| Apocalypse Expliquée 629. Lève-toi, mesure le Temple de Dieu, et l'Autel, et ceux qui y adorent, signifie d'examiner l'Église, quelle elle est quant à la réception du Divin Vrai et du Divin Bien, et par suite quant au culte du Seigneur : on le voit par la signification de mesurer, en ce que c'est examiner quelle est la chose, ainsi qu'il va être expliqué; par la signification du Temple, en ce que, dans le sens suprême, c'est le Divin Humain du Seigneur quant au Divin Vrai, et dans le sens respectif le Ciel et l'Église quant au Divin Vrai procédant du Seigneur, comme ci-dessus, No 220; par la signification de 1''Autel, en ce que, dans le sens suprême, c'est le Divin Humain du Seigneur quant au Divin Bien, dans le sens respectif le Ciel et l'Église quant au Divin Bien procédant du Seigneur, comme aussi ci-dessus, Nos 391, 490, 496; et par la signification de ceux qui adorent, en ce que c'est le culte; si ceux qui adorent signifient le culte du Seigneur, c'est parce que le culte consiste dans l'adoration du Seigneur, et parce que dans le sens spirituel rien de la personne n'est entendu, mais qu'il est seulement entendu la chose, abstraction faite des personnes; voir ci-dessus sur ce sujet, Nos 99,100, 270, 325, 625 ; c'est de là que par ceux qui adorent il est signifié l'adoration et le culte ; d'après cela, on peut voir que par « lève-toi, mesure le Temple de Dieu, et l'Autel, et ceux qui y adorent, » il est signifié pour examiner l'Église, quelle elle est quant à la réception du Divin Vrai et du Divin Bien procédant du Seigneur, et par suite quant au culte. Que mesurer, dans le sens spirituel, ne signifie point mesurer, on peut le voir en ce qu'il fut commandé de mesurer, non-seulement le Temple et l'Autel, mais aussi ceux qui y adorent; puis, en ce que mesurer le Temple et l'Autel enveloppe quelque chose qui est signifié par leurs mesures; ainsi, qui est signifié par la longueur, la largeur et la hauteur; car mesurer ceux qui adorent dans le Temple ne peut être dit, ' à moins que mesurer ne signifie examiner leur qualité ou la qualité de la chose. Que mesurer signifie examiner la qualité de la chose, puis la décrire, on peut le voir dans la Parole par les passages où il est parlé de mesurer et de mesures, comme par les suivants; dans Ézéchiel : « L'homme, qui avait un cordeau de un en sa main et un roseau à mesurer, mesura l'édifice, puis le seuil de la porte, le portique de la porte dans la maison, le portique de la porte hors de la maison, l'ouverture de la porte, la porte depuis le toit d'une chambre, et plusieurs autres choses, qu'il mesura quant à la longueur, à la largeur et à la hauteur. » XL. 3, 5, 6, 8, 11, 13,17, et suiv. — Et ensuite « il mesura le Temple, le linteau de l'entrée, la muraille de la maison, et la maison elle-même, quant à la largeur et à la longueur. » XLI. 1 à 5, 13, là, 22. — Ensuite « le Parvis intérieur, et ce qui appartenait à ce Parvis. » — XLII. — Enfin « il mesura l'Autel et ce qui appartenait à l'Autel. »—XLIII. 13 et suiv.; les mesures ont aussi été désignées en nombres, à savoir, combien de roseaux, de coudées et de palmes ; d'après ces considérations, on peut voir que par mesurer il est entendu, non pas mesurer, mais désigner la qualité de la chose, laquelle est désignée par chaque objet mesuré, à savoir, par l'édifice, la porte, le portique, le temple, le linteau, la muraille, le parvis et l'autel; par l'édifice, la maison et le temple, il est signifié l'Église ; par l'ouverture St la porte, le vrai qui introduit; par le portique et le parvis sont signifiées toutes les choses qui sont hors de l'Église mais néanmoins la concernent, lesquelles sont toutes celles qui sont chez l'homme de l'Église dans son homme naturel, car l'Église elle-même chez l'homme est dans l'homme ou le mental interne ou spirituel, ainsi intérieurement chez lui, tandis .que les choses qui sont dans l'homme