| Apocalypse Expliquée 555. Et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, signifie qu'il leur semble être des affections naturelles du vrai : on le voit par la signification des cheveux, en ce que ce sont les choses qui appartiennent à l'homme naturel, et spécialement les vrais scientifiques dans cet homme, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 66; et par la signification des femmes, en ce qu'elles sont les affections, ainsi qu'il sera expliqué. Si les cheveux signifient les choses qui appartiennent à l'homme naturel, c'est parce que la tête signifie celles qui appartiennent à l'homme spirituel, et que toutes les choses de l'homme naturel couvrent toutes celles de l'homme spirituel, comme les cheveux couvrent la tête; et même la tête correspond aux spirituels, et les cheveux correspondent aux naturels, de là aussi ils les signifient : c'est d'après cette correspondance que les Anges apparaissent avec de belles chevelures, et que selon la disposition flottante des chevelures, leur beauté et leur éclat, on sait quelle est chez eux la correspondance de l'homme naturel avec l'homme spirituel : maintenant, puisque les femmes signifient les affections, on peut voir que par « elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, » il est signifié qu'il leur semble être des affections naturelles du vrai : que ce soit là ce qui est signifié, cela est même évident d'après la série, car par les faces comme des faces d'hommes il est signifié l'apparence comme s'ils étaient des affections spirituelles du vrai, d'où maintenant il suit que par les cheveux comme des cheveux de femmes il est signifié l'apparence comme s'ils étaient des affections naturelles du vrai; et même aussitôt après il est dit de leurs dents, qu'elles étaient comme des dents de lions, et par les dents sont signifiés les derniers de l’homme naturel quant à la science et quant à la puissance. Dans la Parole Prophétique, il est dit bien des fois la Femme, et aussi la fille et la vierge; mais jusqu'à présent on a ignoré ce qui est signifié par elles; qu'il ne soit entendu ni femme, ni fille, ni vierge, cela est bien évident, car elles sont nommées lorsqu'il s'agit de l'Église; quant à ce qui est signifié par elles, on peut le voir d'après la série des choses dont il s'agit dans le sens spirituel. Que par la femme il soit signifié l'Église quant à l'affection du vrai, et par suite l'affection du vrai de l'Église, on peut le voir par les passages suivants dans la Parole; dans Jérémie : « Pourquoi faites-vous un mal contre vos âmes, pour retrancher de vous l'homme et la femme, le petit enfant et celui qui tette, du milieu de Jérusalem? » —XLIV. 7. — Dans le Même : « Je disperserai l'homme et la femme; je disperserai le vieillard et le petit; et je disperserai le jeune homme et la vierge. »—LI. 22.—Dans Ézéchiel : « Vieillard, jeune homme, vierge, petit enfant et femmes, tuez, jusqu'à destruction. » —IX. 6.—Et dans les Lamentations : « Les femmes dans Sion ils ont forcé, les vierges dans les villes de Jehudah; les princes par leurs mains ont été pendus, les faces des vieillards n'ont point été honorées. »—V. 11, 12; — ici, par homme et femme, vieillard et petit enfant, jeune homme et vierge, il est entendu, non pas homme et femme, ni vieillard et petit enfant, ni jeune homme et vierge, mais toutes les choses qui appartiennent à l'Église ; par homme et femme, le vrai et l'affection du vrai ; par vieillard et petit enfant, la sagesse et l'innocence; par jeune homme et vierge, l'intelligence du vrai et l'affection du bien; que ce soit là ce qui est signifié, on peut le voir en ce que dans ces Chapitres il s'agit de l'Église, et de sa désolation quant au vrai et au bien, par ces noms sont donc signifiées ces choses qui appartiennent à l'Église; en effet, la Parole est intérieurement spirituelle, parce qu'elle est divine, si donc par homme et femme, vieillard et petit enfant, jeune homme et vierge, il était entendu ces personnes, la Parole serait naturelle et non spirituelle ; mais elle devient spirituelle, alors que par l'homme et la femme est signifiée l'Église quant au vrai et à l'affection du vrai, par le vieillard et le petit enfant l'Église quant à la sagesse et à l'innocence, par le jeune homme et la vierge l'Église quant à l'intelligence et à l'affection de l'intelligence; l'homme aussi est homme, parce qu'en lui il y a l'Église, et que où est l'Église, là est le Ciel; lors donc qu'il est dit l'homme vieillard, l'homme jeune, l'homme enfant, l'homme mari, la femme et la vierge, il est entendu la chose de l'Église correspondant à l'âge, au sexe, à l'inclination, à l'affection, à l'intelligence et à la sagesse qui sont chez eux. Que par la femme il soit signifié l'Église quant à l'affection du vrai, ou l'affection du vrai de l'Église, on peut encore le voir par ces passages ; dans Ésaïe : « Alors prendront sept femmes un seul homme en ce jour-là, en disant : Notre pain nous mangerons, et de notre vêtement nous nous vêtirons; seulement que soit nommé ton nom sur nous, enlève notre opprobre. »—IV. 1; — là, il s'agit de la fin dé l'Église, quand il n'y a plus le vrai, car il est dit auparavant : « Tes hommes par l'épée tomberont, et ta force dans la guerre, » ce qui signifie que l'entendement du vrai sera détruit par les faux, au point qu'il n'y aura plus de résistance dans les combats; et il est dit après : « En ce jour-là, le germe de Jéhovah sera en honneur et en gloire, » ce qui signifie que le vrai naîtra de nouveau dans l'Église, car ces choses ont été dites de l'avènement du Seigneur; par « sept femmes prendront un seul homme, » il est signifié que d'après l'affection ils désireront et rechercheront le vrai, mais ne le trouveront point ; par l'homme est signifié le vrai, par les femmes les affections ou les désirs pour le vrai, et par sept le saint; par cela qu'elles diront « notre pain nous mangerons, et de notre vêtement nous nous vêtirons, » il est signifié qu'ils ne trouveront point d'instruction dans les vrais réels, ni par conséquent de nutrition spirituelle; le pain signifie l'instruction et la nutrition spirituelle, et le vêtement le vrai qui revêt le bien; par « seulement que soit nommé ton nom sur nous, » il est signifié qu'il y ait seulement le vrai qui puisse être appliqué, et par application être conjoint; et comme toute beauté vient de l'affection spirituelle du vrai, et de la conjonction, et qu'autrement il n'y a