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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 375. 

Et l'huile et le vin ne gâte point, signifie qu'il est pourvu à ce qu'on ne porte point de dommage au sens interne ou spirituel de la Parole, ni quant au bien ni quant au vrai: on le voit par la signification de l'huile, en ce qu'elle est le bien de l'amour, ainsi qu'il va être montré; par la signification du vin, en ce qu'il est le vrai de ce bien, car tout bien a son vrai, ou tout vrai appartient à un bien, de là tel est le bien, tel est le vrai; et par la signification de gâter, en ce que c'est leur porter du dommage; que ce soit le sens interne ou spirituel de la Parole quant au bien et quant au vrai, qui est spécialement signifié ici par l'huile et par le vin, on le voit en ce que par le froment et par l'orge il est signifié le bien et le vrai de même que par l'huile et par le vin, mais par le froment et par l'orge le bien et le vrai de l'Église en général, ainsi le bien et le vrai dans le sens de la lettre de la Parole, car les biens et les vrais qui sont dans ce sens de la Parole sont les biens et les vrais en général, puisque le sens de la lettre renferme le sens spirituel et par suite les biens et les vrais spirituels; le froment et l'orge signifient donc les biens et les vrais de l'Église en général, lesquels appartiennent au sens de la lettre de la Parole; mais l'huile et le vin signifient les biens et les vrais du sens interne ou spirituel de la Parole; ceux-ci sont les biens et les vrais intérieurs, et ceux-là sont les biens et les vrais extérieurs; que ce soient les biens et les vrais intérieurs et extérieurs, les uns dans l’homme spirituel ou interne, les antres dans l'homme naturel ou externe, on peut le voir d'après ce qui a été dit et montré dans le Traité DU CIEL ET DE L'ENFER, à savoir, qu'il y a trois Cieux, et que le Ciel intime ou troisième Ciel est dans les biens et les vrais intimes ou du troisième degré, que le Ciel moyen ou second Ciel est dans les biens et les vrais inférieurs ou du second degré, et que le dernier ou premier Ciel est dans les biens et les vrais derniers ou du premier degré; les biens et les vrais derniers ou du premier degré sont tels que ceux qui sont contenus dans le sens de la lettre de la Parole, c'est pourquoi ceux qui restent dans ce sens, et s'en font une doctrine et vivent selon cette doctrine, sont dans les biens et les vrais derniers ; ceux-là, puisqu'ils ne voient pas les intérieurs, par la raison qu'ils sont non pas purement spirituels, comme les Anges des Cieux supérieurs, mais spirituels-naturels, sont néanmoins dans le Ciel, mais dans le dernier Ciel; car les biens et les vrais qu'ils ont puisés dans le sens de la lettre de la Parole, et qui sont chez eux, ont en eux-mêmes les biens et les vrais intérieurs qui appartiennent au sens spirituel de la Parole; ils correspondent, en effet, et par la correspondance ils font un. Soit un exemple: Celui qui croit, d'après le sens de la lettre de la Parole, que Dieu se met en colère, et qu'il condamne et jette dans l'enfer ceux qui vivent mal, quoique cela en soi-même ne soit pas un vrai, puisque Dieu ne se met point en colère, et qu'il ne condamne point l'homme et ne le jette point dans l'enfer, toujours est-il cependant que cela, chez ceux qui vivent bien et croient ainsi parce que la Parole le dit dans la lettre, est accepté par le Seigneur comme un vrai, puisqu'il renferme intérieurement caché en soi le vrai, lequel même est évident devant les Anges intérieurs, quoiqu'eux-mêmes ne voient point ce que le Seigneur accepte comme un vrai. Soit encore un exemple: Celui qui croit qu'il deviendra fort âgé s'il aime son père et sa mère, selon le précepte du Décalogue, et qui les aime à cause de cela et vit bien, est accepté comme s'il eût cru le vrai- même; en effet, il ne sait pas que par le père et la mère dans le sens suprême il est entendu le Seigneur et le Royaume du Seigneur, par le père le Seigneur, et par la mère le Royaume du Seigneur, et que par la prolongation des jours ou devenir fort âgé est signifiée la félicité pour l'éternité; il en est de même dans mille autres cas. Ceci a été dit, afin qu'on sache ce qui est entendu par les biens et les vrais extérieurs et par les biens et les vrais intérieurs de la Parole, parce que par le froment et par l'orge sont signifiés les biens et les vrais extérieurs, c'est-à-dire, qui appartiennent au sens de la lettre de la Parole, tandis que par l'huile et par le vin sont signifiés les biens et les vrais intérieurs, c'est-à-dire, qui appartiennent au sens spirituel de la Parole. Si par le froment et par l'orge il est signifié les biens et les vrais extérieurs, ou les biens et les vrais du sens de la lettre de la Parole, c'est parce qu'ils appartiennent à la moisson du champ, et ne sont pas mangés avant de devenir des pains, et que par les pains dans la Parole sont signifiés les biens intérieurs, ainsi, par le froment et par l'orge sont signifiées les choses d'après lesquelles existent ces biens; tels sont aussi les biens et les vrais du sens littéral de la Parole : mais que par l'huile et par le vin il soit signifié les biens intérieurs, qui appartiennent au sens interne ou spirituel de la Parole, on peut le voir d'après leur signification dans la Parole, comme ce qui va suivre le prouvera. Qu'on ne doive pas leur porter du dommage, c'est de peur qu'ils ne soient profanés, car si on savait ces biens et ces vrais, et si on les croyait, et que dans la suite on les niât, ou encore, si l'on vivait en opposition avec eux, alors ils seraient profanés; et profaner les biens et les vrais intérieurs, c'est se conjoindre avec le Ciel et en même temps avec l'enfer, ce qui est détruire entièrement la vie spirituelle; car les biens et les vrais qui sont crus, demeurent toujours, et pareillement les maux et les faux, qui, par la négation ou par la vie opposée aux biens et aux vrais, ont pris leur place, de là résulte une conjonction du bien et du vrai qui appartiennent au Ciel avec les maux et les faux qui appartiennent à l'enfer, lesquels ne peuvent pas être séparés, mais peuvent être déchirés, et quand ils sont déchirés, tout ce qui appartient à la vie spirituelle est détruit; de là vient que les profanateurs après la mort ne sont point des esprits en forme humaine, comme les autres, mais sont purement des fantaisies, et apparaissent à eux-mêmes voler çà et la sans aucune pensée, et enfin