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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 223. 

 Et le nom de la cité de mon Dieu, de la Nouvelle Jérusalem, qui descend du Ciel d'auprès de mon Dieu, signifie la doctrine de la Nouvelle Église qui est dans les cieux : on le voit par la signification de la cité de mon Dieu, en ce qu'elle est la Doctrine du Divin Vrai, ainsi qu'il va être expliqué; par la signification de la Nouvelle Jérusalem, en ce qu'elle est l'Église quant à la doctrine, comme il a été montré dans l'Opuscule DE LA NOUVELLE JERUSALEM ET DE SA DOCTRINE, N° 6 ; et par la signification de qui descend du Ciel d'auprès de mon Dieu, en ce que c'est qui vient du Ciel d'après le Divin Vrai là; que dans la Parole par Dieu il soit entendu le Divin Vrai, on le voit ci-dessus, Nos 220, 222 ; et comme le Divin Vrai qui est dans le Ciel, et qui en descend, vient du Seigneur Seul, c'est pour cela que le Seigneur l'appelle son Dieu. A la première inspection il paraît étrange que la Cité de mon Dieu signifie la Doctrine du Divin Vrai, parce que le mental peut difficilement penser la Doctrine quand il est parlé de cité, de même qu'il peut difficilement penser l'Église quand il est parlé de terre; mais toujours est-il que par les Cités ou les Villes, dans la Parole, il n'est pas entendu autre chose dans son sens spirituel; la raison de cela, c'est que l'idée de la cité ou de la ville est purement naturelle, tandis que l'idée de la doctrine dans la cité est spirituelle ; les Anges, parce qu'ils sont spirituels, ne peuvent avoir d'une cité d'autre idée que de ses habitants quant à leur doctrine, de même qu'ils ne peuvent non plus avoir d'une terre d'autre idée que de ses habitants quant à l'Église ou quant à leur religiosité; cela vient encore de ce que les Sociétés, dans lesquelles les Cieux ont été distingués, sont pour la plupart des Cités, et qu'elles diffèrent toutes entre elles quant à la réception du Divin Vrai dans le bien ; c'est aussi de là que les Anges ont l'idée de la Doctrine du Vrai, quand il est parlé de Cité : que les Cieux aient été distingués en sociétés selon les différences du bien de l'amour et de la foi, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 41 à 50 ; et que leurs habitations aient été disposées en formes de Cités, on le voit dans le même Traité, N° 184. Que par les Cités ou les Villes dans la Parole il soit signifié des Doctrines, on peut l'y voir par un grand nombre de passages, dont je présenterai seulement ceux qui sui­vent; dans Jérémie : « Voici, je t'ai donné pour ville forte contre toute la terre. » — I. 18 ; — ces paroles ont été dites au Prophète, parce que le prophète dans la Parole signifie celui qui enseigne le vrai, et dans un sens abstrait, la Doctrine du vrai; comme telle est la signification du prophète, c'est pour cela qu'il est dit à Jérémie : « Je t'ai donné pour ville forte, » par laquelle par conséquent est signifiée la Doctrine du vrai qui défend contre les faux : que le Prophète dans la Parole signifie celui qui enseigne le vrai, et dans un sens abstrait, la Doctrine du vrai, on le voit Nos 2534, 7269. Dans le Même : « Votre couronne d'honneur est descendue, les Villes du midi ont été fermées. » — XIII. 18, 19; — là, il s'agit de la falsification du vrai, et par la couronne d'honneur qui est descendue il est entendu que c'est l'intelligence; et par les villes du midi qui ont été fermées il est entendu que ce sont tous les vrais de la doctrine, qui autrement seraient dans la lumière; que la couronne soit l'intelligence et la sagesse, on le voit ci-dessus, Nos 126, 218; et que le midi soit l'état de lumière, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 148, 149, 151. Dans Ësaïe : « Tu as formé des desseins de loin, vérité, fidélité; et tu as mis de la Ville en monceau, la ville fortifiée en ruine, le palais des étrangers (qui était) de la ville, afin qu'il ne soit à jamais rebâti : à cause de cela un peuple fort T'honorera, la Ville des nations redoutables Te craindra. » —XXV. 1, 2, 3;—là, il s'agit