pas de beauté, c'est pour cela qu'il est dit « enlève ou ôte notre opprobre. » Dans Jérémie : « Reviens, vierge d'Israël, reviens vers tes villes; jusques à quand iras-tu ça et là? car Jéhovah va créer du nouveau en la terre; la femme environnera l'homme. »—XXXI. 21, 22; — ici, il s'agit de la captivité spirituelle, dans laquelle était l'Église avant l'avènement du Seigneur ; l'Église est dite être dans la captivité spirituelle, lorsqu'elle n'a pas le vrai et que cependant elle le désire; dans une telle captivité étaient les nations chez lesquelles l'Église a été instaurée : « reviens, vierge d'Israël, reviens vers tes villes, » signifie qu'on retournera aux vrais de la doctrine; la vierge d'Israël est l'Église, et ses villes sont les vrais de la doctrine; « car Jéhovah va créer du nouveau en la terre; la femme environnera l'homme, » signifie qu'il doit être instauré une nouvelle Église, dans laquelle le vrai sera conjoint à son affection; créer du nouveau en la terre, c'est instaurer ce nouveau ; la femme est l'Église quant à l'affection du vrai, l'homme (vir) est le vrai, et entourer, c'est être conjoint. Dans Ésaïe : « Comme une femme abandonnée et affligée d'esprit t'a appelée Jéhovah, et (comme) une femme de jeunesse, quand tu étais répudiée, a dit ton Dieu; pour un petit moment je l'ai abandonnée, mais avec des commisérations grandes je te recueillerai. » —LIV. 6, 7; —ici aussi, par la femme abandonnée et affligée en son esprit est entendue l'Église qui n'est pas dans les vrais, mais qui est cependant dans l'affection ou le désir pour les vrais; la femme est l'Église, qui est dite abandonnée quand elle n'est pas dans les vrais, et affligée en son esprit quand elle est dans la douleur d'après l'affection ou le désir pour les vrais; par la femme de jeunesse est entendue l'Église Ancienne qui était dans les vrais d'après l'affection ; et par la répudiée est entendue l'Église Juive qui n'était pas dans les vrais d'après une affection spirituelle ; que l'Église devait être instaurée par le Seigneur, et délivrée de la captivité spirituelle, cela est entendu par « pour un petit moment je t'ai abandonnée, mais avec des commisérations grandes je te recueillerai. » Dans Jérémie : «Ecoutez, femmes, la parole de Jéhovah, et que perçoive votre oreille la parole de sa bouche, afin que vous enseigniez à vos fils le deuil, et la femme à sa compagne la lamentation; parce qu'est montée la mort par nos fenêtres, elle est venue dans nos palais, pour retrancher le petit enfant de la rue, et le jeune homme des carrefours. » —IX. 19, 20 ; —s'il est dit aux femmes d'écouter et de percevoir, c'est parce que par elles est signifiée l'Église d'après l'affection et la réception du vrai; par les fils auxquels les femmes doivent enseigner le deuil, et par la compagne à laquelle la femme doit enseigner la lamentation, sont signifiés tous ceux de l'Église; par les fils, ceux qui sont dans les vrais de l'Église, par la compagne ceux qui sont dans le bien de l'Église; le deuil et la lamentation signifient à cause de l'Église dévastée quant aux vrais et quant au bien ; « la mort est montée par nos fenêtres, elle est venue dans nos palais, » signifie que le faux infernal est entré dans l'entendement, et par suite dans toutes les choses de la pensée et de l'affection, les fenêtres signifient l'entendement, et les palais toutes les choses de la pensée et de l'affection ; « pour retrancher le petit enfant de la rue, et le jeune homme des carrefours,» signifie la vastation du vrai naissant et du vrai né; le petit enfant dans la rue est le vrai naissant, et le jeune homme dans les carrefours est le vrai né. Dans Ézéchiel : « Deux femmes filles d'une même mère il y a, qui ont commis scortation en Egypte; dans leur adolescence elles ont commis scortation; le nom de l'aînée, Oholah; et le nom de sa sœur, Oholibah; et elles ont enfanté des fils et des filles. Samarie est Oholah, et Jérusalem est Oholibah. » —XXIII. 2, 3, 4 ; —comme dans la Parole, par Samarie, métropole des Israélites, est signifiée l'Église spirituelle, et par Jérusalem, métropole des Juifs, l'Église céleste, l'une et l'autre quant à la doctrine, c'est pour cela qu'elles sont appelées femmes; et comme ces deux Églises font un, c'est pour cela qu'elles sont dites filles d'une même mère; en effet, la mère signifie encore l'Église, et aussi Oholah et Oholibah, ou la Tente ou l'Habitacle de Dieu, car cela signifie le Ciel où il y a le Divin Vrai et le Divin Bien, et par suite aussi l'Église, parce que l'Église est le Ciel du Seigneur dans les terres; «elles ont commis scortation en Egypte dans leur adolescence, » signifie qu'alors ils n'étaient dans aucun vrai, mais dans les faux, car en Egypte ils n'avaient pas la Parole; elle leur a été donnée plus tard par Moïse et par les Prophètes, et ainsi a été instituée chez eux l'Église ; commettre scortation en Egypte signifie falsifier les vrais par les scientifiques qui sont de l'homme naturel ; et y falsifier les vrais, c'est tourner les choses saintes en choses magiques, comme ont fait les Égyptiens; les fils elles filles qu'elles ont enfantés, signifient les faux et les maux de l'Église. Dans Michée : « La tunique vous arrachez à ceux qui passent en sécurité, qui reviennent de la guerre : les femmes de mon peuple vous chassez, chacune de sa maison de délices.» — II. 8, 9; — « arracher la tunique à ceux qui passent en sécurité, à ceux qui reviennent de la guerre, » signifie priver de vrais tous ceux qui sont dans les vrais et ont combattu contre les faux ; ceux qui passent en sécurité signifient tous ceux qui sont dans les vrais; et ceux qui reviennent de la guerre ceux qui ont été dans les tentations et ont combattu contre les faux ; «chasser les femmes de mon peuple, chacune de sa maison de délices, » signifie détruire les affections du vrai, et ainsi les charmes et les félicités du ciel ; les femmes de mon peuple sont les affections du vrai, la maison des délices signifie les charmes et les félicités du Ciel, car ce sont là les affections du bien et du vrai. Dans Zacharie : « Je rassemblerai toutes les nations vers Jérusalem pour la guerre, et sera prise la ville, et seront pillées les maisons, et les femmes seront violées. » —XIV. 2; — par toutes les nations il est signifié les maux et les faux de tout genre, par Jérusalem l'Église, par la ville la doctrine, par la maison tout le saint de l'Église, par les femmes les affections du