menu.jpg


 
Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
Référence A value is required.Invalid format.
 
 
 
Apocalypse Expliquée 1100. 

1100.  Et prison de tout oiseau immonde et exécrable, signifie où il n'y a que des faux d'après les vrais de la Parole falsifiés : on le voit par la signification de la prison, en ce que c'est où ils sont, ainsi l'enfer, comme ci-dessus; par la signification de tout oiseau immonde et exécrable, en ce que ce sont les faux d'après les vrais de la Parole falsifiés; car par les oiseaux signifiés les rationnels, les intellectuels, les pensées, les idées, les raisonnements, ainsi les vrais ouïes faux, et par immonde est entendu ce qui découle d'un amour corrompu, et surtout de l'amour de dominer, car cela constitue l'immonde dans l'enfer; et par exécrable est signifié ce qui jaillit d'un principe faux, ainsi d'une religiosité confirmée par le sens de la lettre de la Parole falsifié. Si les oiseaux signifient de telles choses, qui appartiennent à la pensée de l'homme, tant des choses spirituelles que des choses infernales, ainsi tant des vrais que des faux, car ce sont là des choses qui appartiennent à la pensée, c'est d'après la correspondance; que ce soit d'après la correspondance, cela devient évident d'après les oiseaux vus dans le Monde spirituel, où toutes les choses qui apparaissent devant les yeux et devant tous les autres sens sont des correspondances; là apparaissent en tout genre des animaux de la terre et aussi des volatiles du ciel, tant beaux que vilains, et ils apparaissent d'après les affections et les pensées des Anges ou des esprits, les animaux d'après les affections et les volatiles d'après les pensées : que ce soient des correspondances, tous, là, le savent, et savent même à quelles affections et à quelles pensées ils correspondent : que ce soient des correspondances des affections et des pensées, cela est bien évident, puisque quand l'esprit ou l'Ange s'en va, ou cesse de penser aux choses auxquelles ils correspondent, ils sont à l'instant même dissipés. Comme les oiseaux sont des correspondances des pensées tant rationnelles que non rationnelles, ainsi tant des vérités que des faussetés, c'est pour cela que par eux dans la Parole il est signifié de semblables choses, car toutes les choses de la Parole sont des correspondances. Que les oiseaux signifient des pensées qui proviennent des vrais, tant des pensées rationnelles que des pensées spirituelles, on peut le voir par les passages suivants; dans David : « Qu'ils louent le Nom de Jéhovah, l'animal et toute bête, le reptile et l'oiseau d'aile. » — Ps. CXLVIII. 10; — que par l'animal et la bête soient signifiées les affections de l'homme naturel, tant celles du Vrai que celles du bien, et dans le sens opposé les cupidités du faux et du mal, on le voit ci-dessus, N°s 552, 650, 781; de là, par l'oiseau d'aile sont signifiées les pensées; cela vient de ce qu'il est dit qu'ils doivent louer Jéhovah, car c'est l'homme qui Le louera d'après les affections et les pensées, ainsi d'après les biens et les vrais. Dans Hosée : « Je traiterai pour eux alliance en ce jour-là avec la bête du champ, et avec l'oiseau des Cieux et le reptile de la terre; et arc, et épée, et guerre je briserai de dessus la terre. » — II. 18; — ces choses ont été dites de l'avènement du Seigneur et de l'état du Ciel et de l'Église par Lui ; par en ce jour-là est entendu l'avènement du Seigneur; par l'alliance qu'alors il traitera est signifiée la conjonction avec ceux qui croient en Lui; de là, par la bête du champ et l'oiseau des cieux il ne peut pas être signifié des bêtes ni des oiseaux, mais il est signifié des choses auxquelles ils correspondent, et qui sont les affections du bien et du vrai et les pensées qui en