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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 222. 

Et j'écrirai sur lui le Nom de mon Dieu, signifie leur qualité selon le Divin Vrai implanté dans la vie : on le voit par la signification d'écrire sur quelqu'un, lorsque cela est dit du Seigneur, en ce que c'est implanter dans la vie, ainsi qu'il va être expliqué; par la signification du nom, en ce qu'il est la qualité de l'état, comme ci-dessus, N° 148; et par la signification de Dieu, en ce qu'il est le Divin Vrai procédant du Seigneur dans le Ciel, ainsi le Seigneur dans le Ciel, comme aussi ci-dessus, N° 220, car le Seigneur est au-dessus des Cieux; en effet, il apparaît comme Soleil à ceux qui sont dans le Ciel, voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 116 à 125; le Divin procédant de là, qui est appelé Divin Vrai, et qui fait le Ciel dans le commun et dans la partie, est ce qui est entendu dans la Parole par Dieu ; de là vient que les Anges sont appelés dieux, et que Dieu dans la Langue Hébraïque est nommé Élohim au pluriel ; par là on voit pourquoi le Seigneur dit ici « le Nom DE MON DIEU ; » et ci-dessus « je le ferai une colonne dans le Temple de mon dieu, » N° 219; et plus loin «j'écrirai sur lui le nom de la cité de mon dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel d'auprès de mon dieu, » N° 223. Si écrire sur quelqu'un signifie implanter dans la vie, c'est parce que écrire, c'est, d'après la mémoire, la pensée et le mental, mettre sur le papier ce qui doit demeurer; c'est pourquoi dans le sens spirituel il signifie ce qui, dans la vie de l'homme, doit demeurer inscrit et implanté en lui; ainsi le sens naturel de ce mot est changé en un sens spirituel ; car il est naturel d'écrire sur le papier et dans un livre, mais il est spirituel d'inscrire dans la vie, ce qui a lieu quand une chose est implantée dans la foi et dans l'amour, car l'amour la foi font la vie spirituelle de l'homme : comme écrire signifie implanter dans la vie, c'est pour cela qu'il est dit de Jéhovah ou du Seigneur, qu'il écrit et qu'il a écrit dans le Livre, et par là est entendu ce qui a été inscrit par le Seigneur dans l'esprit de l'homme, c'est-à-dire, dans son cœur et dans son âme, ou, ce qui est la même chose, dans son amour et dans sa foi ; ainsi, dans David : « Caché ne t'a point été mon os, lorsque j'ai été fait dans le secret ; sur ton Livre ont été écrits tous les jours qui m'ont été destinés, pas un d'eux n'y manque. » — Ps. CXXXIX. 15, 16 ; — dans le Même : « Qu'ils soient effacés du Livre de vies, qu'avec les justes ils ne soient point inscrits.» —Ps. LXIX. 29 ; — dans Daniel : « Délivré sera tout ton peuple, quiconque sera trouvé écrit dans le Livre. » — XII. 1; — dans Moïse : « Efface-moi, je te prie, de ton Livre, que tu as écrit; et Jéhovah dit : Celui qui a péché contre Moi, je l'effacerai de mon Livre. » — Exod. XXXII. 32, 33; — dans l'Apocalypse : « Un Livre écrit en dedans et par derrière, scellé de sept sceaux, lequel personne ne peut ouvrir que l'Agneau seul. » — V. 1, et suiv. ; — ailleurs : « La bête fut adorée par tous ceux dont n'étaient pas écrits les noms dans le Livre de la vie de l'Agneau. » — XIII. 8. XVII. 8 ; — ailleurs : « Je vis que des Livres furent ouverts, et un autre Livre fut ouvert, qui est (le Livre) de la vie, et furent jugés les morts sur les choses qui étaient écrites dans les Livres selon leurs œuvres; et quiconque ne fut pas trouvé dans le Livre de la vie écrit fut jeté dans l'étang du feu. » — XX. 12, 15 ; — et ailleurs : « Il