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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 440. 

De la Tribu de Ménasseh douze mille marqués, signifie les biens de la vie qui en procèdent : on le voit d'après la représentation et par suite d'après la signification de la Tribu de Ménasseh, en ce qu'elle est le volontaire de l'Église, et par suite le bien de la vie; si elle est le bien de la vie, c'est parce que ce bien fait un avec le volontaire de l'Église ou des hommes de l'Église; en effet, ce que l'homme veut, il le fait quand il peut, car le fait n'est absolument que la volonté agissant, comme on peut le voir en ce que le fait cesse quand la volonté cesse, et qu'il persiste tant que la volonté persiste; ce que la volonté de l'homme régénéré fait, cela est appelé le bien de la vie; de là résulte donc que, comme par Ménasseh et par sa Tribu il est signifié le volontaire de l'Église, il est signifié aussi le bien de la vie : le bien de la vie d'après la charité à l'égard du prochain vient aussi après la régénération qui est signifiée par Ascher et Naphtali, comme l'effet provient de sa cause; car ceux qui sont, dans la charité à l'égard du prochain sont régénérés par le Seigneur, et ceux qui ont été régénérés sont dans le bien de la vie, car ils agissent d'après la charité, et toute action d'après la charité est le bien de la vie. Il y a deux choses qui font l'Église, à savoir, le vrai de la doctrine et le bien de la vie, toutes deux doivent être chez l'homme pour qu'il soit homme de l'Église; ces deux choses ont été représentées et par suite sont signifiées dans la Parole par Éphraïm et par Ménasseh, le vrai de la doctrine par Éphraïm, et le bien de la vie par Ménasseh : le vrai de la doctrine est aussi appelé l'Intellectuel de l'Église, et le bien de la vie est appelé le Volontaire de l'Église, car le vrai appartient à l'Entendement, et le bien appartient à la Volonté; de là vient que par Éphraïm et par Ménasseh il est signifié aussi l'Intellectuel et le Volontaire de l'Église, par Éphraïm l'Intellectuel, et par Ménasseh le Volontaire. Afin que de telles choses fussent représentées et par suite signifiées par Éphraïm et par Ménasseh, ils naquirent à Joseph dans la terre d'Egypte, car par Joseph est signifié le céleste-spirituel, ou le Royaume spirituel même qui a été adjoint au Royaume céleste, et par la terre d'Egypte est signifié le Naturel, c'est pourquoi le bien de la volonté dans le naturel né du céleste-spirituel est signifié par Ménasseh, et le vrai de l'entendement dans le naturel né aussi du céleste-spirituel est signifié par Éphraïm; il est parlé de leur naissance dans Moïse en ces termes : « Et à Joseph il naquit deux fils, avant que vînt l'année de la famine, lesquels lui enfanta Asenath fille de Potiphèra prêtre de On : et appela Joseph le nom du premier-né Ménasseh, parce que oublier m'a fait Dieu tout mon travail, et toute la maison de mon père : et le nom du second il appela Ephraïm, parce que fructifier m'a fait Dieu dans la terre de mon affliction. » — Gen. XLI. 50, 51, 52; — ce qui est entendu par ces paroles dans le sens spirituel, on le voit dans les ARCANES CELESTES, Nos 5347 à 5356, à savoir, que par le nom du premier-né Ménasseh il est entendu le nouveau volontaire dans le naturel et sa qualité, et par le nom du second Éphraïm le nouvel entendement dans le naturel et sa qualité; ou, ce qui est la même chose, par Ménasseh le bien du nouvel homme naturel, et par Éphraïm son vrai; voir là même Nos 5351, 5354. Que ces choses soient signifiées par Ménasseh et par Éphraïm, on peut encore le voir en ce qu'ils furent pris par Jacob comme Ruben et Siméon ; il en est parlé ainsi dans Moïse : « Jacob dit à Joseph : Maintenant tes deux fils, qui te sont nés dans la terre d'Égypte avant que je vinsse vers toi en Egypte, à moi, eux, Éphraïm et Ménasseh; comme Ruben et Siméon ils me seront; par le nom de leurs frères ils seront appelés en leur héritage. » —Gen. XLVIII. 