témoignage, en tout ce que je te commanderai pour les fils d'Israël. » — Exod. XXV. 2:1, 22; — et ailleurs : « Quand entra Moïse dans la Tente de convention pour parler avec Lui, il entendit une voix lui parlant de dessus le Propitiatoire, qui était sur l'Arche, d'entre les deux Chérubins; ainsi il lui parla. » — Nomb. VII. 89; — si le Seigneur parlait de là avec Moïse, c'est parce que la Loi y était, et que par cette Loi, dans le sens large, est signifié le Seigneur quant à la Parole, et le Seigneur parle d'après la Parole avec l'homme; s'il parlait de dessus le Propitiatoire d'entre les deux Chérubins, c'est parce que par le Propitiatoire il est signifié l'éloignement des faussetés qui proviennent des amours mauvais, et alors la réception et l'audition, et par les Chérubins la garde, afin qu'il ne soit approché que par le bien de l'amour. Puisque le Seigneur dans le Ciel et dans l'Église est le Divin Vrai ou la Parole, et que ce Vrai est entendu par la Loi renfermée dans l'Arche, et comme la présence du Seigneur est dans la Loi ou dans la Parole, c'est pour cela que, où était l'Arche, là était Jéhovah ou le Seigneur, ainsi qu'on peut le voir par ces paroles dans Moïse : « Moïse dit à Jéhovah : Je te prie, ne nous abandonne point, parce que tu connais comment nous devons camper dans le désert, de là tu seras pour nous des yeux; et il arrivera, lorsque tu iras avec nous, et que se fera ce bien avec lequel Jéhovah nous fera du bien, que nous Te ferons aussi du bien. Et ils partirent de la Montagne de Jéhovah une marche de trois jours, et l'Arche de l'alliance de Jéhovah partait devant eux une marche de trois jours, afin de chercher un repos pour eux; et la nuée de Jéhovah (était) sur eux pendant le jour, quand ils parlaient du camp. Quand partait l'Arche, Moïse disait : Lève-loi, Jéhovah, afin que soient dispersés tes ennemis, et que ceux qui te haïssent fuient de devant tes faces; et quand elle se reposait, il disait : Reviens, Jéhovah, myriades de milliers d'Israël. » — Nomb. X. 31 à 36. — D'après chaque particularité de ce passage, il est évident que Jéhovah ou le Seigneur y est entendu par l'Arche, à cause de sa présence dans la Loi qui était dans l'Arche, ainsi à cause de sa présence dans la Parole : parce que le Seigneur y est entendu par la Loi, et par conséquent par l'Arche, Moïse disait : « Lève-loi, Jéhovah, afin que soient dispersés tes ennemis, et que ceux qui te haïssent fuient de devant tes faces; » et quand elle se reposait, il disait : « Reviens, Jéhovah, myriades de milliers d'Israël :.» mais ces mêmes paroles enveloppent encore des choses plus intérieures, à savoir, que le Seigneur par son Divin Vrai conduit les hommes et les garde contre les faux' et les maux qui proviennent de l'enfer, principalement dans les tentations, qui sont spécialement signifiées par les marches des fils d'Israël dans le désert pendant quarante ans ; par « l'Arche de l'alliance de Jéhovah partait devant eux une marche de trois jours, afin de chercher un repos pour eux,» il est signifié qu'il les conduit continuellement par son Divin Vrai; par l'Arche de Jéhovah, il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai ; par partir une marche de trois jours, i) est entendu l'auspice et la conduite depuis le commencement jusqu'à la fin; et par la recherche du repos, il est signifié la salvation qui est la fin : mais la garde contre les faux et les maux qui proviennent de l'enfer, est signifiée par la nuée de Jéhovah sur eux pendant le jour; puis aussi, par les paroles de Moïse quand l'Arche partait : « Lève-toi, Jéhovah, afin que soient dispersés tes ennemis, et que ceux qui te haïssent fuient de devant tes faces; » la nuée de Jéhovah pendant le jour signifie aussi la garde par le Divin Vrai dans les derniers, telle qu'est la Parole dans le sens de la lettre, car le Seigneur par ce. vrai peut être approché même par les méchants, et il garde les intérieurs de la Parole, qui sont les célestes et les spirituels; que la nuée signifie ce vrai de la Parole, on le voit ci-dessus, N° 594 ; par les ennemis et par ceux qui haïssent sont signifiés les faux et les maux qui proviennent de l'enfer, les faux par les ennemis, et les maux par ceux qui haïssent, par conséquent aussi sont signifiés les enfers quant aux faux et aux maux ; les vrais d'après le bien, qui ont été implantés dans l'homme après les tentations, sont signifiés par « quand l'Arche se reposait, Moïse disait : Reviens, Jéhovah, myriades de milliers d'Israël; » le repos de l'Arche signifiait l'état après les tentations, quand les maux et les faux ont été éloignés; par revenir est signifiée la présence du Seigneur alors, car dans les tentations le Seigneur paraît comme absent et par myriades de milliers d'Israël sont signifiés lés vrais d'après le bien implantés, par lesquels existe l'Église; que les myriades se disent des vrais, et les milliers des biens, on le voit ci-dessus, N° 336. Des choses semblables sont signifiées par ces paroles, dans David : « Voici, nous avons entendu parler de Lui dans Ephratah, nous L'avons trouvé dans les champs de la forêt; nous entrerons en ses Habitacles, nous nous prosternerons devant le marchepied de ses pieds. Lève-toi, Jéhovah, pour ton repos, Toi, et l'Arche de ta force : que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints soient dans la jubilation. » — Ps. CXXX11. 