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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 430. 

Cent quarante-quatre mille marqués de toute tribu des fils d'Israël, signifie tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, et par suite dans l'Église du Seigneur : on le voit par la signification de cent quarante-quatre mille, en ce que c'est toutes choses, et en ce que ce nombre se dit de ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi qu'il va être expliqué; et par la signification des tribus d'Israël, en ce qu'elles sont ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, et par suite ceux qui sont dans l'Église du Seigneur, car les tribus signifient les vrais d'après le bien, et Israël signifie l'Église; que les tribus d'Israël aient ces significations, on le verra dans l'Article suivant. Si cent quarante-quatre mille signifie toutes choses et tous, et si ce nombre se dit des vrais d'après le bien, c'est parce qu'il provient du nombre douze et que douze signifie toutes choses et tous, et se dit des vrais d'après le bien ; en effet, les nombres plus grands et formés de nombres plus petits ont la même signification que les nombres plus petits et simples dont ils proviennent par multiplication, voir sur ce sujet dans les ARCANES CELESTES les N°s 5291, 5335, 5708, 7973; ainsi cent quarante-quatre, puis cent quarante-quatre mille, signifient la même chose que douze, car cent quarante-quatre vient de douze multiplié par lui-même, et 144000 vient de 12000 multiplié par 12. C'est de nombres simples, qui sont significatifs plus que tous les autres, que les nombres plus grands tirent leurs significations, à savoir, des nombres Deux, Trois, Cinq et Sept; Deux signifie l'union et se dit du bien ; Trois signifie le plein et se dit des vrais ; Cinq signifie beaucoup et quelque chose ; et Sept signifie le Saint : du nombre 2 proviennent les nombres 4, 8, 16, 400, 800, 1600, 4000, 8000, 16000, nombres qui ont une signification semblable à celle de deux, parce qu'ils sont formés de ce nombre simple multiplié par lui-même et multiplié par 10 : du nombre 3 proviennent 6, 12, 24, 72, 144, 1440, 144000, nombres qui ont aussi une signification semblable à celle de trois, parce qu'ils sont formés de ce nombre simple par multiplication : du nombre 5 proviennent 10, 50, 100, 1000, 10000, 100000, nombres qui ont aussi une signification semblable à celle de cinq, parce, qu'ils sont formés de ce nombre par multiplication : du nombre 7 proviennent 14, 70, 700, 7000, 70000, nombres qui ont aussi une signification semblable à celle de sept, parce qu'ils sont formés de ce nombre. Puisque Trois signifie le plein, et que le plein est le tout, de là vient que Douze signifie toutes choses et tous ; s'il se dit des vrais d'après le bien, c'est parce qu'il est formé de 3 multiplié par 4, et que 3 se dit des vrais, et 4 du bien, ainsi qu'il a été exposé ci-dessus. Celui qui ne sait pas que Douze et les nombres qui en sont formés par multiplication signifient toutes choses, et qui ne sait pas que chaque Tribu signifie quelque universel et quelque essentiel de l'Église, ne sait absolument autre chose, sinon qu'il n'y a eu que douze mille marqués de chaque Tribu d'Israël, qu'ainsi il n'y en a que douze mille qui ont été reçus ou qui doivent être reçus dans le Ciel, lorsque cependant dans ce passage par 12000 il n'est pas entendu 12000, ni par les Tribus, qui y sont nommées, les Tribus d'Israël, mais que par 12000 il est entendu tous, et par les Tribus d'Israël ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi tous ceux qui, partout dans les terres, constituent l'Église du Seigneur; que ce soient de telles choses qui sont signifiées, quiconque pense avec intelligence peut le percevoir; en effet, où sont maintenant ces Tribus? et où étaient-elles quand cela a été écrit par Jean ? n'étaient-elles pas dispersées sur une grande partie du Globe? personne ne sait où elles sont, excepté la Tribu de Jehudah, et néanmoins il est dit qu'ils doivent être marqués, afin qu'ils soient introduits par le Seigneur dans le Ciel, et qu'ils soient avec Lui, comme on le voit clairement par le Chapitre