vrai ; « elles seront violées, » signifie que les vrais seront pervertis, et que par suite les affections du vrai périront. Dans le Même : « En ce jour-là s'accroîtra le gémissement dans Jérusalem, et gémira la terre, et chaque famille à part; la famille de la maison de David à part, et leurs femmes à part; la famille de la maison de Nathan à part, et leurs femmes à part ; la famille de la maison de Lévi à part, et leurs femmes à part; la famille de la maison de Schiméon à part, et leurs femmes à part; toutes les autres familles, chaque famille à part, et leurs femmes à part. »—XII. 11,12,13,14;— ce qui est signifié par David et par sa maison, et par Nathan, Lévi, Schiméon, et par leurs maisons, a été montré ci-dessus dans les Explications, à savoir, par David le Divin Vrai, par Nathan la doctrine du vrai, par Lévi le bien de la charité, et par Schiméon le vrai et le bien quant à la perception et à l'obéissance ; s'il est dit que les familles gémiront à part, et les femmes à part, c'est parce que par les familles il est signifié les vrais de l'Église, et par les femmes les affections du vrai, lesquelles gémissent à part, quand le vrai gémit de ce qu'il n'a pas l'affeclion, et que l'affection gémit de ce qu'elle n'a pas le vrai; ceci a été dit du gémissement sur toutes et chacune des choses de l'Église, de ce qu'elles ont été dévastées et détruites, car toutes et chacune des choses de l'Église sont signifiées par toutes les autres familles, par lesquelles sont entendues les Tribus ; que les douze Tribus signifient toutes les choses de l'Église dans le complexe, on le voit ci-dessus, Nos 430, 431 ; Jérusalem signifie l'Église et sa doctrine. Dans Matthieu ; « Alors deux seront dans le champ, l'un sera pris et l'autre sera laissé : deux moudront au moulin, l'une sera prise et l'autre sera laissée. »—XXIV. 40,41;—par deux il est d'abord entendu deux hommes, puis deux femmes, et par les hommes sont signifiés ceux qui sont dans les vrais, et par les femmes ceux qui sont dans le bien d'après l'affection du vrai; ici aussi par les hommes ceux qui sont dans les faux, et par les femmes ceux qui sont dans les maux d'après l'affection du faux, car il est dit que l'un sera pris et l'autre laissé, et que l'une sera prise et l'autre laissée, c'est-à-dire que ceux qui sont dans les vrais d'après l'affection seront sauvés, et que ceux qui sont dans les maux d'après l'affection seront condamnés; le champ signifie l'Eglise, moudre signifie acquérir pour soi les vrais de la doctrine d'après la Parole; ceux qui les appliquent au bien sont signifiés par ceux qui seront pris, et ceux qui les appliquent au mal sont signifiés par ceux qui seront laissés : mais cela a été expliqué dans les ARCANES CELESTES; voir N°s 4334, 4335. Dans Moïse : « Je vous romprai le bâton du pain, en sorte que dix femmes cuisent votre pain dans un même four, et qu'elles rapportent votre pain au poids, et que vous mangiez, mais vous ne serez point rassasiés. »—Lévit. XXVI. 26 ; — par ces paroles, dans le sens spirituel, il est entendu que le vrai d'après le bien, dont on est nourri spirituellement, manquera ; car le pain signifie tout aliment spirituel, dont l'homme de l'Église est nourri, et par les femmes sont signifiés ceux de l'Église qui sont dans l'affection du vrai; « dix femmes cuiront le pain dans un même four, » signifie qu'on recherchera le vrai qui doit être conjoint au bien, mais qu'on n'en trouvera pas, si ce n'est très-peu; car cuire signifie préparer et conjoindre pour servir à l'usage de la vie ; rapporter le pain au poids signifie que cela est rare; manger et ne pas être rassasié signifie parce que le vrai d'après le bien est en si petit nombre et si rare, qu'il donnera à peine quelque nourriture pour l'âme. Dans le Même : « Il n'y aura point vêtement d'homme sur une femme, et ne revêtira point l'homme un vêtement de femme, car abomination à Jéhovah ton Dieu quiconque fera cela. »— Deutér. XXII. 5; — par l'homme et son vêtement est signifié le vrai, et par la femme et son vêtement est signifiée l'affection du vrai; ces deux choses sont distinctes chez chaque homme comme l'entendement et la volonté, ou comme la pensée qui appartient à l'entendement et l'affection qui appartient à la volonté; si elles n'étaient pas distinctes les sexes seraient confondus, et il n'y aurait pas le mariage, dans lequel l'homme est le vrai qui appartient à la pensée, et la femme l'affection. Que l'un et l'autre, l'homme et la femme, aient été créés de telle sorte qu'ils soient deux et cependant un, on le voit dans le Livre de la Genèse, dans lequel il est dit de la Création de l'un et l'autre : « Et créa Dieu l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, mâle et femelle il les créa. »— Gen. I. 27. V. 2 : — et plus loin : « L'homme dit : Cette fois, os de mes os et chair de ma chair; à cause de cela on l'appellera épouse, parce que du mari elle a été prise : c'est pourquoi le mari laissera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, et ils seront en une seule chair. »—Gen. II. 23, 24. Marc, X. 6 à 9; —là, par l'homme est entendue l'Église dans le commun et dans le particulier; l'Église dans le particulier est l'homme de l'Église, ou l'homme en qui est l'Église ; « Dieu créa l'homme à son image, » signifie à l'image du Ciel, car par Dieu, ou Élohim au pluriel, il est signifié le Divin procédant qui fait le Ciel, et l'homme qui est Église est le Ciel dans la plus petite forme, car il correspond à toutes les choses du Ciel ; voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 7 à 12, 51 à 58; par le mâle est signifié ici, comme ci-dessus, le vrai qui appartient à l'entendement, et par la femelle le bien qui appartient à la volonté; il est dit que l'épouse est os des os et chair de la chair du mari, cela signifie que le bien qui est l'épouse provient du vrai qui est le mari; l'os signifie le vrai avant qu'il ait été vivifié, c'est-à-dire, conjoint au bien, ce vrai est le vrai de la mémoire chez l'homme; et comme tout bien est formé d'après les vrais, il est dit « parce que du mari elle a été prise; » le mari laissera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, signifie que le vrai appartiendra au bien, et que par suite les deux deviendront un seul bien ; ceci est signifié par « ils seront en une seule chair ; » la chair signifie le bien et aussi l'homme : mais ce qui vient d'être dit n'entre pas dans l'entendement de l'homme, sinon