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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 695. 

 Et de donner la récompense à les serviteurs les prophètes et les saints, signifie le Ciel à ceux qui sont dans les vrais de la doctrine et dans la vie selon ces vrais : on le voit par la signification de donner la récompense, en ce que c'est la salvation, par conséquent le Ciel; par la signification de ses serviteurs les prophètes, eu ce que ce sont ceux qui sont dans les vrais de la doctrine, car ceux qui sont dans les vrais sont appelés serviteurs du Seigneur, parce que les vrais servent à produire, à confirmer et à conserver le bien, et les choses qui servent au bien servent au Seigneur, car du Seigneur vient tout bien; et sont appelés prophètes ceux qui enseignent la doctrine, par suite abstractivement par eux est signifiée la doctrine; voir, ci-dessus, que sont appelés serviteurs de Dieu ceux qui sont dans les vrais, Nos 6, 409, et prophètes ceux qui enseignent la doctrine, et abstractivement les doctrines, N° 624 ; et par la signification des saints, en ce que ce sont ceux qui sont dans les vrais de la doctrine d'après la Parole, et dans la vie selon ces vrais, comme ci-dessus, N° 204; d'après cela, il est évident.que par donner la récompense à ses serviteurs les prophètes et les saints, il est signifié le Ciel à ceux qui sont dans les vrais de la doctrine, et dans la vie selon ces vrais. Que la récompense signifie la salvation, par conséquent le Ciel, on peut le savoir sans développement et sans explication ; mais comme il en est peu qui sachent ce qui est entendu proprement par la récompense, il va en être parlé : Par la récompense, il est entendu proprement ce plaisir, cette satisfaction et ce bonheur, qui sont dans l'amour ou dans l'affection du bien et du vrai; cet amour ou cette affection a en soi toute joie de cœur, qui est appelée joie céleste, et aussi le Ciel; cela vient de ce que le Seigneur est dans cet amour ou dans cette affection, et qu'avec le Seigneur il y a aussi le Ciel; c'est donc la joie, ou ce plaisir, cette satisfaction et ce bonheur, qui est entendue proprement par la récompense que recevront ceux qui font le bien et disent le vrai d'après l'amour et l'affection du bien et du vrai, ainsi d'après le Seigneur, mais nullement d'après eux-mêmes; et comme c'est d'après le Seigneur et non d'après eux-mêmes, ce n'est point la récompense du mérite, mais c'est la récompense de la grâce : d'après cela, on peut voir que celui qui sait ce que c'est que la joie céleste, sait aussi ce. que c'est que la récompense; ce que c'est que la joie céleste dans son essence, on le voit dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 395 à 414 ; c'est donc là ce qui est signifié par la récompense qu'ont ceux qui sont dans les vrais d'après le bien ; mais ce qui est signifié par la récompense qu'ont ceux-qui sont dans les faux d'après le mal, est la joie, ou le plaisir, la satisfaction et le bonheur dans le Monde, mais l'enfer après la sortie du Monde. D'après ce peu d'explications, on voit clairement ce qui est signifié par la récompense dans les passages suivants; dans Ésaïe : « Voici, le Seigneur Jéhovah en fort vient; voici, sa récompense avec lui, et le prix de son œuvre devant Lui. » —» XL. 10. — Dans le Même : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton salut vient, et le prix de son œuvre devant Lui. » — LX1I. 11. — Et dans l'Apocalypse : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense avec Moi, pour donner à chacun selon que son œuvre sera. » — XXII. 12; — « voici, le Seigneur Jéhovih en fort vient, » et « voici, ton salut vient, » puis « voici, il vient bientôt, » signifient l'avènement du Seigneur, le premier et le second; « sa récompense avec Lui, » signifie le Ciel et toutes les choses du Ciel, comme ci-dessus ; puisque, où est le Seigneur, là est le Ciel, car le Ciel est Ciel, non d'après les Anges qui y sont, mais d'après le Seigneur chez les Anges; par « le prix de son œuvre devant Lui, » et par « pour donner à chacun selon que son œuvre sera, » il est entendu qu'on recevra le Ciel selon l'amour et l'affection du bien et du vrai d'après le Seigneur; par l'œuvre, à laquelle appartient le Ciel comme récompense, il n'est pas entendu autre chose que l'œuvre d'après l'amour ou l'affection du bien et du vrai, car toute œuvre, d'après laquelle il y a le Ciel, doit venir de là chez l'homme; en effet, toute œuvre tire de l'amour ou de l'affection tout ce qui lui appartient, comme l'effet tire de la cause efficiente tout ce qui lui appartient; de là, tel est l'amour ou telle est l'affection, telle