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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 315. 

Comme tué, signifie reconnu jusqu'ici par peu de personnes : on le voit par la signification de tué, lorsqu'il s'agit in Seigneur, en ce que c'est qu'il n'est point reconnu, ici qu'il est reconnu par peu de personnes que son Humain est Divin, car il est lit, un Agneau debout comme tué, et par l'Agneau est signifié le Seigneur quant au Divin Humain, ainsi qu'il vient d'être montré, N° 314 : cela est semblable à ce qui a été dit du Seigneur, ci-dessus Chap. I. Vers. 18, et j'ai été mort, ce qui signifie qu'il a été rejeté, voir ci-dessus, N° 83. Par être tué dans le sens spirituel ou interne il est entendu être tué, non quant au corps, mais quant à l'âme, et l'homme est tué quant à l'âme lorsqu'il n'est plus dans aucun bien de la foi, car alors il n'y a plus en lui aucune vie spirituelle, mais au lieu de cette vie il y a la mort, qui est appelée mort spirituelle ; toutefois, quand le mot Tué se dit du Seigneur, il n'a point cette signification-, parce que le Seigneur est la vie même et Ion ne. à chacun la vie spirituelle, mais il signifie ou qu'il est rejeté m qu'il n'est point reconnu, car il est comme nul chez ceux qui ne reconnaissent point, et encore plus chez ceux qui nient. Il est vrai que dans l'Église le Seigneur Lui-Même est reconnu, et aussi son Divin, mais seulement comme homme quant à l'Humain et non comme Dieu, d'où il résulte que son Divin Humain n'est point reconnu ; c'est donc là ce qui est entendu par un Agneau debout comme Tué : mais que le Seigneur soit Dieu aussi quant à l'Humain, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, Nos 280 à 310 ; et on le verra à la fin de cet Ouvrage, où cela sera manifestement démontré. Ceux qui pensent seulement d'après le sens de la lettre de la Parole, et non en même temps d'après la Doctrine du vrai réel, ne savent autre chose, sinon que par are tué dans la Parole il est entendu être tué quant au corps, mais par les passages qui vont en être rapportés on verra qu'il est entendu être tué quant à l'âme ; en effet, c'est une chose reconnue que la Parole dans son sein est spirituelle, quoique dans le sens de la lettre elle soit naturelle ; et que, être tué spirituellement, c'est périr quant à l'âme, ce qui arrive chez ceux qui ne reçoivent pas la vie du Ciel, laquelle est appelée la vie éternelle et simplement aussi la vie, et chez lesquels par conséquent an lieu de cette vie il y a la mort qui est la damnation ; et comme c'est là une chose reconnue, il en résulte que par être tué il est entendu dans la Parole périr par les faux et par les maux : mais le Seigneur est dit spirituellement tué, lorsqu'on nie le vrai et qu'on rejette le bien qui procèdent de Lui ; chez ceux qui agissent ainsi le Seigneur n'est pas non plus reconnu, car celui qui nie et rejette les choses qui viennent du Seigneur le nie et le rejette aussi Lui-Même, car le Seigneur est dans ses vrais et dans ses biens chez l'homme. Mais ici il s'agit de son Divin Humain ; que ce Divin ne soit pas encore reconnu, cela est notoire ; j'en dirai les causes; l'une, C'est que la Gent Pontificale a transféré sur son Chef tout le Divin Pouvoir qui appartient au Seigneur même quant à l'Humain, sans vouloir entendre que le Seigneur a fait Divin son Humain, parce que c'est de l'Humain du Seigneur qu'ils tirent ce pouvoir : l'autre cause, c'est que ceux qui ne sont point de cette gent ont fait la foi seule l'unique moyen de salut, en considérant comme de nul effet la vie de la charité ; et ceux qui agissent ainsi ne peuvent percevoir l'Humain du Seigneur autrement que comme l'humain d'un autre homme, c'est même pour cela qu'ils restent aveuglément dans la doctrine de la Trinité d'après la foi d'Athanase, et qu'ils ne peuvent être illustrés. Que dans la Parole