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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 899. 

899. Heureux les morts qui dans le Seigneur meurent dés maintenant! signifie la résurrection pour la vie éternelle de ceux qui auparavant ont vécu la vie de la charité, et de ceux qui dans la suite la vivront : on le voit par la signification des morts dans le Seigneur, en ce que ce sont ceux qui ressuscitent pour la vie éternelle, ainsi qu'il va être montré; et par la signification des morts et de ceux qui meurent dès maintenant, en ce que c'est la résurrection de ceux qui auparavant ont vécu la vie de la charité, et de ceux qui dans la suite la vivent; Car ces choses ont été dites de ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus, lesquels sont ceux qui vivent selon les préceptes du Seigneur dans la Parole, et reconnaissent son Divin, ainsi qui vivent par le Seigneur la vie de la charité; voir ci-dessus, N°894, 895. S'il est dit dès maintenant, c'est parce qu'il est entendu ceux qui ont vécu cette vie auparavant, et ceux qui la vivent dans la suite; ceux qui ont vécu cette vie auparavant ont été réservés par le Seigneur au-dessous des Cieux, et mis en sûreté contre l'infestation des enfers jusqu'au Jugement dernier; après que ce Jugement eut été achevé, ils ont été retirés de leurs lieux et élevés au Ciel; si ce n'a pas été auparavant, c'est parce qu'avant ce Jugement, les enfers prévalaient, le surpoids était de leur côté, tandis qu'après le Jugement les Cieux prévalurent, et ainsi le surpoids fut de leur côté; en effet, par le Jugement dernier toutes choses furent remises en ordre, tant dans les enfers que dans les Cieux ; si donc ils eussent été élevés auparavant, ils n'auraient pas pu résister à la puissance dans laquelle les enfers étaient plus que les Cieux; qu'ils aient été élevés, il m'a été donné de le voir; en effet, de la terre inférieure, où ils avaient été réservés par le Seigneur, je vis sortir des phalanges qui furent élevées et transportées dans les sociétés célestes; cela arriva après ce Jugement dernier, dont il a été traité dans l'Opuscule du jugement dernier. Semblable chose a été faite après le précédent Jugement qui a été exécuté par le Seigneur quand il était dans le Monde, et dont il a aussi été traité dans le même Opuscule : c'est cet arcane qui est entendu par la résurrection de ceux qui ont auparavant vécu la vie de la charité; cela aussi est entendu par ces paroles, dans Jean : « Maintenant il y a jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors : mais Moi, quand j'aurai été élevé de la terre, tous je tirerai à Moi. » — XII. 31, 32; — et cela a été représenté en ce que « beaucoup de saints qui dormaient ressuscitèrent; et qu'étant sortis de leurs sépulcres après la résurrection du Seigneur, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs, » — Matth. XXVII. 52, 53 : — mais, sur ce sujet, il en sera dit davantage, lorsque dans ce qui suit dans l'Apocalypse il sera question de la résurrection ou de la première mort et de la seconde mort. Que par heureux les morts et ceux qui meurent il soit entendu ceux qui pour la vie doivent ressusciter dans la suite, lesquels sont ceux qui vivent la vie de la charité, on peut le voir en ce qu'il est dit « dès maintenant, » puis aussi « les morts, » et « ceux qui meurent; » c'est pourquoi, « dès maintenant » se réfère non-seulement à ceux qui sont tels après le Jugement dernier, mais aussi à ceux qui auparavant ont été tels, et dont il vient d'être parlé. Que la mort signifie la résurrection, et que par suite les morts signifient ceux qui ressuscitent pour la vie éternelle, c'est parce que la mort signifie l'enfer, et par suite les maux et les faux, et que les maux et les faux doivent mourir, pour que l'homme reçoive la vie spirituelle, car avant qu'ils soient morts et éteints, l'homme n'a pas la vie spirituelle, c'est-à-dire, celle qui est entendue dans la Parole par la vie, par la vie éternelle et par la résurrection; c'est pourquoi, par mourir, ici et ailleurs dans la Parole, il est entendu l'extinction de la vie propre, qui considérée en elle-même consiste uniquement en maux, et par suite en faux, et comme lorsque cette vie a été éteinte, à sa place entre la vie spirituelle, c'est de là que par « les morts dans le Seigneur » il est signifié ceux qui sont devenus spirituels par le Seigneur. En outre, dans le sens spirituel, par mourir il peut