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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 696. 

 696.  Et à ceux qui craignent ton Nom, petits et grands, signifie et à tous ceux qui adorent le Seigneur, de quelque religion qu'ils soient : on le voit par la signification de craindre le Nom du Seigneur Dieu, en ce que c'est adorer le Seigneur, ainsi qu'il va être expliqué; et par la signification des petits et des grands, en ce que c'est de quelque religion qu'ils soient ; car par les petits sont entendus ceux qui connaissent peu les vrais et les biens de l'Église, et par les grands ceux qui les connaissent beaucoup, ainsi ceux qui adorent peu le Seigneur et ceux qui l'adorent beaucoup, car autant l'homme connaît les vrais de la foi et vit selon ces vrais, autant il adore le Seigneur; en effet, le culte vient, non pas de l'homme, mais des vrais d'après le bien qui sont chez l'homme, puisque ces vrais viennent du Seigneur, et qu'en eux est le Seigneur : si par «ceux qui craignent ton Nom, petits et grands, » il est entendu tous ceux qui adorent le Seigneur, de quelque religion qu'ils soient, c'est parce que peu auparavant sont nommés les serviteurs, prophètes et saints, par lesquels il est entendu tous ceux qui, au dedans de l'Église, sont dans les vrais de la doctrine et dans la vie selon ces vrais ; c'est pourquoi, par ceux qui craignent ton Nom, petits et grands, il est entendu tous ceux qui, hors de l'Église, sont dans le culte du Seigneur selon leur religion, car ils craignent aussi le nom de Dieu ceux qui adorent le Seigneur et vivent dans quelque foi et dans quelque charité selon leur religiosité; en effet, dans ce Verset, il s'agit du Jugement Dernier sur tous, tant méchants que bons, et le Jugement Dernier se fait, non-seulement sur tous ceux qui sont au dedans de l'Église, mais aussi sur tous ceux qui sont hors de l'Église, et alors sont sauvés tous ceux qui craignent Dieu, et vivent dans l'amour mutuel, dans la droiture du cœur et dans la sincérité d'après leur religiosité; car par l'intuition de la foi en Dieu, et par la vie de la charité, tous ceux-là sont, quant à l'âme, consociés aux Anges du Ciel, et par conséquent conjoints au Seigneur et sauvés; en effet, après la mort, chacun vient dans le Monde spirituel vers les siens, avec qui, lorsqu'il vivait dans le monde naturel, il était consocié quant à son esprit. Si les petits et les grands signifient moins et plus, à savoir, qui adorent le Seigneur, ainsi ceux qui sont peu dans les vrais d'après le bien et ceux qui y sont beaucoup, c'est parce que le sens spirituel de la Parole fait abstraction de tout rapport à la personne, car il regarde nûment la chose; et dans les mots petits et grands il y a un rapport a la personne, car il est entendu des hommes qui adorent Dieu; de là vient que, dans ce sens, au lieu de petits et de grands, il est entendu moins et davantage, ainsi ceux qui d'après les vrais réels et les biens réels adorent moins et ceux qui adorent davantage : c'est aussi la même chose que pour les serviteurs prophètes et saints, dont il a été parlé ci-dessus, par lesquels, dans le sens spirituel, il est entendu, non des prophètes ni des saints, mais en faisant abstraction des personnes les vrais de la doctrine et la vie selon ces vrais; quand ces choses sont entendues, sont aussi compris inclusivement tous ceux qui sont dans les vrais de la doctrine et dans la vie selon ces vrais, caf ces choses sont dans des sujets, lesquels sont des anges et des hommes ; mais penser alors seulement aux anges et aux hommes, cela est naturel, tandis que penser aux vrais de la doctrine et à la vie, qui constituent les anges et les hommes, cela est spirituel : par là, on peut voir comment le sens spirituel, dans lequel sont les Anges, se distingue du sens naturel dans lequel sont les hommes, à savoir, que dans chaque chose que les hommes pensent se trouve attaché quelque chose de la personne, de l'espace, du temps, et de la matière, mais que les Anges