être tué signifie être tué spirituellement, on peut le voir par les passages suivants ; dans Eaïe : « Tu es comme un rejeton abominable, un vêtement tués, transpercés par l'épée; car ta terre tu as perdu, ton peuple tu as tué; préparez pour ses fils la tuerie. » — XIV. 19, 20, 21 ; — ces paroles sont dites de Babel, qui signifie la profanation du bien et du vrai et par suite la destruction de l'Église ; elle est comparée à un vêtement de tués qui ont été transpercés par l'épée, parce que le vêtement des tués signifie le faut abominable corrompant et détruisant les choses qui appartiennent & l'Église ; ils sont dits en conséquence transpercés par l'épée, parce que l'épée signifie le faux détruisant le vrai ; par suite il est dit « ta terre tu as perdu, ton peuple tu as tué; » par la terre il est entendu l'Église, et par le peuple ceux qui y sont dans les vrais ; les tuer, c'est les détruire par les faux ; « préparez pour ses fils la tuerie, » signifie que leurs faux doivent être détruits; ses fils sont les faux. Dans Jénémie : « Il y aura des transpercés de Jéhovah, en ce jour là, depuis un bout de la terre jusqu'au bout de la terre. » — XXV. 33; — par les transpercés de Jéhovah depuis un bout de la terre jusqu'au bout de la terre, sont signifiés ceux chez qui tous les vrais de l'Église ont été détruits par les faux ; les transpercés de Jéhovah signifient ceux chez qui ils ont été détruits, et depuis un bout de la terre jusqu'au bout de la terre signifie toutes les choses de l'Église. Dans le Même : « C'est pourquoi livre leurs fils à la famine, et fais-les s'écouler par la main de l'épée, afin que les hommes deviennent rares, tués par la mort, leurs jeunes gens frappés par l'épée dans la guerre. » — XVIII. 21 ; — livrer les fils à la famine et les faire s'écouler par la main de l'épée, signifie éteindre les vrais de l'Église par le manque de connaissances du vrai et par les faux ; les fils sont les vrais, la famine est le manque de connaissances, et l'épée est le faux qui détruit le vrai ; « afin que les hommes deviennent rares, tués par la mort, » signifie que l'affection du vrai et par suite la sagesse seront nulles, les hommes signifient l'affection du vrai et par suite la sagesse, voir ci-dessus, N° 280; « leurs jeunes gens frappés par l'épée dans la guerre, » signifie parce que les vrais, sont détruits par les attaques du faux, les jeunes gens sont les vrais, l'épée est le faux qui détruit, et la guerre est l'attaque du faux. Dans Ézéchiel : « Passez par Jérusalem, et frappez» et que votre œil n'épargne point; vieillard, jeune homme, et vierge, et enfant tuez jusqu'à destruction ; mais d'aucun homme sur qui (sera) le signe n'approchez. » — IX. 5, 6; — ces choses ont été dites par l'homme vêtu de lin ou par l'ange à d'autres anges, et elles ont été ouïes par. le Prophète; par elles il n'a pas été entendu qu'il fallait passer par Jérusalem, et y frapper et tuer jusqu'à destruction les vieillards, les jeunes gens, les vierges et les enfants, mais par Jérusalem il est entendu l'Église quant à la doctrine, et qu'elle a été entièrement dévastée quant à tous les biens et à tous les vrais qui la constituent ; par le vieillard il est entendu la sagesse qui appartient au bien, par le jeune homme l'intelligence qui appartient au vrai, par la vierge l'affection du bien et du vrai, et par l'enfant tout bien et tout vrai naissant, et spécialement le bien de l'innocence par lequel toutes les choses de l'Église naissent chez l'homme ; par n'approcher d'aucun homme sur qui sera le signe il est signifié le vrai d'après le bien. Dans le Même : « Qu'ils les lapident avec la pierre, qu'ils les déchirent avec leurs épées, que leurs fils et leurs filles ils tuent, et que leurs maisons au feu ils brûlent. » — XXIII. 