ou le mental externe ou naturel, ainsi qui résident extérieurement, correspondent toutes à celles qui appartiennent à l'Église même, lesquelles sont, comme il a été dit, dans l'homme ou le mental interne ou spirituel ; ce sont ces choses extérieures qui sont signifiées par le portique hors de la maison et par le parvis ; quelles elles doivent être dans la suite, cela y a été désigné par les mesures et par les nombres ; car dans ces Chapitres il s'agit de l'Église future du Seigneur, qui est appelée Église interne, et cette Église est ainsi décrite; chacun peut voir que de tels mesurages né seraient d'aucune importance, si chaque mesurage ne signifiait pas quelque chose; quant à ce que chacun d'eux signifie, on peut le voir par la signification de l'objet mesuré, et en connaître la qualité par la signification de la mesure en nombre. Il y a seulement trois choses qui sont mesurées, à savoir, la largeur, la longueur et la hauteur, et par la largeur il est signifié le vrai de l'Église, par la longueur le bien de l'Église, et par la hauteur ce vrai et ce bien quant aux degrés; les degrés du vrai et du bien sont les qualités du vrai et du bien à l'intérieur ou au sape-rieur, et les qualités du vrai et du bien à l'extérieur ou à l'inférieur; que ce soit là ce qui est signifié par ces trois dimensions, c'est parce que le Ciel est dit large du midi au septentrion, long de l'orient à l'occident, et haut du troisième Ciel qui est dans les suprêmes au premier Ciel qui est dans les infimes; et comme ceux qui habitent du midi au septentrion dans le Ciel sont dans les vrais de la doctrine, la largeur par cela même signifie le vrai du Ciel ou de l'Église ; comme ceux qui sont dans les biens de l'amour habitent de l'orient à l'occident dans le Ciel, la longueur par cela même signifie le bien du Ciel ou de l'Église; et comme dans les suprêmes habitent ceux du troisième Ciel qui sont les plus sages, et que dans les infimes habitent ceux du premier Ciel, qui relativement sont simples, c'est pour cela que la hauteur signifie la sagesse et l'intelligence quant aux degrés; c'est donc là ce qui est désigné en général par les mesurages. Dans le Même : « Fils de l'homme, montre à la maison d'Israël la maison, afin qu'ils aient honte de leurs iniquités, et qu'ils mesurent la forme, quand ils auront eu honte de tout ce qu'ils ont fait, la forme de la maison, et sa, disposition, et ses sorties, et ses entrées, et toutes ses formes; et tous ses statuts, et tontes ses dispositions, et toutes ses lois enseigne-leur, et écris-les à leurs yeux, afin qu'ils gardent toute sa forme, et tous ses statuts, et qu'ils les fassent. » — XLIII. 10, 11 ; — que par mesurer le Temple ou la Maison, il soit signifié rechercher avec soin et examiner quelle est l'Église quant au vrai et quant au bien, on peut le voir en ce qu'il est dit de mesurer la forme de la maison, ses sorties et ses entrées, et de garder toute sa forme, choses par lesquelles il ne peut pas être entendu la forme du Temple seulement quant à la forme, mais quant aux choses qui sont signifiées par le Temple, car il est ajouté, o afin qu'ils aient honte de leurs iniquités, qu'ils ont faites, » par quoi est signifiée la honte de s'être éloigné des lois et des statuts de l'Église; c'est pourquoi il est dit aussi « de leur enseigner tous ses statuts, toutes ses dispositions et toutes ses lois ; » il est donc évident que par le Temple il est signifié l'Église avec ses vrais et ses biens, car ce sont ces vrais et ces biens qui doivent être gardés,, et cela est signifié par « afin qu'ils gardent toute la forme de la Maison ou du Temple ; dans la Parole, par le Temple est signifiée l'Église quant au Vrai, et par la Maison de Dieu, l'Église quant au bien, car le Temple était de pierres, mais la Maison de Dieu dans les temps anciens avait été de bois; or, la pierre signifie les vrais, et le bois les biens. Dans