proviennent; par l'arc, et l'épée et la guerre qui seront brisés sur terre, il est signifié qu'alors il n'y aura point de la part de l'enfer infestation par les faux et par les maux. Dans David : « Dominer tu l’as fait sur les œuvres de tes mains, toutes choses tu as mis sous ses pieds, le menu bétail et le gros bétail, et aussi les bêtes des champs, l'oiseau du ciel et les poissons de la mer. » — Ps. VIII. 7, 8, 9; — ces paroles concernent le Seigneur, de qui il est dit ici qu'il dominera sur toutes les œuvres des mains de Jéhovah, par lesquelles ne sont point entendues des choses terrestres, telles que sont les troupeaux de menu et de gros bétail, les bêtes, les oiseaux et les poissons; que serait-ce cela relativement à sa domination qui est dans les Cieux, et parles Cieux dans les terres sur les hommes, qu'il conduira à la vie éternelle? ce sont donc des spirituels de l'Église qui sont entendus; par le menu bétail sont signifiés en général tous les spirituels chez l'homme, par le gros bétail tous les naturels chez lui qui correspondent aux spirituels; par les bêtes des champs, les affections du bien dans l'homme naturel qui appartiennent à l'Église, car le champ signifie l'Église; les oiseaux du ciel signifient les pensées de l'homme rationnel, et les poissons de la mer les scientifiques. Dans Ézéchiel : « Je prendrai d'un rejeton du cèdre élevé; dans la montagne de hauteur d'Israël je le planterai, pour qu'il élève sa branche et fasse du fruit, et qu'il devienne un cèdre magnifique, afin que sous, lui habite tout oiseau de toute aile, que sous l'ombre de ses branches ils habitent. » — XVII. 23; — par ces paroles est entendue l'instauration de la nouvelle Église par le Seigneur; l'instauration à partir d'une nouvelle ou première origine est entendue par un rejeton du cèdre élevé; par le cèdre ici, comme ailleurs dans la Parole, est signifiée une Église spirituelle-rationnelle, telle qu'avait été l'Église chez les Anciens après le déluge ; par planter le rejeton dans la montagne de hauteur d'Israël il est signifié dans le bien spirituel qui est le bien de la charité; ce bien est signifié par la montagne de hauteur d'Israël; par devenir un cèdre magnifique est signifiée la pleine instauration de cette Église; « afin que sous lui habite tout oiseau de toute aile, » signifie qu'il y aura là des vrais rationnels de tout genre; sous l'ombre de ses branches habiter signifie terminés dans les vrais naturels, car ces vrais couvrent et gardent les vrais rationnels, qui sont d'origine spirituelle. Dans le Même : « Aschur (était) un cèdre dans le Liban, qui haut était devenu; dans ses branches avaient fait leur nid tous les oiseaux des cieux, et sous ses branches avaient mis bas toutes bêtes du champ, et dans son Ombre avaient habité toutes nations grandes. » —XXXI. 5,6; — ici par le cèdre est pareillement signifiée l'Église spirituelle-rationnelle, car Aschur signifie le rationnel ; comme l'Église est signifiée par le cèdre, il s'ensuit que par les oiseaux des cieux qui avaient fait leur nid dans ses branches, et par les bêtes du champ qui sous ses branches avaient mis bas, il est entendu les pensées rationnelles sur les vrais de l'Église, par les bêtes leurs affections ; comme ce sont là les choses signifiées, c'est aussi pour cela qu'il est dit, « dans son ombre avaient habité toutes nations grandes. Dans Daniel : « Nébuchadnessar vit en songe un arbre dont la hauteur était grande, et qui s'accrut et devint robuste; et sa hauteur atteignait jusqu'au ciel, et son aspect jusqu'au bout de la terre; sa feuille, belle; et sa fleur, abondante; de la nourriture pour tous en lui; sous lui de l'ombre avait la bête du champ, et dans ses branches habitaient les oiseaux du ciel, et de lui se nourrissait toute chair. Mais Veillant et Saint du Ciel descendit, criant : Coupez l'arbre, et retranchez ses branches, dispersez sa feuille, répandez ça et là sa fleur; que s'enfuie la bête de dessous lui, et les oiseaux d'entre ses branches. » — IV. 