menu.jpg


 
Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
Référence A value is required.Invalid format.
 
 
 
Apocalypse Expliquée 374. 

Un chénix de froment pour un denier, et trois chénix d'orge pour un denier, signifie que le bien réel de l’Église n'est rien pour eux, et qu’il en est de même du vrai réel de l’Église : on le voit par la signification du Chénix, qui était la mesure du froment et de l'orge chez les Grecs, en ce qu'il est la qualité de l'estimation, car les mesures dans la Parole, ainsi qu'il a été dit dans l'Article précédent, signifient la qualité de la chose quant au bien et quant au vrai ; par la signification du froment, en ce qu'il est le bien de l'Église en général, ainsi qu'il va être montré ; par la signification de l'orge, en ce qu'elle est le vrai de ce bien, ainsi qu'il va être aussi montré ; et par la signification du denier, qui est le prix de l'estimation, en ce qu'il est comme rien ; cette pièce de monnaie, étant la plus petite de toutes, signifie un prix très-petit, mais ici, c'est comme rien ; et cela, parce que par le Cheval roux, dont il a été parlé ci-dessus, il est signifié l'entendement de la Parole entièrement perdu quant au bien, et par le Cheval noir l'entendement de la Parole entièrement perdu quant au vrai, ci­-dessus, Nos 364 et 372 ; et que, quand l'entendement de la Parole quant au bien et quant au vrai a été entièrement perdu, le bien réel et le vrai réel de l'Église sont estimés comme rien ; s'il est fait estimation ici pour un denier, c'est parce qu'il fallait prendre une pièce de monnaie, afin qu'il y eût un prix spécifié dans le sens de la lettre, parce qu'il est dit qu'il y avait une balance en la main de celui qui était monté sur le cheval, et que le froment et l'orge devaient être mesurés ; voilà pourquoi cette pièce de monnaie, qui était la plus petite de toutes, a été prise pour le prix de l'estimation ; et comme il n'y a plus d'entendement de la Parole quant au bien et au vrai, c'est pour cela qu'ici le denier dans le sens spirituel signifie comme rien. S'il est dit un chénix de froment et trois chénix d'orge, c'est parce que un se dit du bien, et que trois se dit des vrais, et parce que par un, quand il s'agit du bien, il est signifié le parfait, par conséquent aussi le réel, et que par trois, quand il s'agit des vrais, il est signifié le plein, par conséquent aussi le réel ; de là vient que par un chénix de froment, et par trois chénix d'orge, il est signifié le bien réel et le vrai réel de l'Église. Si le froment signifie le bien, et l'orge le vrai de ce bien, c'est parce que toutes les choses qui appartiennent au champ signifient des choses qui appartiennent à l'Église, et que celles qui appartiennent au champ, comme les récoltes de divers genres servent de nourriture ; et les choses qui sont bonnes à manger et nourrissent le corps signifient dans le sens spirituel les choses qui nourrissent l'âme ou le mental, et qui se réfèrent toutes au bien de l'amour et au vrai de la foi ; ainsi principalement le froment et l'orge, parce que le pain en est composé : que les nourritures de tout genre signifient la nourriture spirituelle, ainsi les choses qui appartiennent à la science, à l'intelligence et à la sagesse, par conséquent le bien et le vrai d'où proviennent ces choses, on le voit, Nos 3114, 4459, 5147, 5293, 5340, 5342, 5410, 5426, 5576, 5582, 5588, 5655, 5915, 8408, 8562, 9003; en général le Pain, dans l'Opuscule DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N° 218 : que le champ signifie l'Église, on le voit, Nos 2971, 3766, 9139. Si le Froment et l'Orge ont ces significations, c'est d'après la correspondance, comme on peut le voir par les choses qui apparaissent dans le Monde spirituel, où toutes les apparences sont des Correspondances; là, il apparaît des Plaines, des Champs, des Moissons de divers genre, et aussi des Pains, de là on sait qu'ils correspondent, et que par conséquent ils signifient selon les correspondances. Que le froment et l'Orge signifient le bien et le vrai de l'Église, le froment le bien, et l'orge le vrai, on peut aussi le voir par les passages de la Parole, où ils sont nommés, par exemple, dans les suivants; dans Jérémie : « Jéhovah, qui a dispersé Israël, le rassemblera, et il le gardera comme un Berger son troupeau, parce