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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 237. 

Et tu ne sais pas que toi, tu es ruiné, signifie qu'ils ne savent pas que leurs faux n'ont aucune cohérence avec les vrais: on le voit par la signification de la ruine, en ce que c'est l'infraction du vrai par les faux et aussi la cohérence nulle; de là se présente évidemment ce qui est entendu par le ruiné; s'ils sont tels, c'est parce que leur doctrine est fondée sur deux principes faux, qui sont la foi seule et la justification par cette foi ; c'est pourquoi les faux en découlent en série continue, et les vrais qu'ils tirent du sens littéral de la Parole pour les confirmer sont brisés et falsifiés, et les vrais falsifiés sont en eux-mêmes des faux. Cela est décrit dans beaucoup de passages de la Parole, et est entendu par les vanités que les prophètes voient, et par les mensonges qu'ils prononcent; cela est décrit aussi par les ruptures des murailles et des maisons, au point qu'elles tombent; pareillement, par les idoles et les images taillées, que l'ouvrier fait et attache avec des chaînes, pour qu'il y ait cohérence, car les idoles et les images taillées signifient les faux de la doctrine; de même les ruptures des murailles et des maisons; pareillement par les prophètes qui voient des vanités et prononcent es mensonges, car par les prophètes il est entendu les doctrines, par les vanités les choses qui sont de néant, et par les mensonges les faux ; mais comme ces descriptions se trouvent dans un très-grand nombre de passages de la Parole, elles ne peuvent en raison du nombre être rapportées, ce serait même superflu; il en sera donc seulement présenté quelques-unes, où il est parlé de ruines et de décombres, afin que l'on sache que ces expressions signifient les infractions du vrai par les faux, et ainsi le manque total de cohérence ; dans Ésaïe : « Ta sagesse et ta science, (cela) t'a séduite, lorsque tu as dit dans ton cœur : Moi! et point comme moi ensuite; c'est pourquoi sur toi tombera la ruine, et sur toi viendra la dévastation. » — XLVII. 10, 11 ; — ici aussi sont écrits ceux qui croient tout savoir et être plus intelligents que tous les autres, lorsque cependant ils ne savent et ne comprennent rien  du vrai, et que par conséquent l'entendement du vrai leur est enlevé; leur croyance qu'ils sont plus intelligents que tous les autres est entendue par « ta sagesse et ta science, cela t'a séduite ; lorsque tu as dit dans ton cœur : Moi ! et point comme moi ensuite : » et la perte de tout entendement du vrai est entendue par « sur toi tombera la ruine, et sur toi viendra la dévastation. »Dans Ézéchiel: «  Ruine sur ruine il viendra, c'est pourquoi ils chercheront la vision de la part du prophète ; mais la loi a péri de la part du prêtre, et le conseil de la part des anciens ; le roi sera dans le deuil, et le prince sera revêtu de stupeur. » —VII. 26, 27 ; - il s'agit ici de la vastation de l'Église, qui a lieu quand il n'y a que le vrai falsifié ; par ruine sur ruine est entendu le faux d'après le faux ; la vision de la part du prophète est la doctrine, ici la doctrine du faux ; la loi a péri de la part du prêtre, c'est la Parole qui n'est plus comprise, car la loi signifie la Parole, et le prêtre celui qui enseigne ; le conseil a péri de la part des anciens, c'est que ce qui est droit n'est plus compris par les intelligents, le conseil signifie ce qui est droit, et les anciens signifient les intelligents; le roi sera dans le deuil, et le prince sera revêtu de stupeur, signifie qu'il n'y aura plus aucun vrai, le roi signifie le vrai, et le prince les vrais qui sont au service du vrai principal. Dans David : « Il n'y a rien de droit dans leur bouche ; au milieu d'eux la ruine. » — Ps. V. . 10; — de même ici la ruine, ce sont les faux qui n'ont de cohérence avec aucun vrai. Pareillement dans Jérémie : « Lamentez-vous, courez ça et là parmi les décombres, car leur Roi en exil s'en est allé, avec ses prêtres et ses princes, »—XLIX. 3; - courir ça et là parmi les décombres, c'est parmi les vrais détruits par les faux ; le Roi, qui en exil s'en est allé, signifie le vrai; ses prêtres et ses princes signifient les biens et les vrais de la vie et de la doctrine, comme ci-dessus. Dans Ézéchiel : « Quand celui-ci bâtit la masure, voici, ceux-là l'enduisent d'inepties; dis à ceux qui enduisent d'inepties : Voici, elle tombera la muraille; ne vous dira-t-on donc pas : Où est l'enduit dont vous l'aviez enduite? » — XIII. 10, 11, 12 ; — la masure qu'ils enduisent d'inepties, signifie le faux qui est posé pour principe, ce qu'ils font par l'application de la Parole d'après le sens de sa lettre, afin qu'il apparaisse comme vrai ; l'action d'enduire est l'application et par suite une confirmation apparente; les inepties sont ce qui a été falsifié; et comme le vrai de la Parole est ainsi détruit, et que les choses qui confirment deviennent des vrais falsifiés, qui en eux-mêmes sont des faux, et que ceux-ci tombent en ruine avec le principe faux, c'est pour cela qu'il est dit, « voici, elle tombera la muraille, ne vous dira-t-on donc pas : Où est l'enduit dont vous l'aviez enduite? » Dans Hosée : « Voici, je boucherai ton chemin avec des épines, et de décombres j'entourerai les décombres, tellement que ses sentiers elle ne trouvera point. » — II. 6; — boucher le chemin avec des épines, c'est obstruer toutes