est l'œuvre; d'après cela, on peut voir ce qui est entendu par l'œuvre selon laquelle il sera donné à chacun, et ce qui est entendu par le prix de l'œuvre. Pareillement, dans Esaïe : « Moi, Jéhovah, qui aime le jugement, je donnerai la récompense de leur œuvre dans la vérité, et une alliance d'éternité je traiterai avec eux. » — LXI. 8; — par le jugement que Jéhovah aime est signifié le vrai en foi, en affection et en acte, car l'homme a le jugement d'après le vrai, tant lorsqu'il pense et veut le vrai que lorsqu'il prononce le vrai et agit selon le vrai; et comme le jugement a cette signification, c'est pour cela qu'il est dit « je donnerai la récompense de leur œuvre dans la vérité, » c'est-à-dire, le Ciel selon la foi et l'affection du vrai en acte; et comme par suite il y a conjonction avec le Seigneur de qui vient la récompense, c'est aussi pour cela qu'il est dit « une alliance d'éternité je traiterai avec eux ; » car par l'alliance, dans la Parole, il est signifié la conjonction par l'amour, et par une alliance d'éternité la conjonction par l'amour du bien et du vrai; en effet, cet amour conjoint, parce qu'il appartient au Seigneur Même, car il procède de Lui. Qu'aimer le bien et le vrai pour le bien et le vrai, ce soit la récompense, par la raison que dans cet amour il y a le Seigneur et le Ciel, c'est aussi ce qu'on peut voir par les passages suivants; dans Matthieu : « Ne faites point l'aumône devant les hommes, pour en être vus, car autrement vous n'avez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux; quand tu fais une aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, pour être honorés des hommes. En vérité, je vous dis : Ils reçoivent leur récompense. Mais toi, quand tu fais une aumône, que ta gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône soit dans le secret; alors ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera en public. Et quand tu pries, tu ne seras pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, afin d'être vus des hommes. En vérité, je vous dis qu'ils reçoivent leur récompense; mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet; et, ayant fermé ta porte, prie ton Père, qui est dans le secret; alors ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera en public. » — VI. 1, 2, 3, 4, 5, 6;—par aumône, dans un sens universel, est signifié tout bien que l'homme veut et fait; et par prier, dans le même sens, est signifié tout vrai .que l'homme pense et dit; ceux qui font ces deux choses pour être vus, c'est-à-dire, pour paraître, font le bien et disent le vrai pour eux-mêmes et pour le monde, car c'est pour la gloire, qui est le plaisir de l'amour de soi, dont ils jouissent d'après le Monde; comme le plaisir de la gloire est pour eux une récompense, il est dit qu'ils reçoivent leur récompense; mais le plaisir de la gloire, qui dans le monde leur apparaît comme le Ciel, est changé en enfer après la mort : ceux, au contraire, qui font le bien et disent le vrai, non pour eux-mêmes ni pour le monde, mais pour te bien même et pour le vrai même, sont entendus par ceux qui font l'aumône dans le secret et qui prient dans le secret, car ils font et prient d'après l'amour ou l'affection, ainsi d'après le Seigneur; c'est donc là aimer le bien et le vrai pour le bien et le vrai; de ceux-ci, pour cela même, il est dit que le Père dans les Cieux les rétribuera en public; c'est pourquoi, être dans les biens et dans les vrais d'après l'amour ou l'affection, ce qui est la même chose que d'y être d'après le Seigneur, c'est la récompense, puisque en cela il y a le Ciel, et aussi tout bonheur et toute félicité du Ciel. Dans Luc : « Quand tu feras un dîner ou un souper, n'appelle pas les riches, de peur que peut-être eux aussi ne t'invitent à leur tour, et que cela ne soit pour toi une rétribution; mais invite des pauvres; alors heureux tu seras, qu'ils n'aient rien pour te rétribuer; car cela te sera rétribué dans la résurrection de$ justes. » — XIV. 12, 13, 14; —par faire un dîner et un souper, et y inviter, il est signifié la même chose que par donner à manger et à boire, ou du pain et du vin, à savoir, faire du bien au prochain et lui enseigner le vrai, et ainsi être consocié quant à l'amour; ceux donc qui font cela dans le but d'en être rétribués, ne le font pas pour le bien ni pour le vrai, ainsi ne le font pas d'après le Seigneur, mais ils le font pour eux-mêmes et pour le monde, ainsi d'après l'enfer; mais ceux qui font ces choses non dans le but d'en être rétribués, les font pour elles-mêmes, à savoir, pour le bien et le vrai, et ceux qui agissent pour le bien et le vrai agissent d'après le bien