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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 483. 

 Et les conduira vers de vivantes fontaines d'eaux, signifie dans les Divins Vrais : on le voit par la signification des vivantes fontaines d'eaux, en ce qu'elles sont les Divins Vrais ; par vivant il est signifié ce qui vit d'après le Divin, par la fontaine la Parole, et par les eaux les vrais qui en proviennent; dans la Parole il est souvent dit les eaux vives, et par elles il est entendu les vrais qui viennent du Seigneur et sont reçus ; si ces vrais sont vivants, c'est parce que le Seigneur est la vie même, comme Lui-Mêrne l'enseigne, et que ce qui vient de la vie même est vivant, tandis que ce qui vient de l'homme est mort; afin de donner la vie aux vrais le Seigneur influe par le bien en eux, et le bien vivifie; il influe aussi du supérieur ou de l'intérieur et ouvre le mental spirituel, et il y introduit l'affection du vrai, et l'affection spirituelle du vrai est la vie même du Ciel chez l'homme. C'est cette vie qui est insinuée dans l'homme par le Seigneur au moyen des vrais; de là on peut voir ce qui est entendu par les eaux vives, et ici par les vivantes fontaines d'eaux, dans les passages suivants; dans Ésaïe : « Les pauvres et les indigents cherchent de l'eau, mais point; leur langue de soif a défailli; j'ouvrirai sur les coteaux des torrents, et au milieu des vallées des fontaines je mettrai, le désert en étang d'eaux, et la terre sèche en sources d'eaux. » — XLI. 17, 18; — là, il s'agit de la salvation des gentils par le Seigneur ; ils sont dits pauvres et indigents d'après le manque et l'ignorance du vrai ; leur désir de savoir les vrais par ceux qui étaient dans l'Église, où il n'y avait pas de vrais, est décrit par « ils cherchent de l'eau, mais point; leur langue de soif a défailli; » l'eau est le vrai; avoir soif, c'est le désirer; par « j'ouvrirai sur les coteaux des torrents, et au milieu des vallées des fontaines je mettrai, » il est signifié qu'ils seront instruits par le Seigneur; ouvrir des torrents, c'est donner l'intelligence; dans les coteaux, c'est dans l'homme intérieur; au milieu des vallées, c'est dans l'homme extérieur; mettre des fontaines, c'est instruire dans les vrais; mettre le désert en étang d'eaux, et la terre sèche en sources d'eaux, signifie l'abondance du vrai chez ceux qui auparavant étaient dans le manque et l'ignorance du vrai; le désert, c'est où il n'y a pas le bien parce qu'il n'y a pas le vrai; la terre sèche, c'est où il n'y a pas le vrai,ni par suite le bien; l'étang d'eaux et les sources d'eaux signifient l'abondance des connaissances du vrai : d'après cela, il est bien évident qu'ici, par les eaux, les fontaines, les sources, les torrents et les étangs d'eaux, il est signifié, non pas ces choses, mais les connaissances du vrai et par suite l'intelligence, d'où résulte la salvation. Dans le Même : « Voici, votre Dieu pour la vengeance viendra, et il vous sauvera; alors sera le lieu aride en étang, et le desséché en sources d'eaux. » — XXXV. 4, 7; — ces choses aussi ont été dites de l'instruction des gentils dans les vrais, et de leur réformation par le Seigneur, lorsqu'il viendrait dans le monde, et par ces paroles, « sera le lieu aride en étang, et le desséché en sources d'eaux, » il est signifié les mêmes choses que ci-dessus par« le désert sera en étang ou en amas d'eaux, et la terre sèche en sources d'eaux. » Dans Jérémie : « En pleurs ils viendront, et en prières je les amènerai; je les conduirai vers des fontaines d'eaux par un chemin de droiture, dans lequel ils ne broncheront point. » — XXXI. 9; — ici aussi, il s'agit de la réception du Seigneur par les gentils; par « il les conduira vers des fontaines d'eaux par un chemin de droiture, dans lequel ils ne broncheront point, » il est signifié qu'il les instruira dans les vrais réels. Dans Ésaïe : « Ils n'auront point faim et ils n'auront point soif, et ne les frappera point la chaleur, ni le soleil; car celui qui a pitié d'eux les conduira, de telle sorte