n'entrera dans la Nouvelle Jérusalem que celui qui a été écrit dans le Livre de la vie de l'Agneau. » — XXI. 27; — dans ces passages il est entendu, non pas qu'on a été écrit dans un Livre, mais que tout ce qui appartient à la foi et à l'amour a été inscrit dans l'esprit de l'homme, comme on peut le voir par les explications données dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 461 à 469. Que dans la Parole écrire signifie les choses qui sont inscrites et implantées dans la vie, c'est aussi ce qui est évident par d'autres passages où il est dit écrire, comme dans Jérémie : « Je donnerai ma Loi au milieu d'eux, et sur leur cœur je l'écrirai. » — XXXI. 33; — donner la loi au milieu d'eux, c'est mettre en eux les Divins Vrais; au milieu signifie intérieurement chez l'homme, voir N°s 1074, 2940, 2973 ; écrire la loi sur le cœur, c'est mettre en eux l'amour, car le cœur signifie l'amour, N°s 7542, 9050, 10336. Dans Ézéchiel : « Le Prophète vit un Livre roulé écrit par devant et par derrière; et, ce qui y était écrit, c'étaient des lamentations, des gémissements et des plaintes. » — II. 9, 10. III. 1,2, 3 ; — le livre roulé écrit par devant et par derrière signifie l'état de l'Église alors; ainsi, quelle était la vie de ceux qui étaient de l'Église; c'est pourquoi le livre roulé signifie ici la même chose que ci-dessus le Livre de la vie ; et comme la vie de ceux-là avait été sans les biens de l'amour et sans les vrais de la foi, il est dit que ce qui y était écrit, c'étaient des lamentations, des gémissements et des plaintes. « La Loi inscrite sur des Tables de pierre et écrite du doigt de Dieu, — Exod. XXI. 18. Deutér. IV. 13. IX. 10,—signifiait qu'elle devait être imprimée dans la vie, N° 9416 ; car par la Loi dans le sens strict il est entendu les dix préceptes du Décalogue, et dans le sens large toute la Parole, Nos 6752, 7463 ; et la Pierre signifie, le Vrai, et là, le Divin Vrai, Nos 643, 1298, 3720, 6426, 8609, 10376. La même chose est signifiée en ce que « les paroles de la loi furent écrites sur douze pierres prises du Jourdain. » — Deutér. XXVII. 2, 3, 4, 8. Jos. IV. 3, et suiv. —Dans Ézéchiel : « Fils de l'homme, prends-toi un bois, et écris dessus : A Jehudah et aux fils d'Israël ses compagnons; et prends un (autre) bois, et écris dessus : A Joseph, bois d'Éphraïm et de toute la maison d'Is­raël, ses compagnons : ensuite joins-les l'un à l'autre pour toi en un seul bois, en sorte que soient un les deux dans ma main.» XXXVII. 16, 17,19;—on ne peut nullement savoir ce que cela signifie, à moins qu'on ne sache ce que représentait Jehudah, et ce que représentait Joseph ; par Jehudah a été représenté le Royaume céleste du Seigneur, et par Joseph, son Royaume spirituel; et les écrire sur deux bois signifie l'état de l'amour, et par conséquent de la vie de l'un et de l'autre; leur conjonction en un seul Ciel, est signifiée par « joindre l'un à l'autre en un seul bois, en sorte que soient un les deux dans ma main ; » cela signifie la même chose que ces paroles du Seigneur : « J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette Bergerie ; elles aussi, il faut que je les amène et il y aura un seul Troupeau et un seul Berger. » — Jean, X. 16 ; — si cela a été écrit sur du Bois, c'est parce que le bois signifie le bien, et que le bien est ce qui conjoint ; mais la chose sera mieux évidente d'après ce qui a été montré dans les ARCANES CELESTES, à savoir, que le Royaume spirituel n'était pas, avant l'avènement du Seigneur, comme il a été après cet avènement, Nos 6372, 8054 ; que ceux