6, 7, 8, 9; — dans ce Psaume, il s'agit manifestement du Seigneur, qui là aussi est entendu par David, comme on peut le voir en ce qu'il est dit « nous L'avons trouvé en Éphratah, et dans les champs de la forêt; » puis aussi, en ce qu'ils se sont prosternés devant le marchepied de ses pieds; Éphratah est Bethlehem où le Seigneur est né, et par Éphratah est signifiée la Parole quant à son sens naturel, et par Bethlehem la Parole quant à son sens spirituel, et le Seigneur a voulu y naître parce qu'il est la Parole; par les champs de.la forêt sont signifiées les choses qui appartiennent au sens naturel de la Parole, ainsi celles qui sont du sens de la lettre; le sens spirituel de la Parole est aussi signifié par «ses Habitacles, » et par suite aussi le Ciel, parce que le Ciel est dans ce sens; et par le marchepied de ses pieds, devant lequel ils se prosterneront, il est signifié le sens naturel de la Parole, et par suite aussi l'Église dans les terres, parce que celle-ci est dans ce sens; que le marchepied des pieds du Seigneur soit l'Église dans les terres, on le voit ci-dessus, N° 606; par le repos, pour lequel doit se lever Jéhovah, il est signifié l'union du Divin et de l'Humain dans le Seigneur, et la conjonction du Seigneur avec le Ciel et l'Église; et comme il y a eu repos et paix pour le Seigneur, et aussi pour ceux qui sont dans le Ciel et dans l'Église, quand il a eu subjugué les Enfers, et disposé toutes choses en ordre dans les enfers et dans les Cieux, il est dit « Lève-toi, Toi, et l'Arche de ta force; » par Toi, il est entendu le Seigneur Lui-Même, et par l'Arche de ta force, le Divin Vrai procédant de Lui, car par ce vrai le Seigneur a la Divine Puissance ; par les prêtres qui seront revêtus de justice, et par les saints qui seront dans la jubilation, sont signifiées les mêmes choses que par les milliers et les myriades d'Israël; par les prêtres ceux qui sont dans le bien, et par les saints ceux qui sont dans les-vrais, ainsi abstractivement les biens et les vrais du Ciel et de l'Église; que par les prêtres, dans le sens abstrait, soient signifiés les biens de l'Église, on le voit ci-dessus, N° 31, f.; et par les saints, dans ce sens, les vrais de l'Église, ci-dessus aussi, Nos 204, 328; voir plusieurs choses de ce Psaume expliquées ci-dessus, N° 684. Comme l'Arche, d'après la Loi qui était en elle, signifiait le Seigneur quant au Divin Vrai, et que le Seigneur a la Toute-puissance d'après le Divin Bien par le Divin Vrai, de là vient que par l'Arche il a été fait des miracles; par exemple, par elle, les eaux du Jourdain ont été fendues pour livrer un passage à sec aux (ils d'Israël; la muraille de la ville de Jéricho s'est affaissée; Dagon, le dieu des Aschdodéens, est tombé devant elle; les Aschdodéens, les Gittites, les Ékronites, les Beihschémites, ont été frappés de plaies à cause d'elle; Uzzah, parce qu'il la toucha, mourut; Obed-Ëdom, dans la maison duquel elle fut introduite, fut béni; et comme ces Historiques enveloppent des Arcanes qui ne sont ouverts que par leur sens spirituel, je vais aussi les expliquer, afin qu'on sache ce que l'Arche signifie dans le sens strict et dans le sens large. premier miracle : Les eaux du Jourdain fendues pour livrer un passage à sec aux Fils d'Israël; dans .Josué : « Joschua et tous les fils d'Israël arrivèrent au Jourdain, et au bout de trois jours Joschua fit ce commandement, disant : Quand vous verrez l'Arche de l'alliance de Jéhovah, et les prêtres Lévites la portant, vous aussi vous partirez de votre lieu, et vous irez après elle; mais un espace il y aura entre vous et elle d'environ deux mille coudées; vous n'en approcherez point. Et les Prêtres enlevèrent l'Arche de l'alliance, et allèrent devant le peuple; et Joschua dit : Quand vous serez arrivés jusqu'au bord des eaux du Jourdain, dans le Jourdain vous vous arrêterez. Et il dit au peuple : Voici, l'Arche de l'alliance du Seigneur de toute la terre passe devant vous dans le Jourdain; et prenez d'entre vous douze hommes des Tribus d'Israël; et quand les plantes des pieds des prêtre» qui portent l'Arche de Jéhovah Seigneur de toute la terre se reposeront dans les eaux du Jourdain, les eaux du Jourdain seront tranchées, et les eaux qui descendent d'en haut s'arrêteront en un monceau. Et quand les Prêtres arrivèrent au Jourdain, et que les pieds des prêtres qui portaient l'Arche furent trempés au bord des eaux, et le Jourdain était plein, comme il avait coutume d'être tous les jours de la moisson, les eaux qui descendaient d'en haut se tinrent en un monceau, en s'étendant beaucoup depuis la ville d'Adam; et celles qui descendaient vers la mer de la plaine, la mer de Sel, étant consumées, furent tranchées, de sorte que le peuple pouvait passer du côté de Jéricho.  