et le vrai, ainsi d'après le Seigneur, par qui le bien et le vrai sont chez l'homme; la béatitude céleste, qui est dans ces faits et qui en provient, est la récompense, et elle est entendue par« cela te sera rétribué dans la résurrection des justes. » Dans le Même : « Aimez plutôt vos ennemis, et faites du bien, et prêtez sans en rien espérer; alors votre récompense sera abondante, et vous serez des fils du Très-Haut. » —VI. 35; — par ces paroles sont signifiées les mêmes choses que par les paroles qui viennent d'être rapportées, à savoir, qu'ils doivent faire du bien, non pour en être rétribués, c'est-à-dire, non pour eux-mêmes ni pour le monde, par conséquent, non pour la réputation, la gloire, l'honneur et le lucre, mais pour le Seigneur, c'est-à-dire, pour le bien même et pour le vrai même, qui sont chez eux par le Seigneur, ainsi dans lesquels est le Seigneur; par aimer les ennemis et leur faire du bien, il est entendu, dans le sens le plus proche, aimer les nations et leur faire du bien, ce qui se fera en leur enseignant le vrai, et en les conduisant par le vrai au bien, car la nation juive appelait frères et amis les siens, mais adversaires et ennemis les nations; par prêter, il est signifié communiquer les biens et les vrais de la doctrine d'après la Parole; « sans en rien espérer, » signifie, non pour quelque chose de soi et du monde, mais pour le bien et pour le vrai;« alors votre récompense sera abondante, » signifie qu'alors le Ciel avec ses béatitudes et ses plaisirs sera pour eux ; « et vous serez des fils du Très-Haut,« signifie parce qu'ainsi ils font ces choses, non d'après eux-mêmes, mais d'après le Seigneur; car celui qui fait le bien et enseigne le vrai d'après le Seigneur est un fils du Seigneur, mais non celui qui fait le bien d'après lui-même, ce que fait quiconque, en agissant, regarde l'honneur et le lucre. Dans Matthieu: « Qui reçoit un prophète au nom de prophète, récompense de prophète recevra; qui reçoit un juste au nom de juste, récompense de juste recevra. Quiconque aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide, au nom de disciple, ne perdra pas sa récompense. » — X. 4l, 42; — comment doivent être entendues ces paroles du Seigneur, personne ne le peut voir que d'après leur sens interne ou spirituel ; car qui peut savoir ce qui est entendu par recevoir une récompense de prophète et une récompense de juste, et ce qui est entendu par recevoir un prophète et un juste au nom de prophète et de juste; puis, aussi ce qui est entendu par la récompense que recevra celui qui aura donné à boire un seul verre d'eau froide à l'un de ces petits au nom de disciple? qui peut voir, sans le sens interne spirituel, que par ces paroles il est entendu que chacun recevra le Ciel et la joie du Ciel selon l'affection du vrai et du bien, et selon l'obéissance? que ce soit là le sens, c'est ce qui se manifeste, lorsque par prophète il est entendu le vrai de la doctrine, par juste le bien de l'amour, et par disciple le bien et le vrai de la Parole et de l'Église; et lorsque par « au nom d'eux, » il est entendu pour ces choses et selon la qualité de ces choses chez ceux qui font et qui enseignent; puis, lorsque par la récompense il est entendu le Ciel, comme il a été dit ci-dessus, à savoir, que chacun a le Ciel selon l'affection du vrai et du bien, et selon la qualité et la quantité de cette affection; en effet, dans ces affections ont été inscrites toutes les choses du Ciel, car ces affections ne sont chez quelqu'un que d'après le Seigneur, puisque c'est dans le Divin procédant du Seigneur et d'après ce Divin qu'est le Ciel; par donner à boire un seul verre d'eau froide à l'un de ces- petits au nom de disciple, il est entendu faire le bien et enseigner le vrai par obéissance ; en effet, par l'eau est signifié le vrai par affection, et par l'eau froide le vrai par obéissance, car l'obéissance seule est une affection naturelle et non spirituelle, c'est pourquoi elle est relativement froide ; par le disciple, au nom duquel, ou à cause duquel, il donnera à boire, il est signifié le vrai et le bien de la Parole et de l'Église; voir ci-dessus que par le prophète il est signifié le vrai de la doctrine, N° 624; par le juste, le bien de l'amour, N° 204; par le disciple, le vrai et le bien de la Parole et de l'Église, Nos 100, 122; et par le nom, la qualité de la chose et de l'état, N°s 102, 135, 148, 676. Dans Marc : « Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau, en mon Nom, parce que vous êtes à Christ, en vérité, je vous dis, il ne perdra point sa récompense. » — IX. 41 ; — par ces paroles aussi, il est entendu qu'ils recevront