que même à des fontaines d'eaux il les conduira. » — XLIX. 10; — ici encore, il s'agit de l'instruction des gentils par le Seigneur; l'instruction dans les vrais est entendue en ce qu'il les conduira à des fontaines d'eaux; ce que signifie avoir faim et avoir soif, on le voit ci-dessus, N° 480, et ce que signifient la chaleur et le soleil, on le voit aussi ci-dessus, N° 481. Dans Joël : « Et il arrivera en ce Jour-là, que les montagnes distilleront du moût, et que les collines couleront en lait, et tous les ruisseaux de Jehudah couleront en eaux, et une fontaine de la maison de Jéhovah sortira, et elle arrosera le torrent de Schittim. » — IV. 18; — ce qui est signifié par « les montagnes distilleront du moût, les collines couleront en lait, et tous les ruisseaux de Jehudah couleront en eaux, » on le voit expliqué ci-dessus, N° 433; et « une fontaine de la maison de Jéhovah sortira, et elle arrosera le torrent du Schittim, «signifie que le Vrai venant du Seigneur par le Ciel illustrera les scientifiques et les connaissances qui sont dans le naturel. Dans David : « Par devant le Seigneur tu es en travail d'enfant, ô terre ! par devant le Dieu de Jacob, qui change le rocher en étang d'eaux, le caillou en fontaine d'eaux. » —Ps. CXI V. 7, 8; — ici, par étang d'eaux et fontaine d'eaux il est entendu aussi les vrais en abondance, par lesquels il y a Église ; car par « tu es en travail d'enfant, ô terre ! » il est signifié le commencement de l'Église, qui est dite être en travail d'enfant quand les vrais y sont produits; la terre est l'Église. Dans le Même : « Jéhovah, qui envoie les fontaines en torrents, pour qu'entre les montagnes elles aillent ; à boire elles fournissent à la bête des champs, les onagres en étanchent leur soif, près d'elles l'oiseau des cieux habite, » — Ps. CIV. 10, 11, 12; — envoyer les fontaines en torrents signifie donner l'intelligence par les vrais d'après la Parole ;« pour qu'entre les montagnes elles aillent, » signifie qu'ils viendront du bien de l'amour, les fontaines sont les vrais d'après la Parole, les torrents sont les, choses qui appartiennent à l'intelligence, et les montagnes sont les biens de l'amour; par « à boire elles fournissent à la bête des champs, » il est signifié l'instruction de ceux qui sont dans le bien de l'Église; par « les onagres en étanchent leur soif, » il est signifié l'instruction de ceux qui dans l'Église désirent les vrais; par « près d'elles l'oiseau des cieux habite, » il est signifié que par suite l'entendement est perfectionné ; par les bêtes des champs dans le sens spirituel il est entendu les nations qui sont dans le bien de la vie; par les onagres, le vrai naturel; par la soif, le désir pour les vrais, et par l'oiseau des cieux sont signifiées les pensées d'après l'entendement. Que par la fontaine dans le sens suprême il soit entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, ou le Divin Vrai par le Seigneur, par conséquent la Parole, on peut le voir dans les passages suivants; dans Jérémie : « Deux maux a fait mon peuple; ils M'ont abandonné, Moi, la Fontaine des eaux vives, pour se creuser des fosses, des fosses crevassées, qui ne retiennent point les eaux.» — II. 12,13 ; — ici, Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, se nomme la Fontaine des eaux vives, par laquelle il est signifié la Parole ou le Divin Vrai, par conséquent le Seigneur Lui-Même qui est la Parole, car il est dit : Ils M'ont abandonné, Moi, la Fontaine des eaux vives; « pour se creuser des fosses, des fosses crevassées, qui ne retiennent point les eaux, » signifie pour se forger d'après la propre intelligence des doctrinaux dans lesquels les vrais ne sont point; les fosses sont les doctrinaux, les fosses crevassées sont les doctrinaux qui n'ont point de cohérence;» qui ne retiennent point les eaux, » signifie dans lesquels les vrais ne sont point : de tels doctrinaux sont ceux qui ne proviennent pas de la Parole, c'est-à-dire, du Seigneur par la Parole, car le Seigneur enseigne par la Parole, mais qui proviennent de la propre