de la vastation de l'Église précédente et de l'instauration de la nouvelle; la vastation de l'Église quant à la doctrine est entendue par « tu as mis de la Ville en monceau, la ville fortifiée en ruine, le palais des étrangers qui était de la Ville; »et l'instauration de la nouvelle Église quant à la doctrine est entendue par « un peuple fort T'honorera, la Ville des nations redoutables Te craindra. » Dans le Même : «  En ce jour-là, on chantera ce cantique dans la terre de Jehudah : Une ville forte (est) à nous, il posera pour salut les murailles et l'avant-mur; ouvrez les portes pour qu'elle entre, la nation juste qui garde les fidélités. » — XXVI. 1, 2; — ici, la Ville forte signifie la doctrine du vrai réel, doctrine que les faux ne peuvent détruire; les murailles et l'avant-mur signifient les vrais qui mettent en sûreté; les portes signifient l'admission, comme ci-dessus, N° 208; la nation juste qui garde les fidélités, ce sont ceux qui sont dans le bien et par suite dans les vrais. Dans le Même : « Comment es-tu tombé du Ciel, Lucifer! tu as été abattu jusqu'à terre; il a réduit le globe en désert, ses villes il a détruit. Préparez pour ses fils la tuerie, afin qu'ils ne se relèvent point, et afin qu'on possède la terre, et qu'on remplisse de villes les faces de la terre. »— XIV. 12,17, 21 ; — là, par Lucifer est entendue Babel, dans laquelle tout vrai de la Doctrine de l'Église a été ou falsifié ou anéanti; par « il a réduit le globe en désert, ses villes il a détruit, » il est entendu que c'est l'Église et ses doctrinaux ; préparez pour ses fils la tuerie, afin qu'ils ne se relèvent point, » signifie que ses faux seront détruits; « afin qu'on possède la terre, et qu'on remplisse de villes les faces de la terre, » signifie afin que l'Église et la doctrine y soient. Dans l'Apocalypse : « La grande Ville fut divisée en trois parties, et les villes des nations s'écroulèrent. »- XVI. 19 ; — là, il s'agit aussi de Babel ; c'est sa doctrine des faux qui est entendue par la ville divisée en trois parties; et par suite la doctrine des maux est entendue par les villes des nations qui s'écroulèrent. Dans David : « Les rachetés de Jéhovah ont erré dans le désert, dans une solitude de chemin; de ville d'habitation ils n'ont point trouvé; les affamés et les altérés, il les a conduits par un chemin droit, pour aller vers une ville d'habitation. » — Ps. CVII. 2, 4, 5, 7 ; — errer dans le désert et dans une solitude de chemin, c'est être dans la pénurie des connaissances du vrai et du bien ; ne pas trouver de ville d'habitation, c'est ne pas trouver la doctrine du vrai pour y conformer sa vie ; les affamés et les altérés sont ceux qui ont le désir de savoir le bien et le vrai; les conduire par un chemin droit pour aller vers une ville d'habitation, c'est pour qu'ils soient dans le vrai réel et dans la doctrine de la vie. Dans Ésaïe : « Je dis : Jusques à quand, Seigneur? Et il dit : Jusqu'à ce qu'aient été dévastées les Villes de telle sorte qu'elles soient sans aucun habitant, et les maisons de telle sorte qu'elles soient sans aucun homme, et que la terre ait été réduite en solitude. » — VI. 11 ; —là, il s'agit de la vastation totale de l'Église ; les villes sont les vrais de la doctrine ; les maisons en sont les biens, la terre est l'Église. Dans le Même : « Vidée sera la terre, confondue sera la terre, profanée sera la terre sous ses habitants; brisée sera la ville vide, fermée sera toute maison; clameur au sujet du vin dans les rues; le reste dans la ville, désolation; et jusqu'à la dévastation sera frappée la porte. » — XXIV. 3, 4, 5, 10, 11, 12 ; là aussi, il s'agit de la dévastation de l'Église; la terre qui sera vidée, confondue, profanée, c'est l'Église, la ville est le vrai de la doctrine; la maison en est le bien ; le vin, au sujet duquel il y aura clameur dans les rues, c'est le vrai falsifié de la doctrine, au sujet duquel il y aura contestation et indignation. Dans Séphanie : « Je retrancherai les nations, je désolerai leurs places, et dévastées seront leurs villes. » — III. 