le plaisir du Ciel, ceux qui par affection écoutent, reçoivent et enseignent le vrai, par cela que le vrai et l'affection du vrai viennent du Seigneur, ainsi à cause du Seigneur, par conséquent aussi à cause du vrai; car «parce que vous êtes à Christ, » signifie à cause du Divin Vrai procédant du Seigneur; que Christ soit le Seigneur quant au Divin Vrai, et par suite le Divin Vrai procédant du Seigneur, on le voit ci-dessus, Nos 684, 685. Dans Zacharie : « Fondée a été la Maison de Jéhovah Sébaoth, afin que le Temple fût bâti, car avant ces jours, récompense de l'homme il n'y a point eu, ni récompense de la bête; car à qui sortait et à qui entrait point de paix de la part de l'ennemi. Maintenant, semence de paix; le cep donnera son fruit, et la terre donnera son produit, et les cieux donneront leur rosée. » —VIII. 9, 10, 12;—ces choses ont été dites de la Nouvelle Église qui doit être instaurée par le Seigneur, lorsque la vieille Église aura été dévastée; la Nouvelle Église qui sera instaurée est signifiée par la Maison de Jéhovah Sébaoth qui a été fondée, et par le Temple qui sera bâti ; par la Maison de Jéhovah est signifiée l'Église quant au bien, et par le Temple l'Église quant au vrai ; voir ci-dessus, N° 220 ; par « avant ces jours, récompense de l'homme il n'y a point eu, ni récompense de la bête, » il est signifié qu'avant cela personne n'avait l'affection spirituelle du vrai et du bien, ni l'affection naturelle du vrai et du bien; car par l'homme est signifiée l'affection spirituelle, du vrai, et par la bête l'affection naturelle du bien, et par la récompense est signifié le Ciel, que possèdent ceux qui sont dans les affections du vrai et du bien; que l'homme signifie l'affection spirituelle du vrai et par suite l'intelligence, on le voit ci-dessus, Nos 280, 546, 547; et que la bête signifie l'affection naturelle, on le voit, N°650; « à qui sortait et à qui entrait point de paix de la part de l'ennemi,» signifie qu'avant cela ils étaient infestés par l'enfer dans tout état de la vie; par sortir et entrer est signifié l'état de la vie depuis le commencement jusqu'à la fin; par point de paix, il est signifié l'infestation par les maux et par les faux du mal ; et par l'ennemi, l'enfer d'où viennent les maux et les faux ; « semence de paix, » signifie le vrai du Ciel et de l'Église, vrai qui procède du Seigneur; ce vrai est appelé semence de paix, parce qu'il protège contre les enfers et donne de la sécurité; « le cep donnera son fruit, et la terre son produit, « signifie que l'affection spirituelle du vrai produira le bien de la charité, et que l'affection naturelle du bien et du vrai produira les œuvres de la charité; le cep signifie l'Église quant à l'affection spirituelle du vrai, la terre l'Église quant à l'affection naturelle du vrai, le fruit le bien de la charité, et le produit les œuvres de ce bien; « les cieux donneront leur rosée, » signifie ces choses d'après l'influx à travers le Ciel par le Seigneur. Dans Jean : « Levez vos yeux, et regardez les champs, car blancs ils sont déjà pour moisson; et celui qui moissonne recevra une récompense, et il amassera du fruit pour la rie éternelle, afin que celui qui sème se réjouisse en même temps, et celui qui moissonne. »— IV. 35, 36;—ces paroles aussi concernent la Nouvelle Église qui doit être instaurée par le Seigneur; qu'elle soit sur le point d'être instaurée, cela est signifié par les champs qui sont déjà blancs pour la moisson ; ceux de cette Église qui sont dans l'affection spirituelle du vrai, et par suite dans le Ciel, sont entendus par « celui qui moissonne recevra une récompense, et il amassera du fruit pour la vie éternelle; » et le Seigneur Lui-Même, par qui il y a cette affection du vrai et le Ciel, est entendu par« afin que celui qui sème se réjouisse en même temps. « Dans Jérémie : « Rachel, pleurant ses fils, a refusé de recevoir consolation concernant ses fils, parce qu'il n'en reste aucun; mais retiens ta voix de pleurer, et tes yeux de verser des larmes, parce qu'il y a récompense pour ton labeur, car ils reviendront de la terre de l'ennemi, et il y a espoir à ton extrémité, car ils reviendront, les fils, en leur frontière. »—XXXI. 15, 16, 17. Matth. II. 18; — que par ces paroles il soit entendu les petits enfants qui furent tués dans Bethlehem par le commandement d'Hérode, on le voit dans Matthieu, à l'endroit cité, mais ce qui a été signifié par là, cela n'est pas encore connu : il a été signifié que, lorsque le Seigneur est venu dans le Monde, il ne restait plus aucun vrai spirituel; en effet, par Rachel a été représentée l'Église interne spirituelle, et par Léah