de ce royaume ont principalement été sauvés par l'avènement du Seigneur dans le monde, et ont alors été conjoints, en un seul Ciel, avec ceux qui étaient du Royaume céleste du Seigneur, N°s 2661, 2716, 2833, 2834, 3969,6854,6914, 7035,7091, 7828,7932, 8018,8159,8321, 9684 ; qu'il y a deux Royaumes, le céleste et le spirituel, et trois Cieux, et qu'ils ont été conjoints en un seul Ciel, voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 20 à 28, et 29 à 40; que Jehudah dans le sens représentatif signifie le Royaume céleste du Seigneur, Nos 3654, 3881, 5583, 5608, 5782, 6363; que Joseph signifie le Royaume spirituel du Seigneur, Nos 3969, 3971, 4669, 6417; qu'Éphraïm signifie l'intellectuel de l'Église spirituelle, Nos 3969, 5354, 6222, 6234, 6238,6267,6296 ; que le Bois signifie le bien de l'amour, Nos 643, 3720, 8354. Dans Ésaïe : « Celui-ci dira à Jéhovah, Moi; et Celui-ci s'appellera du nom de Jacob ; et Celui-là écrira en sa main ; A Jéhovah; et du nom d'Israël il se surnommera.» - XLIV. 5 ; — ces paroles sont dites du Seigneur et de son Divin Humain ; Jacob et Israël, quand il s'agit du Seigneur, signifient son Humain; que cet Humain soit aussi Jéhovah, c'est ce qui est entendu, en ce qu'il dira : « A Jéhovah, Moi ; » et en ce qu'il écrira en sa main : « A Jéhovah ; » que dans le sens suprême Israël et Jacob soient le Seigneur, on le voit, Nos 4286, 4570, 6424. Dans Jérémie : « Espérance d'Israël, Jéhovah! tous ceux qui M'abandonnent seront confus; et ceux qui se détournent de Moi seront écrits sur la terre, parce qu'ils ont abandonné la fontaine des eaux vives, Jéhovah. Guéris-moi, Jéhovah, afin que je sois guéri. » — XVII. 13, 14 ; — être écrit sur la terre, c'est être condamné à cause de l'état de la vie, puisque la terre signifie ce qui a été condamné, voir Nos 2327, 7418, 8306. D'après cela, on voit clairement ce qui est signifie par cela que le Seigneur écrivit de son doigt sur la terre, dans Jean : « Les Scribes et les Pharisiens amenèrent à Jésus dans le Temple une femme surprise en adultère, et ils dirent : Cette femme a été surprise sur le fait même ; ils demandèrent si, selon la loi de Moïse, elle devait être lapidée. Jésus s'étant baissé écrivait du doigt sur la terre; et s'étant relevé il dit : Que celui de vous, qui est sans péché, jette le premier la pierre contre elle ; et de nouveau s'étant baissé, il écrivait sur la terre. Eux, ayant entendu cela, sortirent un à un ; et Jésus fut laissé seul, et la femme; et il lui dit : Où sont tes accusateurs? Personne ne t'a-t-il condamnée? Et il dit : Va et ne pèche plus à l'avenir. » —VIII. 2 à 11 ; — par l'action du Seigneur écrivant sur la terre, il est signifié la même chose que ci-dessus dans Jérémie, « ceux qui se détournent de Moi seront écrits sur la terre, » à savoir, qu'ils étaient également condamnés à cause des adultères, c'est pourquoi il dit : « Que celui de vous, qui est sans péché, jette le premier la pierre contre elle; »que le Seigneur ait écrit deux fois sur la terre dans le Temple, cela signifiait leur condamnation, à cause des adultères dans le sens spirituel, car les Scribes et les Pharisiens étaient de ceux qui adultéraient les biens et falsifiaient les vrais de la Parole, par conséquent de l'Église, et les adultères dans le sens spirituel sont les adultérations du bien et les falsifications du vrai, voir ci-dessus, N°s 141, 161 ; c'est aussi pour cela que cette nation est appelée par le Seigneur « nation adultère et pécheresse. » - Marc, VIII. 38.



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