pensent aux choses, en faisant abstraction de ces accessoires : de là vient que les Anges ont un langage incompréhensible pour l'homme, parce que ce langage découle de l'intuition de la chose, et par conséquent de la sagesse, abstraction faite des choses qui sont les propres du Monde naturel, et qu'ainsi il est respectivement indéterminé quant à ces choses. Si par craindre ton Nom il est signifie adorer le Seigneur, c'est parce que par craindre il est signifié adorer, et par ton Nom le Seigneur; car dans le Verset précédent il est dit que les vingt-quatre Anciens rendirent grâces au Seigneur Dieu, qui est et qui était et qui vient; c'est pourquoi, par craindre ton Nom, il est signifié adorer le Seigneur : dans la Parole, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, il est dit le Nom de Jéhovah, le Nom du Seigneur, le Nom de Dieu, et le Nom de Jésus-Christ; et là, par le Nom sont entendues toutes les choses par lesquelles il est adoré, ainsi toutes les choses de l'amour et de la foi, et dans le sens suprême il est entendu le Seigneur Lui-Même, parce que, où est le Seigneur, là sont toutes les choses de l'amour et de la foi; que de telles choses soient entendues par. le Nom de Jéhovah, du Seigneur, de Dieu et de Jésus-Christ, on le voit ci-dessus, N°s 102, 135, 224 ; et cela aussi .est évident par ces paroles du Seigneur : « Si deux d'entre vous s'accordent en mon Nom sur la terre pour quelque chose que ce soit qu'ils demanderont, cela leur sera fait par mon Père qui est dans les cieux; car où sont deux ou trois assemblés en mon Nom, là je suis au milieu d'eux. » — Matth. XV11I. 19, 20; — là, par s'accorder au Nom du Seigneur, et être assemblé en son nom, il est entendu, non pas dans le nom seul, mais dans les choses qui appartiennent au Seigneur, c'est-à-dire, dans les vrais de la foi et dans les biens de l'amour, par lesquels il est adoré. Si craindre, quand il s'agit du Seigneur, signifie adorer et révérer, c'est parce que dans le culte et dans toutes les choses du culte, il y a une crainte sainte et vénérable, qui consiste en ce que l'objet du culte doit être honoré, et n'être blessé en aucune manière; car elle est comme celle des enfants envers les parents, des parents envers les enfants, des épouses envers les maris et des maris envers les épouses, et aussi des amis envers des amis, chez lesquels il y a crainte de blesser et aussi respect; cette crainte avec le respect est dans tout amour et dans tonte amitié, au point que sans une telle crainte et un tel respect l'amour et l'amitié sont comme un aliment non salé, qui est insipide : de là vient donc que craindre le Seigneur, c'est l'adorer d'après un tel amour. Il est dit que par craindre ton Nom il est signifié adorer le Seigneur, et cependant par ceux qui le craignent sont entendus ici tous ceux qui sont hors de l'Église, auxquels cependant le Seigneur est inconnu par cette raison qu'ils n'ont point la Parole; mais toujours est-il que parmi eux sont acceptés par le Seigneur tous ceux qui ont de Dieu l'idée de l'Humain, car Dieu sous une forme Humaine est le Seigneur : mais tous ceux, soit au dedans de l'Église, soit hors de l'Église, qui pensent à Dieu non comme Homme, ne sont point acceptés par le Seigneur, quand ils viennent dans leur vie spirituelle, ce qui arrive après leur sortie de ce Monde; car ceux-là n'ont sur Dieu aucune idée déterminée, mais ils en ont une idée indéterminée, ce qui est n'en avoir aucune, et s'ils en ont quelqu'une, elle est néanmoins dissipée; c'est la raison pour laquelle tous ceux qui viennent des terres dans le Monde spirituel sont d'abord examinés sur l'idée qu'ils ont eue de Dieu, et qu'ils portent avec eux; s'ils n'ont point eu une idée de Dieu comme Homme, ils sont envoyés dans les lieux d'instruction, et sont instruits que le Seigneur est le Dieu du Ciel et de la Terré, et que, quand on pense à Dieu, il faut penser au Seigneur, et qu'autrement il n'y aurait aucune conjonction avec Dieu, ni par suite aucune consociation avec