l'Église externe naturelle, par Bethléhem le spirituel, et par les enfants qui furent tués le vrai provenant de cette origine; par « Rachel, pleurant ses fils a refusé de recevoir consolation concernant ses fils, parce qu'il n'en reste aucun, » il est signifié qu'il ne restait plus aucun vrai spirituel; par « retiens ta voix de pleurer, et tes yeux de verser des larmes, parce qu'il y a récompense pour ton labeur, » il est signifié que désormais il n'y aura pas de douleur pour cela, parce que le Seigneur est né, et que par Lui sera établie une nouvelle Église, qui sera dans les vrais par l'affection spirituelle; par Sa récompense est signifié le Ciel pour ceux qui seront de cette Église par affection spirituelle du vrai, et par le labeur, il est signifié le combat du Seigneur contre les enfers, et la subjugation des enfers, afin que la Nouvelle Église soit instaurée; par « ils reviendront de la terre de l'ennemi, et il y a espoir à. ton extrémité, car ils reviendront, les fils, en leur frontière, » il est signifié que la Nouvelle Église sera instaurée à la place de celle qui avait péri; revenir de la terre de l'ennemi signifie être retiré de l'enfer, l'espoir à l'extrémité signifie la fin de la précédente Église et le commencement de la Nouvelle; ils reviendront, les fils, en leur frontière, signifie que les vrais spirituels existeront chez ceux qui seront de cette nouvelle Église. Dans Ésaïe « Moi j'ai dit : En vain j'ai travaillé, inutilement et vainement mes forces j'ai employé; toutefois, cependant, mon jugement (est) auprès de Jéhovah, et la récompense de mon œuvre auprès de mon Dieu.,» — XLIX. 4 ; — ces paroles concernent aussi la Nouvelle Église qui doit être instaurée par le Seigneur; par « Moi, j'ai dit : En vain j'ai travaillé, inutilement et vainement mes forces j'ai employé, » il est entendu qu'elle ne peut être instaurée chez la nation juive, parce que les vrais ne pourraient pas être reçus par elle avec quelque affection spirituelle; par « mon jugement est auprès de Jéhovah, et la récompense de mon œuvre est auprès de mon Dieu, » il est signifié que néanmoins il est pourvu par 1e Seigneur à une Église spirituelle, à savoir, chez les nations; ici par la récompense est signifiée l'Église qui est dans l'affection spirituelle du vrai; par le travail et par l'œuvre, il est signifié le combat du Seigneur contre les enfers, et la subjugation des enfers, par laquelle le Seigneur a rétabli entre le Ciel et l'Enfer un équilibre, dans lequel l'homme peut recevoir le vrai et devenir spirituel; sur cet équilibre, voir dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 589 à 603 ; et dans l'Opuscule du jugement dernier, Nos 33, 34, 73,74. Dans David : « Voici, héritage de Jéhovah, les fils; récompense, les fruits du ventre; comme des flèches dans la main d'un puissant, de même les fils de la jeunesse; heureux l'homme qui en a rempli son carquois! ils ne seront point confus, lorsqu'ils parleront avec les ennemis à la porte, » — Ps. CXXVI1. 3, 4, 5; — ce qui est signifié ici par les fils, les fruits du ventre, les flèches, le carquois, et par les ennemis à la porte, on le voit ci-dessus, No 357; et par la récompense, il est aussi entendu ici la félicité dont jouissent ceux qui sont dans le Ciel. Dans les Évangélistes : « Heureux vous serez, quand on vous outragera, et qu'on vous persécutera, et qu'on dira, en mentant, toute parole mauvaise contre vous à cause de Christ; réjouissez-vous et travaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera abondante dans les cieux; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » — Matth. V. 11, 12. Luc, VI. 22, 23; — ces choses ont été dites de ceux qui combattent et sont vainqueurs dans les tentations introduites par les maux, ainsi par l'enfer; les tentations sont signifiées par outrager, persécuter, dire du mal, mentir à cause de Christ; car les tentations sont des assauts et des infestations du vrai et du bien par les faux et par les maux ; par Christ il est entendu le Divin Vrai procédant du Seigneur, qui est attaqué et à cause duquel on est infesté; « réjouissez-vous et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera abondante dans les Cieux, » signifie le Ciel avec sa joie pour ceux qui sont dans l'affection spirituelle du vrai, car eux seuls combattent et sont vainqueurs, par cette raison que dans cette affection il y a le Seigneur qui résiste et est vainqueur pour l'homme dans les combats des tentations; « car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous, » signifie qu'auparavant ils ont attaqué de même les vrais de la doctrine chez ceux qui étaient dans l'affection