Et les prêtres se tinrent à sec dans le milieu du Jourdain, et tout le peuple passa, à sec. Ensuite Jéhovah dit à Joschua : Prenez d'entre vous douze hommes, un homme par Tribu, et prenez du milieu du Jourdain, du lieu où les pieds des prêtres se sont arrêtés, douze pierres que vous emporterez avec vous, et que vous laisserez au lieu où vous passerez la nuit : ainsi firent les fils d'Israël, et ils prirent douze pierres du milieu du Jourdain selon le nombre des Tribus d'Israël, et ils les emportèrent au lieu où ils devaient passer la nuit. Alors, après que tout le peuple eut achevé de passer, l'Arche de Jéhovah passa avec les prêtres : et il arriva que, lorsque les prêtres montèrent et retirèrent les plantes de leurs pieds, les eaux du Jourdain revinrent à leur place. Et Joschua dressa à Gilgal les douze pierres qu'ils avaient prises du Jourdain. » — III. 1 à 17. IV. 1 à 20; — tous les Historiques de la Parole, de même que ses Prophétiques, contiennent un .sens spirituel, dans lequel il s'agit, non pas des fils d'Israël, ni des nations et des peuples, pais de l'Église, et de son instauration et de sa progression, car c'est là le spirituel de la Parole, et l'Historique .est le naturel qui contient le spirituel; de là aussi, tous les Miracles qui sont décrits dans la Parole, comme les Miracles faits en Egypte, et plus tard dans la terre de Canaan, enveloppent des choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église; par cela aussi, ces Miracles sont Divins. Par ce Miracle est signifiée l'introduction des fidèles dans l'Église, et au moyen de l'Église dans le Ciel; là, par les fils d'Israël, dans le sens spirituel, sont entendus les fidèles qui, après avoir subi les tentations signifiées par leurs marches errantes dans le désert, sont introduits dans l'Église; en effet, par la terre de Canaan, dans laquelle les fils d'Israël ont été introduits, il est signifié l'Église, par le Jourdain la première entrée dans l'Église, et par les eaux du Jourdain les vrais qui introduisent, tels que sont les vrais du sens littéral de la Parole, car ce sont ces vrais qui d'abord introduisent; mais là, par le Jourdain et par ses eaux sont signifiés les faux du mal qui provenaient de l'enfer, et cela, parce que la terre de Canaan était alors remplie de nations idolâtres, par lesquelles sont signifiés les maux et les faux de tout genre qui constituent l'enfer; c'est même pour cela qu'elles devaient être chassées, afin que le lieu fût donné à l'Église qui allait être instaurée; et comme les eaux du Jourdain signifiaient alors les faux du mal, voilà pourquoi elles furent tranchées et repoussées pour donner passage aux fils d'Israël par qui l'Église serait représentée. Maintenant, comme le Seigneur Seul repousse et dissipe les faux du mal qui viennent de l'enfer, et introduit par ses Divins Vrais les fidèles dans l'Église et dans le Ciel, et que par l'Arche et par la Loi qu'elle renfermait était représenté le Seigneur quant au Divin Vrai, c'est pour cela qu'il fut ordonné que l'Arche irait devant le peuple, et par conséquent le conduirait; c'est pourquoi, il arriva que, dès que les prêtres qui portaient l'Arche eurent trempé les pieds dans les eaux du Jourdain, ces eaux furent tranchées et descendirent, et le peuple passa à sec; et que, dès que le peuple fut passé, les eaux revinrent : mais alors ces mêmes eaux signifient les vrais qui introduisent; car le Jourdain était la première limite de la terre de Canaan, par laquelle, après que les fils d'Israël y furent entrés, était représentée l'Église, et par ce fleuve était représentée l'introduction dans l'Église. Comme les eaux du Jourdain signifiaient les vrais qui introduisent, c'est aussi pour cela qu'il fut ordonné qu'ils prendraient douze pierres du milieu du Jourdain, et qu'ils les emporteraient dans le premier lieu où ils passeraient la nuit, et cela, parce que les pierres signifient les vrais, et que douze pierres selon le nombre des Tribus d'Israël signifiaient les vrais de l'Église. Si Joschua a dressé ces pierres à Gilgal à l'orient de Jéricho, c'était parce que Gilgal signifiait la doctrine du vrai naturel servant d'introduction dans l'Église. D'après ce peu d'explications, on voit quelle chose du Ciel et de l'Église a été représentée par ce Miracle, et que l'Arche, en raison de la Loi qu'elle renfermait, a signifié le Seigneur quant au Divin Vrai ; c'est pourquoi, elle est aussi appelée l'Arche de l'alliance du Seigneur.de toute la terre, d'après la conjonction avec le Seigneur par le Divin Vrai, car par ce vrai existe la conjonction qui est signifiée par l'alliance, et c'est ce vrai qui fait le Ciel et l'Église, signifiés spécialement par toute la terre; bien plus, c'est par lui que toutes choses ont été faites et créées, selon les paroles du Seigneur dans Jean, — I. 1, 2, 3, 10, — et dans David, — Ps. XXXIII. 