être entendu la résurrection, parce que les Anges, qui sont dans le sens spirituel de la Parole, ne savent rien de la mort naturelle, telle qu'elle est pour les hommes qui décèdent, mais ils ont connaissance de la mort spirituelle, telle qu'elle est pour ceux qui par les tentations sont régénérés par le Seigneur, et chez qui les maux, et par suite les faux, sont domptés et mis à mort. La mort naturelle aussi n'est autre chose que la résurrection, puisque quand le corps meurt, l'homme quant à son esprit ressuscite, et ainsi la mort est seulement la continuation de sa vie, car l'homme après la mort passe de la vie dans le Monde naturel à la vie dans le Monde spirituel, avec la seule différence que la vie dans le Monde naturel est une vie extérieure et plus imparfaite, et la vie dans le Monde spirituel une vie intérieure et plus parfaite, mais néanmoins de part et d'autre semblable à l'apparence, comme on peut le voir par ce qui a été rapporté dans le Traité du ciel et de l'enfer, d'après ce qui a été entendu et vu. D'après ces considérations, on peut voir que par la mort il est signifié et la mort spirituelle, qui est la damnation, et aussi la résurrection pour la vie, qui est la salvation ; que par la mort il soit signifié la damnation, on le voit ci-dessus, Nos186, 383, 551, 694; que par la mort il soit signifié la résurrection pour la vie éternelle et la salvation, on peut le voir par les passages suivants ; dans Jean : « Jésus dit : Moi, je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en Moi, bien qu'il meure, vivra; et quiconque vit et croit en Moi, ne mourra point pour l'éternité. » — XI. 25, 26; — « Moi, je suis la résurrection et la vie, » signifie que par Lui il y a la résurrection et la vie, et non par un autre; « celui qui croit en Moi, » signifie celui qui croit son Divin et qu'il est Tout-Puissant et Seul Dieu ; et comme personne ne peut croire cela que celui qui vit la vie de la charité, voilà pourquoi cela aussi est entendu par croire en Lui ; « bien qu'il meure, vivra, » signifie que, bien qu'il meure naturellement, il ressuscitera pour la vie.; « et quiconque vit et croit en Moi, ne mourra point pour l'éternité, » signifie que celui qui a été réformé ne mourra point spirituellement, c'est-à-dire, ne sera point damné, mais ressuscitera pour la vie éternelle; de là il est évident que par mourir il est entendu, non pas mourir, mais ressusciter pour la vie. Dans le Même : « Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts; c'est ici le Pain, qui du Ciel est descendu, afin que si quelqu'un en mange, il ne meure point. » — VI. 49, 50, 58; — par la manne que les fils de Jacob ont mangé dans le désert il est entendu quant à eux une nourriture naturelle, parce qu'ils étaient naturels; et par le Pain qui du Ciel est descendu il est entendu une nourriture spirituelle, parce qu'elle vient du Seigneur Seul, et comme elle vient de Lui Seul, dans le sens suprême par le Pain il est entendu le Seigneur Lui-Même; c'est aussi pour cela qu'il dit « Moi, je suis le Pain de vie; » en effet, c'est du Divin Bien uni au Divin Vrai procédant du Seigneur que les Anges, et aussi les hommes, tirent la vie spirituelle; c'est, pourquoi, par ces paroles, dans le sens spirituel, il est entendu que ceux qui seulement se nourrissent naturellement de la Parole, sont morts, c'est-à-dire, damnés, comme l'ont été les fils de Jacob, ce qui même a été signifié par cela que tous dans le désert sont morts; mais que ceux qui se nourrissent spirituellement de la Parole ne seront pas sujets à la damnation, ce qui est entendu par « ils ne mourront point ; » de là il est évident qu'il est entendu, non pas mourir, mais la résurrection pour la vie, parce que la mort, si elle n'est pas la mort, est la vie. Dans le Même : « Si quelqu'un garde ma parole, il ne verra point la mort pour l'éternité. » - VIII. 52, 53; — par garder les paroles du Seigneur il est signifié vivre selon les préceptes du Seigneur; ne point voir la mort signifie, non pas la damnation, mais la vie dans laquelle l'homme ressuscite et entre par la mort. Dans le Même : « Jésus dit : En vérité, je vous dis que quiconque entend ma Parole, et croit à Celui qui M'a envoyé, a la vie éternelle; et en jugement il ne vient point, mais il est passé de la mort à la vie. » — V, 24; — par entendre la Parole du Seigneur, et croire en Celui qui L'a envoyé, il est entendu les mêmes choses que ci-dessus, car le Seigneur