Zacharie : « Je levai mes yeux, et je vis; et voici, un homme, dans la main duquel (était) un cordeau de mesure. Et je dis : Où vas-tu ? Et il me dit : Pour mesurer Jérusalem, afin de voir de combien sa largeur, et de combien sa longueur. Et il dit : Jérusalem habitera des faubourgs à cause de la multitude d'hommes et de pètes au milieu d'elle. » — II. 5, 6, 8; — ces choses ont été dites de l'avènement du Seigneur, et de l'instauration d'une nouvelle Eglise par Lui, comme on peut le voir par les Vers. 14 et 15 de ce Chapitre: Jérusalem signifie cette nouvelle «Église, et la mesurer signifie examiner et par suite savoir quelle elle sera, et combien elle sera grande; la largeur signifie le vrai de sa doctrine, et la longueur le bien de son amour, comme ci-dessus; c'est pourquoi il est dit « pour mesurer Jérusalem, afin de voir de combien sa largeur, et de combien sa longueur ; » que là ce soit l'.Église et non Jérusalem qui est entendue par Jérusalem, cela est évident, car vers l'avènement du Seigneur Jérusalem n'a été ni aussi grande ni telle qu'elle est décrite dans ce passage, à savoir, que Jérusalem habitera des faubourgs à cause de la multitude d'hommes et de bêtes au milieu d'elle ; par là, il est entendu qu'une multitude de nations s'approcheront de l'Église ; par Jérusalem et par au milieu d'elle, il est signifié l'Église composée de ceux qui recevront intérieurement le Divin procédant du Seigneur, et par les faubourgs l'Église composée de ceux qui le recevront extérieurement; car l'Église du Seigneur est interne et est externe ; d'ans l'Église interne sont ceux qui sont dans l'intelligence et dans la sagesse, et par suite dans les Cieux supérieurs; et dans l'Église externe ceux qui sont dans les sciences et dans les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole, sans être dans l'intelligence et la sagesse intérieures, et qui sont par suite dans les deux inférieurs; ceux-ci sont appelés spirituels-naturels, et ceux-là spirituels ; les spirituels sont entendus par ceux qui sont dans le milieu de Jérusalem, et les spirituels-naturels par ceux qui sont dans les faubourgs ; par les hommes et les bêles sont entendus ceux qui sont dans l'intelligence et par suite dans le bien de la vie, par les hommes ceux qui sont dans l'intelligence, et par les bêtes ceux qui sont dans l'affection naturelle du bien et par suite dans le bien de la vie. De pareilles choses sont signifiées par ces paroles, dans l'Apocalypse : « L''Ange qui parlait avec moi avait un roseau d'or pour mesurer la cité de la nouvelle Jérusalem, ses portes et sa muraille ; et il mesura sa muraille, cent quarante-quatre coudées, mesure d'homme, qui est (mesure) d'Ange. » — XXI. 15, 17; — ici aussi, par la nouvelle Jérusalem est entendue la nouvelle Église, et par la cité sa doctrine; par sa muraille est signifié le Divin Vrai qui protège ; par le nombre cent quarante-quatre sont signifiés tous les vrais et tous les biens dans le complexe; ce nombre est dit être mesure d'homme, qui est (mesure] d'Ange, ce qui .ne pourrait pas être dit, si par la mesure il n'était pas signifié la qualité; mais il sera traité de ce passage dans la suite, en son lieu. Dans Ézéchiel : « Lorsque sortit vers l'Orient cet homme, qui avait dans sa main un cordeau, il mesura mille à ta coudée; puis il me fit passer par des eaux, eaux de tatous; il mesura ensuite mille, et me fit passer par les eaux, eaux de genoux; et il mesura mille, et me fit passer par les eaux, eaux de reins ; il mesura encore initie, torrent que je ne pus traverser, parce que hautes étaient les eaux, eaux de natation, torrent qui n'était pas guéable. Et voici, sur la rive du torrent, des arbres en abondance deçà et delà; et toute âme vivante qui rampe, partout où sera venu le torrent, vivra; et devint le poisson très-abondant. » — XLVII. 