| Apocalypse Expliquée 188. Et affermis les restes qui vont mourir, signifie afin que les choses qui sont de la vie morale soient vivifiées : on le voit par la signification d’affermir, en ce que c'est vivifier la vie morale par les vrais, car les vrais d'après la Parole vivifient cette vie, et quand elle est vivifiée elle est aussi affermie, car elle fait alors un avec la vie spirituelle ; en effet, chez ceux qui sont spirituels la vie spirituelle et la vie morale font un, de même que la volonté et l'action; la volonté appartient à l'homme spirituel et à la vie de cet homme, et l'action appartient à l'homme moral, voir ci-dessus, N° 182. Il est dit : « Affermis les restes qui vont mourir, » ce qui signifie de peur que la vie morale ne périsse par les maux et par les faux, car la vie morale sans la vie spirituelle n'est autre que la vie naturelle; en effet, tous les biens que l'homme fait d'après la vie morale sans la vie spirituelle, n'ont pas d'autre origine que l'amour de soi et du monde, ainsi, pas d'autre origine que le propre, et du propre il ne découle que le mal et le faux ; car s'il désire être appelé homme moral, c'est afin qu'en simulant le bien, le sincère et le juste dans la forme externe, il arrive à ses fins, qui sont relatives à lui-même et au monde ; de là vient que toutes les choses qui sont chez lui sont mortes en elles-mêmes, et qu'ainsi elles vont mourir, si elles ne sont vivifiées par les vrais et par les biens, qui font que l'homme interne spirituel est ouvert, car par cet homme le Seigneur éloigne les maux et les faux qui sont dans l'homme naturel.
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