par le Père a entendu le Divin qui était en Lui par conception, ainsi Lui-Même; ne pas venir en jugement signifie ne pas être damné; passer de la mort à la vie signifie la résurrection et la vie dans le Ciel; « de la mort » signifie non-seulement de la mort naturelle à la vie éternelle, ainsi la résurrection, mais aussi de la mort spirituelle, qui est la damnation, à la vie éternelle, par conséquent aussi la résurrection, car dans la Parole il y a et un sens naturel et un sens spirituel. Dans le Même : « Jésus dit : De même que le Père ressuscite les morts et vivifie, de même aussi le Fils, qui il veut, vivifie. » — V. 21 ; — par ressusciter les morts et vivifier, non-seulement il est entendu la résurrection pour la vie par la mort naturelle, mais aussi par la mort spirituelle; la résurrection pour la vie se fait par la réformation et par la régénération, et celles-ci se font par l'éloignement et la séparation des maux qui damnent l'homme, et qui sont la mort spirituelle. Dans le Même : Jésus dit : En vérité, je vous dis qu'une heure vient où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. »—V. 25; — par les morts, ici, sont signifiés ceux qui sont dans les maux, et par suite dans les faux, mais qui en ont été délivrés par la réformation ; que ceux-là doivent ressusciter, c'est ce qui est entendu par ces paroles; en effet, eux alors ne sont plus morts, mais ils sont vivants, car ce sont eux qui écoutent la voix du Fils de Dieu, par conséquent qui vivent selon ses préceptes. Pareillement dans Luc : « Cela sera rétribué dans la résurrection des justes. » — XIV. 14; — par la résurrection des justes il est entendu la résurrection non-seulement de ceux qui meurent naturellement, car ceux-ci ressuscitent aussitôt après la mort, mais aussi de ceux qui meurent spirituellement, et ont été vivifiés par le Seigneur. Dans Jean : « Jésus dit : II vient une heure dans laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de Dieu, et sortiront, ceux qui auront fait de bonnes choses, pour une résurrection de vie, et ceux qui en auront fait de mauvaises, pour une résurrection de jugement. » — V. 28, 29 ; — par ces paroles il n'est pas entendu que les sépulcres seront ouverts, et que tous en sortiront au jour du Jugement dernier; mais par les sépulcres qui seront ouverts il est entendu les lieux dans la terre inférieure, où avaient été réservés et gardés par le Seigneur ceux qui auparavant avaient vécu la vie de la charité et reconnu le Divin du Seigneur, et qui au jour du Jugement dernier, et après ce jour, ont été élevés dans le Ciel, et dont il a été parlé ci-dessus dans cet Article; ces lieux dans le sens spirituel sont signifiés par les sépulcres; qu'il ne soit pas entendu que sur la terre les sépulcres seront ouverts, et qu'on en sortira au jour du Jugement dernier, cela est manifestement évident en ce que tous les hommes, aussitôt après la mort, viennent dans le Monde spirituel, et y vivent en forme humaine de même que dans le Monde naturel, qu'ainsi la résurrection a lieu pour chacun aussitôt après la mort, résurrection de vie pour ceux qui ont fait des biens, et résurrection de jugement pour ceux qui ont fait des maux, comme on peut voir par ce qui a été rapporté dans le Traité du ciel et de l'enfer d'après ce qui a été entendu et vu. Ces choses ont été représentées par cela que « les sépulcres s'ouvrirent, et que beaucoup de corps de saints qui dormaient ressuscitèrent; et qu'étant sortis des sépulcres après la résurrection du Seigneur, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs, » — Matth. XXVII. 52, 53; — que des sépulcres aient alors été ouverts, et que des saints, qui auparavant étaient morts, en soient sortis, et qu'étant entrés dans la ville sainte ils aient apparu à plusieurs, cela représentait la résurrection de ceux qui avaient été réservés dans des lieux sous le Ciel par le Seigneur jusqu'à son avènement dans le monde, et qui après sa résurrection en ont été retirés et élevés dans le Ciel ; ces choses aussi ont eu lieu et ont été vues par ceux qui étaient dans Jérusalem, mais toujours est-il qu'elles ont été des représentatifs de la résurrection de ceux dont il est parlé maintenant et ci-dessus; car de même que toutes les choses de la Passion du Seigneur ont été des représentatifs, comme le voile du temple qui fut déchiré en deux, la terre qui trembla, et les rochers qui se fendirent, — Matth. XXVII. 