| Apocalypse Expliquée 979. Oui, Seigneur Dieu Tout-Puissant, vrais et justes, tes jugements, signifie que ces choses sont faites, parce que d'après le Divin Bien et le Divin Vrai il y a toute essence, vie et puissance : on le voit par la signification de Seigneur Dieu, en ce que c'est le Seigneur quant au Divin Bien et quant au Divin Vrai, car le Seigneur est appelé Seigneur d'après le Divin Bien, et Dieu d'après le Divin Vrai; par la signification de Tout-Puissant, en ce que c'est Être, Vivre et Pouvoir d'après Soi-Même, N° 43, 689, 939; et par suite aussi en ce qu'il est l'Être, le Vivre et le Pouvoir de tous, car ces choses sont le Seigneur d'après Lui-Même, mais sont l'homme d'après le Seigneur; par la signification de tes jugements, en ce que ce sont les choses qui sont faites, à savoir, celles qui ont été dites au Vers. 6 ; que ce soit là ce qui est entendu par les jugements, on le voit clairement par le Vers. 5, où il est dit « Juste, Seigneur, tu es, et Saint, parce que ces choses tu as jugé : » ces jugements sont dits vrais d'après le Divin Vrai, et sont dits justes d'après le Divin Bien, Vrai et Bien d'après lesquels toutes choses sont faites; que le juste se dise du Divin Bien, on le voit, N° 972. Ces paroles, savoir, « oui, Seigneur Dieu Tout-Puissant, vrais et justes, tes jugements, » enveloppent les mêmes choses que les paroles du Vers. 5, à savoir, « Juste tu es, Seigneur, Qui Est et Qui Était, et le Saint, parce que ces choses tu as jugé; » il y a seulement cette différence, que celles-ci ont été dites du Royaume, spirituel du Seigneur, et celles-là, de son Royaume céleste; Oui, ici, est une expression confirmative de ce qui a été dit du Royaume spirituel; qu'elles enveloppent les mêmes choses, on le voit ci-dessus, Nos 972, 973, 974. — Continuation sur le Cinquième Précepte : D'après ce qui a été dit ci-dessus, on peut maintenant voir ce qui est entendu dans la Parole par les bonnes œuvres, à savoir, que ce sont toutes les œuvres qui sont faites par l'homme, lorsque les maux ont été éloignés comme péchés; car les œuvres qui sont faites, après qu'ils ont été éloignés, ne sont faites par l'homme que comme par lui-même; en effet, elles sont faites d'après le Seigneur, et toutes les choses qui sont faites d'après le Seigneur sont bonnes, et sont nommées biens de la vie, biens de la charité et bonnes œuvres; par exemple, tous les Jugements du juge qui a pour fin la justice, qui la vénère et l'aime comme Divine, et qui déteste comme des infamies les décisions judiciaires rendues pour des présents, par amitié et par faveur; car il pourvoit ainsi au bien de la patrie, en faisant que le Jugement et la Justice y règnent comme dans le Ciel, et il pourvoit par conséquent à la paix de chaque citoyen tranquille, et le préserve de la violence des malfaiteurs, toutes choses qui sont de bonnes œuvres. Les devoirs des administrateurs et les négoces des marchands sont tous aussi de bonnes œuvres, quand ils fuient les gains illicites comme péchés contre les lois Divines. Lorsque l'homme fuit les maux comme péchés, il apprend de jour en jour ce que c'est qu'une bonne œuvre, et chez lui s'accroissent l'affection de faire le bien, et l'affection de savoir les vrais pour faire le bien; car autant il sait les vrais, autant il peut faire les œuvres avec plus de plénitude et plus de sagesse, ainsi les œuvres deviennent bonnes avec plus de réalité. « Cesse donc de te demander : Quelles sont les bonnes œuvres que je ferai? Ou : Quel » bien ferai-je pour recevoir la vie éternelle? Abstiens-toi seule-» ment des maux comme péchés, et tourne tes regards vers le Seigneur, et le Seigneur t'enseignera et le conduira. »
|