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15; — ici aussi par l'arbre est signifiée l'Église, appelée Babylone, dans son commencement et dans sa progression, et alors dans les connaissances du vrai et du bien ; son commencement et sa progression sont décrits en ce que l'arbre devint grand et robuste, sa feuille belle et sa fleur abondante, et qu'alors il y avait en lui de la nourriture pour tous; ses affections du bien et ses pensées du vrai sont signifiées par la bête du champ qui sous lui avait de l'ombre, et par les oiseaux qui habitaient dans ses branches; par « Veillant et Saint du Ciel descendit, criant : Coupez l'arbre, et retranchez ses branches, » il est entendu qu'elle a étendu sa domination sur les choses saintes de l'Église et sur le Ciel.; que la bête et l'oiseau y signifient les affections et les pensées, cela est évident en ce que, quand l'arbre eut été coupé, il est dit aussi « que s'enfuie la bête de dessous lui, et les oiseaux d'entre ses branches. » De semblables choses sont signifiées par les oiseaux du ciel dans les Évangélistes : « Jésus dit : Semblable est le Royaume des Cieux à un grain de sénevé, qu'un homme ayant pris sema dans son champ, et il devint un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent et s'abritent dans ses branches. » — Matth. XIII. 31, 32. Marc, IV. 32. Luc, XIII. 19; — par l'arbre provenant d'un grain de sénevé il est signifié l'homme de l'Église et aussi l'Église, commençant d'après un très-petit bien spirituel par le vrai; car si la plus petite chose du bien spirituel prend seulement racine chez l'homme, elle croît de même que la semence dans un bon humus; et comme par l'arbre il est par suite signifié l'homme de l'Église, il s'ensuit que par les oiseaux du ciel, qui s'abritaient dans ses branches, il est signifié les connaissances du vrai et les pensées qui en proviennent : que ce ne soit pas une comparaison nue, chacun le voit, car quel besoin y aurait-il de telles comparaisons dans la Parole, et de comparaisons semblables dans les Prophètes? Puis aussi, dans David : « Jéhovah, qui envoie les fontaines en torrents, entre les montagnes ils vont; ils abreuvent tout animal des champs, les onagres étanchent leur soif; auprès d'eux l'oiseau des deux habite; d'entre les branches ils font retentir leur voix. Rassasiés sont les arbres de Jéhovah, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où les oiseaux font leurs nids; la cigogne de qui dans les sapins (est) la maison, » — Ps. CIV. 10, H, 12, 16, 17; — de telles choses n'auraient pas non plus été dites dans la Divine Parole, si elles n'étaient pas toutes des correspondances de spirituels et de célestes, et par suite saintes ; car autrement, qu'entendrait-on par des torrents qui proviennent de fontaines, vont entre les montagnes, abreuvent tout animal des champs, par les onagres en étanchent leur soif, par auprès d'eux habite l'oiseau des cieux, et d'entre les branches fait retentir sa voix, et par la cigogne a sa maison dans les sapins? Mais quand par les fontaines sont entendus les vrais de la Parole, par les torrents l'intelligence qui en provient, par les montagnes les biens de l'amour, par l'animal des champs les affections du vrai, par les onagres le rationnel, et par les oiseaux des cieux les pensées d'après les Divins Vrais, alors la Parole est le Saint Divin, autrement elle serait simplement humaine. Dans Job : « Interroge, je te prie, les bêtes, elles t'enseigneront; ou les oiseaux du ciel, et ils te l'annonceront, et les poissons de la mer te le