sont séparés d'avec les autres et jetés dans l'enfer le plus profond, et comme ils n'apparaissent pas en forme humaine, comme les autres esprits, on ne dit plus en parlant d'eux « celui-ci, » ou « celle-là; » mais on dit « cela, » c'est-à-dire, ce qui n'est pas un homme: sur la profanation du bien et du vrai on peut voir de plus grands détails dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, Nos 169, 172. Comme un tel sort attend ceux qui profanent les biens el les vrais intérieurs du Ciel et de l'Église, c'est pour cela que le sens interne ou spirituel de la Parole, dans lequel ces biens et ces vrais sont contenus, n'a pas été ouvert aux Juifs, car s'il avait été ouvert, ils auraient profané; et c'est pour cela qu'il n'a pas non plus été ouvert aux Chrétiens, car eux aussi, s'il eût été ouvert, auraient profané; c'est aussi pour cela que, aux Chrétiens comme aux Juifs, il a été caché qu'il y eût quelque sens interne ou spirituel de la Parole dans le sens de la lettre, qui est naturel; et afin qu'ils fussent dans l'ignorance sur ce sens, il a été pourvu à ce que la science des correspondances, qui était pour les Anciens la science principale, fût perdue, de telle sorte qu'on ignorât absolument ce que c'est que la Correspondance, et par suite ce que c'est que le sens spirituel de la Parole; en effet, la Parole a été écrite par de pures correspondances, c'est pourquoi sans la science des correspondances on ne pouvait pas non plus savoir ce que c'était que le sens interne: cela a été pourvu par le Seigneur, afin que les biens et les vrais réels eux-mêmes, dans lesquels sont les Cieux supérieurs, ne fussent point profanés. Si, au contraire, le sens interne ou spirituel de la Parole a été ouvert aujourd'hui, c'est parce que le Jugement Dernier a été terminé, et que par suite toutes choses ont été remises en ordre dans les Cieux et dans les enfers, et ainsi il peut être pourvu par le Seigneur à ce qu'il n'existe point de profanations; que le sens interne ou spirituel serait ouvert après que le Jugement Dernier aurait été achevé, cela a été prédit par le Seigneur dans l'Apocalypse; sur ce sujet, voir l'Opuscule sur LE CHEVAL BLANC. Qu'on ne doive pas porter du dommage au sens interne ou spirituel de la Parole, c'est aussi ce qui est signifié en ce que les vêtements du Seigneur ont été divisés par les soldats, et non la tunique qui était sans couture depuis le haut tissue partout, --- Jean, XIX. 23, 24 ; --- en effet, par les Vêtements du Seigneur il est signifié la Parole, par les vêtements qui furent divisés, la Parole dans la lettre, par la tunique la Parole dans le sens interne, et par les soldats ceux qui devaient combattre pour les vrais et les biens de l'Église; que les soldats signifient ceux-là, on le voit ci-dessus, N° 64 f.; et que les vêtements dans la Parole signifient les vrais qui recouvrent le bien, et les vêtements du Seigneur le Divin Vrai, par conséquent la Parole, on le voit aussi ci-dessus, Nos 64, 195. Que l'Huile signifie le bien de l'amour, on peut principalement le voir par les Onctions chez les fils d'Israël, ou dans leur Église, lesquelles se faisaient avec l'Huile; en effet, toutes les choses de l'Église étaient inaugurées par le moyen de l'huile, et lorsqu'elles avaient été inaugurées, elles étaient appelées saintes, par exemple, l'Autel et ses vases, la Tente de convention et toutes les choses qui y étaient; puis, ceux qui remplissaient les fonctions du sacerdoce et leurs vêtements, et de plus les Prophètes, et enfin les Rois: chacun peut voir que ce n'est pas l'Huile elle-même qui sanctifie, mais que c'est ce qui est signifié par l'Huile, c'est-à-dire, le bien de l’amour envers le Seigneur d'après le Seigneur; c'est là ce qui est signifié par l'Huile; c'est pourquoi, lorsque les choses ou les personnes avaient été ointes, de ce moment même elles représentaient, car l'Huile introduisait la représentation du Seigneur et du bien de l'amour d'après Lui, puisque le bien de l'amour envers le Seigneur d'après le Seigneur est le saint même du Ciel et de l'Église, car tout Divin influe par ce bien; c'est pourquoi les choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église, et qui sont appelées spirituelles, sont saintes en tant qu'elles tiennent de ce bien. La cause de la représentation du saint par l'Huile est celle-ci: Le Seigneur Seul quant au Divin Humain est l'OINT DE JÉHOVAH, car en Lui d'après la conception était le Divin Bien même du Divin Amour, et d'après ce Divin Bien son Humain était le Divin Vrai même quand il fut dans le monde, et ensuite par l'union avec le Divin Même en Soi il le fit aussi le Divin Bien du Divin Amour; et comme toutes les choses qui étaient de l'Église représentaient les Divins qui procèdent du Seigneur, et dans le sens suprême, le Seigneur Lui-Même, car l'Eglise instituée chez les fils d'Israël était une Église représentative, voilà pourquoi l'huile, qui signifiait le Divin Bien du Divin Amour, était employée pour introduire les représentations; et après que les choses ou les personnes avaient été ointes, elles étaient considérées comme saintes, non pas que par là il y eût en elles quelque sainteté, mais parce que la sainteté dans le Ciel était représentée par là quand elles étaient dans le culte. Ces choses ont été dites, afin qu'on sache que l'huile signifie le bien de l'amour; mais pour que cela soit plus évident je vais exposer chaque chose en ordre, à savoir, que dans les temps Anciens on oignait d' huile les pierres dressées en statues: puis aussi, les armes de guerre, comme écus et boucliers: et plus tard l'Autel et tous ses vases, et aussi la Tente de convention et toutes les choses qui y étaient: et en outre, ceux qui remplissaient les fonctions du sacerdoce et leurs habits : et aussi les prophètes: et enfin les rois, qui de là étaient appelés oints: qu’il fut aussi reçu par l'usage commun de s'oindre soi-même, et d'oindre les autres, pour témoigner l'allégresse du mental (animus) et la bienveillance: et que de là il est évident que l’huile dans la Parole signifie le bien; l’huile de sainteté, qu'on avait préparée pour oindre les choses qui serviraient pour le culte dans l'Église, le Divin Bien du Divin Amour; et l'huile en général, le bien et le plaisir du bien. --- PREMIEREMENT : On oignait d' huile les pierres dressées en statues : on le voit dans le Livre de la Genèse: « Et matin se leva Jacob au matin, et il prit la Pierre qu'il avait posée pour son chevet, et il la posa en statue, et il répandit de l' huile sur son sommet; et il appela le nom de ce lieu Béthel ; et il dit: Si je retourne en paix vers la maison de mon père, cette Pierre que j'ai posée en statue sera maison de Dieu. » --- XXVIII. 