les Anges ; alors tous ceux qui ont vécu la vie de la charité reçoivent l'instruction et adorent le Seigneur; mais tous ceux qui disent avoir été dans la foi, mais n'ont point été dans la vie de la foi, qui est la charité, ne reçoivent point l'instruction; c'est pourquoi ils sont séparés, et sont relégués dans des lieux au-dessous des Vieux, quelques-uns dans les enfers, d'autres dans la terre qui, dans la Parole, est appelée terre inférieure, où ils souffrent des choses dures; mais toujours est-il que les Gentils, pour qui les lois de la religion ont été les lois de la vie, reçoivent mieux que les Chrétiens la doctrine concernant le Seigneur, et cela vient principalement de ce qu'ils n'ont eu de Dieu d'autre idée que comme d'un Homme Divin. Ces choses ont été dites, afin qu'on sache pourquoi par craindre ton Nom il est entendu adorer le Seigneur. Dans un grand nombre de passages de la Parole, il est dit craindre Jéhovah Dieu, et par la il est entendu adorer, c'est pourquoi il sera dit en peu de mots quelle chose du culte est spécialement entendue par craindre Dieu : Tout culte de Jéhovah Dieu doit procéder du bien de l'amour par les vrais, le culte qui procède seulement du bien de l'amour n'est pas le culte, et le culte qui procède des vrais seuls sans le bien de l'amour n'est pas non plus le culte; il faut l'un et l'autre, car l'essentiel du culte est le bien de l'amour, mais le bien existe et est formé par les vrais, par suite tout culte doit être par les vrais d'après le bien : puisque cela est ainsi, voilà pourquoi dans la plupart des passages de la Parole où il est dit craindre Jéhovah Dieu, il est dit aussi garder et faire ses paroles et ses préceptes; là donc, par craindre, il est signifié le culte par les vrais, et par garder et faire, il est signifié le culte d'après le bien de l'amour, car faire appartient à la volonté, ainsi à l'amour et au bien, et craindre appartient à l'entendement, ainsi à la foi et au vrai, puisque tout vrai qui appartient à la foi appartient proprement à l'entendement, et que tout bien qui appartient à l'amour appartient proprement à la volonté; de là, on peut voir que la crainte de Jéhovah Dieu se dit du culte par les vrais de la doctrine, qui sont aussi appelés vrais de la foi; que cette chose du culte soit entendue par la crainte de Jéhovah Dieu, c'est parce que le Divin Vrai produit la crainte, car il condamne les méchants à l'enfer; mais il n'en est pas de même du Divin Bien, celui-ci ôte la damnation, en tant qu'il est reçu au moyen des vrais par l'homme et par l'Ange; par là, on peut voir qu'autant l'homme est dans le bien de l'amour, autant existe la crainte pour Dieu, et qu'autant l'homme est dans le bien de l'amour et par suite dans les vrais, c'est-à-dire, qu'autant il y a de bien dans ses vrais, autant la peur et la terreur s'évanouissent, et deviennent une crainte sainte avec respect; il suit de là que la crainte dans le culte est variée chez l'homme selon l'état de sa vie, et que la sainteté avec respect, laquelle est dans la crainte chez ceux qui sont dans le bien, est variée aussi selon la réception du bien par la volonté, et selon la réception du vrai par l'entendement, c'est-à-dire, selon la réception du bien par le cœur et selon la réception du vrai par l'âme. Mais les choses qui viennent d'être dites peuvent devenir plus évidentes d'après les passages suivants dans la Parole; dans Moïse: « Qu'est-ce que Jéhovah Dieu demande de toi, sinon que tu craignes Jéhovah ton Dieu, pour aller dans tous ses chemins, et pour l'aimer, et pour servir Jéhovah ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme? » — Deutér. X. 12, 20; —il est dit craindre Jéhovah Dieu, aller dans ses chemins, L'aimer et Le servir, et par toutes ces choses est décrit le culte par les vrais d'après le bien; le culte parles vrais est entendu par craindre Jéhovah Dieu et Le servir, et le culte d'après le bien, par aller dans ses chemins et L'aimer, c'est aussi pour cela qu'il est dit de tout cœur et de