3, 5, 6; —comme par Ruben il est signifié le vrai par l'entendement, qui est le vrai de la doctrine, et par Siméon le vrai par la volonté, qui est le bien de la vie, c'est pour cela que Jacob dit qu'Éphraïm et Menasseh étaient pour lui comme Ruben et Siméon, par conséquent Éphraïm le vrai intellectuel, et Ménasseh le bien volontaire; mais ces paroles ont été plus amplement expliquées dans les ARCANES CELESTES; voir Nos 6234 à 6241. La même chose peut aussi être vue par la bénédiction d'Éphraïm et de Ménasseh par Jacob alors Israël ; elle est en ces termes : « Israël bénit Joseph, et il dit : Que le Dieu devant qui ont marché mes pères, Abraham et Jischak, le Dieu qui me repaît depuis que moi j'existe jusqu'à ce jour ; que l'Ange qui me rachète de tout mal bénisse ces enfants; et sera appelé en eux mon nom, et le nom de mes pères, Abraham et Jischak, et qu'ils croissent en multitude dans le milieu de la terre. » — Gen. XLVIII. 15, 16; — que là aussi par Éphraïm il soit entendu le vrai intellectuel, et par Ménasseh le bien volontaire, l'un et l'autre dans le naturel, on le voit dans les ARCANES CELESTES, Nos 6274 à 6285. La même chose peut encore être vue par la bénédiction d'Éphraïm et de Ménasseh par Moïse ; elle est en ces termes : « De Joseph il dit : Au premier-né de son bœuf, honneur à lui, et cornes de licorne ses cornes; avec elles les peuples il frappera ensemble aux bouts de la terre: et eux (sont) les myriades d'Ephraïm et eux les milliers de Ménasseh. » — Deutér. XXXIII. 17; —ces paroles ont été expliquées ci-dessus; voirs 316 et 336. Qu'Éphraïm signifie l'entendement du vrai, et Ménasseh la volonté du bien, l'un et l'autre dans le naturel, on peut aussi le voir d'après ces passages ; dans Ésaïe : « Dans l'emportement de Jéhovah Sébaoth a été obscurcie la terre, et est devenu le peuple comme aliment du feu; l'homme son frère ils n'épargneront point, et s'il tranche à droite, il sera affamé cependant, et s'il mange à gauche, ils ne seront pas rassasiés; l'homme la chair de son bras ils mangeront, Ménasseh Éphraïm, et Éphraïm Ménasseh, ensemble eux contre Jéhovah. » — IX. 18,19, 20 ; — qu'ici par Ménasseh mangera Éphraïm, et Éphraïm mangera Ménasseh, il soit signifié que tout bien et tout vrai de l'Église doivent périr, le bien par le faux et le vrai par le mal, on le voit ci-dessus, N° 386, où toutes ces paroles ont été expliquées. Dans David : « A moi Giléad, et à moi Ménasseh, et Éphraïm la force de ma Tête; Jehudah mon Législateur. » — Ps. LX. 9, et CVIII. 9; — ici par Ménasseh il est signifié le bien de l'Église, par Éphraïm le. vrai de l'Église, et par Giléad le naturel ; et comme la puissance Divine est au Vrai d'après le bien naturel, voilà pourquoi il est dit « Éphraïm la force de ma Tête ; » s'il y a Divine puissance par le vrai d'après le bien dans le naturel, c'est parce que le naturel est le dernier dans lequel influent les intérieurs qui sont les spirituels et les célestes, et où ils sont et subsistent ensemble; ils sont donc là dans le plein, dans lequel et d'après lequel existe toute opération Divine; de là vient que la puissance Divine est dans le sens littéral de la Parole, parce que ce sens est le naturel ; voir ci-dessus, N° 346 ; et dans les ARCANES CELESTES, N° 9836; d'après cela on peut voir pourquoi Éphraïm est appelé la force de la Tète de Jéhovah : si Jehudah est appelé son Législateur, c'est parce que par Jehudah est signifié le Divin Vrai interne, ou la Parole dans le sens spirituel, et que ce même vrai est signifié par le législateur et par la loi. Dans le Même : « Pasteur d'Israël, prête l'oreille, (toi) qui conduis comme un troupeau Joseph; (toi), assis sur les Chérubins, resplendis avec éclat; devant Éphraïm, Benjamin