chez un petit nombre, à moins qu'on ne sache que dans ces deux premiers Chapitres de la Genèse il s'agit de la nouvelle création ou de la régénération des hommes de l'Église; dans le Premier Chapitre, de leur Régénération; et, dans le Second, de leur Intelligence et de leur Sagesse; et par le mâle et la femelle, ou par le mari et l'épouse, il est entendu dans le sens spirituel la conjonction du vrai et du bien, qui est appelée mariage céleste, mariage dans lequel vient l'homme quand il est régénéré et devient Église; et l'homme a été régénéré et est devenu Église, alors qu'il est dans le bien et par suite dans les vrais, ce qui est entendu par « le mari laissera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, et ils seront en une seule chair : » mais on peut avoir sur ce sujet une idée encore plus claire d'après ce qui a été dit, dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, du Bien et du Vrai, N°s 11 à 19 ; de la Volonté et de l'Entendement, Nos 28 à 33 ; de la Régénération, N°s 173 à 182; et du Bien dont procèdent les vrais, N° 24. Comme l'Homme et la Femme signifient la conjonction du vrai et du bien, c'est pour cela que « quand Moïse vit que les fils d'Israël avaient fait des captives d'entre les Midianites leurs ennemis, il dit de tuer toute femme qui avait connu un homme par union de mâle, et de laisser vivre les femmes qui n'en avaient point connu.» — Nomb. XXXI. 16, 17, 18; —ces ordres avaient été donnés, parce que la femme non conjointe à un
homme signifiait l'Église quant à l'affection pour le vrai, ou pour la conjonction avec le vrai, tandis que la femme conjointe à un homme Midianite signifiait le bien adultéré; car les Midianites représentaient et par suite signifiaient le vrai qui n'est pas le vrai parce qu'il ne vient pas du bien, ainsi le faux ; c'est pour cela qu'ils devaient tuer les femmes qui avaient connu un homme, et laisser vivre celles qui n'en avaient point connu; que les femmes Midianites aient signifié la corruption du bien par les faux et par suite le bien adultéré et profané, ce qui est un infâme adultère, on le voit d'après ce qui a été rapporté sur la scortation des fils d'Israël avec les femmes des Midianites,— Nomb. Chap. XXV. — Celui qui ne sait pas que la femme signifie l'affection spirituelle du vrai, et qui ne sait pas que les maux et les faux qui sont chez chacun sont dans l'homme naturel, et qu'il n'y en a aucun dans l’homme spirituel, ne peut pas savoir ce que signifient ces paroles sur la femme captive, dans Moïse : « Si tu vois dans la captivité une femme belle de forme d'entre les ennemis, et que tu la désires pour épouse, tu la conduiras vers le milieu de ta maison, où elle rasera sa tête et fera ses ongles; ensuite elle ôtera le vêtement de sa captivité de dessus elle, et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois de jours; puis tu entreras vers elle, et tu la connaîtras, et elle te sera pour épouse.» — Deutér. XXI. 11, 12, 13;— par la femme est signifiée l'Église quant à l'affection spirituelle du vrai, ou l'affection spirituelle du vrai chez l'homme de l'Église; mais par la femme captive belle de forme est signifiée la religiosité chez les nations qui ont le désir ou l'affection du vrai; « elle sera conduite vers le milieu de la maison, y rasera sa tête, fera ses ongles, et ensuite ôtera le vêtement de captivité, » signifie que la religiosité sera conduite dans les intérieurs de l'Église ou dans les spirituels, et que par eux elle rejettera les maux et les faux de l'homme naturel et sensuel; le milieu de la maison signifie les intérieurs qui sont spirituels; les cheveux de la tête, qu'elle rasera, signifient les faux et les maux de l'homme naturel; les ongles, qu'elle fera, signifient les faux et les maux de l'homme sensuel; et le vêtement de captivité signifie le faux de religion dans lequel est tenu comme captif celui qui d'après l'affection désire le vrai ; ces faux et ces maux seront donc rejetés, parce qu'ils sont dans l'homme naturel et sensuel, comme il a été dit ci-dessus; pleurer père et mère pendant un mois de jours, signifie mettre en oubli les maux et les faux de sa religion; « l'homme ensuite entrera vers elle, la connaîtra, et elle lui sera pour épouse, » signifie qu'ainsi le vrai qui est l'homme peut être conjoint avec son affection qui est l'épouse : on ne peut pas savoir pourquoi ce statut a été donné, à moins qu'on ne sache d'après le sens spirituel ce que signifie la femme captive d'entre les ennemis, ce que signifie le milieu ou l'intime de la maison, ce que signifient les cheveux, les ongles et les vêtements de captivité, et à moins qu'on ne sache quelque chose de la conjonction du vrai et du bien, car sur cette coujonction sont fondés tous les préceptes sur les Mariages dans la Parole. L'Église quant à l'affection du vrai est signifiée aussi « par la femme enveloppée du Soleil, et en travail d'enfant, près de laquelle se tenait le dragon quand elle enfanta un mâle; et qui ensuite s'enfuit dans le désert. » — Apoc. XII. 1 à 18 ; — plus loin, dans les Explications, on verra que là par la femme est signifiée l'Église, et par le mâle, qu'elle enfanta, la doctrine du vrai. Comme par la femme il est signifié l'Église quant à l'affection du vrai d'après le bien, ou l'affection du vrai d'après le bien chez l'homme de l'Église, par la femme aussi dans le sens opposé il est signifié la cupidité du faux d'après le mal, car dans la Parole la plupart des expressions signifient aussi les opposés; cela est signifié par la femme et par les femmes dans les passages suivants; dans Jérémie : « Ne vois-tu pas ce que ceux-là font dans les villes de Jehudah et dans les rues de Jérusalem ? Les fils amassent des bois, et les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte, pour faire des gâteaux à la Reine des Cieux, et faire des libations à d'autres dieux. » - VII. 17, 18; — ce qu'enveloppent ces Prophétiques, on ne peut pas le savoir à moins qu'on ne sache ce que signifient les villes de Jehudah, les places dé Jérusalem, ce que signifient les fils, les pères, les femmes, et ce que signifie amasser des bois, allumer le feu, pétrir la pâte, ce que signifient les gâteaux, la reine des cieux et les libations; quand on sait ce que ces choses signifient, et qu'à leur place on met leurs significations, il en résulte le sens spirituel que ces Prophétiques enveloppent; par les villes de Jehudah sont signifiés les doctrinaux de l'Église; par