raconteront; qui est-ce qui ne connaît pas d'après toutes ces choses que la main de Jéhovah fait cela? » — XII. 7, 8, 9; — que par les bêtes, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, il ne soit pas entendu des bêtes, des oiseaux, ni des poissons, cela est évident, car eux ne peuvent être interrogés, ni enseigner, annoncer et raconter que la main de Jéhovah fait cela ; mais par eux est signifié l'homme quant aux choses qui sont de son intelligence; par les bêtes sont entendues ses affections, par les oiseaux du ciel ses pensées, par les poissons de la mer les connaissances et les scientifiques; l'homme d'après ces choses peut enseigner que la main de Jéhovah fait cela ; si par les bêtes, les oiseaux, les poissons, il n'était pas signifié l'homme quant aux choses qui sont de son intelligence, il ne pourrait pas être dit « qui est-ce qui ne connaît pas d'après toutes ces choses.        « Dans Ézéchiel : « Fils de l'homme, dis à l'oiseau de toute aile, et à tout animal du champ : Assemblez-vous et venez, assemblez-vous d'alentour vers mon sacrifice grand sur les montagnes d'Israël : ainsi je donnerai ma gloire parmi les nations. » — XXXIX. 17, 21 ; — là est décrite l'instauration de l'Église chez les nations, et là aussi l'invitation et la convocation à cette Église, car il est dit « ainsi je donnerai ma gloire parmi les nations; » c'est pourquoi par l'oiseau de toute aile, et par tout animal du champ, sont signifiés tous ceux qui sont dans l'affection du bien et dans l'entendement du vrai. Pareillement dans l'Apocalypse ; « Un Ange, se tenant dans le soleil, cria d'une voix grande, disant à tous les oiseaux qui volaient dans le milieu du ciel : Venez et assemblez-vous pour le souper du grand Dieu. » — XIX. 17; — où, par les oiseaux qui volent dans le milieu du ciel, il ne peut pas non plus être entendu des oiseaux, mais il est entendu des hommes qui sont rationnels et spirituels, car ils sont invités au souper du grand Dieu. Dans Jérémie : J'ai vu les montagnes, et voici, elles se sont ébranlées, et toutes les collines sont renversées; j'ai vu, et voici, point d'homme, et tous les oiseaux du ciel se sont envolés; j'ai vu, et voici, le Carmel est un désert, et toutes ses villes ont été désolées. » — IV. 24, 25, 26;—ces choses ont été dites de la dévastation de l'Église quant à tout son bien et à tout son vrai; par les montagnes et par les vallées sont signifiés les amours célestes et spirituels; car, dans le Monde spirituel, quand il n'y a plus chez les esprits aucun amour céleste ou spirituel, les montagnes sur lesquelles ils habitaient sont en actualité ébranlées, et les collines renversées ; par « tous les oiseaux se sont envolés, » il est signifié qu'il n'y a plus aucune science, ni par suite aucune pensée du vrai ; par « point d'homme, » il est signifié point d'entendement du vrai; par « le Carmel est un désert, » il est signifié l'Église sans bien et sans vrai ; et par les villes désolées il est signifié qu'il n'y a plus de doctrinaux du vrai. Dans le Même : « Les habitacles ont été dévastés, au point que pas un homme n'y passe, et qu'on n'y entend point de voix de bétail; depuis l'oiseau des cieux jusqu'à la bête, ils se sont envolés, ils se sont enfuis, parce que je réduirai Jérusalem en monceaux, en habitacle de dragons. » — IX. 9, 10. XII. 9; — ici aussi, il s'agit de la dévastation de l'Église; par les habitacles qui ont été dévastés, au point que pas un homme n'y passe, il est signifié les doctrinaux de l'Église, qui ont été tirés de la Parole, dans lesquels maintenant il n'y a aucun bien ni aucun vrai; par la voix du bétail qu'on n'y entend point il est signifié qu'il n'y avait aucun bien de la charité ni aucun vrai de la foi; par les oiseaux du ciel jusqu'à la bêle se sont envolés, ils