|
|
| La Vraie Réligion Chrétienne 721 Que le Baptême soit l’introduction dans l’Église, cela a été montré dans le Chapitre du Baptême; et que la Sainte Cène soit l’introduction dans le Ciel, on le voit par les choses dites ci- dessus et perçues. Ces deux Sacrements, le Baptême et la Sainte Cène sont comme deux Portes pour la vie éternelle ? Tout homme Chrétien par le Baptême, qui est la première Porte, est admis et introduit dans les choses que l’Église d’après la Parole enseigne sur l’autre Vie, qui toutes sont des moyens par lesquels l’homme peut être préparé et conduit au Ciel. La seconde Porte est la Sainte Cène, par laquelle est admis et introduit dans le Ciel tout homme qui s’est laissé préparer et conduire par le Seigneur : il n’y a pas d’autres Portes universelles. Ces deux Sacrements peuvent être comparés à un Prince né pour le Trône ; en premier lieu il est introduit dans les connaissances qui concernent la manière de gouverner, en second lieu, on le couronne et on lui remet le gouvernement. Ils peuvent aussi être comparés à un Fils né pour un grand héritage ; en premier lieu il doit être instruit et se pénétrer de tout ce qui regarde la juste disposition des possessions et des richesses, en second lieu viennent la possession et l’administration. Ils peuvent encore être comparés à la construction d’une maison, et à l’habitation de cette maison ; et aussi à l’instruction de l’homme depuis l’enfance jusqu’à l’âge où il jouit de son droit et de son jugement, et ensuite à sa vie rationnelle et spirituelle; il faut nécessairement que la première Période précède, pour qu’il parvienne à la seconde, car celle-ci n’est pas possible sans celle- là. Ces comparaisons montrent clairement que le Baptême et la Sainte Cène sont comme deux Portes par lesquelles l’homme est introduit dans la vie éternelle, et qu’après la première Porte il y a une vaste plaine qu’il doit parcourir, et que la seconde est le terme où se trouve le prix vers lequel il a dirigé sa course ; car la palme n’est donnée qu’après la lutte, et la récompense qu’après le combat.
|
|
||||||||