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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 118. 

Et ta pauvreté, mais riche tu es, signifie la reconnaissance qu'ils ne savent rien par eux-mêmes : on le voit par la signification de la pauvreté, en ce qu'elle est la reconnaissance du cœur que par soi-même on ne sait rien, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification de mais être riche, en ce que c'est l'affection spirituelle du vrai, ainsi qu'il va aussi être montré. Que par la pauvreté il soit entendu ici la pauvreté spirituelle, et que par être riche il soit entendu être riche spirituellement, cela est évident, puisque ces paroles sont dites à l'Église ; être spirituellement pauvre et cependant être riche, c'est reconnaître de cœur que par soi-même on ne sait rien, on ne comprend rien, on n'a aucune sagesse, mais que tout ce qu'on sait, tout ce que l'on comprend, toute la sagesse qu'on a, vient du Seigneur ; tous les Anges du Ciel sont dans cette reconnaissance, c'est pour cela même qu'ils sont intelligents et sages, et ils le sont au même degré où ils sont dans la reconnaissance et dans la perception que cela est ainsi ; en effet, ils savent et perçoivent que rien du vrai qui est appelé vrai de la foi, ni rien du bien qui est appelé bien de l'amour, ne vient d'eux-mêmes, mais que tout procède du Seigneur, et que toutes les choses qu'ils comprennent, et d'après lesquelles ils ont la sagesse, se réfèrent au vrai de la foi et au bien de l'amour ; de là aussi ils savent que toute intelligence et toute sagesse leur viennent du Seigneur ; et comme ils savent cela et le reconnaissent, et qu'en outre ils le veulent et l'aiment, c'est pour cela que du Seigneur influe continuellement le Divin Vrai d'où procèdent toute intelligence et toute sagesse, qu'ils reçoivent en tant qu'ils en sont affectés, c'est-à-dire, en tant qu'ils l'aiment : au contraire, les esprits de l'enfer croient que toutes les choses qu'ils pensent, veulent, et par suite prononcent et font, viennent d'eux-mêmes, et que rien ne vient de Dieu, car ils ne croient point au Divin, de là aussi au lieu de l'intelligence et de la sagesse ils ont l'inintelligence et la folie ; en effet, ils pensent l'opposé du vrai et veulent l'opposé du bien, ce qui est être insensé et fou : tout homme, qui est dans l'amour de soi, agit de la même manière ; comme il ne considère que lui-même, il ne peut faire autrement que de s'attribuer toutes choses, et parce qu'il agit ainsi, il ne reconnaît nullement que toute intelligence et toute sagesse viennent du Seigneur ; c'est aussi de là, que lorsqu’on pense avec soi-même on pense l'opposé des vrais et des biens de l'Église et du Ciel, quoiqu'on dise autrement quand on parle avec les hommes, et cela pour ne pas perdre sa réputation. D'après ces considérations, on peut savoir ce qui est entendu par la pauvreté dans le sens spirituel. Si celui qui est spirituellement pauvre est néanmoins riche, c'est parce qu'il est dans l'affection spirituelle du vrai ; car l'intelligence et la sagesse influent du Seigneur dans cette affection : en effet, l'affection de chacun reçoit les choses qui lui conviennent et s'en imbibe, comme fait l'éponge à l'égard de l'eau; de même l'affection spirituelle du vrai reçoit les vrais spirituels, qui sont les vrais de l'Église tirés de la Parole, et s'en imbibe. Si l'affection spirituelle du vrai ne vient d'autre part que du Seigneur, c'est parce le Seigneur dans le Ciel et dans l'Église est le Divin Vrai, car ce Vrai procède de Lui ; et comme le Seigneur aime conduire vers Lui et sauver tout homme, et qu'il ne le peut que par les connaissances du vrai et du bien tirées de la Parole, il aime par conséquent les placer dans l'homme et faire qu'elles appartiennent à sa vie, car c'est ainsi et non autrement qu'il peut conduire quelqu'un vers Lui et le sauver ; de là il est évident que toute affection spirituelle du vrai vient du Seigneur, et que personne ne peut être dans cette affection, à moins de reconnaître le Divin du Seigneur dans son Humain, car par cette reconnaissance il y a conjonction, et selon la conjonction réception : mais on peut en voir davantage sur ce sujet dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, aux Articles de la sagesse des Anges du Ciel, N°s 265 à 275 ; et des sages et des simples dans le Ciel, N°s 346 à 356, et en outre dans les N°s 13, 19, 25, 26, 133, 139, 140, 205, 297, 422, 523, 603; puis dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, Nos 11 à 27 ; et ci-dessus dans l'Explication sur l'Apocalypse, N°s 6, 59,112,115, 117. Dans la Parole, il est souvent parlé des pauvres et des indigents, et aussi des affamés et des altérés, et par les pauvres et les indigents sont signifiés ceux qui croient ne rien savoir par eux-mêmes, et aussi ceux qui ne savent point parce qu'ils n'ont pas la Parole ; et par les affamés et les altérés sont signifiés ceux qui désirent continuellement les vrais et être perfectionnés par eux ; ce sont ceux-ci et ceux-là qui sont entendus par les pauvres, les indigents, les