6; — les nations signifient ceux qui sont dans les maux ; désoler les places, c'est détruire les vrais; dévaster les villes, c'est détruire les doctrines. Dans Jérémie : « Un lion est monté de son fourré pour réduire ta terre en désolation; tes villes seront détruites ; j'ai vu le Carmel désert, et toutes ses villes désolées; c'est pourquoi, dans le deuil sera la terre; à la voix du cavalier et des archers s'enfuit toute ville; toute ville est déserte, et nul homme n'y habite. » — IV. 7, 26, 27, 28, 29 ; — le lion, qui monte de son fourré, c'est le faux d'après le mal ; la terre est l'Église ; les villes sont les vrais de la doctrine; Carmel est l'Église spirituelle; la voix du cavalier et des archers, qui met toute ville en fuite, c'est le raisonnement et le combat d'après les faux. Dans le Même : « Le dévastateur viendra sur toute ville, en sorte que de ville point il n'échappe, et que périsse la vallée, et que soit perdue la plaine. » — XLVIII. 8 ; - par ces paroles est aussi décrite la vastation totale de l'Église, jusqu'à ce qu'il n'y reste rien du vrai de la doctrine. Dans le Même : « Voici des eaux montant du Septentrion, lesquelles deviendront un torrent qui inonde, et elles inonderont la terre, la ville et ceux qui y habitent. » — XLVII. 2 ; — par le torrent qui inonde est encore signifiée la vastation. Dans le Même : « Si vous sanctifiez le jour du Sabbath, alors entreront par les portes de cette ville rois et princes montant sur le char et sur les chevaux, et sera habitée cette ville pour l'éternité, » — XVII. 24, 25 ; — par la sanctification du Sabbath, dans le sens spirituel, est signifiée la sainte reconnaissance du Divin Humain du Seigneur, et de sa conjonction avec le Ciel et l'Église; les rois et les princes, qui entreront par les portes de la ville, signifient les vrais de l'Église ; ils seront montés sur le char et sur les chevaux, signifie qu'on sera dans les vrais de la doctrine et dans l'intelligence ; la ville, qui est ici Jérusalem, c'est l'Église quant à la doctrine; tel est le sens spirituel de ces paroles ; ainsi tel il est dans le Ciel. Dans Zacharie : « Ainsi a dit Jéhovah : Je retournerai à Sion, et j'habiterai au milieu de Jérusalem; de là sera appelée Jérusalem la ville de vérité; et seront remplies les places de la ville de jeunes garçons et de jeunes filles jouant dans les places. » — VIII. 3, 4, 5; — là, par Sion, il n'est pas entendu Sion, ni par Jérusalem, Jérusalem ; mais par Sion il est entendu l'Église céleste, et par Jérusalem cette Église quant à la doctrine du vrai; c'est de là qu'elle est appelée la ville de vérité; les places de la ville signifient les vrais de la doctrine; les jeunes garçons et les jeunes filles jouant dans les places, signifient les affections du vrai et du bien : que par Sion il soit signifié l'Église céleste, on le voit N°s 2362, 9055 ; puis aussi par Jérusalem l'Église quant à la doctrine, Nos 402, 3654, 9166, et dans l'Opuscule de LA NOU­VELLE JERUSALEM, N° 6; par les places les vrais de la doctrine, N° 2336 ; par les jeunes garçons et par les jeunes filles, les affections du vrai et du bien dans lesquelles il y a l'innocence, Nos 3067, 3110, 3179, 5236, 6742 ; jouer, c'est ce qui concerne la réjouissance intérieure appartenant à l'affection du vrai et du bien , N°10416. Comme Sion signifie l'Église céleste, et Jérusalem l'Église quant à la doctrine du vrai, c'est pour cela que Sion est appelée la Ville de Jéhovah, et Jérusalem la ville sainte, la ville de Dieu, et la ville du grand Roi ; par exemple, dans Ésaïe : « Ils l'appelleront la Ville de Jéhovah, la Sion du saint d'Israël. » — LX. 14. — Dans Ézéchiel : « Le Prophète vit sur une haute montagne une structure de Ville du côté du midi; et un Ange mesura la muraille, les portes, les chambres à coucher, le portique de la porte; et le nom de la ville (était) Jéhovah-là. »— XL. 1 à 49. XLVIII. 