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| Apocalypse Révélé 777 Vers. 13. Et cinnamome, et parfums, et onguent, et encens, signifie qu'ils n'ont plus le culte provenant des biens et des vrais spirituels, parce qu'intérieurement dans le culte ils n'ont rien qui corresponde aux choses ci-dessus nommées. Dans le Verset précédent, il a été question des choses qui appartiennent à la doctrine de l'Église; mais, dans ce Verset, il s'agit de toutes les choses qui appartiennent au culte de l'Église : en avant sont celles qui appartiennent à la doctrine, et à la suite celles qui appartiennent au culte, parce que des biens et des vrais de la doctrine vient la qualité du culte; car le culte n'est qu'un acte externe, dans lequel doivent être les internes qui appartiennent à la doctrine ; sans eux, le culte est privé de son essence, de sa vie et de son âme. Or, comme toutes les choses appartenant à la doctrine se réfèrent aux biens qui appartiennent à l'amour et à la charité, et aux vrais qui appartiennent à la sagesse et à la foi, et que ces biens et ces vrais, selon les degrés de leur ordre, sont célestes, spirituels et naturels, de même le sont aussi toutes les choses du culte; et comme dans le Verset précédent en premier lieu sont nommés les spirituels de la doctrine, de même aussi ici les spirituels du culte, qui sont le cinnamome, les parfums, Tanguent et l'encens, et en second lieu sont nommés les célestes du culte, qui sont le vin, l'huile, la fine farine et le froment, et en troisième lieu sont nommés les naturels du culte, qui sont les bêtes de charge et les brebis; que tous ces biens et tous ces vrais du culte doivent procéder de la Parole, cela est signifié en ce qu'il est dit « et de chevaux, et de chariots, et de corps, et âmes d'hommes; » telle est la série des choses dans le sens spirituel de ce Verset. Mais par toutes les choses qui ont été énumérées dans ce Verset, il est entendu la même chose que par celles qui ont été énumérées dans le Verset précédent, c'est-à-dire, que ces biens et ces vrais ne sont pas chez eux, parce qu'ils n'ont pas chez eux des choses qui y correspondent; cela est évident d'après ce qui précède, où il est dit que la ville de Babylone sera brûlée au feu, et que personne n'achètera plus ses marchandises, Vers. 8, 9,10, 11; et d'après ce qui suit, où il est dit que les choses grasses et splendides s'en sont allées loin d'elle, et n'y seront plus trouvées, Vers. 14; et qu'elles ont été dévastées, Vers. 16, 19. Mais maintenant il sera dit quelque chose des objets ici nommés, qui sont le cinnamome, les parfums, l'onguent, et l'encens; ces objets sont nommés, parce que ce sont ceux avec lesquels se faisaient les fumigations; que par les fumigations soit signifié le culte du Seigneur d'après les biens et les vrais spirituels, on le voit ci-dessus, Nos 277, 392; et que les fumigations fussent agréables parce qu'elles étaient de matières odoriférantes qui correspondaient, on le voit, N° 394 : toutes les matières odoriférantes, avec lesquelles on les préparait, sont entendues par If, cinnamome, les parfums-et l'onguent, et leur essentiel par l'encens ; cela est évident par l'énumération des aromates dont se composait le parfum, dans Moïse : « Jéhovah dit à Moïse : Prends des aromates, du stacté, de l'onyx, du galbanum, et de l'encens pur, et tu en feras un parfum, un onguent, ouvrage d'onguentier, salé, pur, saint. » — Exod. XXX. 34 à 37 ; — avec ces aromates se faisaient les fumigations, par lesquelles était signifié le culte provenant des biens et des vrais spirituels, comme il a été dit : ici est nommé le cinnamome au lieu de tous les aromates mentionnés là. Quant à ce que signifie dans le sens spirituel chacun de ces aromates, on peut le voir dans les arcanes célestes sur l'Exode, où chaque aromate a été expliqué en particulier. |
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