47; — ces choses ont été dites de Samarie et de Jérusalem, qui y sont nommées Oholah et Oholibah, par lesquelles sont signifiées les deux Églises, à savoir, la spirituelle et la céleste, ici, ces Églises dévastées par les faux et par les maux ; lapider de pierre et déchirer avec des épées signifie la destruction du vrai par les faux, car la lapidation signifiait la punition et la mort à cause de la violence faite au Divin Vrai, le déchirement avec les épées signifiait la même chose; tuer les fils et les filles signifie détruire tous les vrais et tous les biens, les fils sont les vrais, et les filles les biens; et brûler au feu les maisons signifie détruire toutes les choses appartenant à l'amour et à la charité par les maux de l'amour de soi et du monde, les maisons sont les intérieurs de l'homme, ainsi les choses qui appartiennent à son amour, ici détruites ; le feu est l'amour dans l'un et dans l'autre sens. Dans Jérémie : « Ils sont étendus à terre, dans les rues; l'enfant et le vieillard, mes vierges et mes jeunes gens sont tombés par l'épée; tu as tué au jour de ta colère, tu n'as point épargné. » — Lament. II. 21 ; — là, il s'agit aussi de l'Église dévastée; être étendu à terre et dans les rues signifie ceux qui ont été détruits par les maux et par les faux ; l'enfant et le vieillard, les vierges et les jeunes gens sont tombés par l'épée, signifie ici, comme ci-dessus, tous les biens et tous les vrais avec l'intelligence et la sagesse; leur extinction est signifiée par « tu as tué au jour de ta colère, tu n'as point épargné; » le jour de la colère signifie le dernier état de l'Église, quand se fait le jugement ; il est dit que c'est Jéhovah qui les a tués, c'est-à-dire, qui les a éteints, mais c'est l'homme lui-même ; le sens de la lettre est tel, que ce, qui appartient à l'homme même est attribué à Jéhovah, voir Nos 2447, 5798, 6071, 6991, 97, 7533, 7632, 7643, 7679, 7710, 7877, 7926, 8227, 8282, 83, 8632, 9010, 9128, 9306, 10431. Dans Amos : « Je retrancherai le juge du milieu de Moab, et tous ses princes je tuerai avec lui. » — II. 3 ; — par Moab, dans la Parole, sont entendus ceux qui adultèrent les biens de l'Église; par le juge qui sera retranché, et par les princes qui seront tués, il est signifié le ai qui est adultéré et les vrais qui par suite sont falsifiés; le juge est le bien, et le prince est le vrai. Dans Zacharie : « Voix de hurlement des pasteurs, parce que dévastée a été leur magnificence; ainsi a dit Jéhovah mon Dieu : Pais les brebis de la tuerie, que leurs possesseurs tuent : j'ai fait paître les brebis de la tuerie à cause de vous, malheureux du troupeau. » XI. 3, 4, 5, 7; — par les brebis de la tuerie, que leurs possesseurs tuent, sont signifiés ceux qui sont dans le bien et qui sont séduits par les faux de la doctrine ; sont appelés brebis ceux qui sont dans le bien de la charité, les pasteurs sont ceux qui enseignent les vrais et qui par les vrais conduisent au bien. Dans David : « Nous avons été tués chaque jour, nous avons été réputés comme un troupeau de la boucherie; réveille-toi, Seigneur, ne (nous) abandonne point à perpétuité. » — Ps. XLIV. 23, 24 ; — nous avons été tués chaque jour, signifie que de nous-mêmes toujours nous tombons dans les faux et sommes séduits par eux, surtout au temps que les faux règnent, d'où l'on voit clairement ce que signifie le troupeau de la boucherie; « réveille-toi, Seigneur, ne (nous) abandonne point à perpétuité, » signifie afin que nous soyons élevés au-dessus des faux par le Seigneur. Dans Ézéchiel : « Ils dégaineront leurs épées sur la beauté de la sagesse, et profaneront ta splendeur ; dans la fosse ils te précipiteront, et tu mourras de la mort des transpercés. » — XXVIII. 