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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1054. 

La Bête, que tu as vue, était et n'est pas, signifie la Parole, qui dans le commencement fut reçue dans l'Église et fut lue, et qui dans la suite fut enlevée au peuple et ne fut pas lue : on le voit par la signification de la Bête écarlate, en ce qu'elle est la Parole dans la lettre quant à ses choses saintes, N°1038; par la signification de elle était, en ce que c'est que dans le commencement elle fut reçue par l'Eglise et fut lue; et par la signification de elle n'est pas, en ce que c'est que dans la suite elle fut enlevée et ne fut pas lue : que ce soit là ce qui est signifié par ces paroles, cela est évident en ce qu'il en est arrivé ainsi pour la Parole, à savoir, en ce que dans le commencement ils la reconnurent pour Divine, enseignèrent d'après elle et la lurent devant le peuple, et que dans la suite, à mesure qu'ils étendirent leur domination sur l'Église et sur le Ciel, ils la reconnurent, il est vrai, pour Divine, mais ils n'enseignèrent pas d'après elle, comme auparavant ; car ils interdirent sa lecture au peuple, et au lieu de la doctrine d'après la Parole, ils donnèrent comme Divine une doctrine émanée du trône papal, et ils instituèrent le culte Divin dans des Messes non comprises par le vulgaire, et ils prêchent l'adoration du Pape, et des hommes morts qu'ils appellent saints, au lieu que précédemment on prêchait l'adoration du Seigneur; par là on peut voir que c'est la Parole qui est entendue par la Bête écarlate, qui était et n'est pas, et qui doit monter de l'abîme, et à perdition s'en aller. Que la Babylonie dans le commencement ait été une Église qui a adoré le Seigneur, et prêché le Divin Vrai d'après la Parole, et qui dans la suite a retenu, il est vrai, l'adoration du Seigneur, mais une adoration externe, qui est formelle, mais que l'adoration interne, qui est essentielle, ait été transférée dans le Pape comme Vicaire, et par suite dans l'assemblée de ses ministres, comme vicaires sous lui, on le voit ci-dessus, N° 1029. — Continuation sur le second genre de Profanation : Ceux qui sont dans ce genre de profanation ne peuvent faire autrement que d'adultérer les biens de la Parole et de falsifier ses vrais, et ainsi de pervertir les choses saintes de l'Église, car elles ne concordent pas avec la fin, qui est la domination de l'homme sur elles, car ce sont des choses Divines qui ne peuvent pas être en servitude. De là vient que, par nécessité, pour que les moyens concordent avec la fin, les biens sont changés en maux, les vrais en faux, et ainsi les choses saintes en choses profanes; et cela avec accroissement selon qu'augmenté le pouvoir de dominer qui est la fin. Qu'il en soit ainsi, on peut le voir clairement par la Babylonie d'aujourd'hui, dont les moyens sont les choses saintes de la Parole, de l'Église et du culte, et dont la fin est la domination : à mesure que ceux qui sont de la Babylonie ont agrandi leur domination, ils ont affaibli la sainteté de la Parole et élevé au-dessus en actualité la sainteté des décrets du Pape; ils se sont arrogés le pouvoir sur le Ciel et qui plus est, sur le Seigneur Lui-Même; ils ont institué le culte idolâtre des hommes vivants, et aussi des morts, et tout cela jusqu’à ce qu'ils n'aient rien laissé de reste du Divin Bien et du Divin Vrai. Si les choses saintes de la Parole, de l'Église et du culte ont été ainsi changées, c'est d'après la Divine Providence du Seigneur; non pas que ce soit d'après Sa Providence que cela a été fait, mais c'est d'après Sa Providence que, puisque l'homme veut dominer et aussi domine au moyen des saints Divins, ils ont adopté le faux., au lieu du vrai et le mal au lieu du bien; autrement, ils auraient souillé les choses saintes, et les auraient rendues abominables aux yeux des Anges, ce qui n'a pas lieu, quand elles n'existent plus. C'est, par exemple, ce qui est arrivé pour la sainte cène instituée par le Seigneur, en ce qu'ils ont séparé le Pain et le Vin, et qu'ils donnent le Pain au peuple et boivent eux-mêmes le Vin; car le Pain signifie le bien de l'amour envers le Seigneur, et le Vin le Vrai de la foi en Lui; or, le bien séparé du vrai n'est pas le bien, et le vrai séparé du bien n'est pas le vrai; car le vrai est vrai d'après le bien, et le bien est bien dans le vrai. Il en a été de même pour tout le reste.

 



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