affamés et les altérés dans ces passages : « Heureux les pauvres en esprit, parce qu'à eux est le Royaume des cieux; heureux les affamés et les altérés de justice, parce qu'ils seront rassasiés, » — Matth., V. 3, 6. — « Heureux, (vous) pauvres, parce qu'à vous est le Royaume des cieux; heureux vous qui êtes affamés, parce que vous serez rassasiés. » — Luc, VI. 20, 21. -- « L'Évangile est prêché aux pauvres, » et, « les pauvres entendent l'Evangile. » — Luc, VII. 22. Matth., XL 5. — « Le Père de famille dit à son serviteur d'aller dans les places et les rues de la ville, et d'amener les pauvres. » —Luc, XIV. 21. — « Alors se repaîtront les premiers-nés des pauvres, et les indigents en sécurité reposeront. » — Ésaïe, XIV. 30. —« J'ai eu faim, et vous M'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous M'avez abreuvé. » — Matth., XXV. 35.— « Les Pauvres et les Indigents cherchent de l'eau, mais il n'y en a point; leur langue de soif a défailli; Moi, Jéhovah, je les exaucerai; j'ouvrirai sur les coteaux des torrents, et au milieu des vallées des fontaines je placerai. » —Esaïe, XLI. 17, 18. — D'après ce dernier passage, il est évident que les pauvres et les indigents sont ceux qui désirent les connaissances du bien et du vrai, car l'eau qu'ils cherchent est le vrai ; que l'eau soit le vrai de la foi, on le voit ci-dessus, N° 71 ; leur désir est décrit en ce que leur langue a défailli de soif, et l'abondance qu'ils doivent avoir est décrite en ce que des torrents seront ouverts sur les coteaux, et des fontaines au milieu des vallées. Ceux qui ne savent pas que les riches signifient ceux qui ont la Parole et qui par suite peuvent être dans les connaissances du bien et du vrai, et que les pauvres signifient ceux qui n'ont pas la Parole et qui cependant désirent les vrais, ne peuvent faire autrement que de voire que par le riche, — Luc, XVI, 19. et suiv., — qui était vêtu de pourpre et de fin lin, il est entendu les riches dans le monde, et que par le pauvre, qui était étendu sur le vestibule du riche et désirait se rassasier des miettes tombées de sa table, il est entendu les pauvres dans le monde ; mais là par le riche il est entendu la Nation Juive qui avait la Parole, et avait pu par suite être dans les connaissances du vrai et du bien ; et par le pauvre, les nations qui n'avaient pas la Parole et cependant désiraient les connaissances du vrai et du bien ; si le riche est décrit par cela qu'il était vêtu de pourpre et de fin lin, c'est parce que la pourpre signifie le bien réel, N° 9467 ; et le fin lin, le vrai réel, N°s 5319, 9469, 9596, 9744, l'un et l'autre tirés de la Parole ; et si le pauvre est décrit par cela qu'il était étendu sur le vestibule du riche et désirait se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche, c'est parce que être étendu sur le vestibule, c'est être rejeté et privé de la lecture et de l'entendement de la Parole, et que vouloir être rassasié des miettes de la table du riche, c'est désirer quelques vrais qui en proviennent; car la nour­riture signifie les choses qui appartiennent à la science, à l'intelligence et à la sagesse, en général, le bien et le vrai, Nos 3114, 4459, 4792, 5147, 5293, 5340, 5342, 5410, 5426, 5576, 5582, 5588, 5655, 8562, 9003 ; et la table signifie le réceptacle de ces choses, N° 9527. Comme le pauvre était dans ce désir, ce qui est la même chose que l'affection spirituelle du vrai, c'est pour cela qu'il est dit de lui, qu'il fut porté par les Anges dans le sein d'Abraham, ce qui signifie qu'il fut mis dans l'état Angélique quant à l'intelligence et à la sagesse ; le sein d'Abraham est le Divin Vrai qui est dans le Ciel, car ceux qui sont dans ce vrai sont chez le Seigneur ; qu'Abraham dans la Parole signifie le Seigneur, on le voit, Nos 2010, 2833, 2836, 3245, 3251, 3305, 3439, 3703, 6098, 6185, 6276, 6804, 6847. Ce qui est signifié, là, par le riche et par le pauvre qui a faim, est pareillement signifié par les riches et par ceux qui avaient faim, dans Luc : « Les affamés il a rempli de biens, et les riches il a renvoyé à vide. » — I. 53.— Que par les richesses, dans la Parole, il soit entendu les richesses spirituelles, qui sont les connaissances du vrai et du bien tirées de la Parole, on le voit, Nos 1694, 4508, 10227, et dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N° 365 ; et, dans le sens opposé, les connaissances du faux et du mal que l'on confirme d'après le sens littéral de la Parole ; voir ARC. CEL. , N° 1694. Si les richesses, dans la Parole, signifient les connaissances du vrai et du bien, et par suite l'intelligence et la sagesse, c'est d'après la correspondance ; en effet, dans le Ciel chez les Anges tout apparaît comme brillant d'or, d'argent et de pierres précieuses ; et cela, en proportion que les Anges sont dans l'intelligence du vrai et dans la sagesse du bien : chez les esprits, qui sont au-dessous des Cieux, il y a aussi des richesses dans une apparence selon la réception chez eux du vrai et du bien qui procèdent du Seigneur.



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