3, 4, 5, 7, 9; — par ces paroles, il est décrit comment l'intelligence, chez ceux qui sont de l'Église, s'accroît par la réception du Divin Vrai procédant du Seigneur; le Divin Vrai précédant du Seigneur est signifié par les eaux sortant de dessous le seuil de la maison vers l'Orient, et descendant du côté droit de la maison au midi de l'autel, comme il est dit au Vers, t le ce Chapitre; par l'Orient es! signifié l'amour envers le Seigneur, parce que dans le Ciel l'Orient est où apparaît le Seigneur comme Soleil, et là le côté droit est où le Divin Vrai est reçu dans la plus grande lumière, et ce côté est appelé le midi, c'est pourquoi il est dit aussi au midi de l'autel; la manière dont l'intelligence s'accroît par la réception du Divin Vrai procédant du Seigneur est décrite par les eaux que le prophète traversa, qui d'abord allaient jusqu'aux talons, puis jusqu'aux genoux, ensuite jusqu'aux reins, et enfin étaient si hautes qu'elles ne pouvaient être traversées; par les eaux jusqu'aux talons est signifiée l'intelligence telle qu'elle est chez l'homme sensuel et naturel, car les talons signifient le sensuel et le naturel ; par les eaux jusqu'aux genoux est signifiée l'intelligence telle qu'elle est chez l'homme spirituel-naturel, car les genoux signifient le spirituel-naturel; par les eaux jusqu'aux reins est signifiée l'intelligence telle qu'elle est chez l'homme spirituel, car les rems ou les lombes signifient le mariage du vrai et du bien, qui est le spirituel; par les eaux qui ne pouvaient être traversées est signifiée l'intelligence céleste, qui est appelée sagesse, telle qu'elle est chez l'homme céleste, ou chez l'Ange du troisième Ciel, et comme elle est ineffable, il est dit que c'était un torrent qui ne pouvait être traversé, et ces eaux sont aussi appelées eaux de natation, parce que cette sagesse est loin au-dessus de l'homme naturel; le torrent qui provient de ces eaux signifie l'intelligence et la sagesse; les connaissances du vrai et du bien et ii{s perceptions sont signifiées, en ce que sur la rive du torrent il y avait des arbres en abondance deçà et delà; l'arbre signifie les connaissances et les perceptions; la vie qui en provient pour toutes les choses qui sont dans l'homme naturel, tant les connaissances que les sciences, est signifiée en ce que toute âme vivante qui rampe vivra, et en ce que le poisson y sera abondant; l'âme qui rampe et le poisson signifient les choses qui sont dans l'homme naturel, lesquelles sont nommées connaissances d'après la Parole, et aussi les sciences naturelles par lesquelles les spirituels sont confirmés, et vivre signifie l'influx du Seigneur par l'homme spirituel et l'intelligence de cet homme dans ces connaissances et dans ces sciences; que les eaux signifient les vrais de la doctrine d'après la Parole, par lesquels existe l'intelligence, on le voit ci-dessus, Nos 7l, 483, 518. Dans Habakuk : « II n'est arrête et a mesuré la terre ; il a vu et dissipé les nations, parce que dispersées ont été les montagnes d'éternité, et abaissées les collines du siècle, les passages du siècle pour lui, » — III. 6 ; — ces choses ont été dites de la visite et du Jugement Dernier par le. Seigneur, quand il viendrait dans le monde ; par « il s'est arrêté et a mesuré la terre, » il est signifié l'examen de ce que serait alors l'Église; mesurer signifie examiner, et la terre est l'Église ; par « il a vu et dissipé les nations, » il est signifié précipiter dans l'enfer tous ceux qui sont dans les maux et par suite dans les faux, dissiper signifie précipiter dans l'enfer, et. les nations signifient ceux qui sont dans les maux et par suite dans les faux ; par « dispersées ont été les montagnes d'éternité, » il est signifié que l'Église céleste, telle qu'elle avait été chez les Très-Anciens qui étaient dans l'amour envers le Seigneur, avait péri, les montagnes d'éternité signifient cette Église et cet amour; par « les collines du siècle abaissées, » il