se sont enfuis, il est signifié qu'il n'y a aucune pensée du vrai provenant de la connaissance du vrai, ni aucune affection du bien; qu'il soit entendu, non pas le vol des oiseaux du ciel ni la fuite des bêtes de la terre, mais la vastation de l'Église quant à la doctrine, cela est évident, car il est ajouté « je réduirai Jérusalem en monceaux, en habitacle de dragons; » par Jérusalem est signifiée l'Église quant à la doctrine; par réduire en monceaux, en habitacle de dragons, est signifiée sa dévastation. Dans Hosée : « Point de vérité, et point de miséricorde, et point de connaissance de Dieu en la terre; c'est pourquoi dans le deuil sera la terre, quant à l'animal du champ, et quant à l'oiseau des cieux, et même les poissons de la mer seront ramassés. » — IV. 1, 3 ; — que par l'animal du champ, l'oiseau des cieux et les poissons de la mer, il soit signifié les mêmes choses que ci-dessus, cela est évident, car il s'agit aussi ici de la dévastation de l'Église; en effet, il est dit « point de vérité, point de miséricorde et point de connaissance de Dieu en la terr&; » par la terre est signifiée l'Église. Dans Séphanie : « Je consumerai l'homme et la bête, je consumerai l'oiseau des cieux et les poissons de la mer; je retrancherai l'homme des faces de la terre. » — I. 3; — consumer l'homme et la bête signifie détruire l'affection spirituelle et l'affection naturelle; consumer les oiseaux des cieux et les poissons de la mer signifie détruire les perceptions et les connaissances du vrai ; comme par là il est signifié des choses qui appartiennent à l'Église, c'est pour cela qu'il est dit « je retrancherai l'homme des faces de la terre ; » par l'homme est signifié le tout de l'Église. Dans David : « Dieu a dit : Je connais tout oiseau des montagnes, et l'animal de mes champs (est) avec Moi. » — Ps. L. 11. — Dans Ézéchiel : «II y aura un tremblement de terre grand sur la terre d'Israël, et trembleront devant Moi les poissons de la mer, et l'oiseau des cieux, et l'animal du champ, et tout le reptile rampant sur ta terre, et tout homme qui (est) sur les faces de la terre. » — XXXVIII. 20; — ici par l'oiseau des cieux et par l'animal du champ il est signifié les mêmes choses que ci-dessus; par le tremblement de terre est signifié le changement d'état de l'Église. Dans Ésaïe : « Malheur à la terre ombragée quant aux ailes, laquelle (est) au-delà des fleuves du Kusch; ils seront abandonnes à l'oiseau des montagnes, et à la bête de la terre; mais en abomination il sera à l'oiseau, et toute bête de la terre le méprisera. » — XVIII. 1, 6; — là, il s'agit de l'instauration de l'Église chez les nations, et de la dévastation de l'Église Juive; de là, par l'oiseau et par la bête de la terre sont signifiées les connaissances du vrai et les affections du bien. Dans le Même : « Moi, Dieu, et point d'autre Dieu, et point comme Moi, qui appelle d'orient l'oiseau, d'une terre d'éloignement l'homme de mon conseil. » — XLVI. 9, 11; — par l'oiseau qui sera appelé d'orient est signifié le vrai de la Parole, lequel, parce qu'il vient du bien de l'amour, est dit d'orient; l'orient est le bien de l'amour; autrement, pourquoi Dieu appellerait-il d'orient l'oiseau, et de la terre d'éloignement l'homme de son conseil? l'homme de son conseil est l'homme intelligent, à savoir, d'après les vrais qui viennent du bien de l'amour. Dans Hosée : « Éphraïm, comme l'oiseau s'envolera sa gloire, dès l'enfantement, et dès le ventre, et dès la conception. » — IX. 11. — Dans le Même : Je ne reviendrai point pour détruire Éphraïm; après Jéhovah ils iront; avec honneur ils viendront, comme l'oiseau, de l'Egypte, et comme la colombe, de la terre d'Assyrie. » — XI. 9, 10,11; — par Éphraïm est signifié l'entendement des vérités de l'Église; par