| La Vraie Réligion Chrétienne 617 L’homme qui croit que la Régénération peut exister sans aucun libre arbitre dans les spirituels, ainsi sans coopération, devient, quant il tous les vrais de l’Église, froid comme un caillou, et s’il s’échauffe, il est comme dans un foyer le tison qui brûle par les matières combustibles qu’il contient, car il brûle de convoitises. Il est, par comparaison, comme un palais qui s’enfonce dans la terre jusqu’au toit, et est inondé d’eaux bourbeuses, et après cela il habite, lui, sur le toit nu, et s’y construit une tente avec des roseaux de marécage, et enfin le toit s’enfonce aussi, et lui-même est submergé. Il est encore semblable à un navire, où il y a des marchandises précieuses de toute espèce, tirées de la Parole comme d’une trésorerie, qui sont ou rongées par les rats et par les mites, ou jetées à la mer par les matelots, et ainsi les marchands sont privés de leurs biens. Les érudits, ou ceux qui sont riches des mystères de cette foi, sont semblables à des marchands ambulants qui, dans les auberges vendent des statues d’idoles, des fruits et des fleurs en cire, des coquillages, des vipères dans des bocaux, et d’autres objets semblables. Ceux qui ne veulent pas regarder en haut par une puissance spirituelle quelconque, appliquée à l’homme et donnée par le Seigneur, sont en actualité comme les bêles qui regardent de la tête en bas, et cherchent seulement des pâturages dans les forêts ; et s’ils viennent, dans les jardins, ils sont comme les vers qui dévorent les feuilles des arbres ; et s’ils voient des yeux les fruits, et plus encore s’ils les touchent des mains, ils les remplissent de vers : et enfin ils deviennent comme des serpents à écailles, leurs illusions sonnent et brillent comme les écailles de ces serpents ; et ainsi du reste.
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