et Ménasseh suscite ta puissance, et viens en salvation pour nous. » — Ps. LXXX. 2, 3 ;- d'après le sens spirituel il est évident que ces paroles contiennent une supplication au Seigneur pour qu'il instruise ceux qui sont de l'Église, et les conduise par les vrais au bien, par conséquent au ciel; le Seigneur est appelé Pasteur d'Israël, en ce qu'il instruit et conduit, c'est pourquoi il est dit, « toi qui conduis comme un troupeau Joseph, » par Joseph sont entendus ceux de l'Église qui sont dans les vrais d'après le bien; « toi, assis sur les Chérubins, » signifie le Seigneur au-dessus des Cieux, d'où il envoie la lumière qui illustre les mentais, c'est pourquoi il est dit « resplendis avec éclat; » par « devant Éphraïm, Benjamin et Ménasseh suscite ta puissance, » il est signifié afin que la lumière du vrai pénètre jusqu'à ceux qui sont dans le bien et dans le vrai naturels, ainsi jusqu'à ceux qui sont les derniers dans l'Église; par Éphraïm sont entendus ceux qui sont dans le vrai naturel ; le vrai naturel est tel qu'est le vrai de la Parole dans le sens de la lettre ; par Ménasseh sont entendus ceux qui sont dans le bien naturel, lequel est le plaisir de faire le bien et d'apprendre le vrai ; par Benjamin il est entendu le conjonctif du vrai et du bien, ou le médium qui conjoint dans le naturel; par susciter la puissance il est entendu jusqu'au point de pénétrer de lumière; par « viens en salvation pour nous, » il est signifié afin qu'ils soient sauvés. Comme tout bien qui est à l'homme naturel influe du Seigneur par l'homme spirituel, et que sans cet influx il n'a aucun bien dans le naturel; et comme Ménasseh représentait et par suite signifie le bien dans l'homme naturel d'après une origine spirituelle, c'est pour cela qu'il a été donné à cette Tribu un héritage au-delà ou en dehors du Jourdain et aussi en-deçà ou en dedans du Jourdain, à savoir, à une moitié de la Tribu au-delà ou en dehors du Jourdain, et à une moitié de la Tribu en-deçà ou en dedans du Jourdain; voir Nomb. XXXII. 33, 39, 40. Deutér. III. 13. Jos. XIII. 29, 30, 31. XVII. 5 à 13, 16 à 18; par la terre au-delà ou en dehors du Jourdain était représentée et signifiée l'Église externe, qui est chez les hommes dans l'homme naturel ; mais par la terre en-deçà ou en dedans du Jourdain était représentée et signifiée l'Église interne, qui est chez les hommes dans l'homme spirituel; voir sur ce sujet, ci-dessus, N° 434 ; et le bien est ce qui fait l'Église, et ce bien influe immédiatement de l'homme spirituel dans l'homme naturel, et sans cet influx il n'y a pas d'Église chez l'homme; voilà pourquoi il a été donné un héritage tant en dedans qu'en dehors du Jourdain à la Tribu de Ménasseh par laquelle était signifié le bien de l'Église : que le bien spirituel influe immédiatement dans le bien naturel, mais médiatement dans le vrai naturel, on le voit dans les ARCANES CELESTES, N°s 3314, 3573, 3576, 3616, 3969, 3995, 4563 ; et que par suite il y ait parallélisme entre le bien spirituel et le bien naturel, mais non entre le vrai spirituel et le vrai naturel, on le voit, N°s 1831, 1832, 3514, 3564. Que Ménasseh signifie le bien de l'Église ou le bien de la vie, qui est le même que le bien de la volonté, on peut le voir d'après la représentation et par suite d'après la signification d'Éphraïm, en ce qu'il est le vrai de l'Église ou le vrai de la doctrine, qui est le même que le vrai de l'entendement, car ils étaient frères, et dans la Parole le bien et le vrai sont appelés frères; qu'Éphraïm signifie le Vrai de la doctrine, et par suite l'intellectuel de l'Église, on le voit dans les ARCANES CELESTES, N° 5354, où plusieurs passages de la Parole, dans lesquels Éphraïm est nommé, ont été rapportés et expliqués, et en outre, Nos 3969, 6222, 6234, 6238, 6267, 6296.

 



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