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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1099. 

 Et prison de tout esprit immonde, signifie où il n'y a que des maux d'après les biens de la Parole adultérés : on le voit par la signification de la prison, en ce que c'est où sont ceux qui sont entendus par Babylone; ici par prison il est entendu la même chose que ci-dessus par demeure; et par la signification des esprits immondes, en ce que ce sont ceux qui sont dans les maux d'après l'adultération du bien, ainsi abstractivement les maux mêmes qui sont les biens adultérés. Sont dits adultérés les biens qui ont été appliqués aux maux, comme les biens de l'amour envers le Seigneur appliqués aux amours de soi, et les biens de l'amour à l'égard du prochain appliqués aux amours du monde; l'amour envers le Seigneur et l'amour à l'égard du prochain sont des amours purs et saints, mais les amours de soi et du monde, tels qu'ils sont chez ceux qui se sont attribué la domination du Seigneur sur le Ciel et sur l'Église, sont des amours impurs et profanes; c'est pourquoi, changer des amours saints en amours profanes, c'est adultérer les biens de la Parole, principalement quand ils appellent saintes leurs choses profanes, et quand ils appellent biens leurs maux : ceux qui ont été tels dans le Monde deviennent des esprits immondes après la mort, et leur enfer est entendu par prison d'esprit immonde. — Continuation sur la Foi Athanasienne: II a été dit que l'homme a la pensée d'après la lumière, et qu'il a la pensée d'après l'amour, et que la pensée d'après la lumière fait la présence de l'homme dans le Ciel, mais que la pensée d'après l'amour fait la conjonction de l'homme avec le Ciel, par cette raison que l'amour est la conjonction spirituelle; de là résulte que, lorsque la pensée de lumière de l'homme devient la pensée de son amour, l'homme est introduit dans le Ciel comme à des noces; et autant l'amour occupe la première place dans la pensée de lumière, ou conduit cette pensée, autant l'homme entre dans le Ciel, comme une fiancée entre dans le lit nuptial et devient épouse; car dans la Parole le Seigneur est nommé fiancé et mari, et le Ciel et l'Église sont nommés fiancée et épouse; par devenir épouse il est entendu être conjoint au Ciel dans quelqu'une de ses sociétés, et l'homme y est conjoint en proportion de ce que dans le Monde il s'était acquis l'intelligence et la sagesse d'après le Seigneur par la Parole, ainsi en proportion de ce que par les Divins Vrais il a appris à penser qu'il y a un Dieu, et que le Seigneur est ce Dieu ; toutefois, celui qui l'a appris par un petit nombre de vrais, et par conséquent avec peu d'intelligence, est conjoint au Ciel, il est vrai, pourvu qu'il pense d'après l'amour, mais il est dans les dernières limites du Ciel. Par l'amour il est entendu l'amour envers le Seigneur, et par aimer le Seigneur il n'est pas entendu aimer le Seigneur comme Personne; par ce seul amour l'homme n'est point conjoint au Ciel, mais il l'est par l'amour du Divin Bien et du Divin Vrai, qui sont le Seigneur dans le Ciel et dans l'Église; et savoir ce Bien et ce Vrai, les penser, les comprendre et en parler, ce n'est pas les aimer; mais les aimer, c'est les vouloir et les faire parce que le Seigneur l'a commandé, et qu'en conséquence ce sont des usages; il n'y a rien de plein avant d'avoir été traduit en fait, et le fait est la fin, et la fin propter que (pour laquelle on agit) est l'amour; c'est pourquoi, par l'amour de vouloir et de faire quelque chose existe l'amour de le savoir, de le penser, de le comprendre. Dis-moi pourquoi tu veux savoir et comprendre quelque chose, si ce n'est pour une fin que tu aimes; la En qui est aimée est le fait; si tu dis : « C'est à cause de la foi ; » la foi est seule ou purement cogitative sans la foi actuelle, qui est un fait et non un être de raison; tu t'abuses étrangement si tu t'imagines croire en Dieu, tandis que tu ne fais pas les choses qui sont de Dieu ; car le Seigneur enseigne dans Jean : « Qui a mes commandements et les fait, c'est celui-là qui M'aime; et demeure chez lui je ferai; mais celui qui ne M'aime pas, mes paroles ne garde pas. » — XIV. 21, 24. — En un mot, aimer et faire sont un; c'est pourquoi, dans la Parole, quand il est dit aimer il est entendu faire, et quand il est dit faire, il est aussi entendu aimer; en effet, ce que j'aime, je le fais.



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