XIV. Vers. 1, 3, 4, dans l'Apocalypse : en outre, il est notoire que Onze des Tribus qui y sont nommées, ont été chassées de la terre de Canaan pour des idolâtries et pour d'autres abominations ; il en a été de même de la Nation Juive, voir dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, quelle est cette nation, N° 248 ; de là il est évident que par 12000 il n'est pas entendu 12000, ni par les Tribus ces Tribus, mais qu'il est dont il est parlé, par exemple, par la muraille, par les portes et par les fondements, il est entendu des choses qui appartiennent à l'Église, par conséquent des spirituels ; et comme l'Église et sa Doctrine sont décrites dans le sens de la lettre par la ville de Jérusalem, et qu'une ville peut être mesurée, c'est pour cela que les spirituels de cette Église sont désignés par des mesures en nombre, et sa muraille par le nombre 144, ou par 12 multiplié par 12, nombre qui signifie les vrais d'après le bien dans tout le complexe, car la muraille signifie les vrais qui protègent contre les faux et les maux; que ce nombre signifie ces vrais, on le voit bien clairement en ce qu'il est dit que la mesure de 144 coudées était mesure d'homme, qui est une mesure d'Ange; ce que cela enveloppe, personne ne peut le savoir, à moins qu'on ne sache que par la mesure dans le sens spirituel il est signifié la même chose que par le nombre, à savoir, la qualité de la chose dont il s'agit, et que par l'homme il est signifié la réception du vrai d'après l'affection spirituelle, c'est-à-dire, d'après le bien, et par suite l'intelligence, et la même chose par l'Ange; en effet, l'homme est un Ange quand il est dans les vrais d'après le bien ; il devient aussi Ange après la mort. Le nombre 144000 signifie aussi la même chose, car le nombre plus grand et le nombre plus petit, pourvu qu'ils soient d'une même origine, signifient la même chose; en effet, un nombre plus grand est employé, quand il doit y avoir une plus grande multitude; puis aussi, quand il embrasse plusieurs genres ensemble, comme 144000, qui embrasse tous les genres du vrai d'après le bien, lesquels sont signifiés par les 12000 marqués de chaque Tribu; et comme la mesure de la muraille, qui est dite de 144 coudées, parce qu'elle renferme tant les Portes que les fondements, qui sont au nombre de 12; car il est dit des Portes et des fondements : « La Nouvelle Jérusalem avait une Muraille grande et élevée, ayant douze Portes, et sur les portes douze Anges, et des noms inscrits qui sont (ceux) des douze Tribus d'Israël. La Muraille avait aussi douze fondements, et sur eux les noms des douze Apôtres de l'Agneau : et les fondements consistaient en douze pierres précieuses. » —Apoc. XXI. 12, 14, 19, 20,21;—quel est l'homme qui, sachant que par la Nouvelle Jérusalem il est entendu une Nouvelle Église, ne percevra pas que par le nombre douze, tant de fois employé, il est entendu le principal et le premier dont se compose l'Église? or, le principal et le premier de l'Église est le vrai d'après le bien, car le tout de l'Église en provient; en effet, le vrai appartient à sa doctrine, et le bien appartient à la vie selon la doctrine; mais ce qui est signifié dans ce passage par les Portes et par les fondements sera exposé dans l'explication de ce Chapitre. Comme ce nombre signifie toutes choses, et se dit des vrais d'après le bien, et que la nouvelle Jérusalem signifie la nouvelle Église, c'est aussi pour cela que la mesure de cette ville est désignée en ces termes par un semblable nombre multiplié : « La ville est quadrangulaire, et sa longueur est égale à sa largeur; et il mesura la ville à la canne en douze fois mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur, pareilles. » — Apoc. XXI. 16; — ce qui est signifié dans le sens spirituel par la longueur, la largeur et la hauteur, sera aussi exposé plus bas dans l'explication ; par la ville il est entendu dans ce sens la doctrine de l'Église, et par douze fois mille tous ces vrais d'après le bien. Le nombre douze y est aussi exprimé en parlant des fruits de l'arbre près du fleuve, en ces termes : « Au milieu de sa place, et deçà et delà du fleuve était l'arbre de vie faisant