| Apocalypse Expliquée 117. Et ton affliction, signifie l'anxiété d'après le désir de connaître les vrais : on le voit par la signification de l'affliction, en ce qu'elle est une anxiété du mental d'après le désir de connaître les vrais, car il s'agit de ceux qui veulent comprendre la Parole et qui ne la comprennent pas encore bien, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 112 ; et ceux-ci sont dans l'anxiété quant à l'esprit lorsqu'ils ne comprennent point : qu'ils soient dans une telle anxiété quand ils ne comprennent point, cela ne peut être su que par ceux qui sont dans l'affection du vrai pour le vrai, ainsi par ceux qui sont dans l'affection spirituelle; voir ci-dessus, N° 115, qui sont ceux-là ; la raison de cela, c'est qu'ils ont été conjoints aux Anges du Ciel, et que ceux-ci désirent continuellement les vrais, parce qu'ils désirent l'intelligence et la sagesse; ils les désirent comme un homme affamé désire de la nourriture, aussi est-ce pour cela que l'intelligence et la sagesse sont appelées nourriture spirituelle ; ce désir est même dans l'homme dès le premier âge de l'enfance, parce que pendant le premier, et ensuite pendant le second âge de l'enfance, l'homme a été conjoint au Ciel, et que ce désir vient du Ciel ; mais il périt chez ceux qui se tournent vers le monde. D'après ces explications, on peut savoir ce que c'est que l'anxiété du mental ou l'anxiété spirituelle, qui est signifiée ici par l'affliction. S'ils ont une telle anxiété quand ils lisent la Parole et ne la comprennent pas bien, c'est parce que tous les vrais du Ciel et de l'Église en procèdent et y sont cachés dans son sens spirituel, mais ne sont ouverts à d'autres qu'à ceux qui ont été conjoints au Ciel, puisque ce sens de la Parole est dans le Ciel ; toutefois, le sens spirituel même de la Parole n'influe pas du Ciel chez l'homme, mais il influe dans son affection, et par l'affection dans les connaissances qui sont chez lui, et embrase ainsi son désir, et alors autant l'homme peut voir d'après le sens littéral de la Parole, autant il reçoit les vrais réels de l'Église. Quiconque se trouve dans l'affection spirituelle du vrai aperçoit que les choses qu'il sait sont en bien petit nombre, et que celles qu'il ne sait pas sont en nombre infini ; il connaît aussi que le premier pas vers la sagesse est de savoir et de reconnaître cela, et que ceux qui sont enorgueillis par les sciences, et qui par suite se croient très-intelligents, ne sont point parvenus à faire ce premier pas; ceux-ci ont même coutume de se glorifier davantage des faux que des vrais, car ils considèrent leur propre réputation, et c'est seulement elle qui les affecte, et non le vrai lui-même ; tels sont les hommes qui sont seulement dans l'affection naturelle et dans le désir qui en provient; voir aussi ci-dessus, N° 115.
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