intelligence; par «  ils ont abandonné la fontaine des eaux vives, » il est entendu que ces doctrinaux ne proviennent pas du Seigneur par la Parole. Dans le Même : « Tous ceux qui T'abandonnent seront confus, et ceux qui s'éloignent de Moi dans la terre seront écrits, parce qu'ils ont abandonné la Fontaine des eaux vives, Jéhovah. » - XVII. 13 ; — ici pareillement, Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, se nomme la Fontaine des eaux vives d'après le Divin Vrai qui procède de Lui; être écrit dans la terre, signifie être damné ; voir ci-dessus, N° 222. Dans David : « Ils sont remplis de la graisse de la maison, et au fleuve de tes délices tu les abreuves, parce qu'avec Toi (est) la Fontaine de vie; dans ta lumière nous voyons la lumière. » — Ps. XXXVI. 9, 10 ; — par la graisse est signifié le bien de l'amour, et par le fleuve des délices le vrai d'après ce bien ; abreuver, c'est enseigner ; avec Toi est la Fontaine de vie, signifie qu'avec le Seigneur est le Divin Vrai, et qu'il procède de Lui ; comme ce vrai est signifié par la fontaine de vie, c'est pour cela qu'il est dit aussi « dans ta lumière nous voyons la lumière; » par la lumière du Seigneur est signifié le Divin Vrai. Dans Zacharie : « En ce jour-là, il y aura une Fontaine ouverte à la maison de David, et aux habitants de Jérusalem, pour le péché et la souillure : et en ce Jour-là, je retrancherai de la terre les noms des idoles, même les prophètes et l'esprit immonde je ferai disparaître de la terre. » — XIII. 1,2; — ces choses ont aussi été dites de l'avènement du Seigneur; par « en ce jour-là, il y aura une fontaine ouverte à la maison de David, et aux habitants de Jérusalem, » il est signifié qu'alors ceux qui sont dans le Royaume du Seigneur comprendront la Parole ou le Divin Vrai qu'elle renferme; la fontaine signifie la Parole, la maison de David et les habitants de Jérusalem signifient le Royaume spirituel du Seigneur, le Royaume spirituel du Seigneur est chez ceux qui, dans les cieux et dans les terres, sont dans les Divins Vrais; « pour le péché et la souillure, » signifie l'éloignement des maux et des faux par les vrais d'après la Parole ; comme par la fontaine il est entendu la Parole ou le Divin Vrai qu'elle renferme, c'est pour cela qu'il est dit « en ce jour-là, je retrancherai de la terre les noms des idoles, même les prophètes et l'esprit immonde je ferai disparaître de la terre; » par les idoles il est signifié la fausse religion, par les prophètes la fausse doctrine, et par l'esprit immonde les maux qui jaillissent des faux de la doctrine, car lorsqu'on vit selon les faux de la religion et de la doctrine, l'esprit devient immonde. Que le Divin Vrai qui procède du Seigneur soit entendu par la fontaine, le Seigneur l'enseigne Lui-Même en termes clairs dans Jean : « Quand le Seigneur s'assit sur la fontaine de Jacob dans un champ de Samarie, il dit à la femme Samaritaine : Quiconque boit de cette eau aura soif encore; mais qui aura bu de l'eau, que Moi je lui donnerai, n'aura point soif durant l'éternité; mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle. » — IV. 5 à 20;.— que par l'eau que le Seigneur donne il soit entendu, non pas de l'eau, mais le Divin Vrai, cela est bien évident, car il est dit qu'avec l'eau que la femme Samaritaine venait pour puiser, on aura soif encore, mais non avec l'eau que le Seigneur donne; par « cette eau deviendra en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle, » il est signifié que la vie est dans ce Vrai; que la vie soit dans les vrais quand le Seigneur les donne, on le voit ci-dessus dans cet Article : si le Seigneur a dit ces paroles à la femme Samaritaine, lorsqu'il s'assit sur la fontaine de Jacob, c'était parce que le Seigneur par les Samaritains entendait les gentils qui devaient recevoir de Lui les Divins Vrais, et par la femme Samaritaine l'Église composée d'eux, et parce que par la fontaine de Jacob il entendait le Divin Vrai provenant de Lui ou la Parole. Dans Moïse : « Ainsi habita Israël avec sécurité, solitaire, vers la fontaine de Jacob. » — Deutér. XXXIII. 