que Jéhovah a racheté Jacob et l'a délivré de la main de plus fort que lui: et ils viendront et ils chanteront dans la hauteur de Sion, et ils afflueront vers le bien de Jéhovah, vers le Froment, et vers le Moût, et vers l'Huile, et vers les fils du menu bétail et du gros bétail; et deviendra leur âme comme un jardin arrosé. » --- XXXI. 10, 11, 12 ; --- là, il s'agit de l'instauration de l'Église nouvelle; par Israël et par Jacob il est signifié cette Église, par Israël l'Église spirituelle interne, et par Jacob l'Église spirituelle externe, car toute Église est interne et externe; l'instauration de l'Église est décrite par « Jéhovah le rassemblera, et il le gardera comme un Berger son troupeau, parce qu'il a racheté Jacob et l'a délivré de la main de plus fort que lui; » par racheter il est signifié réformer, voir ci-dessus, N° 328 ; par « de la main de plus fort que lui,» il est signifié du mal et du faux qui auparavant s'étaient emparés de lui; leur joie interne ou leur joie du cœur, qui a sa source dans le bien céleste et dans les vrais de ce bien, est signifiée par « ils viendront et ils chanteront dans la hauteur de Sion, et ils afflueront vers le bien de Jéhovah, vers le froment, vers le moût, et vers l'huile, et vers les fils du menu bétail et du gros bétail ; » chanter dans la hauteur de Sion signifie la joie interne céleste, ou telle qu'elle est dans le Royaume céleste du Seigneur, chanter est cette joie, voir ci-dessus, N° 326, la hauteur est l'interne, et Sion le Royaume céleste; le froment signifie le bien de l'homme naturel, le moût le vrai de ce bien, l'huile le bien de l'homme spirituel, les fils du menu bétail les vrais spirituels, et les fils du gros bétail les vrais naturels; ces choses, parce qu'elles ont ces significations, sont appelées le bien de Jéhovah; que par suite ils auront l'intelligence et la sagesse, cela est signifié par « leur âme deviendra comme un jardin arrosé, » car par le jardin dans la Parole il est signifié l'intelligence, et par arrosé il est signifié qu'elle croîtra continuellement: que là il ne soit pas entendu du froment, du moût, de l'huile, ni des fils du menu bétail et du gros bétail, cela est évident, car il est dit « Jéhovah a racheté Jacob, » et « deviendra leur âme comme un jardin arrosé. » Dans Joel : « Dévasté est le champ, dans le deuil la terre, car dévasté est le blé, tari est le moût, languissante est t huile; honteux sont devenus les laboureurs, dans les lamentations sont les vignerons à cause du froment et de l'orge, parce qu'a péri la moisson du champ. » --- I. 10,11,12; --- ces choses ont été dites, non du champ ni de sa stérilité, mais de l'Église et de sa vastation; ce n'est donc pas le champ, la terre, le froment, le moût ni l'huile qui sont entendus, mais par le champ et par la terre il est entendu l'Église, par le champ l'Église quant à la réception et à la procréation du vrai et du bien, et par la terre l'Église quant à la nation qui est là, par le froment le bien de tout genre dans l'homme externe, par le moût le vrai aussi là, par l'huile le bien dans l'homme interne, par les laboureurs qui sont devenus honteux, et par les vignerons qui sont dans les lamentations à cause du froment et de l'orge, sont signifiés ceux qui sont de l'Église; par le froment et par l'orge il est signifié le bien et le vrai de l'Église; et par la moisson du champ qui par suite a péri, il est signifié tout culte qui en provient. Dans Jérémie: « Sur toutes les collines dans le désert sont venus des dévastateurs, parce qu'une épée de Jéhovah dévore depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre: point de paix pour aucune chair, ils ont semé des froments, et des épines ils ont moissonné. » --- XII. 12, 13; --- ces choses ont aussi été dites de l'Église et de sa vastation; par les collines dans le désert, sur lesquelles sont venus des dévastateurs, il est signifié que tout bien de la charité a péri par les maux et par les faux, les collines dans la Parole signifient où est le bien de la charité, et dans un sens abstrait ce bien lui-même, le désert signifie où n'est point ce bien parce que le vrai n'y est point, et les dévastateurs signifient les maux et les faux par lesquels périssent le bien et le vrai; par « une épée de Jéhovah qui dévore depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre, » il est signifié le faux qui détruit toutes les choses de l'Église; par l'épée qui dévore, le faux qui détruit; et par « depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre » sont signifiées toutes les choses de l'Église; par « point de paix pour aucune chair, il est signifié qu'il n'y a plus de repos interne à cause de la domination du mal et du faux; par « ils ont semé des froments, et des épines ils ont moissonné, » il est signifié qu'au lieu des biens du vrai il y a les maux du faux; les froments sont les biens du vrai, et les épines les maux du faux. Dans le Même : « Ismaël, qui était de la race royale, tua Gédaliah, que le Roi de Babel avait établi chef dans là terre, et tous les juifs qui étaient avec lui, et les Chaldéens, puis des hommes de Sichem, de Schilo et de Samarie; dix hommes cependant se trouvèrent parmi eux, qui dirent à Ismaël : Ne nous tue point, parce que nous avons dans le champ des amas secrets de froment, et d'orge, et d'huile et de miel; c'est pourquoi il les laissa et ne les tua point. » --- XLI. 1 à 8; --- par ces Historiques, dans le sens interne, est décrite la damnation de ceux qui profanent les choses saintes; en effet, par Gédaliah, que le roi de Babel avait établi chef dans la terre, et par les Juifs qui étaient avec lui, et aussi par les Chaldéens, les hommes de Sichem, de Schilo et de Samarie, il est entendu ceux qui profanent, et dans un sens abstrait les profanations de tout genre, car le roi de Babel signifie la profanation du bien et du vrai; leur damnation est signifiée en ce qu'ils ont été tués, car par être tué il est signifié être tué spirituellement, voir N° 315 ; mais par les dix hommes qui dirent à Ismaël « ne nous tue point, parce que nous avons dans le champ des amas secrets de froment, et d'orge, et d'huile et de miel, » sont entendus ceux qui n'ont pas profané les choses saintes de l'Église, parce qu'ils ont intérieurement en eux le bien et le vrai, car ceux qui profanent n'ont intérieurement en eux rien du bien ni rien du vrai, mais ils ont seulement du bien et du vrai extérieurement quand ils parlent et prêchent, mais chez ceux qui ne profanent point il y a le bien et le vrai intérieurement; cela est entendu en ce qu'ils ont dit qu'ils avaient dans le champ des amas secrets de froment, d'orge, d'huile et de miel; par le froment et l'orge sont signifiés les biens et les vrais de l'homme externe, par l'huile est signifié le bien de l'homme interne, et par le miel le plaisir de ce bien; par les dix hommes sont signifiés tous ceux qui sont tels, car dix signifie tous et toutes choses; par « il les laissa et ne les tua point, » il est signifié qu'ils n'étaient point profanes, et qu'ainsi ils n'étaient point damnés; par Ismaël sont représentés ceux qui sont dans les vrais réels de l'Église, ce qui est aussi signifié par la race royale de laquelle il était; ces Historiques enveloppent de telles choses, car dans la Parole les Historiques ont un sens interne tout aussi bien que les Prophétiques. Dans Moise : « Jéhovah ton Dieu va te conduire vers une terre bonne, terre de torrents d'eau, de fontaines et d'abîmes qui sortent de la vallée et de la montagne, terre de froment et d'orge, et de cep et de figuier, et de grenadier, terre d'olivier d'huile et de miel. » --- Deutér. VIII. 7, 8; --- ainsi est décrite la terre de Canaan dans le sens de la lettre, mais dans le sens spirituel est décrite l'Église du Seigneur, puisque dans ce sens elle est signifiée par la terre de Canaan; et tous les genres de bien et de vrai qui appartiennent à l'Église sont recensés; elle est appelée terre de torrents d'eau, parce que les torrents d'eau signifient les doctrinaux du vrai; par les fontaines et les abîmes qui sortent de la vallée et de la montagne sont signifiés les vrais intérieurs et extérieurs tirés de la Parole, par les fontaines les vrais intérieurs, et par les abîmes les vrais extérieurs, ceux-ci sont dits sortir de la vallée parce que la vallée signifie les inférieurs et les extérieurs où ils sont, et ceux-­là sont dits sortir de la montagne parce que la montagne signifie les supérieurs et les intérieurs où ils sont; par « terre de froment et d'orge, et de cep et de figuier, et de grenadier, » il est signifié l'Église quant au bien et au vrai