les connaissances par les faux du mal, afin qu'ils ne voient point les vrais; les faux du mal sont les épines ; de décombres entourer les décombres, c'est accumuler les faux sur les faux ; « tellement que ses sentiers elle ne trouvera point, » c'est afin que rien du vrai ne puisse être vu : cela a lieu, parce que les vrais ne peuvent être en même temps avec les faux du mal, de même que le Ciel ne peut être avec l'Enfer, car les vrais procèdent du Ciel, et les faux du mal proviennent de l'Enfer ; c'est pourquoi, quand les faux du mal règnent, la communication avec le Ciel est enlevée, et lorsqu'elle a été enlevée les vrais ne peuvent être vus, et s'ils sont prononcés par d'autres, ils sont rejetés; de là vient que ceux qui sont dans des principes faux, comme ceux qui sont dans les principes de la foi seule et de la justification par cette foi, ne peuvent être dans aucun vrai, voir ci-dessus, Nos 235, 236. Mais des exemples vont illustrer ce sujet : Quand ceux qui ont pris pour principe de religion la foi seule et la justification par cette foi, lisent la Parole, et voient que le Seigneur dit que l'homme sera rétribué selon ses faits et ses œuvres, et que celui qui a fait de bonnes œuvres viendra dans le Ciel, et que celui qui en a fait de mauvaises ira dans l'Enfer, alors ils appellent les biens qu'ils font des fruits de la foi, ne sachant pas ou ne voulant pas savoir que les biens, qu'ils appellent fruits, viennent tous de la charité, et qu'aucun ne provient de la foi séparée qui est appelée la foi seule ; tout bien aussi appartient à la charité, et tout vrai appartient à la foi qui procède de la charité; de là il est évident qu'ils pervertissent la Parole : mais ils font cela, parce qu'ils ne peuvent autrement appliquer le vrai à leur principe, croyant néanmoins qu'ainsi le vrai est cohérent avec leur principe; mais par là le vrai périt et devient le faux, et il devient non-seulement le faux, mais aussi le mal. Qu'il résulte de là des faux en série continue, cela est même évident, car ils enseignent que les biens que l'homme fait sont méritoires, ne voulant pas qu'il en soit de la charité et des biens de la charité, de même qu'il en est de la foi et des vrais de la foi qui viennent du Seigneur, et ainsi ne sont pas méritoires ; puis ils enseignent que dès l'instant que l'homme reçoit la foi, il est réconcilié avec Dieu le Père par le Fils, et que les maux qu'il fait ensuite ne lui sont point imputés, ni les maux non plus qu'il avait faits auparavant, car ils disent que tous sont sauvés, de quelque manière qu'ils aient vécu, pourvu qu'ils reçoivent la foi, quand bien même ce serait quelques heures avant la mort ; mais ces croyances et plusieurs autres, qui sont des dérivations du faux de leur principe, n'ont point de cohérence avec les vrais de la Parole, mais les détruisent; et les vrais détruits sont des faux, et des faux tels, qu'ils exhalent une mauvaise odeur; dans l'autre vie, il s'exhale de ces faux une telle puanteur, qu'elle ne peut être supportée par aucun esprit bon, c'est comme l'odeur qui sort d'un poumon en suppuration. Plusieurs exemples peuvent être rapportés; il y en a en quantité, car toute chose qui est conclue d'après un principe faux, tire de là le faux, car en elle est vu le principe, auquel elle est attachée parce qu'elle en découle et y est appliquée, Quelle est la religion de la foi seule et de la justification par cette foi, c'est ce qu'on peut conclure de cela seul que tous ceux qui ont confirmé chez eux ces croyances par la doctrine et par la vie, répandent hors d'eux dans l'autre vie la sphère d'un adultère abominable, qui est celui de la mère ou de la belle-mère avec le fils ; cet adultère abominable leur correspond, et est aussi perçu d'après eux partout où ils vont ; j'ai connu des milliers de fois leur présence par cette sphère ; si une telle sphère émane d'eux, c'est parce qu'ils adultèrent les biens de la charité et de la Parole, et que les adultères correspondent aux adultérations du bien, et les scortations aux falsifications du vrai, voir Nos 2466, 2729, 3399, 4865, 6348, 8904, 10648. La même chose est entendue par l'adultère de Ruben avec Bilhah, de qui son père avait eu Dan et Napthali,—Gen. XXXV. 22,—aussi a-t-il été condamné pour cela, — Gen. XLIX. 4 ; — et comme il avait souillé la couche de son père, le droit d'aînesse lui fut ôté et fut donné à Joseph, — I. Chron. V. 1 ; — car par Ruben, dans la Parole, il est entendu la foi ; et là, la foi seule, Nos 3325, 3861, 3866, 3870, 4601, 4605, 4731, 4734, 4761, 6342, 6350 ; et par Joseph le bien de la foi, Nos 3969, 3971, 4669, 6417. Que de semblables choses doivent exister à la fin de l'Église, c'est ce qui est prédit dans Daniel, où il s'agit, en ces termes, de la statue vue en songe par Nébuchadnessar : « Quant à ce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile de potier, (c'est qu') ils se mêleront par semence d'homme, mais ils n'auront point de cohérence l'un avec l'autre, de même que le fer ne se mêle point avec l'argile. » — II. 43 ; — par le fer est entendu le vrai sans le bien ; par l'argile de potier, le faux qui provient de la propre intelligence; par semence d'homme, la Parole du Seigneur, — Matth. XIII. 24, 37; — « ils n'auront point de cohérence, de même que le fer ne se mêle point avec l'argile, » signifie qu'il n'y a point cohérence.



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