| La Vraie Réligion Chrétienne 452 La Charité HYPOCRITE est chez ceux qui, dans les Temples et dans leurs Maisons, s'humilient presque sur le pavé devant Dieu, débitent dévotement de longues prières, se donnent une physionomie sainte, baisent les images de la croix et les os des morts, fléchissent les genoux devant les tombeaux, et y marmottent de bouche des paroles d'une sainte vénération envers Dieu, et qui cependant de cœur tournent vers eux-mêmes le culte, et prétendent à des adorations comme des déités. Ils sont semblables à ceux que le Seigneur décrit en ces termes : « Quand tu feras une aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme les hypocrites font dans les Synagogues et dans les rues, afin qu'ils soient honorés des hommes. Et si tu pries, tu ne seras pas comme les Hypocrites, qui aiment, dans les Synagogues et aux coins des rues, en se tenant debout, prier, afin d'être vus des hommes. » Matth. VI. 2, 5. « Malheur à vous, Scribes et Pharisiens, Hypocrites ! Parce que vous fermez le Royaume des cieux devant les hommes ; car, vous, vous n'entrez point, et à ceux qui veulent entrer vous ne permettez pas d'entrer. Malheur à vous, Hypocrites ; parce que vous parcourez la mer et le sec pour faire un prosélyte, et quand il l'est devenu, vous le faites fils de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, Hypocrites ! Parce que vous nettoyez l’extérieur de la coupe et du plat, mais les intérieurs sont pleins de rapine et d'intempérance. » Matth. XXIII. 13, 15, 25. « Bien a prophétisé Esaïe à l'égard de vous, Hypocrites ! En disant : Ce peuple des lèvres M'honore, mais leur cœur est bien loin de Moi. » Marc, VII. 6, « Malheur à vous, Hypocrites ! Parce que vous êtes comme des sépulcres qui ne paraissent point, et les hommes qui marchent dessus ne le savent point. » Luc, XI. 44 ; et en outre ailleurs. Ils sont comme des chairs privées de sang : ils sont comme des corbeaux et des perroquets instruits à prononcer des paroles de quelques psaumes ; et comme des oiseaux auxquels on a appris l'air mélodieux d'une hymne sacrée. Le son du langage de ces hypocrites est comme le son du pipeau d'un oiseleur.
|