toute âme, le cœur signifie le bien de l'amour et de la charité, lequel appartient à la volonté, et l'âme signifie le vrai de la doctrine et de la foi, lequel appartient à l'entendement, car le cœur correspond au bien de l'amour, et dans l'homme à sa volonté, et l'âme correspond au vrai de la foi, et dans l'homme à son entendement; en effet, par l'âme il est entendu l'animation ou la respiration de l'homme, qui aussi est appelée son esprit. Que l'âme dans la Parole signifie la vie de la foi, et le cœur la vie de l'amour, on le voit dans les arcanes célestes, Nos 2930, 9050, 9281. Dans le Même : « Après Jéhovah votre Dieu vous irez, et Lui vous craindrez, en sorte que ses préceptes vous gardiez, et sa voix vous entendiez, et que Lui vous serviez et à Lui vous vous attachiez. » — Deutér. XIII. 5 ; — aller après Jéhovah Dieu, garder ses préceptes et s'attacher à Lui, signifie le bien de la vie, ainsi le bien de l'amour, d'où provient le culte; craindre Jéhovah Dieu, entendre sa voix- et Le servir, signifie les vrais de la doctrine, ainsi les .vrais de la foi, par lesquels existe le culte : comme tout culte du Seigneur doit être par les vrais d'après le bien, et non par les vrais sans le bien, ni par le bien sans les vrais, c'est pour cela que dans chacune des choses de la Parole il y a le mariage du bien et du vrai, comme dans les passages déjà rapportés, et aussi dans les suivants : sur le Mariage du bien et du vrai dans chacune des choses de la Parole, voir ci-dessus, Nos 238 f., 288, 660. Dans le Même : « Jéhovah ton Dieu tu craindras, Lui tu serviras, et à Lui tu t'attacheras, et en Son Nom tu jureras. » — Deutér. X. 20; — ici aussi, craindre Jéhovah et Le servir enveloppent les vrais du culte; s'attacher à Jéhovah Dieu et jurer en Son Nom enveloppent le bien du culte; car s'attacher est une expression du bien de l'amour, puisque celui qui aime s'attache ; pareillement jurer par le Nom de Jéhovah, car par là il confirme qu'il doit faire : si servir enveloppe les vrais du culte, c'est parce que par les serviteurs, dans la Parole, sont entendus ceux qui sont dans les vrais, et cela parce que les vrais servent le bien; voir ci-dessus, Nos 6, 409. Dans le Même : « Afin que tu craignes Jéhovah ton Dieu, pour garder tous ses statuts et ses préceptes; Jéhovah ton Dieu tu craindras, et Lui tu serviras, et en Son Nom tu jureras. Vous n'irez point après d'autres dieux. Jéhovah nous a commandé de faire tous ces statuts, pour craindre Jéhovah notre Dieu. » Deutér. VI. 2, 13, 14, 24 ; — le culte par les vrais d'après le bien, ou par la foi d'après l'amour, est aussi décrit ici de la même manière; par craindre Jéhovah Dieu et Le servir est entendu le culte par les vrais de la foi, et par garder et faire les statuts et les préceptes, et jurer par le Nom de Jéhovah, est entendu le culte d'après le bien de l'amour; car garder et faire les statuts et les préceptes est le bien de la vie, qui est le même que le bien de l'amour, car celui qui aime, celui-là vit; pareillement jurer par le Nom de Jéhovah, car jurer c'est confirmer par la vie : que craindre Jéhovah et Le servir, ce soit le culte selon les vrais de la doctrine, cela vient d'être dit : il y a, en effet, deux choses qui constituent le culte, à savoir, la doctrine et la vie, la doctrine sans la vie ne le constitue pas, ni la vie sans la doctrine. Pareillement dans les passages qui suivent; dans le Même : «Assemble le peuple afin qu'ils entendent, et afin qu'ils apprennent et qu'ils craignent Jéhovah votre Dieu, et qu'ils prennent garde à faire toutes les paroles de cette loi. » — Deutér. XXXI. 12. Dans le Même : « Si tu ne prends pas garde à faire toutes les paroles de cette loi, pour craindre ce Nom magnifique et vénérable, Jéhovah ton Dieu. » — Deutér. XXVIII. 58. — Dans le Même : « Le Roi écrira jour lui un exemplaire de cette loi, et il y lira tous les jours de sa vie, afin qu'il apprenne à craindre Jéhovah son Dieu, pour garder toutes les paroles de cette loi et ces statuts, pour les faire. « — Deutér. XVII. 19. — Dans le Même : « Tu garderas les préceptes de Jéhovah ton Dieu, en marchant dans ses chemins, et en Le craignant. » — Deutér. VI11. 