28 ; — ces paroles sont dans la Prophétie de Moïse sur les fils d'Israël, prophétie dont elles forment la fin ; comme Israël y signifie l'Église qui est dans les Divins Vrais d'après la Parole, c'est pour cela qu'il est dit « vers la fontaine de Jacob, » par laquelle il est entendu la Parole, par conséquent aussi le Seigneur quant à la Parole, car il est Lui-Même la Parole, parce qu'il est le Divin Vrai, comme il l'enseigne Lui-Même dans Jean, — I. 1, 2, 3, 14 : — ces paroles ont été dites à la fin de cette Prophétie, parce que dans cette Prophétie il s'agit de la Parole. Pareille chose est aussi entendue par cette fontaine dans la Prophétie d'Israël le père sur Joseph : « Fils de la féconde, Joseph, fils de la féconde près de la fontaine. » -Gen. XLIX. 22; — ici, par la fontaine il est entendu la fontaine de Jacob, car le champ dans lequel était cette fontaine avait été donné à Joseph par son père; voir Jean, IV. 5, 6; quant à ce qui est signifié par « fils de la féconde, Joseph, fils de la féconde près de la fontaine, » on le voit ci-dessus, N° 448. Par la fontaine il est entendu aussi la Parole, et par les fontaines les Divins Vrais d'après la Parole, dans David : « Dans les assemblées bénissez Dieu, le Seigneur, (bénissez-le) de la fontaine d'Israël. » — Ps. LXVIII. 27.—Dans l'Apocalypse : « A celui qui a soif je donnerai de la fontaine de l'eau de la vie gratuitement. » — XXI. 6. — Dans Ésaïe : « Alors vous puiserez des eaux avec allégresse des fontaines du salut. » — XII 3. — Dans David : « Toutes mes fontaines (sont) en Toi, Jéhovah ! » — Ps. LXXXVII. 7. — Comme dans la Parole la plupart des expressions ont aussi le sens opposé, il en est de même aussi de la fontaine et des fontaines; dans ce sens elles signifient la doctrine des faux et les faux de la doctrine, comme dans Jérémie : « Je dessécherai sa mer, et je tarirai sa fontaine. » — LI. 36 ; — ces paroles ont été dites de Babel; par sa mer il est signifié les faux dans un seul complexe, et par sa fontaine la doctrine du faux. Dans Hosée : « Viendra l'Eurus, le Vent de Jéhovah, du désert montant, et sa fontaine séchera, et sa source tarira. » —XIII. 15; —ces choses ont été dites d'Éphraïm, et là par lui il est entendu l'entendement de la Parole perverti, lequel confirme les faux par la Parole ; sa destruction est signifiée en ce que sa fontaine séchera et sa source tarira par l'eurus, le vent de Jéhovah, du désert montant; sa fontaine est la doctrine du faux qui en provient, sa source en est le faux, l'eurus montant du désert en est la destruction d'après les illusions qui proviennent des sensuels externes ; en effet, les sensuels externes, lorsqu'ils n'ont pas été illustrés par les internes, détruisent l'entendement de l'homme, parce que toutes les illusions en proviennent. Dans David : « Tu as fendu par la force la mer, tu as brisé les têtes des baleines sur les eaux; tu as fracassé les têtes du Léviathan, tu l'as donné pour nourriture au peuple des Ziim; tu as rompu fontaines et torrent, tu as tari les torrents de force. » —Ps. LXXIV. 13, 14, 15 ; — ici aussi, par les fontaines et les torrents il est signifié la fausse doctrine, qui vient de la propre intelligence; les torrents de force sont par suite les principes du faux confirmés ; par les baleines et le Léviathan sont signifiés les scientifiques, qui appartiennent à l'homme sensuel et naturel, et d'après lesquels tout faux existe, quand sur eux l'homme spirituel a été fermé; dans l'homme sensuel et naturel réside le propre de l'homme; c'est pourquoi, lorsque l'on conclut d'après eux seuls, on conclut d'après le propre ou d'après la propre intelligence; car le Divin influe par l'homme spirituel dans l'homme naturel, et non dans l'homme naturel quand sur lui l'homme spirituel a été fermé, mais l'homme spirituel est ouvert par les vrais et par la vie selon les vrais; le peuple des Ziim, auquel le Léviathan a été donné pour nourriture, signifie ceux qui sont dans des faux infernaux.



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