7, 8 ; — ceci est dit du prince de Tyr, par qui est signifiée l'intelligence provenant des connaissances du vrai, ici, cette intelligence éteinte par les faux ; dégainer les épées sur la beauté de ta sagesse, signifie son extinction par les faux ; précipiter dans la fosse, signifie l'immersion dans les faux ; et mourir de la mort des transpercés, signifie la ruine et la damnation ; les transpercé; signifient ceux chez qui tout vrai est éteint, voir N°s 4503, 9262, et la mort signifie la damnation. Dans Ésaïe : « Est-ce que selon la plaie de gui le frappait il fa frappé? ou que, selon le massacre de ses tués il a été tué? » — XXVII. 7 ; — ici, il s'agit de Jacob et d'Israël par lesquels est signifiée l'Église, par Jacob l'Église externe, et par Israël l'Église interne ; les tentations de ceux qui sont de l'Église sont ainsi décrites ; elles sont signifiées par « est-ce que selon la plaie de qui le frappait il l'a frappé ; » et par « ou que, selon le massacre de ses tués il a été tué, » il est signifié que dans les tentations ils n'ont pas succombé et qu'ainsi ils n'ont pas péri ; le massacre des tués signifie (a perdition par les faux. Le massacre signifie aussi la perdition et la damnation ailleurs dans le Même : « Au jour du grand Massacre, quand tomberont les tours. » — XXX. 25 ; — le jour du grand massacre signifie le jugement dernier, quand les impies sont damnés et périssent ; les tours signifient les doctrines du faux. Dans le Môme : « Je tuerai par la famine ta racine, et tes résidus elle tuera. » — XIV. 30 ; — il s'agit de la Philisthée, par laquelle est signifié le vrai sans le bien, ou la foi sans la charité; tuer par la famine la racine, signifie périr entièrement d'après le .non-bien, la racine est tout ce par quoi elle vit, c'est aussi pour cela qu'il est dit a tes résidus elle tuera, » par les résidus est signifié tout ce qui reste de l'Église. Dans Jérémie : « J'ai entendu la voix de la fille de Sion, elle soupire et étend les mains»; car fatiguée a été mon âme par les tueurs. » — IV. 31 ; — ainsi est décrite la douleur de l'Église qui tombe des vrais dans les faux ; la fille de Sion est l'Église ; « elle soupire et étend les mains, » signifie la douleur ; « car fatiguée a été mon âme par les tueurs, » signifie par les faux qui éteignent la vie spirituelle, les tueurs, sont ces faux. Dans Ésaïe : « Voici Jéhovah qui sort de son lieu pour visiter l'iniquité de la terre; alors la terre découvrira ses sangs, et elle ne cachera plus ses tués. » — XXVI. 21 ; — ces paroles concernent le jour de la visite ou du jugement, quand les iniquités de tous seront dévoilées, ce qui est entendu par « alors la terre découvrira ses sangs, et elle ne cachera plus ses tués; » la terre signifie l'Église, ici, les méchants qui y sont; les sangs sont les maux qui ont détruit les biens de l'Église, et les tués sont les faux qui en ont détruit les vrais; soit qu'on dise que les tués signifient les faux, ou ceux qui sont dans les faux, c'est la même chose, puisque ceux-là sont dans les faux et que les faux sont en eux, et les faux en eux détruisent. La même chose est signifiée par les tués dans Ésaïe ailleurs : « Que ferez-vous au jour de la visite et de la dévastation ? Sous les tués ils tomberont. » — X. 3,4; — puis, dans Apocalypse : « Dans Babylone a été trouvé le sang des prophètes et des saints, et de tous ceux qui ont été tués sur la terre. » — XVIIl. 24 ; — ce qui est signifié par ces paroles, on le verra dans la suite. Dans Ésaie : « Je visiterai sur le globe la malice; quiconque sera trouvé sera transpercé, et quiconque sera ramassé tombera par l’épée. » — XIII. 11,15; — ces paroles concernent aussi Babylone; « quiconque sera trouvé transpercé, » signifie qu'ils périront par le mal ; et « quiconque sera ramassé tombera par l'épée, » signifie qu'ils périront par le faux. Dans Matthieu : « A la consommation du siècle, ils vous livreront à l'affliction, et ils vous tueront. » — XXIV. 9 : — dans Jean : « Ils vous excluront des synagogues ; même l'heure vient, que quiconque vous tuera pensera