6; — là, par la Parole est entendu le Divin Vrai. Le second miracle, qui a été fait par l'Arche, c'est l'écroulement de la muraille de Jéricho; il est décrit ainsi dans Josué : « La ville de Jéricho était close; et Jéhovah dit à Joschua : J'ai livré en ta main Jéricho et son roi, et ses (hommes) vaillants; vous tous, les hommes de guerre, vous ferez le tour de la ville une fois chaque jour pendant six jours : et sept prêtres porteront sept trompettes de jubilation devant l'Arche : mais le septième jour vous ferez le tour de la ville sept fois, et les prêtres sonneront des trompettes, et alors le peuple criera d'un grand cri, el la muraille de ta ville tombera sous elle, et le peuple montera. Ensuite Joschua fit faire le premier jour le tour de la ville une fois, comme il avait été dit; après ce tour fait, ils revinrent dans le camp, et ils passèrent la nuit dans le camp; le lendemain pareillement, et les sept prêtres, qui portaient les sept trompettes de jubilation devant l'Arche de Jéhovah, marchaient, et en allant ils sonnaient des trompettes; devant eux l'homme de guerre marchait, et aussi l'arrière-garde marchait après l'Arche; ils allaient et sonnaient des trompettes; ils firent ainsi pendant six jours; et le septième ils firent le tour de la ville sept fois, et la septième fois le peuple poussa, un cri ; et lorsque l'entendit le peuple (de Jéricho), la muraille de la ville tomba sous elle; le peuple monta dans la ville,& t il voua à l'extermination toutes les choses qui étaient dans la ville, depuis le mâle jusqu'à la femelle, depuis l'en faut jusqu'au vieillard; et ils brûlèrent la ville et tout ce qui (était) dedans; seulement ils mirent l'argent et l'or, et les vases d'airain et de fer, dans te trésor de la maison de Jéhovah. Et Joschua jura, disant : Maudit (sera) devant Jéhovah l'homme gui se lèvera et bâtira cette ville; au prix de son premier-né il la fondera, el au prix de son plus petit il en posera les battants des portes. » — VI. 1 à 26; — nul ne peut connaître le Divin qui est dans ce Miracle, à moins de savoir ce qui, dans la terre de Canaan, était signifié par la ville de Jéricho qui fut brûlée; puis aussi, par sa muraille qui s'écroula; par les habitants qui furent voués à l'extermination; par l'or, l'argent, les vases d'airain et de fer, qui furent mis dans le trésor de la maison de Jéhovah ; par sonner des trompettes et pousser un cri, et parfaire le tour de la ville pendant six jours, et sept fois le septième jour : par la ville de Jéricho est signifiée l'instruction dans les connaissances du bien et du vrai, par lesquelles l'homme est introduit dans l'Église, car Jéricho était une ville non loin du Jourdain, fleuve par lequel est signifiée l'introduction dans l'Église, comme il a été dit ci-dessus; en effet, tous les lieux dans la terre de Canaan ont été significatifs des célestes et des spirituels qui appartiennent à l'Église, et cela, depuis les temps très-anciens; et comme les fils d'Israël devaient représenter l'Église, et que chez eux devait être écrite une Parole, dans laquelle ces lieux seraient nommés et signifieraient des choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église, c'est pour cela que les fils d'Israël y ont été introduits : le fleuve du Jourdain signifiait cette introduction, et Jéricho l'instruction ; et puisque- Jéricho signifiait l'instruction, elle signifiait aussi le bien de la vie, parce que personne ne peut être instruit dans les vrais de la doctrine, sinon celui qui est dans le bien de la vie : mais quand la terre de Canaan eut été possédée par des nations idolâtres, la signification des lieux et des villes dans cette terre fut changée dans le contraire, et par suite alors Jéricho signifiait la profanation du vrai et du bien : de là il suit que la ville elle-même signifiait la doctrine du faux et du mal, qui avait perverti les vrais et les biens de l'Église et les avait profanés ; que sa muraille signifiait les faux du mal qui défendent cette doctrine, et que les habitants signifiaient les profanes; et comme toute profanation vient de l'amour infernal après la reconnaissance du vrai et du bien, voilà pourquoi cette ville fut brûlée au feu, ses habitants furent voués à l'extermination, et sa muraille s'écroula, car le feu signifie l'amour internai, l'extermination une ruine complète, et l'écroulement de la muraille tout mal et tout faux mis à nu; par les prêtres qui sonnaient des trompettes était signifiée la prédication du Divin Vrai d'après le Divin Bien; par le cri et l'acclamation du peuple étaient signifiés le consentement et la confirmation ; par faire le tour de la ville, il était signifié faire la recherche du mal et du faux et les dissiper par l'influx du Divin Vrai procédant du Seigneur, influx qui était signifié par la marche de l'Arche autour de la ville; les prêtres au nombre de sept, et faisant le tour de la ville pendant sept jours, et sept fois le septième jour, signifiaient le saint et la prédication du Divin Vrai, car sept signifie le saint et dans le sens opposé le profane; c'est pourquoi, parce que le saint était d'un côté et le profane de l'autre, il y avait sept prêtres avec sept trompettes, et le tour de la ville fut fait sept fois. Si l'or, l'argent, les vases d'airain et de fer, furent mis dans le trésor de la maison de Jéhovah, c'était parce qu'ils signifiaient les connaissances du vrai et du bien spirituels et naturels, l'or et l'argent les connaissances du vrai et du bien spirituels, et les vases d'airain et de fer les connaissances du vrai et du bien naturels, lesquelles chez ceux qui profanent sont changés en des faux et des maux abominables; mais comme ce sont néanmoins des connaissances, quoiqu'elles soient appliquées aux maux, elles servent à l'usage chez les bons par une application aux biens, c'est