douze fruits, selon chaque mois rendant son fruit. » — Apoc. XXII. 2 ; — comme par les places de la ville il est signifié les vrais de la doctrine; par le fleuve qui en sort, l'intelligence; par l'arbre de vie, la perception du vrai d'après le bien procédant du Seigneur; et par les fruits, le bien d'où proviennent les vrais, de là il est encore évident que douze signifie les vrais d'après le bien, par lesquels il y a intelligence, et d'après lesquels il y a Église. Comme une Église Représentative devait être instituée chez les fils de Jacob, il avait en conséquence été pourvu par le Seigneur à ce que les fils de Jacob fussent douze, — Gen. XXIX. 32 à 35. XXX. 1 à 25. XXXV. 22 à 26, — pour qu'ainsi tous ensemble représentassent toutes les choses de l'Église, et que chacun d'eux représentât sa partie; de là vient que d'après eux il y eut douze Tribus, — Gen. XLIX. 28, — et qu'elles signifient toutes les choses de l'Église, et chaque Tribu quelque essentiel de l'Église; c'est aussi pour cela que dans ce qui va suivre il est dit que de chaque Tribu il y avait 12000 marqués, par lesquels sont signifiés tous ceux qui sont dans cet essentiel de l'Église, ou tous ceux qui sont dans ce genre du vrai d'après le bien, car le vrai d'après le bien forme l'Église chez tous; en effet, le vrai appartient à la doctrine, et le bien appartient à la vie, comme il a été dit ci-dessus; ce que c'est que le vrai d'après le bien et quel il est, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 24. Comme les douze Tribus, qui ont tiré leurs noms des douze fils de Jacob, représentaient l'Eglise et toutes les choses de l'Église, voilà pourquoi le nombre douze, comme significatif de ces choses, a été employé dans un grand nombre de circonstances; ainsi « les princes d'Israël étaient au nombre de douze. » — Nomb. l. 44; — « ces douze princes apportèrent pour l'initiation de l'autel douze plats d'argent, douze cratères d'argent, douze cassolettes d'or, douze taureaux, douze béliers, douze agneaux et douze boucs. » — Nomb. VII. 84, 87; — par chacune de ces choses, qu'ils apportèrent, sont signifiées des choses qui se réfèrent aux vrais d'après le bien. C'est aussi pour cela que douze hommes furent envoyés pour épier la terre de Canaan. — Deutér, I. 23 ; — car par la terre de Canaan est signifiée l'Église. C'est encore pour cela que dans le Pectoral du jugement, ou dans l'Urim et le Thumin il y avait douze pierres précieuses. —Exod. XXVIII, 21. XXXIX. 14; — par les pierres précieuses sont signifiés les vrais d'après le bien. C'est encore pour cela qu'il y avait douze pains disposés en deux rangs sur la table, lesquels étaient appelés pains des faces. — Lévit. XXIV. 5,6; — par les pains il était signifié le bien de l'amour, et par la table la réception de ce bien, par conséquent aussi le vrai dans le commun, puisque ce vrai est le récipient du bien. C'est pour cela que Moïse bâtit un Autel au bas de la montagne de Sinaï, et érigea douze statues pour les douze tribus d'Israël. — Exod. XXIV. 4; — car par l'Autel il est signifié le bien de l'Église, et par les statues les vrais de l'Église; de là par l'Autel et les douze statues ensemble sont signifiés tous les vrais d'après le bien, par lesquels existe l'Église. C'est pour cela que douze hommes portèrent douze pierres du milieu du Jourdain, lesquelles furent dressées à Gilgal, pour être en mémorial aux fils d'Israël. Et douze pierres furent aussi placées dans le milieu du Jourdain où s'étaient arrêtés les pieds des prêtres qui portaient l'arche.—Jos. IV. 1 à 9, 20; — car par le Jourdain, dans la Parole, il est signifié l'intro-duction dans l'Église, et par les pierres et le milieu du Jourdain les vrais de l'Église par lesquels il y a introduction. C'est aussi pour cela que Elie prit douze pierres et construisit un Autel. —1 Rois, XVIII. 