est signifié que l'Église spirituelle, telle qu'elle avait été après le déluge chez les Anciens qui étaient dans l'amour à l'égard du prochain, avait péri, les collines du siècle signifient cette Eglise et cet amour; par « les passages du siècle pour lui, » il est signifié selon l'état de l'Église qui existait alors, état qui était perverti. Dans ÉsaÏe : « Voici, le Seigneur Jéhovih en fort vient, et son bras dominera, pour Lui. Qui a mesuré dans sa poignée les eaux, et les cieux à l'empan a compassé, et renfermé dans un tiers de mesure la poussière de la terre, et pesé au fléau les montagnes et les collines à la balance? » — XL. 10, 12; — ces choses aussi ont été dites du Seigneur et du Divin Vrai d'après lequel existent le Ciel et l'Église, et d'où procède la sagesse; l'avènement du Seigneur et alors l'ordination de toutes choses dans les Cieux par Lui d'après la propre puissance, sont signifiés par « voici, le Seigneur Jéhovih en fort vient, et son bras dominera pour Lui ; » son bras qui dominera signifie la propre puissance; l'ordination de toutes choses dans les Cieux d'après la propre puissance par le Divin Vrai est signifiée par « qui a mesuré dans sa poignée les eaux, et les cieux à l'empan a compassé, et renfermé dans un tiers de mesure la poussière de la terre, et pesé au fléau les montagnes et les collines à la balance? » par mesurer les eaux, il est signifié désigner les Divins Vrais; par compasser les cieux à l'empan, il est signifié par suite mettre en ordre les Cieux ; par renfermer dans un tiers de mesure la poussière de la terre, il est signifié mettre en ordre les inférieurs; par la poignée, l'empan et un tiers de mesure, il est signifié la même chose que par les mesures, et aussi la même chose que par la main, à savoir, la qualité de la chose et la propre puissance; par peser au fléau les montagnes et les collines à la balance, il est signifié subordonner et équilibrer toutes choses ; par le fléau et la balance est signifiée une juste mise en équilibre, et par les montagnes et les collines sont signifiés les Cieux supérieurs, par les montagnes les Cieux qui sont dans l'amour envers le Seigneur, et par les collines les Cieux qui sont dans la charité à l'égard du prochain, comme ci-dessus. Dans Job : « On étais-tu quand je fondais la terre? Déclare-(le), si tu as de l'intelligence. Qui en a posé les mesures, si tu le sais? Et qui a étendu sur elle la ligne ? Sur quoi ses bases ont-elles été enfoncées? Qui a jeté la pierre de son angle? » — XXXVIII. 4,5, 6 ; — ici, par la terre est entendue l'Église; par la fonder et en poser les mesures, il est signifié l'instaurer et en déterminer la qualité, la mesure est la qualité de la chose ; par étendre sur elle la ligne, il est signifié la maintenir dans sa qualité; par « sur quoi ses bases ont-elles été enfoncées, ci qui a jeté la pierre de son angle?» est signifiée sa fondation sur les choses qui sont dans l'homme naturel, la pierre de l'angle est le vrai de l'homme naturel, qui est appelé vrai scientifique, sur lequel est fondé le vrai de l'homme spirituel ou le vrai spirituel. Dans Jérémie : « Si ces statuts-là se retirent de devant Moi, aussi la semence d'Israël cessera, pour ne plus être une nation devant Moi à toujours. Quand on mesurerait les cieux d'en haut, et qu'on sonderait les fondements de la, terre en bas, Moi aussi je réprouverai toute la semence d'Israël à cause de tout ce qu'ils ont fait. » — XXXI. 36, 37 : — là, par les statuts sont signifiées toutes les choses de l'Église, qui ont été commandées aux fils d'Israël, ainsi toutes les choses du culte ; par « si ces statuts se retirent de devant Moi, aussi la semence d'Israël cessera, pour ne plus être une, nation devant Moi à toujours, » il est signifié que s'ils ne gardent pas ces choses, il n'y aura plus aucune Église chez eux ; par Israël est signifiée l'Église, et par sa semence le vrai de