pourquoi ces choses ont été mises dans le trésor de la maison de Jéhovah; c'est là aussi ce qui est entendu par les mines qui seraient ôtées aux méchants et données aux bons, et par l'injuste Mammon, comme aussi par l'or, l'argent et les vêtements que les fils d'Israël enlevèrent aux Égyptiens, et employèrent ensuite pour le Tabernacle, et par l'or et l'argent que David amassa par les dépouilles des ennemis, et qu'il laissa à Salomon pour bâtir le Temple. Par « maudit sera l'homme qui rebâtira Jéricho; au prix de son premier-né il la fondera, et au prix de son plus petit il en posera les battants des portes, » était signifiée la profanation du Divin Vrai depuis son premier jusqu'à son dernier, si l'instruction dans ce vrai était représentée ailleurs que dans Jérusalem, par laquelle devait être signifiée l'Église quant à la doctrine du vrai et du bien, et quant à l'instruction d'après la Parole; que cette profanation ait été faite sous le Roi Achab par Chiel le Béthélite, on le lit dans le Livre I des Rois, Chap. XVI. 34; il est dit de ce Roi, qu'il fit le mal aux yeux de Jéhovah plus que tous les Rois d'Israël, Vers. 30 j 33, du même Chapitre. D'après ce Miracle fait par l'Arche, on peut encore voir que par elle, à cause de h Loi qu'elle renfermait, a été représenté le Seigneur quant au Divin Vrai, et qu'ainsi par elle a été signifié le Divin Vrai procédant du Seigneur. Le troisième miracle, à savoir, que Dagon, dieu des Aschdodéens, tomba devant l'Arche, et que les Aschdodéens, les Citâtes, les Ekronites et les Rethschémites furent frappés de plaies à cause de l'Arche, est décrit ainsi dans le Livre I de Samuel : « Israël sortit contre les Philistins pour la guerre, et fut frappé Israël devant les Philistins jusqu'à quatre mille hommes; c'est pourquoi (es anciens dirent : Prenons vers nous de Schiloh l'Arche de l'alliance de Jéhovah, et qu'elle vienne au milieu de nous, et nous délivre de la main de nos ennemis: et on apporta l'Arche de l'alliance de Jéhovah Sébaoth assis sur les Chérubins; et avec l'Arche (étaient) les deux fils d'Éli. Et il arriva que, quand vint l'Arche au camp, tout Israël s'écria avec acclamation grande. Les Philistins l'entendirent, et connurent que l'Arche de Jéhovah était venue au camp, et ils craignirent pour eux, disant : Un Dieu est venu au camp; malheur à nous! qui nous délivrera de la main de ces dieux magnifiques, ces dieux qui ont frappé les Égyptiens de toute plaie? mais vous, montrez-vous forts, et soyez des hommes, Philistins! de  peur que vous ne soyez asservis aux Hébreux. Et les Philistins combattirent, et fut frappé Israël d'une défaite grande jusqu'à trente mille hommes de pied, et l'Arche de Dieu fut prise, et les deux fils d'Eli moururent. Et les Philistins prirent l'Arche, et {'emmenèrent à Aschdod, dans le temple de Dagon, et la placèrent auprès de Dagon. Quand le matin se levèrent les Aschdodéens, voici, Dagon était étendu sur ses faces à terre devant l'Arche de Jéhovah, et ils replacèrent Dagon; mais quand le malin ils se levèrent, Dagon était étendu sur ses faces à terre devant l'Arche, et en même temps la tête de Dagon et ses deux mains étaient coupées sur le seuil. Et s'appesantit la main de Jéhovah sur les Aschdodéens, et il les frappa d'hémorrhoides, Aschdod et ses confins : alors les Aschdodéens dirent : L'Arche de Jéhovah ne demeurera point" chez nous; c'est pourquoi les: satrapes des Philistins dirent : Qu'à Gath soit transportée l'Arche du Dieu d'Israël; et ils la transportèrent à Gath: mais la main de Jéhovah fut sur la ville, et il frappa les hommes de la ville depuis le plus petit jusqu'au plus grand, et éclatèrent chez eux des hémorrhoides. Ils envoyèrent donc l'Arche de Dieu à Ékron, mais les Ekronites s'écrièrent qu'elle les tuait; et les hommes qui ne moururent point furent frappés d'hémorrhoïdes; c'est pourquoi les satrapes dirent : Qu'on renvoie l'Arche en son lieu. L'Arche de Jéhovah étant restée dans le champ des Philistins sept mois, les Philistins appelèrent les prêtres et. les devins, en disant: Que ferons-nous de l'Arche de Jéhovah? Comment la renverrons-nous en son lieu? Et ils dirent : Ne la renvoyez point à vide, mais remettez-lui ablation pour le délit, alors tous serez guéris; à savoir, selon le nombre des satrapes des Philistins, cinq hémorrhoide d'or et cinq rats d'or, parce qu'une même plaie (est) sur tous, et sur vos satrapes; vous ferez des images de vos hémorrho'ides, et des images de vos rats gui ont ravagé la terre; et faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent, sur lesquelles n'ait point monté de joug, et attelez les vaches au chariot, et emmenez leurs fils à la maison, et placez l'Arche de Jéhovah sur le chariot, et mettez les objets d'or dans un coffret à son côté; et voyez si le chemin de sa frontière elle monte, vers Bethschêmesch: et ils firent ainsi. Alors tout droit s'avancèrent les vaches dans le chemin, sur le chemin de Bethschêmesch, dans un même sentier, et elles beuglaient; et les satrapes des Philistins allaient après elles. Et vint le chariot dans le champ de Jehoschua le Bethschémite, et il s'arrêta là, et il y avait là une pierre grande. Alors ils dépecèrent les bois du chariot, et