31, 32;—car par l'Autel il est signifié le bien de l'Eglise, et par les pierres les vrais de l'Église. C'est aussi pour cela que Moïse prit douze mille d'entre les fils d'Israël contre Midian, sous la conduite de Pinchas qui revint avec un grand butin, sans qu'il manquât un homme. — Nomb. XXXI. 5, 6, 49; — car par Midian sont signifiés ceux qui sont dans les connaissances du vrai, mais non cependant dans la vie selon ces connaissances, c'est pourquoi douze mille furent envoyés contre lui; par le grand butin pris sur Midian il est signifié la même chose que par les vêtements, l'argent et l'or dont les fils d'Israël privèrent les Egyptiens, — Exod. III. 22. XII. 35, 36; — et la même chose que par l'injuste Mammon dont on doit se faire des amis, — Luc, XVI. 9, — à savoir, les connaissances du vrai d'après celles qu'ils possèdent par la doctrine et non par la vie. C'est aussi pour cela que « Salomon plaça sur douze bœufs la Mer d'airain qu'il fit. » — I Rois, VII. 25, 44 ; — par la Mer d'airain il est signifié le vrai d'après le bien, par l'eau dans cette mer le vrai, et par l'airain dont elle était construite le bien; par les douze bœufs sont signifiés tous les biens et par suite les vrais sur lesquels ils sont fondés. C'est encore pour cela que « Salomon fit un Trône d'ivoire, et pour le trône six degrés, et douze Lions se tenant sur les six degrés de chaque côté. » — I Rois, X. 18, 19, 20; — car par le trône de Salomon était signifié le Jugement qui se fait d'après les vrais provenant du bien, et était représenté le Divin Vrai d'après le Divin Bien; par les Lions étaient signifiés les vrais du Ciel et de l'Église dans leur puissance, et par douze tous; voir ci-dessus, N° 253. Il est dit d'Ismaël, « qu'il serait béni, et qu'il croîtrait ; et que douze Princes naîtraient de lui. » — Gen. XVII. 20. XXV. 16; —et cela, parce que par lui était signifiée l'Église externe avec tous ses vrais d'après le bien. Il est dit d'Elisée, « qu'Elie le trouva tandis qu'il labourait avec douze couples de bœufs, et lui-même au milieu des douze, et qu'alors il jeta son manteau sur lui. » — I Rois, XIX. 19; — cela a été fait et a été rapporté, parce que par Élie et Elisée était représenté le Seigneur quant à la Parole, dans laquelle sont tous les vrais d'après le bien; c'est pourquoi, quand cette représentation a été transportée d'Élie sur Elisée, ce qui est signifié en ce qu'Élie jeta sur Elisée son manteau, Elisée fut vu labourant avec douze couples de bœufs, et lui-même au milieu des douze, ce qui signifie la formation de l'Église par les vrais d'après le bien tirés de la Parole; voir ci-dessus, N° 395. Il est dit dans les Chapitres suivants, « qu'une femme fut vue enveloppée du soleil, et la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. » — Apoc. XII. 1 ; — ce signe fut vu, parce que par la femme il est signifié l'Église, par les étoiles les connaissances du vrai, par la couronne le bien de ces connaissances, et par la tête l'intelligence. Les douze Apôtres du Seigneur ont aussi représenté la même chose que les douze Tribus d'Israël, c'est-à-dire que tous ensemble re-présentaient l'Église, et chacun d'eux quelque essentiel de l'Église; de là vient qu'ils furent douze. D'après ces considérations, on peut voir pourquoi il est dit de la Nouvelle Jérusalem, par laquelle il est signifié l'Église et sa doctrine, « qu'elle avait douze portes et sur les portes douze Anges, et des noms inscrits qui sont (ceux) des douze tribus d'Israël; et que la muraille avait douze fondements, et sur eux les noms des douze Apôtres de l'Agneau. » — Apoc. XXI. 12, l4, —et ce que cela signifie; là par les douze Anges, les douze Tribus et les douze Apôtres, il est entendu non des Anges, ni les Tribus, ni les Apôtres, mais toutes les choses de l'Église. Pareillement quand il est dit que « les Apôtres s'assiéront sur douze Trônes, et jugeront les douze Tribus d'Israël. » —Matth. XIX. 28. Luc, XXII. 30; —par là il est entendu, non pas que les Apôtres s'assiéront sur douze trônes et jugeront les douze tribus d'Israël, mais que le Seigneur seul jugera tous les hommes par le Divin Vrai d'après le Divin Bien; voir ci-dessus, Nos 9, 206, 253, 270, 297, 333. Celui qui ne sait pas que douze signifie toutes choses, ne peut pas non plus savoir l'arcane qui est signifié en ce qu'« il resta douze paniers de morceaux des cinq pains et des deux poissons, avec lesquels le Seigneur rassasia cinq mille hommes outre les femmes et les enfants. » — Matth. XIV. 15 à 