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| Expériences Spirituelles 6042. 6042. MELANCTHON ET LUTHER. On dit encore qu'il y a beaucoup d'objets dans sa chambre voûtée, c'est-à-dire celle de Melanchthon {1} qui sont grossiers et repoussants et, quand il voit que, chez d'autres qui écrivent, il y a des choses plus élégantes autour d'eux, il en demande la raison ; et on lui dit que c'est parce qu'ils pensent aux bonnes œuvres aussi bien qu'à la foi. Quand il entend cela, il veut aussi y penser ; mais, comme il ne le peut pas, il prie Dieu qu'il le puisse ; et alors quelque chose lui vient du ciel, comme s'il était dicté, qu'il écrit ; mais, encore, quand il le lit ensuite, il ne le comprend pas ; et, pourtant, sa chambre apparaît alors ornée de diverses choses, mais elles sont bientôt enlevées. Beaucoup viennent chez lui d'autres pays, surtout des Anglais ; mais il ne les admet pas, à cause des choses disgracieuses de sa chambre. Il a cependant découvert comment produire des apparences de décorations par l'art fantasmagorique ; mais celles-ci sont enlevées pendant qu'il parle, et les choses apparaissent comme d'habitude : c'est pourquoi les visiteurs s'en vont et ne reviennent pas. Ensuite, Luther obtint une chambre voûtée dans le voisinage de Melanchthon ; mais elle était plus élégante que celle de Melanchthon, parce qu'il parlait constamment des œuvres que l'homme devait faire par obéissance, bien qu'il n'y plaçât aucune efficacité salvatrice. J'ai entendu plusieurs fois dire à son sujet qu'il voulait rejeter ses principes dans la séparation de la foi et des œuvres, et qu'il a essayé de le faire, mais en vain, parce que le nuage dense qui apparaît dans son esprit doit d'abord être dispersé, avant que la vérité, ou la lumière, du ciel, puisse entrer. On a dit la même chose aux Zinzendorfiens, dont certains voulaient se débarrasser de leur propre séparation de la foi et des œuvres, et s'efforçaient d'adopter leur conjonction, mais on leur a dit qu'ils ne pouvaient pas, parce que les faussetés, qui doivent d'abord être dispersées, bloquent le chemin ; et, aussi, qu'ils sont comme les cinq vierges qui n'avaient pas d'huile dans leurs lampes, et qui en achetèrent ensuite. Luther raconte qu'un ange lui a dit, de la part du Seigneur, de se méfier de la foi seule, parce qu'il n'y a rien là-dedans ; c'est pourquoi il l'a évitée pendant quelque temps, et a recommandé les œuvres ; mais, cependant, il a continué à séparer les œuvres de la foi, et c'est pourquoi il a exécré l'épître de Jacques, et rejeté l'Apocalypse.
{1}. Voir n, 6040, ci-dessus. -TR.
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