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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1093. 

Ayant un pouvoir grand, signifie qui a maintenant la Toute-Puissance comme dans les Cieux aussi dans les terres : on le voit par la signification d'un pouvoir grand, quand il s'agit du Seigneur, en ce que c'est la toute-puissance; si un pouvoir grand signifie ici la toute-puissance-, c'est parce qu'au sujet d'un Ange, selon l'idée que l'homme a des Anges, il ne peut pas être dit la toute-puissance, mais un pouvoir grand ; toutefois, lorsque par l'Ange il est entendu le Seigneur quant à son Divin procédant, alors par un pouvoir grand il est entendu la Toute-Puissance; le Seigneur a aussi la Toute-Puissance, parce qu'il est le Dieu du Ciel et de la terre, et que par le Divin qui procède de Lui comme Soleil a été créé le Ciel et a été créée la terre, et qu'aussi par ce Divin est contenu et subsiste le Ciel avec la terre : le Divin procédant est ce qui, dans Jean, est appelé la Parole qui était chez Dieu, et qui était Dieu, par laquelle ont été faites toutes les choses qui ont été faites, et par laquelle le Monde aussi a été fait, — I. 1, 3, 10. — Que par le pouvoir grand de l'Ange il soit entendu la Toute-Puissance du Seigneur comme dans les Cieux aussi dans les terres, c'est parce qu'il est dit ensuite que la terre fut éclairée de sa gloire; car lorsque le Jugement dernier sur ceux qui sont entendus par la prostituée ou par Babylone a été fait, les ténèbres qui avaient été interposées entre le Ciel et la terre ont alors été éloignées : mais, sur ce sujet, voir ci-après de plus grands détails. — Continuation sur la Foi Athanasienne : D'après ce qui vient d'être dit, il est évident que les pensées de l'homme s'étendent dans des sociétés ou célestes ou infernales, et que, si elles n'avaient pas d'extension, elles seraient nulles : la pensée de l'homme est comme la vue de ses yeux, laquelle serait ou nulle, ou un instrument aveugle, si elle n'avait pas d'extension hors de soi. Toutefois, c'est l'amour de l'homme qui détermine ses pensées dans les sociétés, son amour bon les détermine dans les sociétés célestes, et son amour mauvais dans les sociétés infernales; car tout le Ciel a été disposé en ordre en des sociétés selon toutes les variétés des affections qui appartiennent à l'amour, en général, en spécial et en particulier; et d'un autre côté l'enfer, en des sociétés selon les cupidités de l'amour du mal opposées aux affections de l'amour du bien. L'amour de l'homme, pour employer une comparaison, est comme le feu, et ses pensées sont comme les rayons de la lumière qui procède du feu i si l'amour est bon, alors les pensées qui sont comme des rayons sont des vérités ; si l'amour est mauvais, les pensées qui sont comme des rayons sont des faussetés : les pensées qui procèdent d'un amour bon, lesquelles sont des vérités, tendent vers le Ciel, tandis que les pensées qui procèdent d'un amour mauvais, lesquelles sont des faussetés, tendent vers l'enfer; et elles se conjoignent, s'adaptent, et, pour ainsi dire, s'inoculent aux sociétés homogènes, à savoir, qui sont d'un semblable amour, et cela, si profondément, que l'homme fait absolument un avec elles. L'homme, par l'amour envers le Seigneur, est l'image du Seigneur; le Seigneur est le Divin Amour, et dans le Ciel il apparaît Lui-Même devant les Anges comme Soleil; de ce Soleil procèdent une Lumière et une Chaleur, la Lumière est le Divin Vrai et la Chaleur est le Divin Bien; ce sont ces deux choses qui constituent tout le Ciel et toutes les sociétés du Ciel : l'Amour du Seigneur chez l'homme, qui est l'image du Seigneur, est comme le feu de ce Soleil, feu d'où procèdent pareillement lumière et chaleur; la lumière est le vrai de la foi et la chaleur est le bien de l'amour; l'un et l'autre viennent du Seigneur, et l'un et l'autre ont été mis dans les sociétés avec lesquelles l'amour de l'homme fait un : que l'homme soit de création l'image et la ressemblance de Dieu, on le voit d'après la Genèse,— I. 26 ; — et si par l'amour il est l'image et la ressemblance de Dieu, c'est parce que par l'amour l'homme est dans le Seigneur, et que le Seigneur est en lui, — Jean, XIV. 20, 21.— En un mot, il ne peut exister la moindre chose d'une pensée, sans que sa réception ait lieu dans quelque société, non avec les individus ou les Anges de la société, mais avec l'affection de l'amour, d'après laquelle existe cette société et dans laquelle elle est; de là vient que les Anges ne s'aperçoivent nullement de l'influx, et que cet influx ne trouble en aucune manière la société. Ce qui précède met en évidence cette vérité, que l'homme est en conjonction avec le Ciel lorsqu'il vit dans le Monde, et qu'il est aussi en consociation avec les Anges, bien que l'homme ne le sache pas, ni l'Ange non plus. S'ils ne le savent pas, c'est parce que la pensée de l'homme est naturelle et la pensée de l'Ange spirituelle, lesquelles font seulement un par les correspondances. Puisque l'homme par les pensées de son amour a été inauguré dans des sociétés ou du Ciel ou de l'enfer, c'est pour cela que lorsqu'il vient dans le Monde spirituel, ce qui arrive aussitôt après la mort, il est connu tel qu'il est d'après la seule extension de ses pensées dans les sociétés; ainsi se fait l'examen de chacun; chacun aussi est réformé par les admissions de ses pensées dans les sociétés du Ciel, et est condamné par les immersions de ses pensées dans les sociétés de l'enfer.

 



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