51, — de même celles-ci, que les sépulcres s'ouvrirent, et que des saints en sortirent; c'est pourquoi il est dit aussi qu'ils entrèrent dans la ville sainte et qu'ils y apparurent; car par Sion, qui est entendue ici par la ville sainte, était encore représenté le Ciel, où le Seigneur règne par son Divin Vrai; sur la signification de Sion, voir ci-dessus, N° 850; cette ville, conjointement avec Jérusalem, était alors plutôt profane que sainte; c'est même pour cela qu'elle est appelée Egypte et Sodome dans l'Apocalypse, — XI. 8; — mais elle est appelée sainte à cause de la représentation, et par suite à cause de sa signification dans la Parole. La résurrection d'entre les morts, tant dans le sens naturel que dans le sens spirituel, a aussi été représentée, et par suite signifiée par les morts que le Seigneur a ressuscites; ainsi, par la résurrection de Lazare, — Jean, X. 11 à 44; — par la résurrection du jeune homme de Naïn, — Luc, VII. 11 à 18; — et par ta résurrection de la fille du chef de la synagogue, — Marc, V. 21 à 43.— En effet, tous les miracles qui ont été faits par le Seigneur, et aussi tous les miracles qui ont été décrits dans la Parole, enveloppaient des choses saintes du Ciel et de l'Église, et par conséquent les signifiaient; par suite ces miracles étaient Divins, et distingués des miracles non Divins. Des choses semblables sont signifiées en ce qu'il a été donné aux disciples de ressusciter des morts, — Matth. X. 8. — La régénération, qui est aussi la résurrection d'entre les morts, a été représentée par la vivification des os dans Ézéchiel, — XXXVII. 1 à 14 ; — que la régénération ait été représentée par cette vivification, on le voit clairement par les Versets 11 à 14, où il est dit : « Ces os sont toute la maison d'Israël; c'est pourquoi prophétise, et dis-leur : Voici, Moi, je vais ouvrir vos sépulcres, mon peuple, et je vous amènerai sur la terre d'Israël, afin que vous connaissiez que Moi j'ai mis mon esprit en vous, pour que vous viviez; » ici aussi il est dit que les sépulcres seraient ouverts, ce qui signifie aussi la résurrection pour la vie; être enseveli et la sépulture signifient la résurrection, puis aussi la régénération, parce que c'est l'éloignement des choses immondes; voir ci-dessus, N° 659. Que la mort naturelle, qui est l'éloignement des choses immondes du corps, et la mort spirituelle, qui est l'éloignement des choses immondes de l'esprit, signifient la résurrection, on le voit aussi par la suite dans l'Apocalypse, où il s'agit de la mort première et de la mort seconde, qui aussi sont appelées résurrection première et résurrection seconde, — II. 11. XXI. 8; — puis aussi dans David : « Précieuse aux yeux de Jéhovah, la mort de ses saints. » — ps. CXVI. 15 ; — que la mort des saints signifie, non pas la damnation, mais la séparation et l'éloignement des choses immondes de leur esprit, ainsi la régénération et la résurrection, cela est évident. Comme aussi dans Jean : « Jésus dit : Si le grain de froment tombant dans la terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. » — XII. 24. —il en est aussi de même de l'homme, qui doit mourir quant au corps, pour qu'il ressuscite, et mourir quant à son propre, qui en soi est infernal ; car si l'un et l'autre ne meurt pas, l'homme n'a pas la vie du Ciel. Comme les hommes ressuscitent après la mort, c'est pour cela que le Seigneur a voulu subir la mort, et ressusciter le troisième jour, mais dans le but de dépouiller tout l'humain qu'il tenait d'une mère, et de revêtir le Divin Humain ; car tout l'Humain que le Seigneur avait pris d'une mère, il l'a rejeté de soi par les tentations, et enfin par la mort, et en se revêtant de l'Humain provenant du Divin Même qui était en Lui, il s'est glorifié, c'est-à-dire qu'il a fait Divin son Humain : de là vient que par sa mort et par sa sépulture il est entendu dans le Ciel, non la mort ni la sépulture, mais la purification de son Humain, et la glorification : qu'il en soit ainsi, le Seigneur l'a enseigné par cette comparaison avec le froment tombant dans la terre, qui doit mourir pour porter du fruit : une semblable chose est aussi enveloppée par ces paroles du Seigneur à Marie la Magdaléenne : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » — Jean, XX. 17 ; — par monter vers son Père il est entendu l'union de son Humain avec son Divin, l'humain de la mère ayant été pleinement rejeté.



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