l'Église; par « quand on mesurerait les cieux d'en haut, et qu'on sonderait les fondements de la terre en bas, Moi aussi je réprouverai toute la semence d'Israël à cause de tout ce qu'ils ont t'ait,» il est signifié que, quoiqu'il doive exister un nouveau Ciel et une nouvelle Église, il n'y aura cependant chez cette nation rien du Ciel ni de l'Église. Si par mesurer il est signifié déterminer la qualité de la chose, puis aussi l'examiner, c'est parce que par la mesure est signifiée la qualité de la chose ; que la mesure ait cette signification, on peut le voir par les passages suivants; dans l'Apocalypse : « L'Ange mesura la muraille de lu cité de la nom elle Jérusalem, cent quarante-quatre coudées, mesure d'homme, qui est (mesure) d'Ange. » —XXI. 17; — qu'ici par la mesure il soit signifié la qualité de la chose qui est entendue par la muraille de la cité de Jérusalem, cela est bien évident, car autrement qu'entendrait-on par la mesure d'une muraille de cent quarante-quatre coudées, mesure d'homme, qui est mesure d'Ange? Dans Matthieu : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point Jugés, car du jugement que vous jugerez vous serez jugés, et de la mesure que vous mesurerez il vous sera mesuré. » — VIL 1, 2. — Dans Luc : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ; ne condamnez point, afin que vous ne soyez point condamnés; pardonnez, et il vous sera pardonné; donnez, et il vous sera donné; une mesure bonne, pressée, secouée, et se répandant par dessus, on vous donnera dans le sein; car de cette mesure, dont vous mesurerez, il vous sera mesuré en retour. » — VI. 37, 38 ; — ces paroles ont été expliquées dans le Traité du ciel- et de l'enfer; voir N° 349. — Et dans Marc : « De la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et il sera surajouté à vous qui écoutez; à celui qui a, il sera donné; nais à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera ôté. » — IV. 24, 25; — ainsi est décrite la charité à l'égard du prochain, ou l'affection spirituelle du vrai et du bien, à savoir, autant et selon que quelqu'un est dans cette charité ou dans cette affection dans le Monde, autant il vient en elle après la mort ; par « ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés; ne condamnez point, afin que vous ne soyez point condamnés, » il est entendu qu'il ne faut point, mal penser du bien et du vrai ; il est permis à chacun « le mal penser du mal et du faux, mais non du bien et du vrai, car le bien et le vrai dans le sens spirituel sont le prochain; comme c'est la charité à l'égard du prochain qui est entendue, c'est pour cela qu'il est dit aussi « pardonnez, et il vous sera pardonné; donnez, et il vous sera donné; » par « de cette mesure, dont vous mesurerez, il vous sera mesuré en retour, » il est entendu que l'affection spirituelle, qui est appelée charité, restera après la mort selon la quantité et la qualité de cette affection ; et par « il sera surajouté à vous qui écoutez, » et « une mesure bonne, pressée, secouée et se répandant par dessus, on vous donnera dans le sein, » il est entendu que cette quantité et cette qualité seront remplies durant l'éternité; la mesurées!, là, la quantité et la qualité de l'affection ou de la charité qui seront augmentées durant l'éternité selon le degré de cette affection dans le Monde; voir dans le Traité du ciel et de l'enfer, N° 349, le passage ci-dessus cité ; par « il sera surajouté à vous qui écoutez, » il est entendu que cela arrivera à ceux qui exercent la charité; ceux qui écoutent signifient ceux qui obéissent et qui font; qu'aimer le prochain, ce soit aimer le vrai et le bien, et aussi le sincère et le juste, on le voit dans la doctrine de la nouvelle Jérusalem, N°s 84 à 106 ; qu'il ne soit pas entendu d'autre pensée ni d'autre jugement, que la pensée et le jugement sur la vie spirituelle d'autrui, on peut le voir en ce qu'il a été permis à