18, 19, 22; --- si l'on oignait ainsi les pierres, c'était parce que par les pierres étaient signifiés les vrais, et que les vrais sans le bien n'ont point la vie spirituelle, c'est-à-dire, la vie procédant du Divin; mais quand les pierres avaient été ointes d'huile, elles représentaient les vrais d'après le bien, et dans le sens suprême le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, Qui de là a été appelée la Pierre d'Israël : les pierres elles-mêmes, après avoir été dressées, étaient appelées statues, et passaient pour saintes; de là l'usage des statues chez les Anciens, et ensuite dans leurs Temples : comme alors cette Pierre, dressée par Jacob d'une manière représentative, était sanctifiée, c'est pour cela que Jacob appela le nom du lieu Béthel, et dit que cette Pierre était maison de Dieu; Béthel signifie maison de Dieu, et la maison de Dieu signifie l'Eglise quant au bien, et dans le sens suprême le Seigneur quant à son Divin Humain, --- Jean, II. 19, 20, 21, 22; --- voir le reste expliqué dans les ARCANES CÉLESTES; de plus, là, il est dit aussi, que les statues avaient été dressées par les Anciens pour signe, pour témoin et pour culte, N° 3727 ; que d'abord elles avaient été des limites saintes, N° 3727; qu'ensuite elles étaient devenues des objets pour le culte, N° 4580; ce qu'elles signifiaient, Nos 4580, 10643 ; que les pierres signifient les vrais, et la Pierre d'Israël le Seigneur quant au Divin Vrai, Nos 643, 1298, 3720, 6426, 8609, 9388, 9389, 10376; qu'on versait de l'huile sur la Tête de la statue, ou qu'on l'oignait, ce qui était fait afin d'introduire le représentatif du vrai d'après le bien, et de l'employer ainsi pour le culte, Nos 3728, 4090. SECONDEMENT. On oignait les armes de guerre, comme écus et boucliers: on le voit dans Ésaïe : « Levez-vous, princes! oignez le bouclier. » --- XXI. 5 : --- et dans le Livre II de Samuel: « Il a été souillé le bouclier des Héros, le bouclier de Saül n'a point été oint d'huile. » --- I. 21; --- si les armes de guerre étaient ointes, c'était parce qu'elles signifiaient les vrais qui combattent contre les faux, et que ce sont les vrais d'après le bien qui ont de la force contre les faux, et non les vrais sans le bien; c'est pour cela que les armes de guerre représentaient les vrais par lesquels le Seigneur Lui-Même combat chez l'homme contre les faux du mal qui proviennent de l'enfer; que les armes de guerre signifient les vrais qui combattent contre les faux, on le voit, Nos 1788, 2686, et ci-dessus, Nos 131, 367; puis aussi, que les guerres en général signifient les combats spirituels, Nos 1664, 2686, 8273, 8295; et les Ennemis les maux et les faux, en général les Enfers, Nos 2851, 8289, 9314. TROISIÈ­MEMENT. On oignait l'Autel et tous ses vases, puis aussi, la Tente de convention et toutes les choses qui y étaient: on le voit dans Moïse : « Jéhovah dit à Moise : Tu oindras l’Autel pour le sanctifier. » --- Exod. XXIX. 36; --- dans le Même : « Tu feras une huile d'onction de sainteté, tu en oindras la Tente de convention, et l'Arche du témoignage, et la Table et tous ses vases, et le Chandelier et tous ses vases, et l'Autel du parfum, et l'Autel de l'holocauste et tous ses vases, et le Bassin et sa base: ainsi tu les sanctifieras, afin qu'ils soient saint des saints; quiconque les touchera sera sanctifié. » --- Exod. XXX. 25 à 29. XL. 9, 10, 11. Lévit, VIII. 10, 11, 12. Nomb. VII. 1; --- si l'on oignait les Autels et la Tente de convention avec toutes les choses qui y étaient, c'était afin qu'ils représentassent les Divins et les choses saintes du Ciel et de l'Eglise, par conséquent les choses saintes du culte; et ils n'auraient pas pu les représenter, s'ils n'avaient pas été inaugurés par quelque chose qui signifiait le bien de l’amour, car par le bien de l'amour le Divin entre, et par lui il est présent, par conséquent aussi dans le culte, et sans lui le Divin n'entre pas et n'est pas présent : que l'Autel ait été le principal représentatif du Seigneur et par conséquent du culte d'après le bien de l'amour, on le voit, Nos 2777, 2811, 4489, 4541, 8935, 8940, 9388, 9389, 9714 ; et que la Tente ait été le principal représentatif du Ciel où est le Seigneur, on le voit, Nos 9457, 9481, 9485, 9594, 9632, 9596, 9784. QUATRIEMENT. On oignait ceux qui remplissaient les fonctions du sacerdoce, et leurs habits : on le voit dans Moïse: « Tu prendras l'Huile d'onction et tu (la) verseras sur la tête d'Aharon, et tu l'oindras. » --- Exod. XXIX. 7. XXX. 30;­ --- dans le Même: « Tu revêtiras Aharon des habits de sainteté, et tu l’oindras, et le sanctifieras, afin qu'il exerce le sacerdoce pour Moi; et ses fils tu les oindras ainsi que tu auras oint leur père; et sera pour être à eux leur onction pour sa­cerdoce séculaire en leurs générations. » --- Exod. XL. 13, 14, 15; --- dans le Même: « Moise versa de l'huile sur la tête d'Aharon, et il l' oignit pour le sanctifier: et ensuite il prit de l'huile d'onction, et du sang qui (était) sur l'autel, et il en répandit sur Aharon, sur ses habits, sur ses fils et sur les habits de ses fils avec lui, et il sanctifia Aharon, ses habits, et ses fils, et les habits de ses fils avec lui. » --- Lévit. VIII. 12, 30 ; --- si Aharon était oint et si ses fils étaient oints, et aussi leurs habits, c'était afin qu'ils représentassent le Seigneur quant au Divin Bien et quant au Divin Vrai qui en procède, Aharon le Seigneur quant au Divin Bien, et ses fils le Seigneur quant au Divin Vrai qui en procède; et en général afin que le Sacerdoce représentât le Seigneur quant à son œuvre de salvation; s'ils étaient oints dans les habits, --- Exod. XXIX. 29, --- c'était parce que les habits représentaient les spirituels qui recouvrent : qu'A­haron ait représenté le Seigneur quant au Divin Bien, on le voit, N° 9806; voir aussi, que ses fils ont représenté le Seigneur quant au Divin Vrai procédant du Divin Bien, N° 9807; que le Sacerdoce en général a représenté le Seigneur quant à son œuvre de salvation, N° 9809; que les habits d'Aharon et de ses fils ont représenté les spirituels, Nos 9814, 9942, 9952. Comme l'inauguration pour représenter se faisait par l'onction, et qu'Aharon et ses fils représentaient le Seigneur et ce qui