de tout genre; le froment et l'orge signifient le bien et le vrai d'origine céleste, le cep et le figuier le bien et le vrai d'origine spirituelle, et le grenadier les connaissances du bien et du vrai; et par « terre d'olivier d'huile et de miel, » il est signifié l'Église quant au bien de l'amour et au plaisir de ce bien : celui qui ignore le sens spirituel de la Parole ne peut s'empêcher de croire qu'i1 y a seulement dans ces paroles une description de la terre de Canaan, d'où il résulterait que la Parole serait seulement naturelle et non pas spirituelle, et cependant la Parole est partout spirituelle dans son sein, et elle est spirituelle quand par ces paroles il est entendu les spirituels qu'elles signifient, à savoir, les biens et les vrais de tout genre : mais ce qui est signifié en particulier par les torrents, les fontaines, les abîmes, la vallée, la montagne, le cep, le figuier, le grenadier, l'olivier, l'huile et le miel, a été montré dans les ARCANES CÉLESTES; rapporter toutes ces significations serait trop long, la plupart d'entre elles cependant ont été montrées et seront montrées dans cette Explication sur l'Apocalypse, on peut les consulter en leur lieu. Dans Job: « Si j'ai mangé la force de la terre sans argent, et si j'ai fait rendre l’âme de ses maîtres, qu'au lieu de froment sorte l'épine, et au lieu de l'orge la vigne sauvage. » --- XXXI. 39, 40; --- manger la force de la terre sans argent, signifie s'approprier le bien de l'Église sans le vrai, la terre est l'Église, et l'argent est le vrai; et faire rendre l'âme signifie anéantir ainsi la vie spirituelle; « qu'au lieu du froment sorte l'épine, et au lieu de l'orge la vigne sauvage, » signifie qu'au lieu du bien on ait le mal, et au lieu du vrai le faux; le froment est le bien, l'épine le mal, l'orge le vrai, et la vigne sauvage le faux; en effet, le bien ne peut être acquis que par les vrais. Dans Ésaïe : « Consommation et décision j'ai entendu de la part du Seigneur Jéhovih Sébaoth sur toute la terre. Est-ce que tout le jour labourera le laboureur pour semer? ouvrira­t-t-il et hersera-t-il sa terre? quand il en a aplani les faces, ne répand-il pas la vesce, et ne met-il pas le froment mesuré, et l'orge désignée, et l'épeautre déterminée? ainsi il l'instruit pour le jugement, son Dieu qui l'enseigne. » --- XXVIII. 22, 24, 25, 26; --- par ces paroles dans le sens spirituel il est décrit que l'Église chez la nation Juive et Israélite a été entièrement détruite, et qu'il ne sert de rien d'apprendre et de savoir la Parole, mais qu'il faut en appliquer le bien et le vrai à l'usage de la vie, que de là et non d'ailleurs vient l'intelligence procédant du Seigneur; la destruction complète de l'Église chez cette nation est entendue par « consommation et décision j'ai entendu de la part du Seigneur Jéhovih Sébaoth sur toute la terre, » la consommation et la décision sont la destruction complète, et toute la terre est toute l'Église, c'est-à-dire, tout ce qui appartient à l'Église; qu'il ne sert de rien d'apprendre et de savoir la Parole, est signifié par « est-ce que tout le jour labourera le laboureur pour semer, ouvrira-t-il et hersera t-il sa terre? » labourer pour semer, c' est apprendre; et herser la terre, c'est serrer dans la mémoire; que le bien et le vrai de la Parole doivent être appliqués à l'usage de la vie, cela est signifié par « quand il en a aplani les faces, ne répand-il pas la vesce, et ne met-­il pas le froment mesuré, et l'orge désignée, et l'épeautre déterminée » quand il en a aplani les faces ne répand-il pas la vesce, signifie quand il a préparé par la Parole; le froment mesuré, et l'orge désignée, et l'épeautre déterminée, signifient appliquer le bien et le vrai à l'usage de la vie, le froment est le bien, l'orge est le vrai, et l'épeautre les connaissances; que de là et non d'ailleurs vienne l'intelligence procédant du Seigneur, cela est signifié par « ainsi il l'instruit pour le jugement, son Dieu qui l'enseigne,» le jugement signifie l'intelligence, son Dieu qui l'enseigne signifie qu'elle procède du Seigneur. Dans Moise: « Jéhovah l'a fait chevaucher sur les lieux élevés de la terre; et il l'a nourri du produit des champs, et il lui a fait sucer du miel de la roche, et de l'huile du caillou du rocher; le beurre du gros bétail et le lait du menu bétail, avec la graisse des agneaux et des bé­liers, fils de Baschan, et des boucs, avec la graisse des reins du froment, et sang des raisins tu bois le vin. » --- Deutér. XXXII. 