les vaches ils offrirent en holocauste à Jéhovah. Et les Lévites déposèrent l'Arche de Jéhovah, et le coffret dans lequel étaient les objets d'or, sur cette pierre grande; et les hommes de Bethschêmesch offrirent des holocaustes et sacrifièrent des sacrifices à Jéhovah. Mais furent frappés des Bethschémites (et du peuple), parce qu'ils avaient vu l'Arche de Jéhovah, jusqu'à cinquante mille soixante-dix hommes. Mais les hommes de Kiriathjearim firent monter l'Arche de Jéhovah, et l'introduisirent dans la maison d'Abinadib en Gibeah, et elle demeura là vingt ans. Alors Samuel dit : Si de tout cœur vous retournez à Jéhovah, éloignez les dieux de l'étranger et Astharoth; et préparez votre cœur à l'égard de Jéhovah, et nt servez que Lui Seul, alors il vous délivrera de la main des Philistins. » — IV. 1 à H. V. 1 à 12. VI. 1 à 21. VII. 1, 2, 3; — ce qui est signifié par l'Arche que les Philistins prirent; par les Philistins qui furent frappés d'hémorrhoïdes dans Aschdod, dans Gath et dans Ékron, à cause de l'Arche; par les rats qui ravagèrent leur terre ; et par tant d'hommes qui moururent là et dans Bethschêmesch, personne ne peut le savoir, à moins qu'on ne sache ce qu'ont représenté et par suite signifié les Philistins, et spécialement les Aschdodéens, les Gittites, les Ëkronites et les Bethschémites; puis aussi, ce que signifient les hémorrhoïdes, les rats, et leurs images d'or, le chariot neuf et les vaches qui allaitent; que ce soient là des représentatifs de choses qui appartiennent à l'Église, cela est évident; car autrement, pourquoi les Philistins auraient-ils été frappés de semblables plaies, et pourquoi l'Arche aurait-elle été ramenée de cette manière? Les Philistins ont représenté et par suite signifié ceux qui considèrent comme rien le bien de l'amour et de la charité, et par suite comme rien le bien de la vie, en plaçant le tout de la religion dans la science et dans la connaissance; par là, ils étaient semblables à ceux qui, aujourd'hui, considèrent la foi seule, c'est-à-dire, la foi séparée d'avec la charité, comme l'essentiel de l'Église et l'essentiel du salut ; de là vient qu'ils étaient appelés incirconcis, car l'incirconcis signifie celui qui manque d'amour spirituel, par conséquent de bien ; et comme ils ressemblaient à ceux-là au dedans de l'Église, c'est pour cela qu'ils étaient absolument naturels, et non pas spirituels, car celui qui considère comme rien le bien de la charité et de la vie, celui-là devient absolument naturel, et même sensuel, et n'aime que les choses mondaines, et il ne peut comprendre spirituellement aucun vrai; les vrais qu'il saisit naturellement, ou il les falsifie, ou il les corrompt; ceux qui sont tels sont entendus dans la Parole par les Philistins; d'après cela, on peut voir d'où vient que les Philistins ont combattu tant de fois contre les fils d'Israël, et que la victoire était tantôt pour les Philistins, et tantôt pour les fils d'Israël : les Philistins étaient vainqueurs quand les fils d'Israël s'écartaient des statuts et des préceptes en ne les observant pas, et les fils d'Israël étaient vainqueurs quand ils y conformaient leur vie; vivre selon les préceptes et les statuts était pour eux le bien de l'amour et le bien de la vie. Si dans cette circonstance les fils d'Israël ont été vaincus par les Philistins, ce fut parce qu'ils s'étaient retirés du culte de Jéhovah pour le culte d'autres dieux, et principalement pour le culte d'Astharoth, comme on peut !e voir par les paroles que Samuel leur adressa, — 1 Sam. VII. 3; — ce fut même pourvue raison que l'Arche avait alors été prise par les Philistins. Lorsqu'on sait que les Philistins ont représenté et par suite signifié ceux qui considèrent comme rien le bien de l'amour, de la charité et de la vie, on peut savoir pourquoi à cause de l'Arche ils furent frappés d'hémorrhoïdes et en moururent, et pourquoi des rats ravagèrent leur terre; en effet, les hémorrhoïdes signifient le vrai corrompu par le mal de la vie, tel qu'il est chez ceux qui sont sans le bien, car le sang signifie le vrai, et la sanie des hémorrhoïdes le vrai corrompu, et la partie postérieure où sont les hémorrhoïdes signifie l'amour naturel, lequel, chez ceux qui ne sont pas spirituels, est l'amour du monde; et les rats signifient les faux de l'homme sensuel qui dévorent et consument toutes les choses de l'Église^de même que les rats dévorent et consument les champs et les moissons, et aussi les légumes sous terre : ces plaies ont été sur eux, parce qu'ils étaient tels; car ceux qui sont sans le bien corrompent les vrais, et dévastent aussi toutes les choses de l'Église. Que cela ait eu lieu à cause de l'Arche, c'est parce que l'Arche signifiait le Divin Vrai qui procède du Seigneur, et que ce vrai n'existe réel que chez ceux qui sont dans le bien de l'amour et par suite dans le bien de la vie; et quand le Divin Vrai influe chez ceux qui ne sont point dans le bien, il produit des effets qui correspondent aux faux de leur doctrine aux maux de leur vie, de même qu'il arrive dans le Monde spirituel quand le Divin Vrai influe chez ceux qui sont tels, alors la corruption du vrai et la dévastation du bien se présentent sous une