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| Divine Pro 16 16. VII. Le Seigneur ne souffre pas que quelque chose soit divisé, c'est pourquoi toute chose doit être ou dans le bien et en même temps dans le vrai, ou dans le mal et en même temps dans le faux. La Divine Providence du Seigneur a principalement pour fin, que l’homme soit dans le bien et en même temps dans le vrai, et elle agit dans cette fin; car ainsi l’homme est son bien et son amour, et aussi son vrai et sa sagesse; en effet, par la l’homme est homme, car alors il est l'image du Seigneur: mais comme l'homme, tant qu'il vit dans le monde, peut être dans le bien et en même temps dans le faux, et aussi être dans le mal et en même temps dans le vrai, et même être dans le mal et en même temps dans le bien, par conséquent comme double, et que cette division détruit celte image et ainsi l'homme, en conséquence la Divine Providence du Seigneur tend, dans toutes et dans chacune de ses opérations, à ce que cette division n'ait pas lieu: et comme il vaut mieux pour l'homme être dans le mal et en même temps dans le faux, que d'être dans le bien et en même temps dans le mal, c'est pour cela que le Seigneur permet qu'il soit dans cet état-là, non comme le voulant, mais comme ne pouvant s'y opposer à cause de la fin, qui est la salvation. Que l'homme puisse être dans le mal et en même temps dans le vrai, et que le Seigneur ne puisse s'y opposer à cause de la fin qui est la salvation, c'est parce que l'entendement de l'homme peut être élevé dans la lumière de la sagesse, et voir les vrais, ou les reconnaître lorsqu'il les entend, son amour restant en bas; car ainsi l'homme peut être par l'entendement dans le ciel, mais par l'amour dans l'enfer; et il ne peut être refusé à l'homme d'être tel, parce qu'il ne peut pas être privé des deux facultés par lesquelles il est homme et distingué des bêtes, et par lesquelles seules il peut être régénéré et par conséquent sauvé, à savoir, la Rationalité et la Liberté; car par elles l'homme peut agir selon la sagesse, et aussi agir selon un amour qui n'appartient pas à la sagesse, et il peut d'après la sagesse en haut voir l'amour en bas, et ainsi les pensées, les intentions, les affections, par conséquent les maux et les faux, et aussi les biens et les vrais de sa vie et de sa doctrine, sans la connaissance et sans la reconnaissance desquels en soi il ne peut être reformé. Il a déjà été parlé de ces deux facultés, et il en sera parlé davantage dans la suite. Telle est la cause pour laquelle l’homme peut être dans le bien et en même temps dans le vrai, et être dans le mal et en même temps dans le faux, et aussi être dans le bien et en même temps dans le faux, et être dans le mal et en même temps dans le vrai. |
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