6. — Et dans le Même : « Qui fera qu'ils aient un cœur pour Me craindre, et pour garder tous mes préceptes tous les jours? » — Deutér ». V. 26; — dans ces' passages, où il est dit craindre Jéhovah Dieu, il est aussi ajouté garder et faire les préceptes de la loi, puis aller dans Ses chemins; et cela, parce que, ainsi qu'il a été dit, tout culte interne spirituel de Dieu, consistant dans le bien de la vie, doit se faire selon les vrais de la doctrine, puisque ces vrais enseigneront; le culte selon les vrais de la doctrine est signifié par craindre Jéhovah, et le culte d'après le bien de la vie, par garder les préceptes et aller dans Ses chemins; aller dans les chemins dé Jéhovah, c'est vivre selon les vrais de la doctrine; et comme le culte selon les vrais de la doctrine est entendu par craindre Jéhovah, c'est pour cela qu'il est dit que d'après la loi il apprendra à craindre Jéhovah : mais il faut qu'on sache que la crainte de Jéhovah est le culte interne spirituel qui doit être dans le culte externe naturel; le culte interne spirituel est de penser et de comprendre les vrais, ainsi penser révérencieusement et saintement de Dieu, ce qui est le craindre, et le culte externe naturel est de les faire, ce qui est garder les préceptes et les paroles de la loi. Dans David : « Enseigne-moi, Jéhovah, ton chemin, afin que je marche dans la vérité, unis mon cœur à la crainte de ton Nom. » — Ps. LXXXVI. 11 ; — par enseigner le chemin, il est signifié enseigner le vrai selon lequel on doit vivre; c'est pourquoi il est dit « afin que je marche dans ta vérité; » par « unis mon cœur à la crainte de ton Nom, » il est signifié que le bien de l'amour doit être conjoint avec les vrais de la foi; le cœur signifie l'amour, et la crainte le saint de la foi, qui doivent être unis ou être ensemble dans le culte. Dans le Même : « Heureux quiconque craint Jéhovah, marchant dans ses chemins! » — Ps. CXXVIII. 1 ; — ici aussi, craindre Jéhovah, c'est penser révérencieusement et saintement de Dieu, et marcher dans ses chemins, c'est vivre selon les Divins Vrais, par l'un et l'autre se fait le culte; mais dans le culte externe qui est de vivre selon les Divins Vrais, doit être le culte interne qui est de craindre Jéhovah, c'est pourquoi il est dit que celui qui craint Jéhovah marche dans ses chemins. Dans le Même : « Heureux l'homme qui craint Jéhovah, qui dans ses préceptes se délecte beaucoup! » — Ps. CXII. 1; — pareillement, comme ci-dessus; car se délecter beaucoup des préceptes de-Jéhovah, c'est les aimer, ainsi les vouloir et les faire. Dans Jérémie : « Ils n'ont point eu de crainte, et ils n'ont point marché dans ma loi, ni dans mes statuts. » — XLIV 10; — ne point avoir de crainte, c'est ne point penser de Dieu d'après les vrais de la Parole, ainsi n'y point penser saintement et révérencieusement; ne point marcher dans la loi de Dieu, ni dans ses statuts, c'est ne point vivre selon eux ; les préceptes sont les lois du culte interne, les statuts sont les lois du culte externe. Dans Malachie : «Si père, Moi (je suis), où (est) mon honneur? Si Seigneur, Moi (je suis), où (est) la crainte de Moi? » — 1.6 ; — il est dit l'honneur et la crainte, parce que l'honneur se dit du culte d'après le bien, et que la crainte se dit du culte par les vrais ; que l'honneur se dise du bien, on le voit ci-dessus, Nos 288, 345; c'est pourquoi aussi l'honneur se dit du Père et la crainte se dit du Seigneur, car Jéhovah est dit Père d'après le Divin Bien, et Seigneur, là, d'après le Divin Vrai. Dans le Même : « Mon alliance arec Lévi a été de vie et de paix, que je lui ai données avec de la crainte, et il M'a craint. » — II. 5; — par Lévi, ici, il est entendu le Seigneur quant au Divin Humain ; par l'alliance de vie et de paix, il est signifié l'union de son Divin avec l'Humain, et par la crainte et par