35. —Dans Ésaïe : « Voici, Jéhovah a fait entendre jusqu'à l'extrémité de la terre : Dites à la fille de Sion : Voici, ton salut vient; toi, on t'appellera Ville recherchée. » — LXII. 11, 12. —Dans David : « Selon ce que nous avions entendu, ainsi nous avons vu dans la Ville de Jéhovah Sébaoth, dans la ville de notre Dieu, que Dieu l'affermit pour l'éternité. » — Ps. XLVIII. 9 ; — ce que c'est que l'Église céleste et l'Eglise spirituelle, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 20 à 28. Que ces deux Villes aient été appelées Villes saintes, on le voit dans Ésaïe : « Tes Villes saintes sont devenues un désert; Sion est devenu un désert, Jérusalem une désolation, »  — LXIV. 9. — Que Jérusalem spécialement soit appelée Ville sainte, on le voit dans l'Apocalypse : « Les nations fouleront aux pieds la Cité sainte. » — XI. 2 ; — ailleurs : « Moi, je vis la sainte Cité descendant de Dieu par le Ciel. » — XXI. 2 ; — dans Matthieu : « Le diable transporta Jésus dans la sainte Ville. » — IV. 5 ; — et dans le Même : « Ceux qui sortirent de leurs sépulcres entrèrent dans la sainte Ville. » — XXVII. 53 ; — Jérusalem a été appelée sainte Ville, parce qu'elle signifiait l'Église quant à la doctrine du vrai, et parce que le Divin Vrai procédant du Seigneur est ce qui est appelé le Saint, voir N°s 6788, 8302, 9129, 9820, 10361 : que sans cette représentation et la signification qui en résulte, cette ville n'eût été sainte en aucune manière, mais plutôt profane, on peut le voir en ce qu'on y a rejeté et crucifié le Seigneur, aussi est-elle appelée Sodome et Egypte, — Apoc. XI. 8 ; — mais comme elle signifiait l'Église quant à la doctrine du vrai, elle a été appelée non-seulement Ville sainte, mais aussi Ville de Dieu, et Ville du grand Roi; dans David : « Le fleuve dont les ruisseaux réjouiront la Ville de Dieu, le Saint de l'habitation du Très-Haut ; Dieu est au milieu d'elle.» Ps. XLVI. 5, 6; — dans le Même : « Grand (est) Jéhovah dans la Ville de notre Dieu; belle de proportion (est) la montagne de Sion, la Ville du grand Roi. » — Ps. XLVIII. 2, 3 ; dans Matthieu : « Tu ne jureras point par la terre, parce qu'elle est le marchepied des pieds de Dieu, ni par Jérusalem, parce qu'elle est la Ville du grand Roi. » — V. 34, 35 ; — Si Jérusalem a été appelée Ville de Dieu, c'était parce que dans la Parole de l'Ancien Testament par Dieu est entendu le Divin Vrai procédant du Seigneur, voir ci-dessus, Nos 220, 222 : si Jérusalem a été appelée Ville du grand Roi, c'était parce que le Roi, quand il s'agit du Seigneur, signifie pareillement le Divin Vrai procédant de Lui, voir aussi ci-dessus, N° 31 ; c'est donc de là que Jérusalem est appelée Ville de vérité, dans Zacharie, — VIII. 3. — Dans Ésaïe : « Ainsi a dit Jéhovah ton Rédempteur et ton Formateur dès l'utérus, qui rend vains les signes des menteurs, qui rejette en arrière les sages, et qui rend folle leur science; disant à Jérusalem : Tu seras habitée; et aux villes de Jehudah : Vous serez rebâties; et ses ruines je relèverai. » — XLIV. 24, 25, 26 ; — là, il s'agit du rejet de l'Église dont la doctrine vient de la propre intelligence, et de l'instauration de la nouvelle Église dont la doctrine vient du Seigneur ; la doctrine qui vient de la propre intelligence est entendue par « rendre vains les signes des menteurs, rejeter en arrière les sages, et rendre folle leur science; et la doctrine qui vient du Seigneur est entendue par « dire à Jérusalem, tu seras habitée, et aux villes de Jehudah, vous serez rebâties. » Dans Jérémie : « Ne vois-tu pas ce que ceux-ci font dans les villes de Jehudah, et dans les rues de Jérusalem? Je ferai cesser des villes de Jehudah et des rues de Jérusalem la voix de joie et la voix d'allégresse, la voix du fiancé et la voix de la fiancée, parce qu'en dévastation sera réduite la terre. » — VII. 17, 34 ; — les villes de Jehudah et les rues de Jérusalem signifient aussi ici les vrais de la doctrine; la voix de joie et la voix d'allégresse, c'est le plaisir d'après l'affection du bien et du vrai ; la voix du fiancé et la voix de la fiancée, ce sont ces affections elles-mêmes, et il est signifié qu'elles doivent périr, en ce qu'il est dit que la terre sera réduite en dévastation ; la