| La Vraie Réligion Chrétienne 99 Cette union est réciproque: on le voit clairement par ces passages dans la Parole : « Philippe ne crois-tu pas que Moi (je suis) dans le Père, et que le Père (est) en Moi? Croyez-Moi, que Moi (je suis) dans le Père, et que le Père (est) en Moi. » — Jean, XIV, 9, 10, 11. — « Afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père (est) en Moi, et Moi dans le Père, » — Jean, X, 36, 38. — « Afin que tous soient un, comme Toi, Père, (tu es) en Moi, et Moi en Toi. » — Jean, XVII, 21. — « Père, toutes les choses miennes sont tiennes, et toutes les tiennes sont miennes. » — Jean, XVII, 10. — Si l'union est réciproque, c'est parce qu'il n'existe aucune Union ou aucune conjonction entre deux, à moins que réciproquement l'un ne s'approche de l'autre ; toute Conjonction dans tout le Ciel et dans tout le Monde, et dans tout l'homme, ne vient d'autre part que de l'approche réciproque de l'un vers l'autre, et alors que l'un veut la même chose que l'autre; par là dans toutes les parties de l'un et de l'autre il y a homogénéité et sympathie, unanimité et concorde ; telle est la conjonction réciproque de l'âme et du corps chez chaque homme ; telle est la conjonction de l'esprit de l'homme avec les organes de la sensibilité, et du mouvement de son corps ; telle est la conjonction du cœur et du poumon ; telle est la conjonction de la volonté et de l'entendement ; telle est la conjonction de tous les membres et de tous les viscères en eux, et entre eux, dans l'homme ; telle est la conjonction des mentals entre tous ceux qui s'aiment intérieurement, car elle est gravée dans tout amour et dans toute amitié, puisque -l'amour veut aimer et veut être aimé, II y a dans le Monde une conjonction réciproque de toutes les choses qui ont été étroitement conjointes entre elles ; semblable est la conjonction de la chaleur du soleil avec la chaleur du bois et de la pierre, de la chaleur vitale avec la chaleur de toutes les fibres dans les êtres animés ; semblable est celle de l'arbre avec la racine, par la racine avec l'arbre, et par l'arbre avec le fruit ; telle est celle de l'aimant avec le fer, et ainsi du reste. Si la conjonction n'est pas faite par une approche réciproquement et vice versa de l'un vers l'autre, il y a seulement une conjonction externe et non interne, et cette conjonction externe, avec le temps, est détruite d'elle-même de part et d'autre, et quelquefois au point que les deux ne se connaissent plus.
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