| Expériences Spirituelles 205. CONCERNANT LES SOPHISMES DES SENS EN TOUTES CHOSES, À MOINS QUE CEUX-CI NE SOIENT DISPERSÉS, LA VÉRITÉ NE POURRA JAMAIS APPARAÎTRE.
Les anges sont très surpris que les hommes de ce temps, même ceux qui sont réputés savants, ne comprennent pas que l'homme, en plus du corps qui doit mourir, est constitué de trois facultés distinctes, qui se rapportent à autant de cieux d'anges. Ils sont aussi très étonnés que les hommes ne sachent pas encore que la vie de l'homme n'est jamais celle de l'homme, mais que toute vie est infusée par le Dieu Messie. En effet, les ombres et les faussetés sont si grandes que les hommes ne peuvent guère supposer autre chose que l'œil voit de lui-même, que l'esprit intérieur sent de lui-même, et que l'entendement de l'homme comprend de lui-même, alors que ce qui est inférieur provient de ce qui est supérieur, et que tout provient du Suprême, donc du Dieu Messie. Les choses que l'homme possède ne sont que des [formes] organiques, d'où naissent des différences, comme on peut le savoir.
C'est pourquoi, à moins que l'homme ne disperse ces erreurs, on ne peut jamais dire qu'il est dans la vérité. Pour qu'il ait la foi, il faut que la vérité soit crue, ce qui ouvre la voie au Dieu Messie, qui est la Vérité même. C'est pourquoi les anges ont aussi été très surpris de ce que, bien que l'homme ne perçoive pas les causes immédiates des objets naturels, il ne veuille pas avoir foi dans les choses spirituelles, célestes et divines qui sont éloignées, plus éloignées et très éloignées à moins qu'il ne soit capable de les percevoir avec ses yeux, et pour ainsi dire de les sentir. 1747, 9 octobre. {1}
{1}. Le paragraphe non numéroté qui est placé après n, 205 dans l'édition latine se trouve à la suite de n, 972, où il a sa place.
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