13, l4; --- ces paroles ont été dites de l'Église Ancienne instaurée par le Seigneur après le déluge, laquelle était dans l'intelligence et dans la sagesse, parce qu'elle était dans le bien de la charité et par suite dans la foi; par « Jéhovah l'a fait chevaucher sur les lieux élevés de la terre, et l'a nourri du produit des champs, » il est signifié que l'intelligence et la sagesse des hommes de cette Église procédaient du Seigneur; les biens célestes et spirituels, qu'ils avaient par les vrais, sont décrits par « il lui a fait sucer du miel de la roche, et de l'huile du caillou du rocher; le beurre du gros bétail et le lait du menu bétail, avec la graisse des agneaux et des béliers, fils de Baschan, et des boucs, avec la graisse des reins du froment, et sang des raisins tu bois le vin; » là, le froment signifie en général tout bien, et le sang des raisins et le vin signifient tout vrai qui en procède Dans David : « Oh ! si mon peuple M’obéissait! si Israël dans mes chemins marchait ! je les nourrirais de la graisse du froment, et de miel du rocher je les rassasierais. » --- Ps. LXXXI. 14, 17; --- par la graisse du froment et par le miel du rocher, dont ils seraient nourris et rassasiés, il est signifié le bien de tout genre d'après le bien céleste, et le plaisir de ce bien par le Seigneur; car par la graisse il est signifié le bien céleste, par le froment le bien de tout genre, par le miel le plaisir du bien, et par le rocher le Seigneur; qu'ils auront ces choses s'ils vivent selon les préceptes du Seigneur, cela est entendu par « oh! si mon peuple M'obéissait et si Israël dans mes chemins marchait! » les chemins dans la Parole signifient les vrais et aussi les préceptes, et marcher signifie vivre. Dans le Même: « Loue, ô Jérusalem, Jéhovah! célèbre, ô Sion! ton Dieu, car il renforce les barres de tes portes; il bénit tes fils au milieu de toi; Lui qui place ta frontière en paix, de la graisse des froments il te rassasie. » --- Ps. CXLVII. 12, 13, 14; --- par Jérusalem et par Sion est entendue l'Église, par Jérusalem l'Église quant aux vrais de la doctrine, et par Sion l'Église quant aux biens de l'amour; « Lui qui place ta frontière en paix, » signifie toutes les choses du Ciel et de l'Église, car la frontière signifie toutes ces choses; « de la graisse des froments il te rassasie, » signifie de tout bien de l'amour et de toute sagesse, car la graisse signifie le bien de l'amour, et le froment toutes les choses qui proviennent de ce bien, lesquelles, parce qu'elles proviennent du bien, sont aussi des biens; comme ce sont ces choses qui sont signifiées, voilà pourquoi il est dit « la graisse des froments. » Dans Hosée : « Jéhovah dit au Prophète: Va de nouveau, aime une femme aimée d'un compagnon et adultère, selon l'amour de Jéhovah pour les fils d'Israël, et eux se tournent vers d'autres dieux et aiment les gourdes de raisins: et je me l’acquis pour quinze (pièces) d'argent, et un core d'orge et un demi-core d’orge. » --- III. 1, 2; --- par là était représentée l'Église Juive et Israélite, telle qu'elle était quant à la doctrine et au culte, à savoir, que par de vaines traditions elle avait falsifié toutes les choses de la Parole, quoique la Parole fût vénérée comme sainte; la femme aimée d'un compagnon et adultère, que le prophète devait aimer, signifie une telle Église; la femme signifie l'Église; aimée d'un compagnon et adultère, signifie la falsification du vrai et l'adultération du bien; « selon l'amour de Jéhovah pour les fils d'Israël, et eux se tournent vers d'autres dieux, » signifie les faux de la doctrine et les maux du culte, ces choses sont signifiées par se tourner vers d'autres dieux; « ils aiment les gourdes de raisins, » signifie la Parole dans le seul sens de la lettre, car le vin signifie les vrais de la doctrine d'après la Parole, les raisins les biens de la Parole d'où proviennent les vrais, et la gourde ce qui contient, ainsi le dernier sens de la Parole, qui est le sens de la lettre, qu'ils appliquent à leurs faux et à leurs maux; « je me l'acquis pour quinze pièces d'argent, » signifie pour un prix exigu, quinze