procédait de Lui, voilà pourquoi l'on donnait à Aharon et à ses fils les choses saintes des fils d'Israël, lesquelles étaient les dons présentés à Jéhovah, et étaient appelées sublations; et il est dit qu'elles étaient l'onction ou pour l'onction, c'est-à-dire, qu'elles étaient la représentation ou pour la représentation du Seigneur et des Divins qui procèdent de Lui, comme on le voit par ces passages dans Moise: « La poitrine d'agitation et l'épaule de sublation, je les ai prises des fils d'Israël; ceci est l'onction d'Aharon et l'onction de ses fils des ignitions de Jéhovah qu'il a commandé de leur donner, au jour qu'il les a oints d'entre les fils d'Israël. » --- Lévit. VII. 34, 35, 36; --- et ailleurs dans le Même: « Ainsi parla Jéhovah à Aharon : Voici, je t'ai donné la garde de mes sublations quant à toutes les choses saintes des fils d' Israël, à toi je les ai données pour onction et à tes fils, en statut d'éternité; tous leurs présents, soit de toutes leurs minchahs, soit de tout sacrifice pour le péché et pour le délit, toute agitation des fils d'Israël, toute graisse d'huile pure, et toute graisse de moût et de blé, leurs prémices qu'ils donneront à Jéhovah, je te les ai données; puis, toute chose dévouée en Israël, toute ouverture d'utérus; ainsi toute sublation de choses saintes. Dans leur terre tu n'auras point d'héritage, ni de portion il n'y aura point pour toi au milieu d'eux; Moi, je serai ta portion et ton héritage au milieu des fils d'Israël.» --- Nomb. XVIII. 8 à 20; --- par ces passages on voit que l'onction est la représentation, puisque par l'onction ils étaient inaugurés pour représenter; et que par là il a été signifié que toute inauguration dans le saint du Ciel et de l'Église se fait par le bien de l'amour qui procède du Seigneur, et que le bien de l'amour est le Seigneur chez eux; parce que cela est ainsi, il est dit que Jéhovah est la portion et l'héritage d'Aharon. CINQUIEMEMENT. On oignait aussi les Prophètes: on le voit par le Livre 1 des Rois : « Jéhovah dit à Élie: Oins Chazaël pour Roi sur les Syriens, et oins Jéhu pour Roi sur Israël, et oins Élisée pour Prophète en ta place. » --- XIX. 15, 16; --- et dans Ésaïe : « L'esprit du Seigneur Jéhovih (est) sur moi, c'est pourquoi Jéhovah m'a oint pour évangéliser aux pauvres. » --- LXI. 1; --- si les Prophètes étaient oints, c'était parce que les Prophètes représentaient le Seigneur quant à la doctrine du Divin Vrai, par conséquent quant à la Parole, car la Parole est la doctrine du Divin Vrai; que les Prophètes aient représenté et par suite signifié la doctrine d'après la Parole, on le voit, Nos 2534, 7269 ; spécialement Élie et Élisée, Nos 2762, 5247 f., 9372 : que ce soit le Seigneur quant au Divin Humain qui est représenté, par conséquent celui que Jéhovah a oint, le Seigneur Lui-Même l'enseigne dans Luc, --- Chap. IV. 18, 19, 20, 21. --- SIXIÈMEMENT. Ensuite on oignit les Rois, et ils furent appelés oints de Jéhovah : on le voit par plusieurs passages de la Parole, comme I Sam. X. 1. XV. 1. XVI. 3, 6, 12. XXIV. 7, 11. XXVI. 9, 11, 16, 23. II Sam. I. 16. II. 4, 7. V. 3. XIX. 22. 1 Rois, I. 34, 35. XIX.15, 16. II Rois, IX. 3. XI. 12. XXIII. 30. Lament. IV. 20. Habak. III. 13. Ps. II. 2, 6. PS. XX. 7. PS. XXVIII. 8. PS. XLV. 8. PS. LXXXIV. 10. Ps. LXXXIX. 21, 39, 52. Ps. CXXXII. 17; et ailleurs. Si l'on oignait les Rois, c'était afin qu'ils représentassent le Seigneur quant au jugement d'après le Divin Vrai; c'est pourquoi, dans la Parole, par les Rois sont signifiés les Divins Vrais; voir ci­-dessus, No 31. Si les Rois ont été appelés Oints de Jéhovah, et si en raison de cela il y avait sacrilège à les blesser, c'était parce que par l'Oint de Jéhovah il est entendu le Seigneur quant au Divin Humain, quoique cela, quant au sens de la lettre, soit appliqué au Roi qui était oint d'huile; en effet, pendant que le Seigneur était dans le monde, il était le Divin Vrai Même quant à l'Humain, et il était le Divin Bien Même du Divin Amour quant à l'Être même de sa vie, lequel chez l'homme est appelé l'âme venant du père, car il a été conçu de Jéhovah; Jéhovah dans la Parole est le Divin Bien du Divin Amour, qui est l'être de toutes les choses de la vie; de là vient que le Seigneur Seul a été l'Oint de Jéhovah par l’essence même et par l'acte même puisque le Divin Bien du Divin Amour a été en Lui, et que le Divin Vrai procédant de ce Bien Même a été dans son Humain pendant qu'il était dans le Monde, voir ci-dessus, Nos 63, 200, 228, 328; et dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, Nos 293, 294, 295, 303, 304, 305 : toutefois, les Rois de la terre n'ont pas été les oints de Jéhovah, mais ils ont été ainsi appelés, parce qu'ils représentaient le Seigneur qui seul est l'Oint de Jéhovah; et c'est pour cela que c'était un sacrilège de blesser les Rois de la terre à cause de l'Onction: l'Onction des Rois de la terre était faite par l'huile, mais l'Onction du Seigneur quant au Divin Humain fut faite par le Divin Bien Même du Divin Amour, que l'huile signifiait et que l'onction représentait: c'est de là que le Seigneur a été appelé Messie et Christ; Messie dans la Langue Hébraïque signifie l'Oint, Christ a la même signification dans la Langue Grecque, --- Jean, I. 42. IV. 25; --- d'après ce qui vient d'être dit, on peut voir que dans la Parole, quand il est dit l'Oint de Jéhovah, c'est le Seigneur qui est entendu dans le sens représentatif; comme dans Ésaïe : « L'esprit du Seigneur Jéhovih (est) sur Moi, c'est pourquoi Jéhovah M'a oint pour évangéliser aux pauvres; il M'a envoyé pour panser les frois­sés de cœur, pour annoncer aux captifs la liberté. » --- LXI. 1; --- que ce soit le Seigneur quant au Divin Humain, que Jéhovah a oint, on le voit dans Luc, où le Seigneur le dit ouvertement en ces termes : « On présenta à Jésus le livre d'Ésaïe le Prophète, et il déroula le livre, et trouva l'endroit où il était écrit: L'esprit du Seigneur (est) sur Moi, c'est pourquoi il M'a oint pour évangéliser aux pauvres, il M'a envoyé pour guérir les froissés de cœur, pour annoncer aux captifs le renvoi et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer les blessés avec rémission, pour proclamer l'année favorable du Seigneur; ensuite roulant le livre, il le donna au ministre et il s'assit, et les yeux de tous dans la synagogue étaient fixés sur Lui; il commença à leur dire: Aujourd'hui cette écriture a été accomplie en vos oreilles. » --- IV, 17 à 21. --- Dans