chacun de penser sur la vie morale et civile d'autrui, et aussi d'en porter un jugement ; sans un tel jugement et une telle pensée sur les autres, aucune société civile ne pourrait jamais subsister ; c'est pourquoi, par ne point juger et ne point condamner, il est signifié ne point mal penser du prochain entendu spirituellement, à savoir, de sa foi et de son amour, qui appartiennent à la vie de l'homme spirituel, car la foi et l'amour restent cachés dans les intérieurs de cet homme, et par suite ne sont connus que du Seigneur seul. Dans Jean : « Celui que le Père a envoyé prononce les paroles de Dieu, car non pas par mesure Dieu Lui a donné l'esprit. » - III. 34 ; — par l'esprit que Dieu donne, il est signifié le Divin Vrai, et par suite l'intelligence et la sagesse; par « non pas par mesure, » il est signifié au-dessus de toute quantité et de toute qualité des hommes, par conséquent l'infini, car l'infini qui était chez le Seigneur n'a ni quantité ni qualité, parce que la quantité et la qualité sont des propriétés du fini, car la quantité et la qualité déterminent le fini et le terminent; mais ce qui est sans terme est infini ; il suit de là que la mesure, ici, signifie aussi la qualité, car « non pas par mesure » signifie sans attribution de la qualité. Dans David : « Fais-moi connaître, Jéhovah, ma fin, et quelle est la mesure de mes jours; que je reconnaisse que bientôt je cesse, moi; voici, en palmes tu as donné mes jours, et mou temps (est) comme rien devant toi. »— Ps. XXXIX. 5, 6; — il semble que par ces paroles il soit seulement entendu les temps de la vie, dont il veut connaître la fin, et que ces temps passent vite; mais dans le sens spirituel il est entendu, non pas des temps, mais des états de la vie au lieu de temps ; c'est pourquoi, par « fais-moi connaître, Jéhovah, ma fin, et quelle est la mesure de mes jours, » il est signifié qu'il sache l'étape de sa vie et sa qualité, ainsi quelle vie doit lui rester ; par « voici, en palmes lu as donné mes jours, h il est signifié que la qualité de l'état de sa vie est d'une très petite importance; et par « mon temps est comme rien devant loi, » il est signifié que l'état de sa vie n'a aucune valeur ; en effet, le temps et les jours signifient les états de la vie quant au vrai et et quant au bien, et par suite quant à l'intelligence et quanta la sagesse; par conséquent, que toutes ces choses, en tant qu'elles viennent de lui-même, ne sont d'aucun prix : ceux qui ne pensent que naturellement ne peuvent pas voir que ce sens est dans ces paroles, parce que la pensée naturelle ne peut être séparée de l'idée du temps, mais la pensée spirituelle, telle qu'est la pensée angélique, n'a rien de commun avec le temps, ni avec l'espace, ni avec la personne. Puisque les mesures signifient la qualité de la chose, on voit clairement ce qui est signifié par « maison de mesures, » - Jérém. XXII. 14 : — par « portion démesures, » — Jérém. XIII. 25 : — et par « hommes de mesure, » — Ésaïe, XLV. 14 ; — là, par les mesures est signifiée la qualité dans tout le complexe. Dans Moïse : « Vous ne ferez point de perversité dans le jugement, dans la mesure, dans le poids, ni dans la dimension; balances de justice, pierre^ de justice, éphah de justice, et hin de justice, il y aura pour vous. », — Lévit. XIX.'35, 3ti. — Dans le Même : « il n'y aura point dans ton sac diverses pierre, une grande et une petite; il n'y aura point dans ta maison divers éphahs, un grand et un petit; pierre parfaite et de justice tu auras, éphah parfait et de justice tu auras. » — Deutér. XXV. 13, 14, 15. — Et dans Ézéehiel : « Balances de justice, et éphah de justice, et bath de justice il y aura pour vous. » — XLV. 10 : — que par ces mesures et ces poids il soit signifié l'estimation de la chose selon la qualité du vrai et du bien, on le voit ci-dessus, N° 373.
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