| Apocalypse Expliquée 966. Et il y eut du sang comme d'un mort, signifie qu'elles ont toutes été falsifiées : on le voit par la signification du sang, en ce que c'est le Divin Vrai, et dans le sens opposé le Divin Vrai falsifié, Nos 30, 328, 329, 476, 748, ici donc, que toutes les connaissances du vrai d'après la Parole ont été falsifiées : les connaissances du vrai d'après la Parole sont les vrais du sens de sa lettre, ou les vrais dans la Parole pour l'homme naturel, vrais qui aussi sont des Divins Vrais; ces vrais entièrement falsifiés sont signifiés en ce que dans la mer il y eut du sang comme d'un mort. Les Divins Vrais du sens de la lettre de la Parole sont dits falsifiés, lorsqu'ils ont été pervertis jusqu'à destruction du Divin Vrai intérieur, ou du Divin Vrai dans les Cieux ; alors aussi dans les Cieux ils apparaissent chez l'homme comme le sang d'un mort : que ceux qui séparent la foi d'avec les biens de la vie falsifient la Parole, cela a été montré quelquefois ci-dessus; ces choses ont été dites d'eux, comme il est évident par le second Verset de ce Chapitre. — Du Quatrième Précepte du Décalogue, que le père et la mère doivent être honorés. Ce précepte a été aussi donné, parce que l'honneur, rendu au père et à la mère, représentait et par suite signifiait l'amour envers le Seigneur et l'amour à l'égard de l'Église; en effet, le père dans le sens céleste, ou le Père Céleste, est le Seigneur, et la Mère dans le sens céleste, ou la Mère Céleste, est l'Église; l'honneur signifie le bien de l'amour, et la prolongation des jours qui est promise signifie la félicité de la vie éternelle; ce Précepte est entendu ainsi dans le Ciel, où l'on ne connaît pas d'autre Père que le Seigneur, ni d'autre Mère que le Royaume du Seigneur, qui est aussi l'Église; car le Seigneur donne de Lui-Même la vie, et par l'Église il donne la nourriture. Que dans le sens céleste aucun Père dans le monde ne doive être entendu, ni même être nommé, lorsque l'homme est dans l'idée céleste, c'est ce que le Seigneur enseigne dans Matthieu : « N'appelez personne votre père sur la terre, car un seul est votre Père, celui qui est dans les Cieux. » — XXIII. 9. — Que le Père signifie le Seigneur quant au Divin Bien, on le voit ci-dessus, Nos 32, 200, 254, 297, Que la Mère signifie le Royaume du Seigneur, l'Église et le Divin Vrai, on le voit dans les arcanes célestes, Nos 289, 2691,2717, 3703, 5581, 8897 : que la prolongation des jours signifie la félicité de la vie éternelle, N° 8898, ibid. ; et que l'honneur signifie le bien de l'amour, N° 8897, ibid. et Nos 288, 345, ci-dessus. D'après cela, il est maintenant évident que le troisième Précepte et le quatrième enveloppent des arcanes sur le Seigneur, à savoir, la reconnaissance et la confession du Divin du Seigneur, et le culte du Seigneur d'après le bien de l'amour.
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