spirituelle du vrai ; car par les prophètes, abstraction faite des personnes, sont signifiés les vrais de la doctrine d'après la Parole ou d'après le Seigneur. Maintenant, d'après les passages de la Parole qui viennent d'être rapportés, on peut voir que par la récompense est signifié le Ciel quant à sa béatitude, à son bonheur et à son plaisir, pour ceux qui sont dans l'affection spirituelle du vrai et du bien, et que la récompense est cette affection elle-même, car soit qu'on dise cette affection, ou le Ciel, c'est la même chose, puisque le Ciel est en elle et d'après elle. Quant à ceux qui disent le vrai et font le bien, non d'après l'affection spirituelle, mais seulement d'après l'affection naturelle, et pensent continuellement au Ciel comme récompense, ils ont été représentés par les mercenaires dans l'Église Israélite; il existe sur eux dans cette Église plusieurs statuts ; par exemple, « que les mercenaires ne mangeraient point de la. Pâque. » —Exod. Xll. 43, 45. — «..Qu'ils ne mangeraient point des choses sanctifiées. » — Lévit. XXII. 10. — « Que la récompense du mercenaire ne passerait pas la nuit chez quelqu'un jusqu’à l'aurore. »— Lévit. XIX. 13. — « Tu n'opprimeras point le mercenaire, le pauvre et l'indigent, d'entre tes frères, ou de ton étranger, qui est dans ta terre, et dans tes portes; chaque jour tu lui donneras sa récompense, de sorte que sur elle ne se couche point le soleil, de peur qu'il ne crie contre toi à Jéhovah, et que cela ne soit contre toi en péché. » — Deutér. XXIV, 14, 15. — Dans Malachie : « Moi, contre les oppresseurs du salaire du mercenaire, de la veuve et de l'orphelin, et contre ceux qui repoussent le voyageur, et ne Me craignent point. » — III. 5; et ailleurs; — s'ils ne devaient point manger de la Pâque, ni des choses sanctifiées, c'est parce que par eux étaient représentés les hommes naturels, et non, spirituels, et que les spirituels sont de l'Église, et non de même les naturels; car regarder le Ciel comme une récompense pour les biens qu'on fait, cela est du naturel, parce que le naturel regarde le bien d'après soi, ainsi le Ciel comme récompense, d'où il résulte que le bien devient méritoire; mais il en est autrement du spirituel, il reconnaît le bien comme venant non de soi mais du Seigneur, par conséquent aussi le Ciel comme procédant de la miséricorde, et non de quelque mérite; cependant, comme ceux-là font néanmoins te bien, quoique ce soit, non par l'affection spirituelle, mais par l'affection naturelle, qui est l'obéissance, et qu'alors ils pensent au Ciel comme récompense, c'est pour cela qu'ils sont mentionnés parmi les pauvres, les indigents, les voyageurs, les orphelins et les veuves, parce qu'ils sont dans la pauvreté spirituelle; car les vrais réels sont pour eux dans l'obscur, parce que la lumière du Ciel n'influe pas par leur homme spirituel dans leur homme nature! ;  c'est de là qu'ils sont mentionnés parmi eux, et qu'il est ordonné de leur donner le salaire avant que le soleil se couche; ce sont eux aussi qui sont dans les lieux les plus bas des deux, et ils y sont des servitudes et y sont rémunérés selon leurs travaux ; voir, à leur sujet, de plus grands détails dans la doctrine de la nouvelle Jérusalem, Nos 150 à 158. Mais les mercenaires qui pensent, non à la récompense dans le Ciel, mais à la récompense dans le Monde, qui, par conséquent font le bien pour le profit, soit pour des honneurs, soit pour des richesses, ceux-là faisant le bien par amour des honneurs et des richesses, ainsi pour eux-mêmes et pour le monde, sont des naturels infernaux; ces mercenaires sont entendus dans Jean : « Moi, je suis le bon Berger; le bon Berger dépose son âme pour les brebis; mais le mercenaire voit le loup, et laisse les brebis et s'enfuit parce qu'il est mercenaire. » — X. 11, 12, 13. — Et dans Jérémie : « Génisse très belle, l'Egypte ! La destruction du septentrion vient; ses mercenaires (sont) comme des veaux à l'engrais, car eux aussi ont tourné le dos; ils s'enfuient ensemble et n'ont point tenu ferme, parce que le jour de leur destruction est venu sur eux. »—XLVl. 20, 21 : — et aussi ailleurs; par exemple, — Ésaïe, XVI. 14. XXI. 46. — Puisque par la récompense, dans la Parole, est signifié le Ciel pour ceux qui sont dans l'amour spirituel du vrai et du bien, de même dans le sens opposé par la récompense est signifié l'enfer pour ceux qui sont dans l'amour du faux et du mal : cela est signifié par la récompense, dans David : « 11 s'est revêtu de malédiction comme de son habit, et elle est entrée au milieu de lui comme des eaux, et comme de l'huile parmi ses os : ce sera, de par Jéhovah, la récompense