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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1121. 

Et Veuve je ne suis point, signifie qu'ils ne sont point sans protection : on le voit par la signification de veuve, en ce que c'est celui qui est dans l'affection du bien, et qui d'après cette affection désire le vrai; qu'ici par veuve il soit signifié la protection, et ainsi par ne point être veuve, qu'ils ne sont point sans protection, c'est parce que le bien et son affection ne se protègent point eux-mêmes, mais le vrai et son entendement les protègent, car l'homme, qui protège la femme, signifie l'entendement du vrai, ainsi le vrai; en effet, le mariage de l'homme et de la femme est absolument comme le mariage du vrai et du bien; car l'homme est né pour être entendement du vrai, de là chez lui prédomine l'entendement; et la femme est née pour être affection du bien, de là chez elle prédomine l'affection; et de même que le bien et le vrai s'aiment mutuellement et veulent être conjoints, de même l'entendement du vrai et l'affection ou la volonté du bien; puis aussi, l'amour conjugal du mari et de l'épouse tire son origine du mariage spirituel du vrai et du bien ; sur ce sujet, voir dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 366 à 386. Par la veuve il est signifié la même chose qu'ici, dans Ésaïe : « Écoute ceci, délicate, qui es assise en sécurité, qui dis en ton cœur : Moi, et comme Moi point d'autre; je ne serai point assise veuve, et je ne connaîtrai point la privation d'enfants. Or, sur toi viendront ces deux (maux) en un moment : privation d'enfants et veuvage. » — XLV1I. 8, 9; — ces paroles ont aussi été dites de Babel, et par elles sont signifiées les mêmes choses qu'ici dans l'Apocalypse par celles-ci : « Veuve je ne suis point, et de deuil point je ce verrai; c'est pourquoi en en même jour viendront ses plaies, mort et deuil et famine. » Ailleurs, dans la Parole, par les veuves il est aussi signifié tant les femmes que les hommes qui sont dans le bien et non dans le vrai, et néanmoins désirent le vrai, ainsi qui sont sans défense contre le faux et le mal, et que cependant le Seigneur protège; puis aussi, dans le sens opposé, comme — dans ÉsaÏe, IX. 16. X. 1, 2; dans Jérémie, XV. 7, 8, ». XXII. 3. XLIX. 10, 11. Lament. V. 2; dans Ézéchiel, XXII.' 6, 7; dans David, Ps. LXVIII. 6. Ps. CXLVI. 9. Exod, XXII. 20 à 23. Deutér. X, 8. XXVII. 19. Matin. XXIII. 14. Luc, X. 18; — et ailleurs. —Continuation sur la Foi Athanasienne et sur le Seigneur: La vie qui est Dieu, considérée en elle-même, ne peut créer un autre qui soit la vie seule; car la vie qui est Dieu est incréée, elle est non interrompue et non séparable; de là vient que Dieu est un : mais la vie qui est Dieu peut, de substances qui ne sont pas des vies, créer des formes dans lesquelles elle peut être, et faire qu'elles soient comme si elles vivaient; ces formes sont les hommes, et comme elles sont des réceptacles de la vie, elles n'ont pu, dans la première création, être que des images et des ressemblances de Dieu, images d'après la réception du vrai, et ressemblances d'après la réception du bien ; car la vie et son récipient s'adaptent ensemble, comme l'actif et le passif, mais rie se mêlent point. De là vient que les formes humaines, qui sont des récipients de la vie, vivent, non par elles-mêmes, mais par Dieu, qui seul est la vie. C'est pourquoi, ainsi que cela est connu, tout bien de l'amour et tout vrai de la foi viennent de Dieu et nullement de l'homme; car, s'il y avait dans l'homme la moindre chose de la vie qui fût à lui, il pourrait vouloir et faire le bien par lui-même, et aussi comprendre et croire le vrai par lui-même, et par conséquent mériter, lorsque cependant, s'il croit cela, la forme qui est le récipient de la vie se ferme par le haut, se renverse sens dessus dessous, et l'intelligence périt. Le bien et son amour, et aussi le vrai et sa foi, sont la vie qui est Dieu, car Dieu est le Bien Même et le Vrai Môme; c'est pourquoi Dieu habite en ces choses chez l'homme. Il suit aussi de là que l'homme par soi-même n'est rien, et qu'il n'est quelque chose qu'autant qu'il reçoit du Seigneur, et qu'il reconnaît en même temps que cela appartient, non à lui-même, mais au Seigneur; alors le Seigneur lui donne d'être quelque chose bien que ce soit, non par lui-même, mais par le Seigneur.

 



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