ressemblance d'hémorrhoïdes et de rats. Si Dagon, dieu des Aschdodéens, par le voisinage et la présence de l'Arche, fut renversé à terre, et si ensuite sa tête et ses mains furent jetées sur le seuil de son temple, c'est parce que Dagon signifiait leur religiosité ; et comme elle était sans le bien spirituel, elle était aussi sans aucune intelligence et sans aucune puissance, car la tête signifie l'intelligence, et les mains signifient la puissance: semblable chose arrive aussi dans le Monde spirituel quand le Divin Vrai influe du Ciel chez ceux qui sont tels, car alors ils apparaissent comme s'ils étaient sans tête et sans mains, parce qu'ils sont sans intelligence et sans puissance. Si d'après l'avis des prêtres et des devins ils ont fait des images d'or d'hémorrhoïdes et de rats, et les ont placées au côté de l'Arche sur un chariot neuf, auquel ils attelèrent deux vaches qui allaitaient et qui n'avaient  pas encore porté le joug, c'est parce que l'or signifie le bien de l'amour qui guérit et purifie des faux et des maux signifiés par les hémorrhoïdes et par les rats, et parce que le chariot signifie la doctrine du vrai naturel, et le chariot neuf cette doctrine pure non souillée par les faux de leur mal, et la vache qui allaitait, sur laquelle n'avait pas encore été le joug, le bien naturel non encore corrompu par les faux, car porter le joug signifie servir, ici servir aux faux qui corrompent le bien; et comme ces choses concordaient avec le Divin Vrai qui était signifié par l'Arche, c'est pour cela qu'ils employèrent et appliquèrent ces représentatifs, et qu'ensuite les Lévites offrirent ces choses en holocauste, et brûlèrent l'holocauste avec le bois du chariot. Si l'Arche a été déposée avec les dons sur une Pierre grande, près de laquelle s'arrêtèrent les vaches, c'est parce que la Pierre signifie le Divin Vrai dans le dernier de l'ordre. Si les prêtres et les devins des Philistins ont conseillé d'agir ainsi, c'est parce que la science des correspondances et des représentations était une science commune dans ce temps-là, car elle était leur Théologie, connue des prêtres et des devins qui étaient leurs sages; mais comme la plupart alors étaient devenus entièrement naturels, ils considéraient ces choses d'une manière idolâtrique en cultivant les externes, et en ne pensant point aux internes qui étaient représentés. D'après cela, on peut voir ce que signifient en série toutes ces choses qui ont été rapportées ci-dessus d'après le Livre de Samuel, et que l'Arche, à cause de la Loi qu'elle renfermait, signifie le Divin Vrai procédant du Seigneur quatrièmement. De deux Miracles faits par l'Arche, à savoir, qu'Uzzah mourut, et qu'Obed-Édom fut béni; il en est parlé ainsi dans le Livre II de Samuel : « David se leva et s'en alla, et tout le peuple qui (était) avec lui, de Baaleh de Juda, pour faire monter de là l'Arche de Dieu, dont est invoqué le Nom, le Nom de Jéhovah Sébaoth assis entre les Chérubins sur elle; et ils firent charrier l'Arche de Dieu sur un chariot neuf, et ils t'emmenèrent de la maison d'Abinadad, qui (est) en Gibeah; et Uzzah et Achaïo, fils d'Abinadab, conduisaient le chariot. Et Dana et toute la maison d'Israël jouaient devant Jéhovah de toute sorte (d'instruments) de bois de sapin, et des harpes, et avec des nablions, et avec des tambourins, et avec des sistres, et avec des cymbales. Et quand ils furent venus à l'aire de Nachon, Uzzah porta (sa main) à l'Arche, et la retint, parce que avaient glissé les bœufs : et s'embrasa la colère de Jéhovah contre Uzzah, et Dieu le, frappa à cause de la faute, de sorte qu'il mourut là près de l'Arche de Dieu; et affligé fut David au sujet d'Uzzah, et David craignit Jéhovah en ce jour-là, et il dit : Comment l'Arche de Jéhovah viendrait-elle chez moi? Et David ne voulut point retirer chez lui l'Arche de Jéhovah, dans la ville de David, mais il la détourna dans la maison d'Obed-Édom le Giltite. Et l'Arche de Jéliovah demeura dans sa maison trois mois, et Jéhovah bénit Obed-Édom et toute sa maison; et cela fut annoncé au Roi David; et David alla et fit monter l'Arche de Dieu de la maison d'Obed-Édom dans la ville de David avec joie. Et quand ceux qui portaient l'Arche de Jéhovah se furent avancés de six pas, il sacrifia un bœuf et une bête grasse; et David sautait devant Jéhovah de toutes ses forces, ceint d'un Ephod de lin. Et David et toute la maison d'Israël firent monter l'Arche de Jéhovah avec cris de joie et avec son de trompette; et ils introduisirent l'Arche de Jéhovah dans la ville de David, (qui est Sion), et ils l'établirent en son lieu, au dedans de la Tente que lui avait tendue David. » —VI. 1 à 17; —ces Historiques, dans le sens interne ou spirituel, enveloppent plusieurs choses qui ne peuvent pas se présenter à la vue dans le sens de la lettre, qui est le sens historique; par exemple, quelle chose est enveloppée en ce que l'Arche fut conduite de la maison d'Abinadab dans la maison d'Obed-Ëdom, et enfin dans la ville de David, qui est Sion; puis, en ce que, pendant qu'elle était conduite, ils se divertirent et jouèrent de toute sorte d'instruments de musique, et que David lui-même sautait; puis, en ce que l'Arche fut conduite sur