Daniel: « Sache donc et perçois que depuis la sortie de la Parole jusqu’a ce que soit rétablie et bâtie Jérusalem, jusqu’au Messie Prince, (il ya) sept semaines. » --- IX. 25; --- bâtir Jérusalem, c'est instaurer l'Église, Jérusalem est l'Église; le Messie Prince, ou l’Oint, est le Seigneur quant au Divin Humain. Dans le Même: « Soixante-dix semaines ont été décidées pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints. » --- IX. 24; --- sceller la vision et le prophète, c'est terminer les choses qui ont été dites du Seigneur dans la Parole et les accomplir ; oindre le Saint des saints, c'est le Divin Humain du Seigneur, dans lequel était le Divin Bien du Divin Amour ou Jéhovah par l'Oint de Jéhovah, dans les passages suivants, il est aussi entendu le Seigneur; dans David: « Les Rois de la terre se sont assemblés, et les dominateurs ont consulté ensemble contre Jéhovah et contre son Oint. Moi, j'ai oint mon Roi sur Sion, la montagne de ma sainteté. » --- PS. II. 2, 6; --- les rois de la terre sont les faux, et les dominateurs sont les maux qui proviennent de l'enfer, contre lesquels a combattu le Seigneur quand il était dans le Monde, et qu'il a vaincus et subjugués; l'Oint de Jéhovah est le Seigneur quant au Divin Humain, d'après lequel il a combattu; Sion, la montagne de sainteté, sur laquelle il est dit Oint pour Roi, est le Royaume céleste qui est dans le bien de l'amour; ce Royaume est l'intime du Ciel et l'intime de l'Église. Dans le Même: « J'ai trouvé David mon serviteur, de l’Huile de ma sainteté je l’ai oint. » --- PS. LXXXIX. 21; --- là, par David est entendu le Seigneur, comme aussi ailleurs; voir ci-dessus, N° 205; l'huile de sainteté, dont Jéhovah l'a oint, est le Divin Bien du Divin Amour; que ce soit le Seigneur qui est entendu dans ce passage par David, cela est évident d'après ce qui le précède et ce qui le suit, car il est dit: « En vision tu as parlé de ton saint : Je poserai dans la mer Sa main, et dans les fleuves Sa droite; il M'appellera: Mon Père; et même Moi, Premier-né je l'établirai, élevé sur les Rois de la terre, je poserai pour l'éternité sa semence, et son trône comme les jours des cieux. » --- Vers. 20, 26 à 30; --- outre plusieurs autres choses. Pareillement ailleurs dans le Même: « Dans Sion je ferai germer une corne à David, je disposerai une lampe à mon Oint, ses ennemis je couvrirai de honte, et sur Lui fleurira sa couronne. » --- Ps. CXXXII. 17, 18; --- que par David, dans ce passage, il soit entendu aussi le Seigneur, on le voit clairement d'après les Versets qui précèdent, où il est dit: « Nous avons entendu (parler) de Lui dans Éphratah, nous L'avons trouvé dans les champs de la forêt, nous entrerons en ses habitacles, nous nous prosternerons devant le marchepied de ses pieds: tes prêtres seront revêtus de justice, et tes saints seront dans la jubilation, à cause de David, ton serviteur, ne détourne point les faces de ton Oint. » --- Vers. 6, 7, 8, 9, et suiv. : --- d'après ces paroles on peut voir que là, par David l'Oint de Jéhovah, il est entendu le Seigneur quant à son Divin Humain. Dans Jérémie: « Sur les montagnes ils nous ont poursuivis, dans le désert ils nous ont dressé des embûches; le souffle de nos narines, l’Oint de Jéhovah, a été pris dans leurs fosses, (celui) de qui nous avions dit: Dans son ombre nous vivrons parmi les nations. » --- Lament. IV. 19, 20; --- là aussi par l'Oint de Jéhovah est entendu le Seigneur, car là il s'agit de l'attaque du Divin Vrai par les faux et par les maux, ce qui est signifié par « sur les montagnes ils nous ont poursuivis, et dans le désert ils nous ont dressé des embûches ; » le souffle des narines est la vie céleste elle-même qui procède du Seigneur, N° 9818. D'après ces explications, on peut maintenant savoir pourquoi c'était un si grand sacrilège de blesser l'Oint de Jéhovah, ainsi qu'on le voit aussi d'après la Parole; par exemple, dans le Livre I de Samuel : « David dit: Que par Jéhovah ce soit loin de moi, que je fasse cette chose à mon Seigneur, à l'Oint de Jéhovah, et que je mette ma main sur lui, car l'Oint de Jéhovah, lui, (il est). » ---XXIV. 7, 11; --- et ailleurs : « David dit à Abischaï : Ne le détruis point; car qui est-ce qui mettra la main sur l’Oint de Jéhovah, et sera innocent ? » ­XXVI. 9; --- dans le Livre II de Samuel : « David dit à celui qui lui avait dit avoir tué Saül : Ton sang (soit) sur ta tête, parce que tu as dit : J'ai tué l'Oint de Jéhovah. » --- I. 16; --- et ailleurs : « Abischaï dit : Est-ce que pour cela Schiméi ne sera pas tué, puisqu’il a maudit l'Oint de Jéhovah ? » ­XIX. 22; --- que Schiméi ait été tué pour cela même par l'ordre de Salomon, on le voit, --- I Rois, II. 36 à 46. --- SEPTIÈMEMENT. Il était reçu par l'usage commun de s'oindre soi-même, et d'oindre les autres, pour témoigner l’allégresse du mental (animus) et la bienveillance : on le voit par les passages suivants; dans Amos : « Qui boivent à larges coupes de vin, et s'éloignent avec les prémices des huiles, mais sur la fracture de Joseph ne sont point affectés de douleur. » --- VI. 6. --- Dans Michée: « Tu fouleras l'olive, mais tu ne t'oindras point d’huile. » --- VI.15; --- pour tu ne seras point dans l'allégresse. Dans Moise: « Des oliviers tu auras dans toute ta frontière, mais d'huile tu ne t'oindras point. » --- Deutér. XXVIII. 40; --- pareillement. Dans Ésaïe: « Pour leur donner une tiare au lieu de cendre, une huile de joie au lieu du deuil » --- LXI. 3. --- Dans David : « Ton Dieu t’a oint d’une huile d’allégresse plus que tes compagnons. » --- Ps. XLV. 8. --- Dans le Même: « Tu élèveras comme (celle) d'une licorne ma corne, et je vieillirai dans de l'huile fraîche. » --- Ps. XCII. 11. --- Dans le Même: « Le vin réjouit le cœur de l'homme, pour égayer les faces d'huile. » --- Ps. CIV. 15. --- Dans Luc : « Jésus dit à Simon : Je suis entré dans ta maison, et d'huile ma tête tu n'as pas oint; mais elle, de parfum elle a oint mes pieds. » --- VII. 46. --- Dans Matthieu : « Toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ta face, afin qu'il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes. » --- VI. 17; --- jeûner signifie être dans le deuil, puisque dans le deuil on jeûnait, et parce qu'alors on cessait de témoigner de l'allégresse; c'est pour cela qu'alors on avait coutume de ne pas s'oindre d'huile, comme dans Daniel : « Moi Daniel je fus dans le deuil trois semaines; de pain de désirs je ne mangeai point, et ni