de ceux qui sont contre Moi, et de ceux qui disent du mal contre mon âme. » — Ps. CIX. 18, 20; —ces choses, dans le sens spirituel, doivent, être entendues du Seigneur, car où David dans les Psaumes parle de lui-même, dans ce sens il est entendu que c'est du Seigneur, parce que David comme Roi a représenté le Seigneur, et par suite L'a signifié quant au Divin spirituel qui est la Royauté du Seigneur; la récompense de ceux qui sont contre le Seigneur, et de ceux qui disent du mal contre son âme, est décrite comme l'enfer provenant de l'amour du faux et du mal, à savoir, par « il s'est revêtu de malédiction comme de son habit, et elle est entrée au milieu de lui comme des eaux, et comme de l'huile parmi ses os ; » l'enfer qui est reçu dans les externes et dans les internes est décrit par ces deux choses, l'enfer qui est reçu dans les externes, par la malédiction dont il s'est revêtu comme de son habit, et l'enfer qui est reçu dans les internes, par« la malédiction qui est entrée au milieu de lui comme des eaux, et comme de l'huile parmi ses os; il est dit comme des eaux et comme de l'huile, parce que les eaux signifient des faux provenant de la foi, et l'huile des maux provenant de l'amour; de là, par l'un et l'autre, il est entendu l'amour ou l'affection du faux et du mal, qui est l'enfer, ce qu'on peut encore voir en ce que l'amour s'imbibe de toutes les choses qui concordent avec lui, absolument de même qu'une éponge s'imbibe d'eau et d'huile, car l'amour du mal se nourrit de faux, et l'amour du faux se nourrit de maux ; et comme tel est l'amour, c'est pour cela qu'il est dit que la malédiction entre au milieu de lui comme des eaux, et comme de l'huile parmi ses os. Comme par la récompense, dans le sens opposé, il est signifié l'enfer quant à l'affection 'du faux d'après le mal, c'est pour cela que la falsification du vrai, dans la Parole, est appelée ça et là salaire de prostitution; par exemple, dans Hosée : « Ne te réjouis pas, Israël, jusqu'à bondir d'allégresse comme les nations, parce que tu as commis scortation de dessous ton Dieu; tu as aimé le salaire de prostitution sur toutes les aires de blé; l'aire ni le pressoir ne les repaîtront point, et le moût lui mentira, » — IX. 1,2; — commettre scortation de dessous Dieu signifie falsifier les vrais de la Parole, et appliquer les choses saintes de l'Église à des idolâtries; aimer le salaire de prostitution signifie le plaisir de falsifier et du faux, puis de l'idolâtrie, d'après l'amour infernal; « sur toutes les aires de blé, » signifie toutes les choses de la Parole et de la doctrine d'après la Parole, car le blé d'où vient le pain signifie tout ce qui nourrit spirituellement, et l'aire signifie où la nourriture spirituelle a été recueillie, par conséquent la Partie; « l'aire ni le pressoir ne les repaîtront point, » signifie que de la Parole ils ne tireront point les biens de la charité et de l'amour, ainsi rien de ce qui nourrit l'âme, car l'aire y e st la Parole quant aux biens de la charité, et le pressoir la Parole quant aux biens de l'amour, et par le pressoir il est entendu ici l'huile, pour laquelle on se sert de pressoirs de même que pour le vin; « et le moût lui mentira, » signifie qu'il n'y aura non plus aucun vrai du bien, car le moût de même que le vin signifie le vrai d'après le bien de la charité et de l'amour. Dans Michéé : « Toutes les images taillées de Samarie seront brisées, et tous ses salaires de prostitution seront brûlés au feu, et toutes leurs idoles je mettrai en dévastation, car par un salaire de prostituée elle les a amassées ; c'est pourquoi, encore en salaire de prostituée elles retourneront; sur cela je me plaindrai, et je gémirai; j'irai dépouillé et nu. »— I. 7, 8; — par Samarie est entendue l'Église spirituelle quant aux vrais de la doctrine, ici quant aux faux de la doctrine, car par leurs images taillées sont signifiées les choses falsifiées qui proviennent de la propre intelligence; par ses salaires de prostitution, qui seront brûlés au feu, sont signifiées les falsifications du vrai d'après l'amour du faux par le mal, et ainsi par le plaisir infernal; et parce que cet amour vient de l'enfer, il est dit qu'ils seront brûlés au feu, car le feu signifie l'amour dans l'un et dans l'autre sens; « et toutes leurs idoles je mettrai en dévastation, » signifie les faux qui doivent être détruits; « car par un salaire de prostituée elle les a amassées,» signifie d'après l'amour du faux qui provient du mal et ainsi du plaisir infernal; « c'est pourquoi, en salaire de prostituée elles retourneront, » signifie que tous les vrais de cette Église auront été