les rues de Jérusalem, les vrais de ces doctrinaux, ici les faux; les fils sont ceux qui sont dans les vrais de la doctrine, ici ceux qui sont dans les faux ; ils sont dits amasser des bois, lorsqu'ils s'acquièrent des faux d'après des maux; les pères sont ceux qui sont dans les biens de l'Église, ici ceux qui sont dans les maux ; ils sont dits allumer le feu, lorsque d'après l'amour du mal ils approuvent et excitent; les femmes sont les affections du vrai d'après le bien, ici les cupidités du faux d'après le mal; elles sont dites pétrir la pâte, quand on forge une doctrine d'après et selon ces cupidités; « pour faire des gâteaux à la reine des cieux, » signifie pour adorer les maux infernaux de tout genre; faire des gâteaux, c'est adorer d'après des maux ; la reine des cieux, ce sont tous les maux dans le complexe, car la reine, des cieux signifie la même chose que l'armée des cieux; faire des libations à d'autres dieux, signifie adorer d'après des faux, les dieux autres sont les faux infernaux, car Dieu dans le sens bon signifie le Divin Vrai procédant, et les dieux autres signifient les faux infernaux, qui sont les faux d'après le mal. Dans Ésaïe : « Quant à mon peuple, ses exacteurs, des enfants et des femmes dominent sur eux; mon peuple! tes conducteurs t'égarent, et le chemin de tes sentiers ils ont fait disparaître. » —III. 12;— par les exacteurs, les enfants et les femmes sont signifiés ceux qui violent, ignorent et pervertissent les vrais; par les exacteurs ceux qui violent les vrais, par les enfants ceux qui les ignorent, et par les femmes les cupidités qui pervertissent; « tes conducteurs t'égarent » signifie ceux qui enseignent; faire disparaître le chemin des sentiers, signifie afin qu'on ne sache pas le vrai qui conduit. Dans le Même : « Quand sera desséchée sa moisson, on la brisera, des femmes viendront la brûler; car non pas peuple d'intelligences, lui. » —XXVII. 11 ; —ces choses ont été dites de l'Église dévastée; par la moisson desséchée sont signifiés les vrais du bien détruits par les amours mauvais; par les femmes qui la brûleront sont signifiées les cupidités du faux qui consument entièrement. Dans le Même : « Femmes, qui êtes dans la sécurité, arrêtez-vous, écoutez ma voix; filles, qui vous tenez en assurance, par vos oreilles percevez mon discours : Consumée sera la vendange, la récolte ne viendra point. »— XXXII. 9, 10; — par les femmes qui sont dans la sécurité sont signifiées les cupidités chez ceux qui n'ont aucun souci que l'Église soit dévastée; par les filles qui se tiennent en assurance sont signifiées les faussetés chez ceux qui ont confiance dans la propre intelligence; par les femmes et par les filles sont signifiés tous ceux qui sont tels dans l'Église, soit hommes, soit femmes; par la vendange qui sera consumée, et par la récolte qui ne viendra point, il est signifié que le vrai de l'Église ne sera plus, car par la vendange il est signifié la même chose que par le vin, à savoir, le vrai de l'Église; de là, on voit clairement ce qui est entendu par sa récolte. Dans Ézéchiel : « L'homme juste qui sur les montagnes n'a point mangé, et ses yeux n'a point élevé vers les idoles de la maison d'Israël, et l'épouse de son compagnon n'a point souillé, et de la femme en menstrues ne s'est point approché. » —XVIII. 5, 6;— le Juste est décrit en ce qu'il est celui qui n'a point mangé sur les montagnes, ce par quoi il est signifié dont le culte ne provient pas des amours infernaux, car c'est là ce que signifie sacrifier sur les montagnes et manger des choses sacrifiées ; « qui n'a point élevé les yeux vers les idoles de la maison d'Israël, » signifie dont le culte ne provient pas des faux de la doctrine, car les idoles signifient les faux de la doctrine, la maison d'Israël est l'Église pervertie où sont ces faux ; « qui n'a point souillé l'épouse de son compagnon, » signifie qui n'adultère point le bien de l'Église et de la Parole; « qui ne s'approche point de la femme en menstrues, » signifie qui ne corrompt point les vrais par les cupidités du faux. Dans les Lamentations : « Les mains de femmes compatissantes ont cuit leurs enfants pour s'en faire une nourriture dans la ruine de la fille de mon peuple. » —IV. 10;—par ces choses, il est signifié la destruction du vrai et du bien de la doctrine d'après la Parole par les faux, et l'appropriation de ces faux, et par suite la vastation de l'Église; par les femmes compatissantes sont signifiées les affections du faux de même que celles du vrai; par cuire les enfants il est signifié par les faux détruire les vrais et les biens de la doctrine tirés de la Parole; par « pour s'en faire une nourriture, » il est signifié pour s'approprier les faux ; et par la ruine de la fille de mon peuple, il est signifié la vastalion de l'Église. Par les femmes aussi il est signifié de mauvaises cupidités, dans l'Apocalypse,—XIV. 4. XVII. 3;— voir plus bas dans l'Explication.555. Et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, signifie qu'il leur semble être des affections naturelles du vrai : on le voit par la signification des cheveux, en ce que ce sont les choses qui appartiennent à l'homme naturel, et spécialement les vrais scientifiques dans cet homme, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 66; et par la signification des femmes, en ce qu'elles sont les affections, ainsi qu'il sera expliqué. Si les cheveux signifient les choses qui appartiennent à l'homme naturel, c'est parce que la tête signifie celles qui appartiennent à l'homme spirituel, et que toutes les choses de l'homme naturel couvrent toutes celles de l'homme spirituel, comme les cheveux couvrent la tête; et même la tête correspond aux spirituels, et les cheveux correspondent aux naturels, de là aussi ils les signifient : c'est d'après cette correspondance que les Anges apparaissent avec de belles chevelures, et que selon la disposition flottante des chevelures, leur beauté et leur éclat, on sait quelle est chez eux la correspondance de l'homme naturel avec l'homme spirituel : maintenant, puisque les femmes signifient les affections, on peut voir que par « elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, » il est signifié qu'il leur semble être des affections naturelles du vrai : que ce soit là ce qui est signifié, cela est même évident d'après la série, car par les faces comme des faces d'hommes il est signifié l'apparence comme s'ils étaient des affections