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| Divine Pro 202 202. La Divine Providence du Seigneur est universelle d'après les très-singuliers en cela, que le Seigneur a créé l'univers, afin qu'il y existe par Lui une Création infinie et éternelle; et cette Création existe par cela que le Seigneur forme d'hommes le Ciel, qui devant Lui est comme un seul homme, son image et sa ressemblance: que le Ciel formé d'hommes soit tel en présence du Seigneur, et qu'il ait été la fin de la création, c'est ce qui a été montré ci-dessus, Nos 27 à 45; et que le Divin, dans tout ce qu'il fait, ait en vue l’infini et l'éternel, on le voit, Nos 56 à 69. L'infini et l'éternel que le Seigneur a en vue en formant d'hommes son Ciel, c'est qu'il soit augmenté à l’infini et éternellement, et qu'ainsi Lui-Même habite constamment dans la fin de sa création. C’est à cette Création infinie et éternelle, que le Seigneur a pourvu par la création de l'univers, et il est constamment dans cette création par sa Divine Providence. Qui est-ce qui, sachant et croyant d'après la doctrine de l'Eglise que Dieu est Infini et Eternel, — car dans toutes les Eglises du monde chrétien il est dit que Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l'Esprit Saint, est Infini, Eternel, Incréé, Tout-Puissant; voir les symboles d'Athanase, — peut-être assez dénué de raison pour, dès qu'il l'entend, ne pas affirmer que Dieu, dans sa grande œuvre de création, ne peut avoir en vue que l’infini et l'éternel; — car quelle autre chose peut-il avoir en vue, puisqu'il agit d'après soi? — et qu'il a cela en vue dans le Genre Humain, dont il forme son Ciel? La Divine Providence peut-elle donc avoir pour fin autre chose que la Réformation du Genre Humain et sa Salvation? Or, nul ne peut être réformé par soi-même au moyen de sa prudence, mais on est réformé par le Seigneur au moyen de sa Divine Providence; d'où il suit que si le Seigneur ne conduit l'homme à chaque moment, même le plus petit, l'homme se retire du chemin de la réformation et périt: chaque changement et variation de l’état du mental humain produit quelque changement et quelque variation dans la série des choses présentés, et par conséquent des choses suivantes; que ne doit-il pas en être progressivement dans l'étermté? C'est comme une flèche lancée avec un arc, si dès qu'elle part elle se détournait tant soit peu du but, à la distance d'un ou de plusieurs milles, l'écart serait immense; il en serait ainsi, si le Seigneur, à chaque moment, même le plus petit, ne dirigeait pas les états des mentals humains. Le Seigneur fait cela selon les lois de sa Divine Providence; et il est conforme à ces lois qu'il paraisse à l'homme qu'il se conduit lui-même; mais le Seigneur prévoit comment il se conduira, et continuellement il accommode. Que les Lois de permission soient aussi des lois de la Divine Providence; et que tout homme puisse être réformé et régénéré; et qu'il n'y ait rien de prédestiné, c'est ce qu'on verra dans la suite. |
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