craindre, il est signifié le saint Vrai, avec lequel il y a l'union. Dans Ésaïe : « Sur lui reposera l'esprit de Jéhovah, esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de crainte de Jéhovah; de là, son parfum dans la crainte de Jéhovah. » — XI. 2, 3. — Ces choses aussi ont été dites du Seigneur, et par ces paroles est décrit le Divin Vrai, dans lequel et d'après lequel toute sagesse et toute intelligence existent; le Divin Vrai qui a été dans le Seigneur lorsqu'il était dans le Monde, et qui depuis la glorification dû son Humain procède de Lui, est entendu par l'Esprit de Jéhovah qui reposa sur Lui; par « esprit de sagesse et d'intelligence» et par « esprit de conseil et de force, » il est entendu que par suite il a la Divine sagesse et la Divine puissance;  par «esprit de science et de crainte de Jéhovah, » il est entendu que par suite il a la toute-science et la sainteté même dans le culte; et comme la crainte signifie le saint du culte d'après le Divin Vrai, c'est pour cela qu'il est ajouté « de là, son parfum dans la crainte de Jéhovah; » car offrir des parfums signifie le culte d'après le Divin spirituel, qui est le Divin Vrai; que ce soit là ce qui est signifié par offrir des parfums, on le voit ci-dessus, N°s 324, 491, 492, 494, 567; il est dit esprit de sagesse, d'intelligence, de science et de crainte; et par l'esprit il est entendu le Divin procédant; et par esprit de sagesse, le Divin céleste, qui est le Divin procédant reçu par les Anges du Ciel intime ou troisième Ciel; par esprit d'intelligence, le Divin spirituel, qui est le Divin procédant reçu par les Anges du Ciel moyen ou second Ciel; par esprit de science, le Divin naturel, qui est le Divin procédant reçu par les Anges du dernier Ciel ou premier Ciel; et par esprit de crainte de Jéhovah, tout saint du culte d'après ces Divins. Dans Jérémie : « Je leur donnerai un même cœur et un même chemin pour Me craindre tous les jours pour leur bien ; et je traiterai avec eux une alliance séculaire, et ma crainte je mettrai dans leur cœur, afin qu'ils ne se retirent point d'auprès de Moi. » — XXXII. 39, 40: — «je leur donnerai un même cœur et un même chemin pour Me craindre, » signifie une même volonté et un même entendement pour adorer le Seigneur, le cœur signifie le bien de la volonté, le chemin le vrai de l'entendement qui conduit, et la crainte le saint culte qui en procède; « je traiterai avec eux une alliance séculaire, et ma crainte je mettrai dans leur cœur, » signifie la conjonction par le bien de l'amour et par le vrai de ce bien dans le culte, l'alliance est la conjonction, la crainte dans le cœur est le saint du culte d'après le vrai dans le bien de l'amour; « afin qu'ils ne se retirent point d'auprès de Moi, » signifie à cause de la conjonction : comme la conjonction avec le Seigneur se fait par les vrais d'après le bien, et non par les vrais sans le bien, ni par le bien sans les vrais, c'est pour cela qu'.il est dit, là, l'un et l'autre. Dans David : « Maison d'Aharon, confiez-vous en Jéhovah; vous qui craignez Jéhovah, confiez-vous en Jéhovah. » — Ps. CXV. 10, II ; — par la maison d'Aharon sont signifiés tous ceux qui sont dans le bien de l'amour; et par ceux qui craignent Jéhovah sont signifiés tous ceux qui sont dans le vrai d'après ce bien. Dans l'Apocalypse : « L'Ange qui avait l'Evangile éternel dit : Craignez Dieu, et donnez-Lui gloire; adorez-Le. » — XIV. 7; — par craindre Dieu et Lui donner gloire, il est signifié rendre un culte au Seigneur d'après les saints vrais, et L'adorer signifie Lui rendre un culte d'après le bien de l'amour. Dans David : « Qu'ils craignent Jéhovah, toute la terre! Que de Lui aient crainte tous les habitants du globe! Voici, l'œil de Jéhovah sur ceux qui Le craignent, sur ceux qui s'attendent à sa miséricorde. » — Ps. XXXIII. 8, 18.— Dans le Même : « Le bon plaisir de Jéhovah est en ceux, qui Le craignent, qui s'attendent à sa miséricorde. ». — Ps. CXLVII. 