signifie exigu; le core d'orge et le demi-core d'orge, signifient si peu de bien et de vrai que c'est à peine quelque chose. Dans Matthieu: « Jean dit de Jésus: Lui vous baptisera d'esprit saint et de feu; son van est dans sa main, et il nettoiera parfaitement son aire, et amassera son froment dans le grenier; mais il brûlera la paille par un feu inextinguible. » --- III. 11, 12; --- par baptiser d'esprit saint et de feu, il est signifié réformer l'Église et régénérer l'homme de l'Église par le Divin Vrai et le Divin Bien, baptiser signifie reformer et régénérer, l'esprit saint le Divin Vrai procédant du Seigneur, et le feu le Divin Bien de son Divin Amour; par le froment qu'il amassera dans le grenier, et par la paille qu'il brûlera par un feu inextinguible, il est signifié le bien de tout genre qui est d'origine céleste, lequel doit être conservé à éternité, ainsi ceux qui sont dans ce bien, et le faux de tout genre qui est d'origine infernale, lequel doit être détruit, ainsi ceux qui sont dans ce faux ; et parce qu'il est parlé de froment, de grenier et de paille, il est parlé aussi de van et d'aire; et par le van il est signifié la séparation, et par l'aire l'endroit où se fait la séparation. Dans le Même: « Jésus dit: Semblable est le Royaume des Cieux à un homme semant de bonne semence dans son champ; mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l'ivraie et s'en alla. Mais quand l'herbe eut poussé, et qu'elle eut fait du fruit, alors parut aussi l'ivraie; or les serviteurs du maître de maison s'approchant lui dirent: N'as-tu pas semé de bonne semence dans ton champ? d'où vient donc qu'il y a de l'ivraie? Mais il leur dit: un homme ennemi a fait cela. Mais les serviteurs lui dirent : Veux-tu donc qu'en allant nous la cueillions? Et il leur dit : Non; de peur que peut-être en cueillant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps avec elle le froment. Laissez-les croitre ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l'ivraie et liez-la en faisceaux pour la brûler, mais amassez le froment dans mon grenier. » --- XIII. 24 à 30; --- ce que ces choses enveloppent, on le voit clairement d'après le sens spirituel, car elles y sont toutes des correspondances; en effet, le Seigneur, quand il était dans le monde, a parlé par de pures correspondances, parce qu'il parlait d'après le Divin; là; il s'agit du Jugement Dernier, quand les bons seront séparés des méchants, et que les bons viendront dans le Ciel et les méchants dans l'Enfer; la bonne semence qu'un homme a semé dans son champ signifie les vrais de l'Église qui proviennent du bien, le champ signifie l'Église où sont ces vrais, et semer signifie influer et recevoir, par conséquent aussi instruire; l'homme qui a semé est le Seigneur instruisant par la Parole, où sont tous les vrais de l'Église; « pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l'ivraie et s'en alla, » signifie que chez les hommes naturels les faux du mal influent de l'enfer et sont reçus, car dormir signifie vivre la vie naturelle sans la vie spirituelle, voir ci-dessus, N° 187, et l'ennemi signifie l'enfer, et l'ivraie les maux du faux; ce que signifient les autres choses jusqu'à la fin, on peut le voir d'après ce qui a été rapporté dans l'Opuscule DU JUGEMENT DERNIER, N° 70, car elles enveloppent les Arcanes qui y ont été exposés; ici, il sera dit seulement que par le Froment il est signifié le bien du vrai, et par suite ceux qui sont dans le bien par les vrais, et par l'ivraie le mal du faux et par suite ceux qui sont dans le mal par les faux: que ces choses aient été dites du Jugement Dernier, on le voit par ce qui suit dans ce Chapitre, où il est dit: « Celui qui sème la bonne semence est le Fils de l'homme, le champ est le monde; la semence, ce sont les fils du Royaume; l’ivraie, ce sont les fils du mauvais; l’ennemi est le diable, la moisson est la consommation du siècle. » --- Vers. 37, 38, 39; --- la consommation du siècle est le dernier temps de l'Église quand se fait le jugement. Par les passages de la Parole qui viennent d'être rapportés, on peut voir que le Froment signifie le bien de l'Église en général, et l'Orge le vrai de ce bien.



Mise à jour | Exposition Sommaire
AE|CB | DC | AC | DA | AC | DP | AR | EC | DF | DV | DS | LVRC | C E | CAC | IAR | EXSP |