spirituelles du vrai, d'où maintenant il suit que par les cheveux comme des cheveux de femmes il est signifié l'apparence comme s'ils étaient des affections naturelles du vrai; et même aussitôt après il est dit de leurs dents, qu'elles étaient comme des dents de lions, et par les dents sont signifiés les derniers de l’homme naturel quant à la science et quant à la puissance. Dans la Parole Prophétique, il est dit bien des fois la Femme, et aussi la fille et la vierge; mais jusqu'à présent on a ignoré ce qui est signifié par elles; qu'il ne soit entendu ni femme, ni fille, ni vierge, cela est bien évident, car elles sont nommées lorsqu'il s'agit de l'Église; quant à ce qui est signifié par elles, on peut le voir d'après la série des choses dont il s'agit dans le sens spirituel. Que par la femme il soit signifié l'Église quant à l'affection du vrai, et par suite l'affection du vrai de l'Église, on peut le voir par les passages suivants dans la Parole; dans Jérémie : « Pourquoi faites-vous un mal contre vos âmes, pour retrancher de vous l'homme et la femme, le petit enfant et celui qui tette, du milieu de Jérusalem? » —XLIV. 7. — Dans le Même : « Je disperserai l'homme et la femme; je disperserai le vieillard et le petit; et je disperserai le jeune homme et la vierge. »—LI. 22.—Dans Ézéchiel : « Vieillard, jeune homme, vierge, petit enfant et femmes, tuez, jusqu'à destruction. » —IX. 6.—Et dans les Lamentations : « Les femmes dans Sion ils ont forcé, les vierges dans les villes de Jehudah; les princes par leurs mains ont été pendus, les faces des vieillards n'ont point été honorées. »—V. 11, 12; — ici, par homme et femme, vieillard et petit enfant, jeune homme et vierge, il est entendu, non pas homme et femme, ni vieillard et petit enfant, ni jeune homme et vierge, mais toutes les choses qui appartiennent à l'Église ; par homme et femme, le vrai et l'affection du vrai ; par vieillard et petit enfant, la sagesse et l'innocence; par jeune homme et vierge, l'intelligence du vrai et l'affection du bien; que ce soit là ce qui est signifié, on peut le voir en ce que dans ces Chapitres il s'agit de l'Église, et de sa désolation quant au vrai et au bien, par ces noms sont donc signifiées ces choses qui appartiennent à l'Église; en effet, la Parole est intérieurement spirituelle, parce qu'elle est divine, si donc par homme et femme, vieillard et petit enfant, jeune homme et vierge, il était entendu ces personnes, la Parole serait naturelle et non spirituelle ; mais elle devient spirituelle, alors que par l'homme et la femme est signifiée l'Église quant au vrai et à l'affection du vrai, par le vieillard et le petit enfant l'Église quant à la sagesse et à l'innocence, par le jeune homme et la vierge l'Église quant à l'intelligence et à l'affection de l'intelligence; l'homme aussi est homme, parce qu'en lui il y a l'Église, et que où est l'Église, là est le Ciel; lors donc qu'il est dit l'homme vieillard, l'homme jeune, l'homme enfant, l'homme mari, la femme et la vierge, il est entendu la chose de l'Église correspondant à l'âge, au sexe, à l'inclination, à l'affection, à l'intelligence et à la sagesse qui sont chez eux. Que par la femme il soit signifié l'Église quant à l'affection du vrai, ou l'affection du vrai de l'Église, on peut encore le voir par ces passages ; dans Ésaïe : « Alors prendront sept femmes un seul homme en ce jour-là, en disant : Notre pain nous mangerons, et de notre vêtement nous nous vêtirons; seulement que soit nommé ton nom sur nous, enlève notre opprobre. »—IV. 1; — là, il s'agit de la fin dé l'Église, quand il n'y a plus le vrai, car il est dit auparavant : « Tes hommes par l'épée tomberont, et ta force dans la guerre, » ce qui signifie que l'entendement du vrai sera détruit par les faux, au point qu'il n'y aura plus de résistance dans les combats; et il est dit après : « En ce jour-là, le germe de Jéhovah sera en honneur et en gloire, » ce qui signifie que le vrai naîtra de nouveau dans l'Église, car ces choses ont été dites de l'avènement du Seigneur; par « sept femmes prendront un seul homme, » il est signifié que d'après l'affection ils désireront et rechercheront le vrai, mais ne le trouveront point ; par l'homme est signifié le vrai, par les femmes les affections ou les désirs pour le vrai, et par sept le saint; par cela qu'elles diront « notre pain nous mangerons, et de notre vêtement nous nous vêtirons, » il est signifié qu'ils ne trouveront point d'instruction dans les vrais réels, ni par conséquent de nutrition spirituelle; le pain signifie l'instruction et la nutrition spirituelle, et le vêtement le vrai qui revêt le bien; par « seulement que soit nommé ton nom sur nous, » il est signifié qu'il y ait seulement le vrai qui puisse être appliqué, et par application être conjoint; et comme toute beauté vient de l'affection spirituelle du vrai, et de la conjonction, et qu'autrement il n'y a pas de beauté, c'est pour cela qu'il est dit « enlève ou ôte notre opprobre. » Dans Jérémie : « Reviens, vierge d'Israël, reviens vers tes villes; jusques à quand iras-tu ça et là? car Jéhovah va créer du nouveau en la terre; la femme environnera l'homme. »—XXXI. 21, 22; — ici, il s'agit de la captivité spirituelle, dans laquelle était l'Église avant l'avènement du Seigneur ; l'Église est dite être dans la captivité spirituelle, lorsqu'elle n'a pas le vrai et que cependant elle le désire; dans une telle captivité étaient les nations chez lesquelles l'Église a été instaurée : « reviens, vierge d'Israël, reviens vers tes villes, » signifie qu'on retournera aux vrais de la doctrine; la vierge d'Israël est l'Église, et ses villes sont les vrais de la doctrine; « car Jéhovah va créer du nouveau en la terre; la femme environnera l'homme, » signifie qu'il doit être instauré une nouvelle Église, dans laquelle le vrai sera conjoint à son affection; créer du nouveau en la terre, c'est instaurer ce nouveau ; la femme est l'Église quant à l'affection du vrai, l'homme (vir) est le vrai, et entourer, c'est être conjoint. Dans Ésaïe : « Comme une femme abandonnée et affligée d'esprit t'a appelée Jéhovah, et (comme) une femme de jeunesse, quand tu étais répudiée, a dit ton Dieu; pour un petit moment je l'ai abandonnée, mais avec des commisérations grandes je te recueillerai. » —LIV. 6, 7; —ici aussi, par la femme abandonnée et affligée en son esprit est entendue l'Église qui n'est pas dans les vrais, mais qui est cependant