suite il en est fait une comparaison avec l'oiseau, et il est dit « comme l'oiseau s'envolera sa gloire; » il est comparé aussi avec l'oiseau, — Hosée, VIL 12; — car tout ce qui appartient à l'entendement, tant le scientifique que le cogitatif et le rationnel, est signifié par l'oiseau, et tout ce qui est plaisir ou agrément, ainsi le volontaire et tout ce qui appartient à l'affection, est signifié par la bête et par l'animal ; par l'oiseau venant d'Egypte est signifié le scientifique qui appartient à l'homme naturel, et par la colombe venant d'Assyrie le rationnel, car par l'Egypte est signifié le scientifique et par l'Assyrie le rationnel; là, il s'agit de l'Église qui devait être instaurée par le Seigneur. Comme dans la Parole la plupart des choses ont même un sens opposé, par conséquent aussi les oiseaux ; et, dans ce sens, ils signifient les illusions d'après l'homme naturel, puis les raisonnements d'après les faux contre les vrais, et aussi les faux eux-mêmes, plus dangereux et plus nuisibles selon les genres et les espèces d'oiseaux immondes; par les oiseaux de proie sont principalement signifiés les faux qui détruisent les vrais. Dans la Parole, il est dit en plusieurs endroits qu'ils seront donnés pour nourriture aux oiseaux et aux bêtes sauvages, et par là il est signifié qu'ils seront entièrement détruits par les illusions, les faux, les raisonnements qui en proviennent, par les cupidités du mal, en général, par les maux et les faux provenant de l'enfer : cela est signifié par être donné pour nourriture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre dans les passages suivants; dans Jérémie : « Le cadavre de ce peuple sera pour nourriture à l'oiseau des cieux, et personne pour le chasser en l'effrayant. » — VII. 33. — Dans le Même : « Je ferai la visite sur eux de quatre manières, par l'épée pour tuer, par les chiens pour traîner, par les oiseaux des cieux et par les bêtes de la terre pour dévorer et pour détruire. » — XV. 3. — Dans le Même : « Par l'épée et par la famine ils seront consumés, de sorte que devienne leur cadavre pour nourriture aux oiseaux des cieux et à la bête de la terre. » — XVI. 4. XIX. 7. XXXIV. 20. — Dans Ézéchiel : « Sur les faces du champ tu tomberas, tu ne seras point recueilli, ni ramassé; à la bête de la terre et à l'oiseau du ciel je t'ai donné pour nourriture. » — XXIX. 5. — Dans le Même : « Sur les montagnes d'Israël tu tomberas; à l'oiseau des cieux de toute aile et à la bête sauvage du champ je t'ai donné pour nourriture. » — XXXIX. 4; — ceci a été dit de Gog. Dans David : « Les nations sont venues dans ton héritage, elles ont souillé le temple de ta sainteté; elles ont réduit Jérusalem en monceaux; elles ont donné le cadavre de tes serviteurs pour nourriture à l'oiseau des cieux, la chair de tes saints à la bête sauvage de la terre. » — Ps. LXXIX. 1,2. — Comme les oiseaux des cieux et les bêtes sauvages de la terre signifiaient de telles choses, et que les nations de la terre de Canaan signifiaient les maux et les faux de l'Église, c'est pour cela que la nation Juive avait coutume d'exposei1 les cadavres de ses ennemis après leur défaite aux bêtes sauvages et aux oiseaux, par lesquels ils seraient dévorés. De là vient qu'autrefois on regardait et qu'aujourd'hui aussi on regarde comme horrible et profane de laisser sur la face de la terre les hommes morts sans les ensevelir, même après des combats : cela aussi est signifié dans la Parole par ne point être enseveli, et par relier les os des sépulcres et les jeter ça et là. Les faux infernaux sont encore signifiés par « les oiseaux qui descendirent sur les cadavres, et qu'Abram chassa, » — Genèse, XV. 11 ; — puis, par « les oiseaux, » — Apoc. XIX. 21 ; — et aussi par « les oiseaux qui mangent ce qui a