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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 907. 

Ayant sur sa tête une couronne d'or, signifie le Divin Bien prêt pour le Jugement : on le voit par la signification de la couronne d'or sur la tête, en ce qu'ici c'est le Divin Vrai prêt pour le Jugement, parce que dans ce qui suit maintenant il s'agit de la séparation des bons d'avec les méchants, séparation qui précède le Jugement dernier, ainsi le Fils de l'homme, par qui est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai ou Parole, prêt pour séparer les bons d'avec les méchants, et ensuite pour faire le Jugement; que cela soit entendu par la couronne d'or sur la tête du Fils de l'homme, on peut le voir chez les fils d'Israël, et aussi chez les Anciens, d'après les rois, qui représentaient le Seigneur, en ce que prêts pour la guerre et dans les combats ils portaient des couronnes d'or; sur ce sujet, voir ci-dessus, N° 553; cela venait de ce que les rois représentaient le Seigneur quant au Divin Vrai, et ce vrai conjoint au Divin Bien procède du Seigneur; c'est pourquoi, pour que cela fût représenté, les rois portaient des couronnes d'or, car l'or signifie le bien ; voir ci-dessus, N° 242; que la couronne d'or signifie le bien, et par suite la sagesse, et que ce soient les vrais qui sont couronnés, on le voit aussi ci-dessus, N° 272. L'arcane qui est caché ici, c'est que le Divin Bien ne juge personne, mais le Divin Vrai juge, et cela, parce que le Divin Bien aime tous les hommes, et les tire vers le Ciel, en tant que l'homme le suit, tandis que le Divin Vrai séparé du Divin Bien les damne tous et les juge pour l'enfer; afin donc que tous ne fussent pas damnés et jugés pour l'enfer, mais que le Divin Bien modérât et élevât au Ciel, autant que possible, c'est pour cela qu'il y eut une couronne d'or sur la tête, ce qui signifie le Divin Bien prêt pour le Jugement, à savoir, pour modérer. Que le Divin Bien ne juge personne, mais que ce soit le Divin Vrai qui juge, cela est entendu par ces paroles du Seigneur : « Le Père ne juge personne, mais le jugement tout entier il a donné au Fils. » — Jean, V. 22; — par le Père il est entendu le Divin Bien, et par le Fils le Divin Vrai; que par le Père il soit entendu le Divin Bien, on le voit ci-dessus, N° 200, 254; et par le Fils le Divin Vrai, Nos 63, 151, 724 : puis aussi par ces paroles : « Le Père a donné au Fils pouvoir de faire jugement, parce que Fils de l'homme il est. » — Jean, V. 27 ;— par le Fils de l'homme est signifié le Divin Vrai ; voir aussi ci-dessus, N° 778. Mais toujours est-il qu'il faut entendre que le Seigneur ne juge personne par le Divin Vrai, mais que le Divin Vrai, considéré en lui-même, juge l'homme qui ne le reçoit pas, mais qui le rejette, comme ou peut le voir clairement par ces paroles du Seigneur : « Jésus dit : Si quelqu'un entend mes paroles, et ne croit pas, Moi, je ne le juge point; car je suis venu, non pour juger le monde, mais pour sauver le monde; qui me rejette, et ne reçoit pas mes paroles, il a qui le juge; la Parole, que j'ai prononcée, c'est elle qui le jugera au dernier jour. » — Jean, XII. 47, 48; — puis aussi, — Jean, III. 17; — par la Parole il est entendu le Divin Vrai, car ce vrai est dans la Parole, et est la Parole; que ce vrai, considéré en lui-même, doive juger l'homme, et que ce ne soit pas le Seigneur qui jugera par ce vrai, on le voit manifestement, car le Seigneur dit, « Moi, je ne le juge point, car je suis venu, non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.» Si le Seigneur ne juge point, c'est parce qu'il est le Divin Amour, et qu'il est le Divin Bien uni au Divin Vrai, et ce Vrai ne peut être séparé de ce Bien, car ils sont un ; or, le Divin Bien ne juge personne, mais il sauve, comme il a été dit ci-dessus, par conséquent aussi le Divin Vrai, lequel, uni au Divin Bien, procède du Seigneur. Si dans Jean il est dit qu'il a été donné au Fils de l'homme pouvoir de faire Jugement, cela doit être entendu comme ce qui a été dit du Seigneur, qu'il se met en colère, qu'il s'emporte, qu'il jette en enfer, lorsque cependant le Seigneur ne se met en colère contre personne, et ne jette personne en enfer, mais que c'est l'-homme qui agit ainsi envers lui-même; sur ce sujet, voir dans le Traité du ciel et de L’enfer, N°545 à 550; il en est de même du mépris et du rejet du Divin Vrai; conséquemment, c'est le faux d'après le mal qui juge l'homme, ainsi c'est l'homme qui se juge lui-même. Il sera dit aussi comment le Divin Vrai, considéré en lui-même, juge l'homme : L'homme qui est dans les faux d'après le mal, par mépris et rejet du Divin Vrai, a de la haine contre ce Vrai et brûle de le détruire chez quiconque est par le Seigneur dans ce vrai; quand il s'efforce de le détruire, il est comme celui qui se jette dans le feu, ou comme celui qui se meurtrit la face contre un rocher; ce n'est ni le feu ni le rocher qui en est la cause, mais c'est l'homme qui agit ainsi : en effet, la chose en elle-même est telle, que c'est toujours, non pas le Divin Vrai qui combat contre le faux d'après le mal, mais ce faux contre ce vrai, par conséquent non pas le Ciel contre l'enfer, mais l'enfer contre le Ciel.



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