dans l'affection ou le désir pour les vrais; la femme est l'Église, qui est dite abandonnée quand elle n'est pas dans les vrais, et affligée en son esprit quand elle est dans la douleur d'après l'affection ou le désir pour les vrais; par la femme de jeunesse est entendue l'Église Ancienne qui était dans les vrais d'après l'affection ; et par la répudiée est entendue l'Église Juive qui n'était pas dans les vrais d'après une affection spirituelle ; que l'Église devait être instaurée par le Seigneur, et délivrée de la captivité spirituelle, cela est entendu par « pour un petit moment je t'ai abandonnée, mais avec des commisérations grandes je te recueillerai. » Dans Jérémie : «Ecoutez, femmes, la parole de Jéhovah, et que perçoive votre oreille la parole de sa bouche, afin que vous enseigniez à vos fils le deuil, et la femme à sa compagne la lamentation; parce qu'est montée la mort par nos fenêtres, elle est venue dans nos palais, pour retrancher le petit enfant de la rue, et le jeune homme des carrefours. » —IX. 19, 20 ; —s'il est dit aux femmes d'écouter et de percevoir, c'est parce que par elles est signifiée l'Église d'après l'affection et la réception du vrai; par les fils auxquels les femmes doivent enseigner le deuil, et par la compagne à laquelle la femme doit enseigner la lamentation, sont signifiés tous ceux de l'Église; par les fils, ceux qui sont dans les vrais de l'Église, par la compagne ceux qui sont dans le bien de l'Église; le deuil et la lamentation signifient à cause de l'Église dévastée quant aux vrais et quant au bien ; « la mort est montée par nos fenêtres, elle est venue dans nos palais, » signifie que le faux infernal est entré dans l'entendement, et par suite dans toutes les choses de la pensée et de l'affection, les fenêtres signifient l'entendement, et les palais toutes les choses de la pensée et de l'affection ; « pour retrancher le petit enfant de la rue, et le jeune homme des carrefours,» signifie la vastation du vrai naissant et du vrai né; le petit enfant dans la rue est le vrai naissant, et le jeune homme dans les carrefours est le vrai né. Dans Ézéchiel : « Deux femmes filles d'une même mère il y a, qui ont commis scortation en Egypte; dans leur adolescence elles ont commis scortation; le nom de l'aînée, Oholah; et le nom de sa sœur, Oholibah; et elles ont enfanté des fils et des filles. Samarie est Oholah, et Jérusalem est Oholibah. » —XXIII. 2, 3, 4 ; —comme dans la Parole, par Samarie, métropole des Israélites, est signifiée l'Église spirituelle, et par Jérusalem, métropole des Juifs, l'Église céleste, l'une et l'autre quant à la doctrine, c'est pour cela qu'elles sont appelées femmes; et comme ces deux Églises font un, c'est pour cela qu'elles sont dites filles d'une même mère; en effet, la mère signifie encore l'Église, et aussi Oholah et Oholibah, ou la Tente ou l'Habitacle de Dieu, car cela signifie le Ciel où il y a le Divin Vrai et le Divin Bien, et par suite aussi l'Église, parce que l'Église est le Ciel du Seigneur dans les terres; «elles ont commis scortation en Egypte dans leur adolescence, » signifie qu'alors ils n'étaient dans aucun vrai, mais dans les faux, car en Egypte ils n'avaient pas la Parole; elle leur a été donnée plus tard par Moïse et par les Prophètes, et ainsi a été instituée chez eux l'Église ; commettre scortation en Egypte signifie falsifier les vrais par les scientifiques qui sont de l'homme naturel ; et y falsifier les vrais, c'est tourner les choses saintes en choses magiques, comme ont fait les Égyptiens; les fils elles filles qu'elles ont enfantés, signifient les faux et les maux de l'Église. Dans Michée : « La tunique vous arrachez à ceux qui passent en sécurité, qui reviennent de la guerre : les femmes de mon peuple vous chassez, chacune de sa maison de délices.» — II. 8, 9; — « arracher la tunique à ceux qui passent en sécurité, à ceux qui reviennent de la guerre, » signifie priver de vrais tous ceux qui sont dans les vrais et ont combattu contre les faux ; ceux qui passent en sécurité signifient tous ceux qui sont dans les vrais; et ceux qui reviennent de la guerre ceux qui ont été dans les tentations et ont combattu contre les faux ; «chasser les femmes de mon peuple, chacune de sa maison de délices, » signifie détruire les affections du vrai, et ainsi les charmes et les félicités du ciel ; les femmes de mon peuple sont les affections du vrai, la maison des délices signifie les charmes et les félicités du Ciel, car ce sont là les affections du bien et du vrai. Dans Zacharie : « Je rassemblerai toutes les nations vers Jérusalem pour la guerre, et sera prise la ville, et seront pillées les maisons, et les femmes seront violées. » —XIV. 2; — par toutes les nations il est signifié les maux et les faux de tout genre, par Jérusalem l'Église, par la ville la doctrine, par la maison tout le saint de l'Église, par les femmes les affections du vrai ; « elles seront violées, » signifie que les vrais seront pervertis, et que par suite les affections du vrai périront. Dans le Même : « En ce jour-là s'accroîtra le gémissement dans Jérusalem, et gémira la terre, et chaque famille à part; la famille de la maison de David à part, et leurs femmes à part; la famille de la maison de Nathan à part, et leurs femmes à part ; la famille de la maison de Lévi à part, et leurs femmes à part; la famille de la maison de Schiméon à part, et leurs femmes à part; toutes les autres familles, chaque famille à part, et leurs femmes à part. »—XII. 11,12,13,14;— ce qui est signifié par David et par sa maison, et par Nathan, Lévi, Schiméon, et par leurs maisons, a été montré ci-dessus dans les Explications, à savoir, par David le Divin Vrai, par Nathan la doctrine du vrai, par Lévi le bien de la charité, et par Schiméon le vrai et le bien quant à la perception et à l'obéissance ; s'il est dit que les familles gémiront à part, et les femmes à part, c'est parce que par les familles il est signifié les vrais de l'Église, et par les femmes les affections du vrai, lesquelles gémissent à part, quand le vrai gémit de ce qu'il n'a pas l'affeclion, et que l'affection gémit de ce qu'elle n'a pas le vrai; ceci a été dit du gémissement sur toutes et chacune des choses de l'Église, de ce qu'elles ont été dévastées et détruites, car toutes et chacune des choses de l'Église sont signifiées par toutes les autres familles, par lesquelles sont entendues les Tribus ; que les douze Tribus