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| Expériences Spirituelles 6025. 6025. CEUX QUI RENIENT LE DIVIN DU SEIGNEUR. LA SOEUR D'ADLERHEIM ET SON MARI, ET M[ARIA] POLHEM. J'ai parlé avec eux. Ils me dirent qu'ils étudiaient la théologie et la vie avec le plus grand zèle, et que, grâce à ces habitudes dans le monde, je m'attendais à ce qu'ils soient sauvés plus facilement que les autres, puisqu'ils étudiaient la piété plus que les autres, pensant aux choses divines, en parlant d'elles, et vivant selon leurs pensées et leur foi ; mais je m'étonnais de constater qu'il n'en était pas ainsi en ce qui concerne leur bonheur dans l'autre vie. Je leur parlai donc. Ils dirent qu'ils niaient le Divin du Seigneur ; d'où il résulta qu'ils mirent en doute la sainteté de la Parole, surtout des évangélistes. On leur a donc dit que, pour cette raison, ils n'ont jamais pu recevoir aucune vérité du ciel. Celles-ci ne procèdent et n'affluent que du Seigneur, par la Parole, et, dans le monde chrétien, principalement par la Parole des évangélistes. J'ai ajouté que nier le Divin du Seigneur et mépriser la Parole, c'est pécher contre le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est la Vérité divine, c'est-à-dire la Parole, qui enseigne la Divinité du Seigneur. On les a mis à l'épreuve pour savoir s'ils avaient des vérités, et l'on a vu qu'ils n'en avaient pas ; de même, quand ils ont obtenu des vérités, elles se sont transformées en faussetés. De même, en ce qui concerne leurs œuvres, on a vu qu'elles n'étaient pas faites pour l'amour de la Parole, mais pour des considérations civiles et morales. Il en était de même pour la Sainte Cène et pour beaucoup d'autres choses. Je leur ai dit que s'appliquer à la théologie et à la piété ne sert à rien, si l'on ne reconnaît pas le Seigneur et la Parole. On perçut, on vit et on entendit que leurs bras étaient dépourvus de force, de sorte qu'ils se balançaient en tous sens ; aussi, qu'ils étaient dans une extrême pauvreté, ne recevant que peu de nourriture, ce dont ils s'étonnaient ; et qu'ils entendaient de la part d'autres des faussetés qu'ils embrassaient, sans pouvoir s'en écarter. Parfois, on leur permettait de faire partie d'une certaine société dans laquelle sont admis tous les réformés qui peuvent mener une vie morale, et aussi pour qu'ils soient instruits des vérités. Lorsque ceux-ci sont capables de mener une vie morale à l'extérieur, ils sont tolérés ; mais lorsqu'ils commencent à séduire les autres par de faux principes, ils sont chassés de là. Dans cette société, l'intérieur des pensées est fermé, comme auparavant dans les anciens cieux. Ils croient que le Père, sans le Fils, est le seul Dieu ; et ou bien ils voient le Père en haut, ou bien ils reçoivent une réponse de quelque esprit, bon ou mauvais, qui dit être Dieu le Père. C'est à cause de cela qu'ils tombent dans des faussetés de toute sorte. Ils ont dit qu'ils ne comprenaient pas la rédemption par le Seigneur, et que par conséquent ils la niaient. |
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