terre, c'est l'Église. Dans Ésaïe : « Je mettrai aux prises l'Egypte avec l'Egypte, de telle sorte que combatte l'homme contre son frère, et l'homme contre son compagnon, ville contre ville, Royaume contre Royaume. En ce jour-là, il y aura cinq villes dans la terre d'Egypte, parlant de la lèvre de Canaan, et jurant à Jéhovah-Sébaoth. En ce jour-là il y aura un autel à Jéhovah au milieu de l'E­gypte. » — XIX. 2, 18, 19; — par l'Egypte il est entendu l'homme naturel et son scientifique; par « de telle sorte que combatte l'homme contre son frère et l'homme contre son compagnon » il est entendu que c'est contre le bien et le vrai ; ville contre ville, et royaume contre royaume, signifie doctrine contre doctrine, et Église contre Église; en ce jour-là, signifie l'avènement du Seigneur, et alors l'état de ceux qui sont naturels et dans les vrais scientifiques; cinq villes dans la terre d'Egypte, parlant de la lèvre de Canaan, signifie les vrais de la doctrine en abondance, ce sont les vrais réels de l'Église; cinq signifie en grand nombre ou en abondance, les villes sont les vrais de la doctrine, la lèvre de Canaan signifie les vrais réels de l'Église; l'autel de Jéhovah, qui sera là, signifie le culte d'après le bien de l'amour. Dans le Même : « Dévastés ont été les sentiers, plus de passant par le chemin; il a dédaigné les villes, il ne fait aucun cas de l'homme; elle est dans le deuil, elle languit, la terre; le Liban s'est flétri » —XXXIII. 8,9; — les sentiers qui ont été dévastés, et le chemin par lequel il n'y a plus de passant, sont les vrais qui conduisent au Ciel, lesquels sont les vrais de l'Église ; dédaigner les villes, c'est dédaigner les vrais de la doctrine; ne point faire de cas de l'homme, c'est dédaigner le vrai et le bien ; la terre qui est dans le deuil et qui languit, c'est l'Eglise quant au bien; le Liban qui s'est flétri, c'est l'Église quant au vrai. Dans le Même : « Chante, stérile qui n'avais pas enfanté, car nombreux (seront) les fils de la désolée plus que les fils de celle qui était mariée; élargis le lieu de ta tente, ta semence possédera en héritage les nations, et ils feront habiter les villes désolées. » — LIV. 1, 2, 3; — la stérile qui n'avait pas enfanté signifie les nations chez lesquelles il n'y avait pas encore les vrais d'après la Parole ; les fils de la désolée sont les vrais qu'elles doivent recevoir; les fils de celle qui était mariée sont les vrais chez ceux qui étaient dans l'Église; élargir le lieu de la tente, c'est avoir le culte d'après le bien ; la semence est le vrai qui en procède ; les nations qu'elle possédera en héritage sont les biens; les villes qui seront habitées sont les doctrines qui en proviennent. Dans Jérémie : « J'amènerai sur eux tout le bien; des champs avec l'argent ils achèteront, et en écrivant cela sur le livret, dans les villes de Jehudah, et dans les villes de la montagne, et dans les villes de la plaine, et dans les villes du midi. » — XXXII. 43, 44. XXXIII. 3 ; — ces paroles sont dites de ceux qui, dans l'Église, sont dans le bien et par suite dans les vrais; avec l'argent acheter des champs, c'est acquérir pour soi le bien de l'Église par les vrais ; écrire sur le livret, c'est implanter dans la vie; les villes de Jehudah, et les villes de la montagne, sont les vrais de la doctrine que posséderont ceux qui seront du Royaume céleste du Seigneur; les villes de la plaine, et les villes du midi, sont les vrais de la doctrine que posséderont ceux qui seront dans le Royaume spirituel du Seigneur. Dans Matthieu : « Vous, vous êtes la lumière du monde ; une ville située sur une montagne ne peut point être cachée; et on n'allume point une lampe pour la placer sous le boisseau. » — V. 14, 15 ; — ces paroles ont été adressées aux disciples, par lesquels sont signifiés tous les vrais et tous les biens dans le complexe, aussi est-il dit « vous, vous êtes la lumière du monde; » car la lumière signifie le Divin Vrai et par suite l'intelligence; comme c'est là ce qui a été signifié par « vous, vous êtes la lumière du monde, » c'est