21, Marc, VI. 37 à 44. Luc, IX à 17. Jean, VI. 9 à 13 ; — là, toutes les expressions, avec les nombres eux-mêmes, ont une signification ; les cinq mille, hommes outre les femmes et les enfants signifient tous ceux qui, étant de l'Église, sont dans les vrais d'après le bien, les hommes ceux qui sont dans les vrais, les femmes et les enfants ceux qui sont dans les biens ; les pains les biens et les poissons les vrais de l'homme naturel ; être rassasié signifie être nourri spirituellement par le Seigneur; les douze paniers de morceaux signifient par suite les connaissances du vrai et du bien en toute abondance et en toute plénitude. Puisque douze signifie toutes choses et se dit des vrais d'après le bien, qui constituent l'Église, c'est pour cela que « le Seigneur, quand il eut douze ans, quitta son père et sa mère, et resta dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. » — Luc, II. 42, 46; — par là il est entendu l'initiation et l'introduction de son Humain dans toutes les choses qui sont du Ciel et de l'Église ; aussi est-ce pour cela qu'il dit, lorsqu'il fut trouvé : « Ne saviez-vous point qu'il me faut être aux affaires de mon Père. » — Vers. 49. —Puisque douze signifie toutes choses et se dit des vrais d'après le bien, c'est pour cela que le Seigneur a dit : « N'y a-t-il pas douze heures au jour? si quelqu'un marche pendant le jour, il ne se heurte point, » — Jean, XI. 9; — par le jour il est signifié l'illustration dans les vrais d'après le bien, par les douze heures du jour toutes les choses du vrai d'après le bien, et par marcher vivre; de là par ces paroles, dans le sens spirituel, il est signifié que celui qui vit dans quelque genre du vrai d'après le bien, est dans l'illustration et ne s'égare point dans les faux. Puisque douze signifie toutes choses, c'est pour cela que le Seigneur a dit : « Penses-tu que je ne puisse maintenant prier mon Père, et Me faire assister de plus de douze légions d'Anges? » — Matth. XXVI. 53 ; — par douze légions d'Anges il est entendu tout le Ciel ; et plus de douze légions d'Anges signifie la Divine toute-puissance. D'après tout ce qui a été rapporté on peut voir maintenant ce qui est signifié par les cent quarante-quatre mille de toute Tribu, à savoir, tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, et par les douze mille de chaque Tribu tous ceux qui sont dans ce genre du vrai d'après le bien, qui est signifié par la Tribu nommée; que par conséquent, il n'est pas entendu douze mille, ni ceux qui sont de la Tribu de Jehudah, de Ruben, de Gad, d'Ascher, de Naphthali, de Ménasseh, de Siméon, de Lévi, d'Isaschar, de Sébulon, de Joseph et de Benjamin. En outre, il faut savoir que par tous ceux-là, ou par les cent quarante-quatre mille, il est entendu ceux qui ont été élevés au Ciel avant le Jugement Dernier; et que par ceux dont il est parlé ensuite, depuis le Vers. 9 jusqu'à la fin de ce Chapitre, il est entendu ceux qui ont été réservés par le Seigneur jusqu'au Jugement Dernier, et alors élevés au Ciel, ainsi qu'il a déjà été dit, Nos 391, 392, 394, 397; car ceux qui étaient dans les vrais d'après le bien ont tous été reçus dans le Ciel avant le Jugement, mais ceux qui étaient dans le bien et non encore dans les vrais ont été réservés, et pendant ce temps-là instruits et préparés pour le Ciel; dans la suite il en sera parlé plus au long. Ceux qui ont été élevés au Ciel avant le Jugement, sont aussi entendus par ceux dont il est dit dans le Chapitre XIV de l'Apocalypse : « L'agneau se tenait sur la Montagne de Sion, et avec Lui les cent quarante-quatre mille qui avaient le Nom de son Père écrit sur leurs fronts. » — Vers. 1 ; — il est dit de ceux-ci, « que personne ne pouvait apprendre le cantique, sinon les cent quarante-quatre mille, les achetés de la terre : ce sont ceux qui avec des femmes ne se sont point souillés, car vierges ils sont; achetés d'entre les hommes, prémices à Dieu et à l'Agneau, » — Vers. 3, 4 ; — les mêmes sont encore entendus par ceux qui sont de la Résurrection première, et les autres par ceux qui sont de la Résurrection seconde, Apoc. XX. 4, 5, 6.

 



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