chair ni vin ne vinrent à ma bouche, et oignant je ne fus point oint jusqu'à ce que fussent accomplies les trois semaines de jours. » --- X. 3. --- D'après ces passages il est évident qu'il avait été reçu par l'usage commun de s'oindre soi-même et d'oindre les autres d'huile, non d'huile de sainteté dont étaient oints les Prêtres, les Rois, l'Autel et le Tabernacle, mais d'huile commune; et cela, parce que cette Huile signifiait la gaîté et le bonheur qui appartiennent au bien de l'amour; mais l'Huile de sainteté signifiait le Divin Bien, il est dit de cette huile : « Sur chair d'homme elle ne sera point versée, et dans sa qualité vous n'en ferez point comme elle ; saint ce sera pour vous : celui qui en aura composé comme elle, ou qui en aura mis sur un autre, sera retranché de ses peuples. » --- Exod. XXX. 32, 33, 38. --- HUITIÈMEMENT. De là il est évident, que l'Huile dans la Parole signifie le Bien; l’Huile de sainteté, qui avait été préparée pour oindre les choses qui serviraient pour le culte dans l'Église, le Divin Bien du Divin Amour; et l'Huile en général; le Bien et le plaisir du bien : on peut aussi le voir par d'autres passages de la Parole où l'Huile est nommée, par exemple, par les passages suivants; dans David : « Voici, qu'il est bon et qu'il est agréable qu'habitent les frères ensemble ! comme l'Huile bonne sur la tête, descendant dans la barbe, la barbe d'Aharon, qui descend sur le bord de ses habits, comme la rosée de Chermon qui descend sur les montagnes de Sion; là Jéhovah a ordonné la bénédiction de vie jusqu' à éternité. » --- CXXXIII. 1, 2, 3; --- ce que signifient ces choses, on ne peut pas le savoir à moins qu'on ne sache ce que signifient les frères, ce que signifie l'huile sur la tête d'Aharon, ce que signifient sa barbe et le bord de ses habits, et ce que signifient la rosée de Chermon et les montagnes de Sion; là, par les frères il est signifié le bien et le vrai, car le bien et le vrai sont appelés frères dans la Parole, c'est pourquoi par « voici, qu'il est bon et qu'il est agréable qu'habitent, les frères ensemble! » il est signifié que dans la conjonction du bien et du vrai il y a tout bien céleste et tout plaisir céleste, car tout bien et tout plaisir célestes viennent de la conjonction du bien et du vrai; par « l'huile bonne sur la tête, descendant dans la barbe, la barbe d'Aharon, qui descend sur le bord de ses habits, » il est signifié que de là procèdent tout bien et tout plaisir du Ciel depuis les intimes jusqu'aux derniers, car par la tête est signifié l'intime, par la barbe le dernier, par descendre sur le bord des habits il est signifié l'influx et la conjonction du bien céleste et du bien spirituel; que dans la Parole le bien et le vrai soient appelés frères, on le voit; Nos 367, 3160, 9806; voir aussi, que la tête signifie l'intime, Nos 4938, 4939, 9656, 9913, 9914; que la barbe signifie le dernier, N° 9960 ; que le bord des habits signifie l’influx et la conjonction du bien céleste et du bien spirituel, ainsi du bien et du vrai, Nos 9913, 9914 : et il est dit Aharon, parce que par lui était représenté le Seigneur quant au Divin Bien, car tout bien et toute conjonction du bien et du vrai procèdent de Lui, Nos 9806, 9946, 10017 : par la rosée de Chermon est signifié le Divin Vrai, et par les montagnes de Sion est signifié le Divin Bien; de là par « comme la rosée de Chermon qui descend sur les montagnes de Sion, » il est signifié la conjonction du vrai et du bien, de laquelle il est question dans ce passage : et comme c'est d'après cette conjonction que les Anges et les hommes ont toute vie spirituelle, il est dit aussi, « là Jéhovah a ordonné la bénédiction de vie jusqu'à éternité; » que la rosée signifie le Divin Vrai, on le voit, Nos 3579, 8455 ; voir aussi, que les montagnes signifient le Divin Bien, et pourquoi, Nos 795, 4210, 6435, 8327, 8758, 10438, 10608; et que Sion signifie l'Église où est le bien de l'amour, Nos 2362, 9055 f.; de là on voit clairement quelle est la Parole dans son sens spirituel, quoiqu'elle s'exprime ainsi dans la lettre. Dans Ézéchiel: « J'entrai en alliance avec toi, afin que tu fusses à Moi; et je te lavai d'eaux, et je nettoyai tes sangs de dessus toi, et je t'oignis d'huile, et je te vêtis de broderie, et je te chaussai de taisson ; de la fine farine, du miel et de l'huile tu mangeais; de là, belle tu devins extrêmement, et tu prospéras jusqu'à régner. » --- XVI. 8, 9, 10, 13; --- ces choses ont été dites de Jérusalem, par laquelle est signifiée l'Église, c'est pourquoi chacune signifie des spirituels qui appartiennent à l'Église; que ces choses n'aient point été dites des habitants de Jérusalem, à savoir, que Jéhovah ne les a pas lavés d'eaux, n'a pas nettoyé leurs sangs, ne les a pas vêtus de broderie, ni chaussés de taisson, cela est évident, mais par laver d'eaux il est signifié réformer et purifier par les vrais; par nettoyer les sangs il est signifié éloigner les faux du mal; par oindre d'huile li est signifié gratifier du bien de l'amour; par vêtir de broderie, et chausser de taisson, il est signifié instruire dans les connaissances du vrai et du bien ti­rées du sens de la lettre ou du dernier sens de la Parole; par manger de la fine farine, du miel et de l'huile, il est signifié s'approprier le vrai et le bien; par en devenir belle il est signifié devenir intelligent, et par prospérer jusqu'à régner, il est signifié devenir ainsi Église; régner, c'est être Église. Dans Jérémie: « Jéhovah a racheté Jacob ; ils viendront et ils chanteront sur la hauteur de Sion, et ils afflueront vers le bien de Jéhovah, vers le froment, et vers le moût et vers l'huile, et vers les fils du menu et du gros bétail; et deviendra leur âme comme un jardin arrosé. » --- XXXI. 11, 12; --- par le moût et par l'huile il est signifié le vrai et le bien; ce qui est signifié par les autres choses, on vient de le voir ci-dessus, N° 374. Dans Joël: « Fils de Sion, réjouissez-vous, et soyez dans l'allégresse en Jéhovah votre Dieu, car il vous a donné la pluie juste à propos, et pleines seront les aires de froment pur, et regorgeront les pressoirs de moût et d'huile. » --- II. 23, 24; --- là aussi par le moût et par l'huile il est signifié le vrai et le bien de l'Église, car par les fils de Sion, auxquels ces paroles sont adressées, sont signifiés ceux qui sont de l'Église; par la pluie juste à propos, il est signifié le Divin Vrai influant dans le bien, de là leur conjonction, leur