offrir un culte à Dieu. » — XVI. 2, 3 ; — ces paroles ont été adressées aux disciples, et par les disciples dans le sens spirituel représentatif sont entendus tous les vrais et tous les biens de l'Église, d'où l'on voit clairement ce qui est entendu dans ce sens par « ils vous tueront, » c'est-à-dire qu'alors ils détruiront les vrais et les biens de l'Église. Dans Marc : « A la consommation du siècle le frère livrera son frère à la mort, et le père ses enfants, et les enfants se soulèveront contre leurs parents, et ils les tueront. » — XIII. 12 ; — la consommation du siècle est le dernier temps de l'Église, quand les faux détruiront les vrais, et que les maux détruiront les faux ; par le frère, le père et les enfants, il est entendu, non pas le frère, ni le père, ni les enfants, mais le faux et le vrai, et aussi le bien et le mal ; le frère livrera son frère à la mort, signifie que le faux détruira le bien, et spécialement, que la foi seule détruira la charité, car la foi dans la Parole est dite le frère de la charité ; le père livrera ses enfants à la mort, signifie que le bien de l'Église périra par les faux du mal, le père est le bien de l'Église, et les enfants sont les faux du mal ; les enfants se soulèveront contre les parents et les tueront, signifie que les faux du mal attaqueront les biens et les vrais de l'Église et les détruiront. Dans Luc : « L'homme, qui avait planté une vigne, envoya un serviteur afin que les cultivateurs lui donnassent du fruit de la vigne; mais les cultivateurs le battirent et le renvoyèrent à vide; et il envoya encore un autre serviteur; mais eux, l'ayant aussi battu, le renvoyèrent à vide; il en envoya encore un troisième; mais eux, l’ayant aussi blessé, le chassèrent : alors le Seigneur de la vigne dit : Que ferai-je? j'enverrai mon Fils bien-aimé; mais ils dirent : Celui-ci est l'Héritier, venez, tuons-Le; et, Le jetant hors de la vigne, ils Le tuèrent. » — XX. 10 à 16. Marc, XII. 2 à 9 ; — ces choses ont été dites de l'Église instituée chez les Juifs, et par elles sont décrites la perversion et la falsification qu'ils firent de tout vrai de la Parole par des traditions et par des applications à eux-mêmes; là, chaque expression contient un sens spirituel, car tout ce que le Seigneur a prononcé, c'est spirituellement même qu'il l'a prononcé, parce qu'il parlait d'après le Divin ; par la vigne, que l'homme avait plantée, est signifiée l'Église qui est dans les vrais ; par les serviteurs, qu'il envoya trois fois, est entendue la Parole qui leur avait été donnée par l'intermédiaire de Moïse et des Prophètes ; il est dit trois fois, parce que trois signifie le plein et le complet ; ils les ont frappés, blessés et renvoyés à vide hors de la vigne, signifie qu'ils ont falsifié et perverti les vrais qu'elle renferme ; renvoyer à vide hors de la vigne, signifie qu'ils ont privé la Parole de ses biens et de ses vrais ; par le Fils bien-aimé est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, qui par suite aussi est appelé la Parole ; ils L'ont jeté hors de la vigne et L'ont tué, signifie que c'est non-seulement Lui, mais encore tout Divin Vrai qui procède de Lui, voir aussi plus haut, N° 83. Dans Daniel : « Après soixante-deux semaines le Messie sera retranché, mais non point pour Soi. » — IX. 26 ; — par le Messie il est aussi entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, voir N°s 3008, 3009 ; « I1 sera retranché, » signifie que c'est non-seulement Lui, mais aussi tout Divin Vrai chez ce peuple ; « mais non point pour Soi, » signifie qu'il doit vivre de nouveau chez ceux qui seront dans la Nouvelle Église, de même que ci-dessus, au Chapitre Premier de l'Apocalypse, « Et je suis vivant, et j'ai été mort ; et voici, vivant je suis aux siècles des siècles. » — Vers. 18.

 

 



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