11. — Comme la crainte de Jéhovah signifie la réception du Divin Vrai, et la Miséricorde la réception du Divin Rien, c'est pour cela qu'il est dît « l'œil et le bon plaisir de Jéhovah sur ceux qui Le craignent, qui s'attendent à sa Miséricorde. » Dans Ésaïe : « Un peuple puissant T'honorera, signifié par une ville de nations fortes Te craindra. » — XXV. 3 ; — ici aussi, le culte d'après le bien est honorer, car l'honneur se dit du bien de l'amour, et le culte d'après les vrais est signifié par craindre le Seigneur, comme il a été dit ci-dessus; un peuple puissant signifie les hommes de l'Église qui sont dans les vrais d'après le bien, car de là vient toute puissance; une ville de nations fortes signifie ceux qui sont dans les vrais de la doctrine, et par ces vrais dans le bien de l'amour; et comme de là vient toute puissance spirituelle, c'est pour cela qu'il est dit nations fortes; d'après ces paroles, il est encore bien évident que le mariage du bien et du vrai est dans chaque chose de la Parole, car honorer se dit du bien, et craindre se dit du vrai, l'un et l'autre dans le culte; le peuple se dit de ceux qui sont dans les vrais et par les vrais dans le bien, et les nations se disent de ceux qui sont dans le bien et d'après le bien dans les vrais; et comme, dans le Monde spirituel, toute puissance vient de là conjonction du bien et du vrai, c'est pour cela que le peuple est dit puissant, et que les nations sont dites fortes. Dans les passages suivants, la crainte de Jéhovah signifie aussi le culte dans lequel il y a la sainteté par les vrais; dans Ésaïe : « Le cœur de ce peuple s'est éloigné de Moi, et leur crainte à l'égard de Moi est devenue un commandement d'hommes enseigné. » —XXIX. 13. — Dans la Même : « Qui d'entre vous craint Jéhovah, écoute la voix de son serviteur ? Que celui qui marche dans les ténèbres, et pour qui il n'y a point de splendeur, se confie dans le Nom de Jéhovah, et s'appuie sur son Dieu. » — L. 10. — Dans Jérémie : « Elles entendront tout le bien que je vais leur faire, afin qu'elles craignent, et qu'elles soient émues à cause de tout le bien et de toute la paix que je vais lui faire. » — XXXIII. 9. —Dans David : « L'Ange de Jéhovah campe autour de ceux qui Le craignent, afin de les délivrer. Craignez Jéhovah, (vous), ses saints; car point de disette pour ceux qui Le craignent. » — Ps. XXXIV. 8, 10. — Dans le Même : « En eux point de changements, et ils ne craignent point Dieu. » — Ps. LV. 20. — Dans le Même : « Le commencement de la sagesse (est) la crainte Se Jéhovah; entendement bon chez tous ceux qui agissent ainsi. » — Ps. CXI. 10; — comme la crainte concerne le Divin Vrai d'où procède la sainteté dans le culte, et d'où procèdent la sagesse et l'intelligence, c'est pour cela qu'il est dit le commencement de la sagesse est la crainte de Jéhovah, entendement bon, c'est-à-dire, intelligence, chez tous ceux qui agissent ainsi. Dans le Même : « Ceux qui craignent Jéhovah Le loueront, toute semence de Jacob L'.honorera, et toute semence d'Israël Le craindra. » Ps. XXII. 24. — Dans Luc : « La Miséricorde de Dieu aux générations de générations pour ceux qui Le craignent. » — I. 50. —Que craindre Jéhovah Dieu enveloppe et par suite signifie avoir pour saint et révérer, par conséquent adorer saintement et révérencieusement, on peut aussi le voir par ces passages, dans Moïse : « Mes sabbats vous observerez, et mon sanctuaire vous craindrez (vous révérerez).» — Lévit, XIX.  30. XXVI. 2. Dans le Même : « L'œuvre de Jéhovah, combien elle est à craindre (à révérer), celle que je vais faire!»—Exod. XXXIV. 10. —Et dans le Même : « Et Jacob craignit, et il dit : Combien est à craindre (à révérer)-ce lieu-ci! Rien (n'est) ceci, sinon la maison de Dieu, et la porte du Ciel. » — Gen. XXV11I. 17; — que craindre, quand il se dit du Divin et du saint du Ciel et de l'Église, signifie révérer et avoir en vénération, cela est évident d'après ces passages; puis, en ce que le même mot, qui signifie craindre en langue Hébraïque, signifie aussi révérer et vénérer. Cela est encore évident par ces passages, dans Luc : « Un certain juge il y avait dans une certaine ville, ne craignant point Dieu, et ne révérant point l'homme; il dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu, et que je ne révère point l'homme. » — XVIII. 