fructification et leur multiplication; et par « pleines seront les aires de froment pur, » il est signifié la plénitude qui en résulte. Dans le Même: « Dévasté est le champ, dans le deuil la terre, car dévasté est le blé, tari est le moût, languissante est l’huile. » --- I. 10; --- par ces paroles il est signifié que toutes les choses de l'Église, qui en général se réfèrent au bien de l'amour et au vrai de la foi, ont été dévastées, le champ est l'Eglise et la terre l'est aussi, le champ l'Église d'après la réception du vrai, et la terre l'Église d'après la perception du bien; le blé est tout ce qui appartient à l'Église, le moût est le vrai, et l'huile le bien. Dans Ésaïe : « Je chanterai à mon bien-aimé le cantique de mon ami; une vigne était à mon bien-aimé en une corne de fils de l’huile; il enferma et l'épierra, et il la planta d'un cep exquis; et il s'attendait qu'elle produirait des raisins, mais elle a produit des fruits sauvages. » --- V. 1, 2;­ --- par la vigne que le bien-aimé avait en une corne de fils de l'huile, il est signifié l'Église spirituelle qui a les vrais d'après le bien de l'amour, ainsi les vrais les plus éminents, car la vigne signifie l'Eglise spirituelle, ou l'Église qui est dans les vrais d'après le bien ; l'inauguration de cette Église est entendue par une corne d'huile, car les inaugurations se faisaient avec de l'huile découlant d'une corne, et le fils de l'huile est le vrai d'après le bien; par le bien-­aimé il est entendu le Seigneur, parce que Lui-Même instaure les Églises, c'est pour cela qu'il est dit que le bien-aimé enferma la vigne, et l'épierra et la planta d'un cep exquis, le cep exquis est le vrai spirituel d'après le céleste ou le vrai d'après le bien de l'amour; par les raisins qu'il s'attendait qu'elle produirait sont signifiés les biens de la charité, qui sont les biens de la vie; et par les fruits sauvages qu'elle a produits sont signifiés les maux opposés aux biens de la charité, ou les maux de la vie. Dans Hosée : « En ce jour-là, j'exaucerai les Cieux, et eux exauceront la terre, et la terre exaucera le blé et le moût et l'huile, et eux exauceront Izréel ; et je la sèmerai pour Moi dans la terre. » --- II. 21, 22, 23; --- ces choses ont été dites de la Nouvelle Église qui devait être instaurée par le Seigneur; et par être exaucé il est entendu obéir et recevoir, l'obéissance et la réception se suivant et se succédant en ordre sont ainsi décrites; par j'exaucerai les Cieux, il est entendu que les Cieux recevront du Seigneur; par les Cieux exauceront la terre, il est entendu que l'Église recevra des Cieux, ainsi du Seigneur par les Cieux; par la terre exaucera le blé et le moût et l'huile, il est entendu que le bien et le vrai recevront de l'Église, le moût est le vrai et l'huile le bien; et par « eux exauceront Izréel, » il est entendu que ceux de l'Église chez lesquels il y a le bien et le vrai recevront de là; que ce soit non pas la terre, ni le blé, ni le moût, ni l'huile, qui sont entendus, mais l'Église avec ses biens et ses vrais, cela est évident, car il est dit « je sèmerai Izréel pour Moi dans la terre. » Dans Ésaïe : « Je mettrai dans le désert le cè­dre de Schittah, et le myrthe et l'arbre de l’huile; je placerai dans la solitude le sapin, le pin et le buis. » --- XLI. 19; --- cela a été dit de l'instauration de l'Église chez les nations par le Seigneur; par le désert et par la solitude; il est signifié où auparavant il n'y avait point le bien parce qu'il n'y avait point le vrai; par le cèdre de Schittah, le myrthe et l'arbre de l'huile, il est signifié le bien spirituel et le bien céleste, et par le sapin, le pin et le buis, il est signifié le bien et le vrai qui en procèdent dans le naturel ; car par chaque arbre, dans la Parole, il est signifié quelque chose du bien et du vrai de l'Église, et les choses de l'Église qui sont dans l'homme spirituel ou interne sont signifiées par le cèdre de Schittah, le myrthe et l'arbre de l'huile; et celles de l'Église qui sont dans l'homme naturel ou externe, par le sapin, le pin et le buis. Dans David: « Jéhovah (est) mon berger, je n'aurai point de disette; dans des pâturages d'herbe il me fera coucher, vers des eaux de repos il me conduira; tu dresseras devant moi la table en présence de mes ennemis, tu oindras d’huile ma tête, ma coupe aura abondance. » --- Ps. XXIII. 1, 2, 5 ; --- par ces paroles, dans le sens interne, il est entendu que celui qui se confie au Seigneur est conduit dans tous les biens et dans tous les vrais du Ciel, et qu'il en a en abondance les plaisirs; par mon berger il est entendu le Seigneur; par des pâturages d'herbe sont signifiées les connaissances du vrai et du bien; par des eaux de repos sont signifiés les vrais du Ciel qui en proviennent; par la table est signifiée la nutrition spirituelle; par oindre d'huile la tête est signifiée la sagesse qui procède du bien; par ma coupe aura abondance est signifiée l'intelligence qui procède des vrais, car par la coupe il est signifié la même chose que par le vin; il est dit « des pâturages d'herbe et des eaux de repos, » comme si c'étaient des comparaisons, et cela, parce que le Seigneur est appelé Berger, et que le troupeau du berger est conduit dans des pâturages d'herbe et vers des eaux limpides, mais néanmoins ce sont des correspondances. Dans Ézéchiel : « Jehudah et la terre d'Israël ont été tes négociants, en froments de minnith et de pannag, et en miel et huile et baume. » --- XXVII. 17 ; --- ces choses ont été dites de Tyr, par laquelle est signifiée l'Église quant aux connaissances du vrai et du bien, et ainsi par Tyr sont signifiées les connaissances du vrai et du bien de l'Église; et par Jehudah et la terre d'Israël, qui ont été ses négociants, est signifiée l'Église, par Jehudah l'É­glise quant au bien, et par la terre d'Israel l'Église quant aux vrais d'après le bien; et par négocier il est signifié acquérir pour soi et communiquer aux autres; par les froments de minnith et de pan­nag sont signifiés les biens et les vrais en général, et par le miel, l'huile et le baume, les biens et les vrais en particulier, par le miel et l'huile les biens, et par le baume les vrais qui d'après le bien sont agréables; car tous les vrais qui procèdent du bien sont perçus dans le Ciel comme odoriférants, et sont par suite agréables; c'est aussi pour cela que l'huile d'onction était composée de diverses choses odoriférantes, --- Exod. XXX. 22 à 33, --- et aussi l'huile des lampes, --- Exod. XXVII. 