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| Divine Pro 314 314. Quels sont ceux qui ont été infatués par la propre intelligence, on peut le voir par le produit de leur imagination concernant des choses d'un jugement intérieur, par exemple, concernant l'Influx, la Pensée et la Vie. Concernant l'influx, ils pensent, le contraire de ce qui a lieu, que la vue de l’oeil influe dans la vue interne du mental, qui est l’entendement, et que l'ouïe de l'oreille influe dans l’ouïe interne, qui aussi est l’entendement; et ils ne perçoivent pas que l'entendement d'après la volonté influe dans l'oeil et dans l'oreille, et non-seulement fait ces sens, mais même s'en sert comme de ses instruments dans le monde naturel: mais parce que cela n'est pas selon l'apparence, ils ne le perçoivent pas; seulement si l’on dit que le naturel n'influe pas dans le spirituel, mais que le spirituel influe dans le naturel, alors ils pensent toujours: Qu'est-ce que le spirituel, sinon un naturel plus pur? Puis: Est-ce qu'il n'apparaît pas que si l'oeil voit quelque objet beau, et si l'oreille entend quelque son harmonieux, le mental, qui est l'entendement et la volonté, en est délecté? Ils ne savent pas que l’oeil ne voit point par lui-même, que la langue ne goûte point par elle-même, que les narines n'odorent point par elles-mêmes, que la peau ne sent point par elle-même, mais que c'est le mental ou l'esprit de l'homme, qui y perçoit ces choses par le sens, et en est affecté selon la qualité du sens; et que néanmoins le mental ou l'esprit de l’homme les sent non d'après lui-même, mais d'après le Seigneur; et que penser autrement, c'est penser d'après les apparences; et, si cela est confirmé, c'est d'après des illusions. Concernant la pensee, ils disent que c'est quelque chose de modifié dans l'air, qui varie selon les objets, et s'agrandit selon que cela est cultivé; qu'ainsi les idées des pensées sont des images, comme des météores apparaissant dans l'air; et que la mémoire est une table sur laquelle elles sont imprimées; ils ne savent pas que les pensées sont également dans des substances purement organiques, comme la vue et l'ouïe sont dans les leurs; qu'ils considèrent seulement le cerveau, et ils le verront plein de telles substances; blesse ces substances, et tu seras dans le délire; détruis-les, et tu mourras: mais ce que c'est que la pensée, et ce que c'est que la mémoire, on le voit ci-dessus, N° 279, vers la fin. Concernant la vie, ils ne savent autre chose, sinon que c'est une certaine activité de la nature, qui se fait sentir de diverses manières, selon que le corps qui vit se meut organiquement: si l’on dit que par conséquent la nature vit, ils le nient, mais ils allèguent que la nature fait vivre; si l’on dit: « Est-ce qu'alors la vie est dissipée, quand le corps meurt? »Ils repondent que la vie reste dans la particule d'air, qui est appelée âme: si l’on dit:« Qu'est-ce alors que Dieu? Est-ce qu'il n'est pas, Lui, la vie même?» A cette question, ils se taisent, et ne veulent pas déclarer ce qu'ils pensent: si l’on dit:« Ne voulez-vous pas que le Divin Amour et la Divine Sagesse soient la Vie même?» Ils répondent:« Qu'est-ce que l'amour, et qu'est-ce que la sagesse?» Car dans leurs illusions ils ne voient ni ce que c'est que l'amour et la sagesse, ni ce que c'est que Dieu. Ces raisonnements ont été rapportés, afin qu'on voie comment l'homme est infatué par la propre prudence, par cela qu'en toutes choses il conclut d'après les apparences et par suite d'après des illusions. |
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