un chariot neuf, auquel avaient été attelés des bœufs; comme aussi, en ce que Uzzah, fils d'Abinadab, mourut, et qu'Obed-Ëdom avec sa maison fut béni; tous ces faits, quoique historiques, renferment dans leur sein des choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église, comme l'Arche elle-même, qui, à cause de la Loi contenue en elle, représentait le Seigneur quant au Divin Vrai; c'est pourquoi, elle est appelée « l'Arche de Dieu, dont est invoqué le Nom, le Nom de Jéhovah Sébaoth assis entre les Chérubins. » Or, si l'Arche fut conduite de la maison d'Abinadab d'abord dans la maison d'Obed-Édom, et enfin dans la ville de David, qui est Sion, cela enveloppe des arcanes qu'on ne peut connaître, à moins qu'on ne sache ce que signifiait Gibeah et là Baaleh de Ju-da, où était Abinadab, et ce que signifiait Gath, où était Obed-Édoia, et enfin ce que signifiait Sion, où était David; toutes les contrées, avec leurs villes dans la terre de Canaan, étaient représentatives, de même que dans le Monde spirituel pour les régions de ce monde et pouf leurs villes; dans chaque région et aussi dans chaque, ville, dans le Monde spirituel, à l'orient et à l'occident habitent ceux qui sont dans le bien de l'amour, à l'orient ceux qui sont dans un bien clair de l'amour, et à l'occident ceux qui sont dans un bien obscur de l'amour; au midi et au septentrion habitent ceux qui sont dans la lumière du vrai, au midi ceux qui sont dans une lumière claire du vrai, et au septentrion ceux qui sont dans une lumière obscure du vrai; pareillement dans la « terre de Canaan, dans ses contrées, et dans les villes des contrées; ces contrées respectivement aux plages correspondaient aux régions dans le Monde spirituel et aux villes de ces régions, mais avec cette différence, que les hommes dans les terres ne peuvent pas, quant au bien de l'amour et quant à la lumière du vrai, être disposés en ordre dans leurs plages, de même que le sont les esprits et les Anges dans le Monde spirituel; c'est pourquoi, dans.la terre de Canaan et dans ses villes, les lieux eux-mêmes représentaient, et non les personnes; qu'il en ait été ainsi, on peut le voir par le partage de la terre de Canaan en des héritages qui échurent par sort aux Tribus selon la représentation de leur Église ; puis aussi, par Jérusalem et par Sion, en ce qu'elles représentaient l'Église elle-même, Jérusalem l'Église quant au vrai de la doctrine, et Sion l'Église quant au bien de l'amour; si donc on savait quelle chose de l'Église et du Ciel sigri-fiait Gibeah, efdans Gibeah Baaleh de Jnda où était Abinadab, et quelle chose de l'Église et du Ciel signifiait Gath où était Obed-Édom, on pourrait savoir ce que'signifiait l'Arche ramenée d'Abinadab à Obed-Édom, et enfin dans Sion; d'après la signification de ces villes, on peut voir que par la translation de l'Arche était représentée la progression de l'Église chez l'homme, de son dernier à son intime, comme d'un Ciel dans un autre jusqu'au suprême qui est le troisième Ciel; Baaleh de Juda, où était Abinadab, signifiait le dernier de l'Eglise, qui est appelé son naturel, car Gibeah, où était Baaleh de Juda, le représentait; Gath, où était Obed-Édom, qui par suite est appelé le Gitlite, signifiait le spirituel de l'Église, signification qu'elle revêtit après que les fils d'Israël eurent pris les villes-depuis Ékron jusqu'à Gath des Philistins, — I Sam. VII. 13, 14,15; — Sion, où était David, signifiait l'intime de l'Église, qui est appelé son céleste. D'après ces significations, il est évident que la translation de l'Arène signifiait la progression de l'Église chez l'homme, de son dernier à son intime; et cela, parce que ces progressions se font par le Divin Vrai qui a été signifié par l'Arche, car l'homme de l'Église s'avance du naturel au spirituel, et par le spirituel au céleste, le naturel est le bien de la vie, le spirituel est le bien de la charité à l'égard du prochain, et le céleste est le bien de l'amour envers le Seigneur, et cela continuellement d'après le Seigneur par son Divin Vrai ; dans une semblable progression sont les biens des trois Cieux, c'est aussi pour cela que l'ascension par les Cieux en leur ordre a été aussi représentée. Si, pendant qu'ils conduisaient l'Arche, ils se divertirent et jouèrent de- toute sorte d'instruments de musique, et si David sautait, cela représentait l'allégresse et la joie qui résultent de l'affection du vrai et du bien procédant du Seigneur par l'influx du Divin Vrai qui était signifié par l'Arche; les instruments mentionnés, dont ils jouèrent dans le premier trajet de la maison d'Abinadab à la maison d'Obed-Édom, représentaient l'allégresse du mental (animus) d'après l'affection naturelle et spirituelle du vrai; et la danse de David, puis les cris de joie et le son de la trompette représentaient la joie du cœur d'après l'affection du bien spirituel et céleste; que les harmonies des sons de musique viennent du Monde spirituel, et signifient les affections et leurs allégresses et leurs joies, on le voit ci-dessus, N°s 323, 326; et que Sion signifie le troisième Ciel, et par suite l'intime de l'Église, ou le voit auss



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