signifient toutes les choses de l'Église dans le complexe, on le voit ci-dessus, Nos 430, 431 ; Jérusalem signifie l'Église et sa doctrine. Dans Matthieu ; « Alors deux seront dans le champ, l'un sera pris et l'autre sera laissé : deux moudront au moulin, l'une sera prise et l'autre sera laissée. »—XXIV. 40,41;—par deux il est d'abord entendu deux hommes, puis deux femmes, et par les hommes sont signifiés ceux qui sont dans les vrais, et par les femmes ceux qui sont dans le bien d'après l'affection du vrai; ici aussi par les hommes ceux qui sont dans les faux, et par les femmes ceux qui sont dans les maux d'après l'affection du faux, car il est dit que l'un sera pris et l'autre laissé, et que l'une sera prise et l'autre laissée, c'est-à-dire que ceux qui sont dans les vrais d'après l'affection seront sauvés, et que ceux qui sont dans les maux d'après l'affection seront condamnés; le champ signifie l'Eglise, moudre signifie acquérir pour soi les vrais de la doctrine d'après la Parole; ceux qui les appliquent au bien sont signifiés par ceux qui seront pris, et ceux qui les appliquent au mal sont signifiés par ceux qui seront laissés : mais cela a été expliqué dans les ARCANES CELESTES; voir N°s 4334, 4335. Dans Moïse : « Je vous romprai le bâton du pain, en sorte que dix femmes cuisent votre pain dans un même four, et qu'elles rapportent votre pain au poids, et que vous mangiez, mais vous ne serez point rassasiés. »—Lévit. XXVI. 26 ; — par ces paroles, dans le sens spirituel, il est entendu que le vrai d'après le bien, dont on est nourri spirituellement, manquera ; car le pain signifie tout aliment spirituel, dont l'homme de l'Église est nourri, et par les femmes sont signifiés ceux de l'Église qui sont dans l'affection du vrai; « dix femmes cuiront le pain dans un même four, » signifie qu'on recherchera le vrai qui doit être conjoint au bien, mais qu'on n'en trouvera pas, si ce n'est très-peu; car cuire signifie préparer et conjoindre pour servir à l'usage de la vie ; rapporter le pain au poids signifie que cela est rare; manger et ne pas être rassasié signifie parce que le vrai d'après le bien est en si petit nombre et si rare, qu'il donnera à peine quelque nourriture pour l'âme. Dans le Même : « Il n'y aura point vêtement d'homme sur une femme, et ne revêtira point l'homme un vêtement de femme, car abomination à Jéhovah ton Dieu quiconque fera cela. »— Deutér. XXII. 5; — par l'homme et son vêtement est signifié le vrai, et par la femme et son vêtement est signifiée l'affection du vrai; ces deux choses sont distinctes chez chaque homme comme l'entendement et la volonté, ou comme la pensée qui appartient à l'entendement et l'affection qui appartient à la volonté; si elles n'étaient pas distinctes les sexes seraient confondus, et il n'y aurait pas le mariage, dans lequel l'homme est le vrai qui appartient à la pensée, et la femme l'affection. Que l'un et l'autre, l'homme et la femme, aient été créés de telle sorte qu'ils soient deux et cependant un, on le voit dans le Livre de la Genèse, dans lequel il est dit de la Création de l'un et l'autre : « Et créa Dieu l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, mâle et femelle il les créa. »— Gen. I. 27. V. 2 : — et plus loin : « L'homme dit : Cette fois, os de mes os et chair de ma chair; à cause de cela on l'appellera épouse, parce que du mari elle a été prise : c'est pourquoi le mari laissera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, et ils seront en une seule chair. »—Gen. II. 23, 24. Marc, X. 6 à 9; —là, par l'homme est entendue l'Église dans le commun et dans le particulier; l'Église dans le particulier est l'homme de l'Église, ou l'homme en qui est l'Église ; « Dieu créa l'homme à son image, » signifie à l'image du Ciel, car par Dieu, ou Élohim au pluriel, il est signifié le Divin procédant qui fait le Ciel, et l'homme qui est Église est le Ciel dans la plus petite forme, car il correspond à toutes les choses du Ciel ; voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 7 à 12, 51 à 58; par le mâle est signifié ici, comme ci-dessus, le vrai qui appartient à l'entendement, et par la femelle le bien qui appartient à la volonté; il est dit que l'épouse est os des os et chair de la chair du mari, cela signifie que le bien qui est l'épouse provient du vrai qui est le mari; l'os signifie le vrai avant qu'il ait été vivifié, c'est-à-dire, conjoint au bien, ce vrai est le vrai de la mémoire chez l'homme; et comme tout bien est formé d'après les vrais, il est dit « parce que du mari elle a été prise; » le mari laissera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, signifie que le vrai appartiendra au bien, et que par suite les deux deviendront un seul bien ; ceci est signifié par « ils seront en une seule chair ; » la chair signifie le bien et aussi l'homme : mais ce qui vient d'être dit n'entre pas dans l'entendement de l'homme, sinon chez un petit nombre, à moins qu'on ne sache que dans ces deux premiers Chapitres de la Genèse il s'agit de la nouvelle création ou de la régénération des hommes de l'Église; dans le Premier Chapitre, de leur Régénération; et, dans le Second, de leur Intelligence et de leur Sagesse; et par le mâle et la femelle, ou par le mari et l'épouse, il est entendu dans le sens spirituel la conjonction du vrai et du bien, qui est appelée mariage céleste, mariage dans lequel vient l'homme quand il est régénéré et devient Église; et l'homme a été régénéré et est devenu Église, alors qu'il est dans le bien et par suite dans les vrais, ce qui est entendu par « le mari laissera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, et ils seront en une seule chair : » mais on peut avoir sur ce sujet une idée encore plus claire d'après ce qui a été dit, dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, du Bien et du Vrai, N°s 11 à 19 ; de la Volonté et de l'Entendement, Nos 28 à 33 ; de la Régénération, N°s 173 à 182; et du Bien dont procèdent les vrais, N° 24. Comme l'Homme et la Femme signifient la conjonction du vrai et du bien, c'est pour cela que « quand Moïse vit que les fils d'Israël avaient fait des captives d'entre les Midianites leurs ennemis, il dit de tuer toute femme qui avait connu un homme par union de mâle, et de laisser vivre les femmes qui n'en avaient point connu.» — Nomb. XXXI. 16, 17, 18; —ces ordres avaient été donnés, parce que la femme non conjointe à un
homme signifiait l'Église quant à l'affec |