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| Expériences Spirituelles 5944. 5944. L'ARBRE DE LA CONNAISSANCE. Peu de gens savent ce que signifie le fait d'avoir péché contre Dieu en mangeant de l'arbre de la connaissance ; et ceux qui sont spirituels ne sont pas capables de le savoir, mais seuls ceux qui sont célestes le savent. C'est ce qui ressort des considérations suivantes : (1) Par exemple, quelqu'un est capable de bien penser à partir de la faculté analytique implantée en chaque homme, et de ses règles, qui sont innombrables ; et ensuite il désire penser à partir des règles métaphysiques et logiques : immédiatement, en pensant, il veut penser à celles-ci, et ensuite à partir d'elles, son ancienne faculté périt. (2) De même, lorsque quelqu'un est capable de se comporter avec convenance, de sorte que rien ne lui fait défaut, s'il apprend ensuite les règles de l'étiquette par la science, et règle sa conduite, et bouge son corps et son visage, selon cela, alors sa faculté naturelle périt, et il se règle à partir de la simulation appartenant au proprium. (3) Le cas est similaire si un excellent danseur souhaite ensuite apprendre des règles, et danse selon celles-ci ; encore plus s'il souhaite danser selon une connaissance des muscles. (4) En un mot, autant l'homme veut penser et agir à partir de la science, qui réside dans la mémoire, autant il agit à partir de son proprium intellectuel ; mais autant il le fait à partir de l'affection, autant c'est d'une origine différente. En ce qui concerne la vérité et le bien, autant il pense, veut et fait ces choses à partir de la science, qui est de la mémoire, donc de la simple conformité mécanique, autant il agit à partir du proprium intellectuel, donc du mal : le proprium est le mal. (5) Il est donc manifeste que, dans la mesure où l'homme est conduit par le Seigneur, il est conduit par l'affection qui est en lui, et au moyen d'innombrables lois dont presque toutes sont inconnues : s'il veut donc agir à partir de la science, à ce moment-là, l'ancienne faculté, qui provient de l'influx divin du Seigneur, périt, et il existe un état provenant du proprium, qui est du mal. (6) C'est ce que signifient les paroles du Seigneur : "Que votre discours soit oui ou non ; ce qui est au-delà, c'est du mal." |
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