pour cela qu'il est dit « une ville située sur une montagne ne peut point être cachée, et on n'allume point une lampe pour la placer sous le boisseau ; » car la ville située sur une montagne signifie le vrai de la doctrine d'après le bien de l'amour, et la lampe en général signifie le vrai d'après le bien, et par suite l'intelligence. Dans le Même : « Tout Royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne subsistera point. » —XII. 25;—le royaume, dans le sens spirituel, signifie l'Église; la ville et la maison signifient le vrai et le bien de la doctrine de l'Église, lesquels ne subsistent point, mais se dissipent, s'ils ne concordent point unanimement. Dans le Même : « Jésus envoya ses douze Disciples, en leur disant : En un chemin de nations ne vous en allez point, et dans aucune ville de Samaritains n'entrez point; mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. » — X. 5, 6; — le chemin des nations, dans lequel ils ne devaient point aller, signifie le faux d'après le mal ; la ville de Samaritains, dans laquelle ils ne devaient point entrer, signifie la fausse doctrine de ceux qui rejettent le Seigneur ; les brebis perdues de la maison d'Israël signifient ceux qui sont dans le bien de la charité et par suite dans la foi; Israël, ce sont tous ceux-là, en quelqu'endroit qu'ils soient; si une ville de Samaritains signifie la fausse doctrine de ceux qui rejettent le Seigneur, c'est parce que les Samaritains ne L'ont pas reçu; voir Luc, IX. 52 à 56. Dans le Même : « Jésus dit : Quand ils vous persécuteront dans une ville, fuyez dans une autre. » — X. 23 ; — là aussi, par ville est entendue la doctrine du faux d'après le mal ; que là où est cette doctrine, la doctrine du vrai ne serait pas admise, c'est ce qui est entendu en ce que, s'ils étaient persécutés dans une ville, ils devaient fuir dans une autre. Dans Luc : « Le Maître de maison indigné dit à son serviteur : Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les boiteux, et les aveugles. » — XIV. 21 ;—aller dans les places et dans les rues de la ville, signifie rechercher où sont ceux qui reçoivent les vrais de la doctrine ; en effet, les places et les rues sont les vrais de la doctrine, comme ci-dessus, et la ville est la doctrine ; les pauvres, les estropiés, les boiteux et les aveugles, signifient ceux qui ne sont ni dans les vrais ni dans les biens, mais cependant les désirent ; quels sont ceux qui sont spécialement signifiés, soit par les pauvres, soit par les estropiés, ou par les boiteux, ou par les aveugles, on le voit d'après les ARCANES CELESTES dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 107. Dans le Même : « Un homme noble s'en allant, afin de recevoir pour lui un Royaume, donna à dix de ses serviteurs dix mines pour négocier ; lorsqu'il fut de retour, il ordonna d'appeler ces serviteurs; le premier s'approcha, disant : Ta mine a produit dix mines. Il lui dit : Bon serviteur, parce que dans une très-petite (chose) tu as été fidèle, sois avec pouvoir sur dix villes. Le second vint ensuite, disant : Seigneur, ta mine a fait cinq mines. Il lui dit : Toi aussi, sois sur cinq villes. » — XIX. 12 à 19 et suiv. ; —ces paroles, dans le sens spirituel, signifient trop de choses, pour qu'on puisse les exposer en peu de mots, je dirai seulement que là, par les villes il est entendu non des villes, mais des doctrinaux du vrai et du bien ; et que, par être avec pouvoir sur elles, il est entendu l'intelligence et la sagesse; par dix, beaucoup; et par cinq, quelque peu : que dix dans la Parole signifie beaucoup, on le voit Nos 1988, 3107, 4638, 9757; et que cinq signifie peu, on le voit N°s 4638, 9604. D'après ces explications, on peut maintenant voir que par le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du Ciel d'auprès de mon Dieu, est signifiée la Doctrine de la Nouvelle Église qui est dans les cieux : cette doctrine a été aussi donnée dans un Traité spécial qui a pour titre de LA NOUVELLE JERUSALEM ET DE SA DOCTRINE CELESTE



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