| Expériences Spirituelles 193. CONCERNANT LA PERMISSION ACCORDÉE AUX MAUVAIS ESPRITS, ET CONCERNANT LEUR RESTRICTION OU LEUR RETENUE. LES MAUVAIS ESPRITS SONT MOINS QUE RIEN
D'après une longue expérience continue, il a été observé que les mauvais esprits pouvaient parfois travailler ou exercer beaucoup, parfois peu, de malice. La cause de ce phénomène m'a été révélée aujourd'hui plus clairement qu'auparavant, à savoir que, dans la mesure où leur lien est relâché et détendu par Dieu le Messie par l'intermédiaire des anges, ils agissent avec méchanceté ; mais dans la mesure où il est exercé par les anges, le lien est comme resserré, c'est-à-dire que la puissance d'agir leur est retirée, de sorte qu'ils finissent par ne plus pouvoir rien faire, et ne savent même pas ce qu'ils vont faire. Il y a une certaine pesée précise et exacte, comme dans une balance, de ce relâchement et de ce resserrement selon l'état de la licence que Dieu-Messie veut que l'homme reçoive ; la balance est si exacte qu'on ne peut la décrire à cause de ses variétés indéfinies. Il en est de même quand il leur est permis de parler : dans l'état où le lien est relâché, ils disent des choses affreuses et immondes, mais dans l'état du resserrement ou pour ainsi dire de la contraction dudit lien ou licence, ils parlent soit d'eux-mêmes, soit des autres ; quand ils parlent des autres, ce qui est aussi d'une variété indéfinie, ils disent alors des choses qu'ils ne veulent pas, disent ainsi des vérités contraires à leur nature, ou bien ils sont entièrement ignorants de ce qu'ils disent. 1747, 2 sept., o.s.
Il s'ensuit qu'ils ne sont d'aucune utilité, ou qu'ils sont moins que rien.
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