20, 21. --- Dans Moise : « Jéhovah l’a nourri du produit des champs, et il lui a fait sucer du miel de la roche, et de l'huile du caillou du rocher. » --- Deutér. XXXII. 13 ; --- ces choses ont été dites de l'Ancienne Église; sucer de l'huile du caillou du rocher, c'est être imbu du bien par les vrais de la foi; le miel est le bien et le plaisir naturels, l'huile est le bien et le plaisir spirituels, la roche et le caillou du rocher, c'est le vrai de la foi par le Seigneur ; si des spirituels n'étaient pas entendus par ces choses, que signifierait sucer du miel de la roche, et de l'huile du caillou du rocher ? Dans Habakuk : « Le figuier ne fleurira pas, et point de produit dans les ceps ; elle mentira, l'œuvre de l'olivier, et les champs ne rapporteront pas de nourriture. » --- III. 17 ; --- ici, ce n'est ni le figuier, ni le cep, ni l'olivier, ni les champs, qui sont entendus, mais ce sont des cé­lestes auxquels ils correspondent ; le figuier correspond au bien naturel et par suite le signifie ; le cep correspond au bien spirituel qui dans son essence est le vrai ; l'olivier, comme le fruit d'où provient l'huile, correspond au bien de l'amour en acte ; et les champs correspondent à toutes les choses de l'Église; le produit et la nourri­ture qui est rapportée signifient toutes les choses qui appartiennent à la nutrition spirituelle ; par là on voit clairement ce que signifient ces choses en série. Dans Hosée : « Éphraïm se repaît de vent, alliance ils traitent avec l'Assyrien, et l'huile en Égypte est portée. » --- XII. 2 ; --- ces paroles ne sont nullement comprises, à moins qu'on ne sache ce que c'est qu'Éphraïm, ce que c'est que l'Assyrien, et ce que c'est que l'Égypte ; là est décrit l'intellectuel propre de l'homme qui, par les raisonnements tirés des scientifiques, pervertit et adultère les biens de l'Église; Éphraïm est l'intellectuel, l'Assyrien est le raisonnement, et l'Égypte le scientifique ; par suite porter l'huile en Égypte, c'est pervertir les biens de l'Église par des raisonnements tirés des scientifiques. Dans Zacharie : « Je vis un chandelier d'or, deux oliviers auprès, l'un à droite du bassin, et l'autre à sa gauche : ce sont les deux fils de l'huile qui se tiennent auprès du Seigneur de toute la terre. » --- IV. 2, 3, 14 ; --- les deux oliviers et les deux fils de l'huile sont le bien de l'amour envers le Seigneur, et le bien de la charité à l'égard du prochain, celui-ci à la gauche du Seigneur, et celui-là à sa droite. Pareillement dans l’Apocalypse : « Les deux Témoins prophétiseront mille deux cent soixante jours ; eux sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui devant le Dieu de la terre se tiennent. » --- XI. 3, 4 ; --- les deux oliviers et les deux chandeliers sont ces mêmes biens, qui, parce qu'ils procèdent du Seigneur, sont appelés les deux témoins ; mais il en sera dit davantage sur ce point dans l'explication de ces Versets. Comme l'Huile signifiait le bien de l'amour envers le Seigneur et le bien de la charité à l'égard du prochain, c'est pour cela que « le Seigneur comparait le Royaume des Cieux à dix Vierges, dont cinq avaient de l'huile dans leurs lampes, et cinq n'en avaient point ; c'est pourquoi celles-ci sont appelées insensées, et celles-là prudentes. » --- Matth. XXV. 1 à 11 ; --- par les dix vierges sont signifiés tous ceux qui sont de l'Église, et par les cinq sont signifiés quelques-uns ou une partie, car dans la Parole dix et cinq ont ces significations, et la vierge ou la fille signifie l'Église ; par l'huile il est signifié le bien de l'amour envers le Seigneur et le bien de la charité à l'égard du prochain, et par les lampes les vrais qui sont appelés vrais de la foi; de là on peut voir ce qui est entendu par ces paroles dans le sens spirituel, à savoir, que ceux qui connaissent les vrais d'après la Parole ou d'après la doctrine de l'Église, et qui ne sont pas dans le bien de l'amour et de la charité, c'est-à­-dire, qui ne vivent pas selon ces vrais, sont les vierges qui n'ont pas d'huile dans leurs lampes, et qui par conséquent ne sont pas admises dans le Ciel ; mais que ceux qui sont dans le bien de l'amour et de la charité, et par suite dans les vrais d'après la Parole ou d'après la doctrine de l'Église, sont les vierges qui ont de l'huile dans leurs lampes et sont reçues dans le Ciel ; par là on voit clairement pourquoi celles-ci sont dites prudentes, et celles-là insensées. Comme l'Huile signifiait le bien de l'amour et de la charité, et le Vin le vrai, c'est pour cela que « le Seigneur dit du Samaritain, qui en voyageant vit dans le chemin l'homme blessé par des voleurs : Il versa de l'huile et du vin dans ses blessures, et ensuite il le mit sur sa propre monture ; il le conduisit dans une hôtellerie, et dit qu'on eût soin de lui. » --- Luc, X. 33, 34, 35 ; --- ces choses dans le sens spirituel sont perçues ainsi : par le Samaritain il est entendu les nations qui étaient dans le bien de la charité à l'égard du prochain ; par l'homme blessé par des voleurs, sont entendus ceux qui sont infestés par les infernaux, car ceux-ci sont des voleurs, parce qu'ils blessent et tuent la vie spirituelle de l'homme, par l'huile et le vin qu'il versa dans ses blessures, il est entendu les spirituels qui guérissent l'homme, par l'huile le bien et par le vin le vrai ; par « il le mit sur sa propre monture, » il est signifié qu'il fit cela selon son intelligence autant qu'il pouvait, car le cheval signifie l'intellectuel, il en est de même de la monture ; « il le conduisit dans une hôtellerie, et dit qu'on eût soin de lui, » signifie vers ceux qui, ayant été instruits dans la Doctrine de l'Église d'après la Parole, peuvent le guérir mieux que lui qui est encore dans l'ignorance : ces paroles sont ainsi comprises dans le Ciel ; d'après elles, il est encore évident que le Seigneur, quand il était dans le Monde, a parlé par de pures correspondances, ainsi pour le Monde et pour le Ciel en même temps. Comme l'Huile signifiait le bien de l'amour et de la charité, et que ce bien guérit ceux qui sont spirituellement malades, c'est pour cela qu'il est dit des Disciples du Seigneur « qu'ils oignaient d'huile beaucoup de malades, et les guérissaient. » --- Marc, VI. 13. --- En outre, quant à ce qui est spécialement signifié par l'Huile préparée pour les lampes, et par l'Huile préparée pour les Onctions, on le voi



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