2, 4; — il est dit craindre Dieu et révérer l'homme, parce que craindre signifie révérer à un degré supérieur. Dans Matthieu : « Jésus dit : Ne craignez point de la part de ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme; craignez- plutôt Celui qui peut faire périr et le corps et l'âme dans la géhenne.» — X. 28. Luc, XII. A, 5, 7; — mais ici, par craindre, il est signifié avoir la crainte de mourir spirituellement, par conséquent une crainte naturelle, qui est une appréhension et une peur; au contraire, la crainte spirituelle est une sainte crainte, qui est dans tout amour spirituel d'une manière variée selon la qualité et la quantité de l'amour; dans cette crainte est l'homme spirituel, lui aussi sait que le Seigneur ne fait de mal à personne, qu'à plus forte raison il ne fait périr personne quant au corps ni quant à l'âme dans la géhenne, mais qu'il fait du bien à tous, et qu'il veut élever chacun à Lui dans le Ciel quant au corps et quant à l'âme ; par suite sa crainte est une sainte crainte, que par le mal de Ha vie et par le faux de la doctrine l'homme ne se détourne de ce Divin amour, et ainsi-ne le blesse; mais la crainte naturelle est une appréhension, une peur et une terreur, à cause de dangers, de châtiments et ainsi de l'enfer, cette crainte est dans tout amour corporel d'une manière variée aussi selon la qualité et la quantité de l'amour; l'homme naturel qui a cette crainte ne sait autre chose, sinon que le Seigneur fait du mal aux méchants, les condamne, les jette dans l'enfer et les punit; cela vient de ce que "ceux-là craignent et redoutent le Seigneur; dans cette crainte ont été la plupart des Juifs et des Israélites, par cette raison qu'ils étaient des hommes naturels; c'est pour cela que, dans la Parole, il est dit tant de fois avoir peur et être effrayé à cause de Jéhovah, et aussi qu'ils étaient dans la peur et dans la frayeur ; de là est venu qu'il est dit des fils d'Israël, qu'ils tremblèrent quand la Loi Divine, ou le Divin Vrai, fut promulgué du haut de la Montagne de Sinaï, — Exode, XX. 15, 16, 17. Deutér. V. 20, 21, 22 : c'est cette crainte, qui est entendue en partie par « la Frayeur d'isaak, par laquelle Jacob jura à Laban, » —Gen. XXXI. 42, 53; —car par Abraham, Isaac et Jacob, dans la Parole, il est entendu le Seigneur, par Abraham le Seigneur quant au Divin céleste, par Isaac le Seigneur quant au Divin spirituel, et par Jacob le Seigneur quant au Divin naturel; le Divin spirituel, qu'Isaac signifiait, est le Divin Vrai qui effraie les hommes naturels; et comme Laban était un homme naturel, c'est pour cela que Jacob lui jura par la frayeur ou la terreur d'Lsaac. Il est entendu une crainte presque semblable, dans Ésaïe: « Jéhovah Sébaoth vous sanctifierez, car il est votre crainte et votre frayeur. » — VIII. 13; — là, il est dit, crainte pour l'homme spirituel, et frayeur pour l'Homme naturel. Pour que  l'homme spirituel ne soit pas dans la même crainte que l'homme naturel, il est dit « ne crains point, » dans Esaïe : « Israël ! ne crains point; car je t'ai racheté, t'appelant par ton nom; à Moi, loi. » — XLIII. 1. — Dans Luc: « Ne crains point, petit troupeau, car il a plu à voire Père de vous donner le royaume. » — XII. 32. — Et dans Jérémie : « Ne crains point, mon serviteur Jacob, et ne sois point effrayé, Israël; car Moi, je le conserve de loin; Jacob sera tranquille et en repos, personne qui l'épouvante. » —XXX. 9, 10, — et dans plusieurs autres passages. Que, de plus, la crainte, la terreur, la consternation et autres choses semblables, signifient diverses commotions du mental (animus) et divers Changements d'état du mental (mens), on le voit ci-dessus, Nos 667, 677.



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