| Apocalypse Expliquée 983. Et furent affligés les hommes d'une chaleur grande, signifie une véhémente cupidité d'adultérer les vrais et les biens de la Parole : on le voit par la signification d'une chaleur grande, en ce que c'est la convoitise du faux et pour le faux, ainsi la cupidité d'adultérer les vrais et les biens de la Parole, N° 481. Ces choses ont été dites de ceux qui sont dans la foi séparée des biens de la vie, lesquels sont entendus par ceux qui ont le caractère de la bête et qui adorent son image, Vers. 2; comme ceux-ci séparent de la foi l'essentiel même de l'Église, qui est le bien de la vie, et par conséquent l'éloignent du moyen de salut, ils ne peuvent faire autrement que de falsifier tous les vrais de la Parole; car ceux qui repoussent la vie selon les préceptes du Seigneur, annihilent toutes les choses de la Parole, puisque toutes les choses de la Parole sont des préceptes de la vie; les préceptes de la foi, qui sont les vrais de la Parole, enseignent la vie. -— Continuation sur le Sixième Précepte : Que le mariage soit le Ciel, et que l'adultère soit l'Enfer, cela ne peut pas être mieux vu que d'après leur origine. L'origine de l'amour vraiment conjugal est l'amour du Seigneur à l'égard de l'Église; de lu, le Seigneur est nommé dans la Parole fiancé et époux, et l'Église fiancée et épouse; c'est par ce mariage que l'Église est Église dans le commun et dans la partie; l'Église dans la partie est l'homme dans lequel il y a l'Église; de là il est évident que la conjonction du Seigneur avec l'homme de l'Église est l'origine même de l'amour vraiment conjugal. Mais il va aussi être dit comment cette conjonction peut en être l'origine : La conjonction du Seigneur avec l'homme de l'Église est la conjonction du bien et du vrai ; du Seigneur vient le bien, et chez l'homme est le vrai; de là, la conjonction qui est appelée mariage céleste; par ce mariage existe l'amour vraiment conjugal entre deux époux, qui sont dans une telle conjonction avec le Seigneur : par là on voit d'abord que l'amour vraiment conjugal vient du Seigneur Seul, et est chez ceux qui sont par le Seigneur dans la conjonction du bien et du vrai; comme cette conjonction est réciproque, elle est décrite par le Seigneur, lorsqu'il dit qu' « ils sont en Lui, et Lui en eux, » — Jean, XIV. 20. — Cette conjonction ou ce mariage a été établi ainsi par création : L'homme a été créé pour être entendement du vrai, et la femme pour être affection du bien, par conséquent l'homme pour être le vrai, et la femme pour être le bien; lorsque l'entendement du vrai, qui est chez l'homme, fait un avec l'affection du bien, qui est chez la femme, il y a conjonction des deux mentals en un; cette conjonction est le mariage spirituel, d'où descend l'amour conjugal; car lorsque les deux mentais ont été conjoints de manière qu'ils sont comme un seul mental, il y a entre eux, amour; cet amour, qui est l'amour du mariage spirituel, devient l'amour du mariage naturel, quand il descend dans le corps. Que cela soit ainsi, c'est ce que chacun, s'il le veut, peut clairement percevoir; les époux qui s'aiment mutuellement et réciproquement à l'intérieur quant aux mentais, s'aiment aussi mutuellement et réciproquement quant aux corps : il est notoire que tout amour descend dans le corps d'après l'affection du mental, et que sans cette origine il n'existe aucun amour. Maintenant, comme l'origine de l'amour conjugal est le mariage du bien et du vrai, mariage qui dans son essence est le Ciel, il est bien évident que l'origine de l'amour de l'adultère est le mariage du mal et du faux, mariage qui dans son essence est l'enfer. Si le Ciel est le mariage, c'est parce que tous ceux qui sont dans les Cieux sont dans le mariage du bien et du vrai ; et si l'enfer est l'adultère, c'est parce que tous ceux qui sont dans les enfers sont dans le mariage du mal et du faux ; de là résulte que le mariage et l'adultère sont entre eux aussi opposés que le Ciel et l'Enfer.
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