été semé sur le chemin battu, » — Matth. XIII. 3, 4. Marc, IV. 4. Luc, VIII. 5. — Dans Daniel : « Au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'oblation; enfin sur l'oiseau des abominations la désolation, et jusqu'à la consommation et à la décision elle découlera sur la dévastation. » — IX. 27 ; — ces choses concernent la totale dévastation de l'Église Juive, qui arriva quand le Seigneur naquit; sa dévastation par des faux horribles est signifiée par l'oiseau des abominations; que le faux soit signifié là par l'oiseau, on le voit bien clairement. Il faut qu'on sache qu'il y a plusieurs genres de faux, et que chaque genre est signifié par un genre d'oiseau; ces genres sont énumérés dans Moïse, — Lévit. XI. 13 et suiv, et Deutér. XIV. 11 à 20; — et ils sont nommés ça et là dans la Parole; par exemple, aigles, milans, piverts, corbeaux, chouettes, pélicans, hérons, chats-huants, hiboux, dragons, et autres. — Continuation sur la Foi Athanasienne : II y a la pensée de lumière sur Dieu et sur les Divins, qui sont appelés, dans le Ciel, célestes et spirituels, et, dans le Monde, Ecclésiastiques et Théologiques; et il y a sur eux la pensée de non-lumière. La pensée de non-lumière est chez ceux qui les savent et ne les comprennent pas, tels que sont aujourd'hui tous ceux qui veulent que l'entendement soit sous l'obéissance de la foi, et qui prétendent même qu'on doit croire et ne pas comprendre, disant que la foi intellectuelle n'est pas la vraie foi ; mais ceux-ci sont ceux qui d'après l'intérieur ne sont pas dans une affection réelle du vrai, ni par suite dans quelque illustration ; et plusieurs d'entre eux sont dans le faste de la propre intelligence, et dans l'amour de dominer sur les âmes des hommes par les choses saintes de l'Église, ne sachant pas que le vrai veut être dans la lumière, puisque la Lumière du Ciel est le Divin Vrai, et que l'entendement véritablement humain est affecté par cette lumière et voit d'après elle; et que, s'il ne voyait pas, ce serait la mémoire qui aurait la foi et non l'homme, et celte foi est aveugle, parce qu'elle est sans l'idée procédant de la lumière du vrai, car l'entendement est l'homme, et la mémoire introduit. Si l'on devait croire ce que l'on ne comprend pas, l'homme pourrait, comme un perroquet, être instruit à parler et à repasser dans sa mémoire, qu'il y avait même la sainteté dans des ossements de morts et dans des sépulcres ; que des cadavres opéraient des miracles; que l'homme serait tourmenté dans un purgatoire, s'il ne consacrait pas ses richesses à des idoles ou à des monastères ; que des hommes sont des dieux, parce qu'ils ont en leur pouvoir le Ciel et l'enfer; et plusieurs autres choses semblables, que l'homme croira d'après une foi aveugle et un entendement bouché, et ainsi d'après l'extinction de la lumière de l'une et de l'autre.  Mais qu'on sache que tous les vrais de la Parole, qui sont les vrais du Ciel et de l'Église, peuvent être vus par l'entendement, dans le Ciel spirituellement, dans le Monde rationnellement, car l'entendement vraiment humain est la vue même des vrais; en effet, il est séparé du matériel, et parce qu'il a été séparé, il voit les vrais aussi clairement que l'œil voit les objets ; il voit les vrais selon qu'il les aime, car selon qu'il les aime il est illustré. Les Anges ont la sagesse, par cela qu'ils voient les vrais; c'est pourquoi, lorsqu'on dit à un Ange qu'il doit croire telle ou telle chose, bien, qu'il ne la comprenne pas, l'Ange répond : « Me prends-tu pour un insensé, ou t'imagines-tu être un Dieu en qui je croirai ? Si je ne vois pas celte chose, elle peut être un faux de l'enfer. »



Mise à jour | Exposition Sommaire
AE|CB | DC | AC | DA | AC | DP | AR | EC | DF | DV | DS | LVRC | C E | CAC | IAR | EXSP |