| Apocalypse Expliquée 929. Parce qu'en elles a été consommée la colère de Dieu, signifie ainsi la fin de l'Eglise : on le voit par la signification de la colère de Dieu, en ce que c'est lorsqu'il n'y a plus ni le bien ni le vrai, mais qu'il y a le mal et le faux, lesquels, parce qu'ils sont contre le Seigneur et contre le Ciel, sont appelés la colère de Dieu; c'est de là aussi que le dernier temps de l'Église, et alors le Jugement dernier, sont appelés jour de la colère, de l'emportement et de la vengeance de Dieu; voir ci-dessus, N° 413; et que la colère est attribuée au Seigneur, lorsque cependant elle est chez les méchants, car dans tout mal il y a la colère contre le Seigneur, et par suite contre le bien et le vrai qui viennent du Seigneur. Si la colère est dite consommée, c'est parce que la consommation aussi signifie la fin de l'Église, ou lorsqu'il n'y a plus le bien ni le vrai, mais qu'il y a le mal et le faux; voir N° 397; et pourquoi le Jugement dernier n'est venu qu'après que la consommation eut été faite, on le voit, N°s 624, 911. Toute Église dans le commencement est dans le bien et par suite dans les vrais, ou dans la charité et par suite dans la foi, et plus tard elle est dans la foi et par suite dans la charité, et enfin dans la foi séparée de la charité; quand elle est dans la charité et par suite dans la foi, l'Église est spirituelle; quand elle est dans la foi et par suite dans la charité, l'Église est rationnelle; mais quand elle est dans la foi séparée de la charité, l'Église alors est naturelle, et l'Église entièrement naturelle est une Église nulle, car l'homme entièrement naturel regarde seulement vers lui-même et vers le monde, et non vers le Seigneur ni vers le Ciel; il a sur ses lèvres le Seigneur et le Ciel, et dans son cœur lui-même et le monde; et quand l'Église est telle elle a été alors consommée.
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