falsifiés, parce qu'ils proviennent de cette source; « sur cela je me plaindrai, et je gémirai, » signifie la douleur des- anges du Ciel et des hommes de l'Église dans lesquels il y a l'Église, et par conséquent chez lesquels il y a le Seigneur; « j'irai dépouillé et nu, » signifie le deuil à cause de la vastation de tout vrai et de tout bien : que les images taillées et les idoles signifient les doctrinaux d'après la propre intelligence, qui sont favorables aux amours de soi et du monde et aux principes qui en sont tirés, par conséquent les faux de la doctrine, de la religion et du culte, on le voit ci-dessus, N°s 587, 654. Dans Ézéchiel : « Tu as bâti ton tertre en tête de chaque chemin, et ton haut lieu dans chaque place, et tu n'as pas fait comme une prostituée en tirant gloire d'un salaire; Femme adultère, qui sous son mal a reçu les étrangers! à toutes les prostituées on donne un salaire; mais toi, tu as donné tes salaires à tous tes amants, et tu les as rémunérés, afin qu'ils vinssent vers toi d'alentour pour tes scortations; ainsi il est arrivé en toi le contraire des autres femmes dans tes scortations, en ce qu'on n'allait pas après toi, débauchée, en te donnant un salaire, et de salaire il ne t'a point été donné; tu as donc fait le contraire, »— XVI. 31, 32, 33, 34; —dans ce Chapitre, il s'agit des abominations de Jérusalem, par conséquent des abominations de l'Église Juive, non-seulement en ce qu'elle a perverti et adultéré les biens de la Parole, mais aussi en ce qu'elle a reçu des nations idolâtres des faux de religion et de culte, et que par ces faux elle a adultéré léserais et les biens de la Parole, et a confirmé ces adultérations; ce qui est signifié par bâtir un tertre en tête de chaque chemin, et faire un haut lieu dans chaque place, on le voit ci-dessus, N° 652 : par les adultères et par les scortations, dans la Parole, sont signifiées les adultérations et les falsifications du vrai et du bien de l'Église, comme on le voit ci-dessus, Nos 141, 511 ; c'est pourquoi « tu n'as pas fait comme une prostituée en tirant gloire d'un salaire, » signifie qu'elle n'a pas ainsi, d'après le plaisir de l'affection, falsifié les vrais de la Parole; « femme adultère, qui sous son mari a reçu les étrangers, » signifie qu'elle a perverti les vrais et les biens de la Parole par les faux des autres nations; « à toutes les prostituées on donne un salaire; mais toi, tu as donné tes salaires à tous tes amants, et tu les as rémunérés, » signifie qu'ils ont aimé les faux de la religion et du culte des autres nations; le salaire ou le présent de prostitution est l'amour de falsifier au moyen des faux des autres; « afin qu'ils vinssent vers toi d'alentour pour tes scortations, » signifie que les faux sont des choses cherchées avec soin de toute part, par lesquelles se t'ont les falsifications du vrai; « ainsi il est arrivé on toi le contraire des autres femmes dans tes scortations, en ce qu'on n'allait pas après toi, débauchée, 'en te donnant un salaire, et; de salaire il ne t'a point été donné; tu as donc fait le contraire, » signifie le plaisir de l'amour et de l'affection de falsifier les vrais de son Église par les faux des autres religions, et de les confirmer; le plaisir de l'amour et de l'affection à l'égard des faux les autres religions est entendu ici par le salaire ou le présent de prostitution. D'après ce qui vient d'être rapporté, on peut voir ce qui est signifié spirituellement par la récompense ou le salaire dans l'un et dans l'autre sens; en effet, ce qui affecte le plaisir et de joie est une récompense spirituelle; soient pour exemple, les richesses, les possessions, les honneurs, les présents, dont l'homme est récompensé pour le bien qu'il a fait, ces choses, spirituellement entendues, ne sont point de telles choses, mais ce sont 18s plaisirs et les joies qui en proviennent; à plus forte raison donc, la récompense céleste qu'obtiendra l'homme de l'Église qui vit bien, récompense qui est l'affection spirituelle du vrai, et par suite l'intelligence et la sagesse, d'où procèdent la béatitude et la félicité, et en outre dans le Ciel l'opulence et la magnificence qui sont la suite de l'amour céleste comme en étant la correspondance ; toutefois, cependant, ce n'est pas l'opulence et la magnificence dans le Ciel qui sont considérées comme une récompense, mais c'est le spirituel dont elles proviennent. Cela aussi est entendu par le prix de l'ouvrage et par la récompense, qui sont dans le Seigneur et viennent du Seigneur, — Ésaïe, XL. 10. LXI. 8. LXII. 11. Luc, VI. 35. XIV. 12, 13, 14; et ailleurs.



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